• La fête des sigillaires a parfois été confondue par les Saturnales. C'était alors l'occasion de décorer les maisons et de les parer de verdure, avec du houx, du gui et des guirlandes de lierre. Des figurines grotesques destinées à être brûlées étaient suspendues au seuil des maisons. L'initiative en serait revenue à Héraclès, qui aurait convaincu les descendant des Pélasges, un peuple qui avait précédé les Romains dans le Latium, de substituer ces statuettes aux sacrifices humains qui auraient été effectués jusqu'alors en vertu de pratiques primitives d'expiation.

    Des cadeaux étaient aussi offerts, qui recevaient les noms de saturnalia et sigillaricia (chandelle de cire, figurines de terre cuite, porte-bonheur, petits bijoux, gâteaux). Les enfants étaient particulièrement gâtés et recevaient de petits objets ainsi que de petites sommes d'argent (l'équivalent de nos étrennes). Un marché spécial était ouvert à cet effet. Les habitants se réunissaient aussi pour des repas au cours desquels ils partageaient une galette : celui qui trouvait la fève dissimulée dans le gâteau était désigné " roi du banquet " et pouvait alors distribuer des gages et des ordres à ses comparses moins chanceux.  

    La période de la fin d'année était donc, dans la Rome antique, pas si différents de ce que nous vivons aujourd'hui. De nombreux usages et traditions se sont perpétués bien que transformé sous couvert de christianisme. Mais le message reste pour l'essentiel le même : celui d'un passage de l'ombre à la lumière. 

     

     

     


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    Le solstice d'hiver désigne le jour de l'année où la nuit est la plus longue. Ce n'est qu'après cette date du 21 décembre que les jours commencent à rallonger et que la lumière reprend de dessus sur l'obscurité. Chez les peuples préchrétiens, ce phénomène astronomique majeur était au centre de nombreuses croyances et coutumes religieuses. Celtes, Scandinaves, Gaulois, Germains, mais aussi Égyptiens et Romains, tous célébraient le retour de la lumière et la vitalité retrouvée du soleil. Chez certains de ces peuples, le solstice d'hivers était aussi le jour de naissance de la divinité solaire, ce qui n'est pas sans rappeler une certaine fête chrétienne de la Nativité célébrée dans la même période de l'année. Bien avant Noël et les festivités chrétiennes, le mois de décembre était donc au cœur des religions païennes et déjà animé par différents cultes ancestraux qui pourraient bien être aux origine de Noël.

    Chez les peuples primitifs pour lesquels l'agriculture et l'élevage étaient au centre du mode de subsistance, l'allongement des jours était primordial. La peur archaïque de voir faiblir le soleil jusqu'à sa totale extinction alimenta ainsi religions et traditions. De fait, le solstice d'hiver était source de nombreuses croyances et était animé par de nombreux rites visant à maîtriser ce phénomène et a aider le soleil à gagner son combat contre les ténèbres, notamment dans les régions septentrionales où le jour peut durer seulement quatre heures. Chaque communauté réagissait à sa manière mais au même moment : lors de la nuit la plus longue.

    Chez de nombreux peuples, tels que les Celtes, les Anglo-axons ou les Germains, le solstice d'hivers était l'occasion de faire de grands feux de joie devant durer plusieurs jours afin d'aider l'astre solaire à gagner en puissance et à triompher de l'hiver. Chez les Celtes, le houx, le gui et le bois tenaient une place prépondérante lors de ces rites druidiques célébrant la nouvelle année selon la conception préchrétienne.
    Chez les Vikings, le solstice d'hiver était célébré par un sacrifice humain et des libations, tandis qu'en Islande la coutume était de mettre le feu à un arbre devant servir d'offrande au soleil. 
    Partout en Europe, le feu était au centre des festivités. Les spécialistes de l'archéoastronomie ont également découvert de nombreux sites archéologiques européens conçus dans une perspective astronomique liée au solstice d'hiver, tel que celui de Newgrange, en Irlande. Ces rites religieux témoignent de l'importance de cette date dans les croyances primitives et du culte qui était rendu au soleil.
    Dans la Rome antique, le solstice d'hiver était animé par les saturnales, fête populaires pendant lesquelles les Romains s'offraient quelques présents et décoraient leur demeure de branchage. 

    Le solstice d'hiver

      

    Période de fête et de célébrations païennes depuis le néolithique, le solstice d'hiver était également lié à certaines divinités ou considéré comme le jour de naissance de celle-ci. Par exemple, chez les anciens Scandinaves, la fête de "Jul" célébrait la nuit durant laquelle Odin descendait sur terre, accompagné de son funèbre cortège de cavaliers pour récompenser les bienfaiteurs. Lors de la nuit la plus longue, les Celtes avaient coutume de présenter des offrandes au dieu Gragan qui venait lui aussi récompenser ses fidèles.
    Dans l'Empire romain, le solstice d'hiver correspondait à la naissance de Mithra, dieu perse de la vie et de la lumière. En Egypte, le solstice d'hiver était le jour de naissance d'Horus, fils d'Osiris tandis que les Grecs fêtaient quant à eux la naissance de Déméter. Ainsi il n'y a as seulement le Christ qui naquit autour du solstice d'hiver mais tout un panel de dieux païens.

     

     

     

     

      


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  • L'entrée dans l'hiver s'accomplit autour du 21 décembre, au solstice d'hiver. Ce jour, le plus court de l'année, le soleil semble s'arrêter à son extrémité la plus méridionale, pour repartir vers le nord. Noël avant même la tradition chrétienne, tire donc son importance de croyances et de pratiques ancestrales toutes liées à un événement astronomique majeur : le solstice d'hiver, le jour où la lumière solaire cesse de faiblir pour mieux renaître.

    Cet événement astronomique a marqué les sociétés primitives et alimenté de nombreuses croyances. Pour les hommes de la préhistoire, notamment ceux du néolithique qui vivaient de l'agriculture et de l'élevage, la vie devait s’arrêter momentanément avant de reprendre son cours naturel. Dans la Grèce antique, ce temps dit cyclique est le temps de l'éternel retour. Cette conception du temps n'appartient pas aux seuls Grecs : de nombreux peuples la partageaient également, car l'année formait un cycle autour des saisons qui rythmaient le travail des champs.

    Aussi, quand les jours raccourcissent, quand l'activité agricole s'amoindrit, l'homme entre dans une période obscure, plus froide, presque morte, marquée par l'attente du renouveau, celle de la nuit la plus longue, quand le soleil s’apprête à renaître.

    Newgrange, culte néolithique du solstice d’hivers

    Des sites mégalithique en Irlande témoignent de cette préoccupation, comme celui de Newgrange, au nord de Dublin, en Irlande, lieu créé en relation étroite avec le solstice d'hiver. Il est l'un des plus célèbres sites mégalithiques d'Europe. Construit autour de 3200 av J.-C., soit près de six cents ans avant la grande pyramide de Gizeh en Egypte et près de mille ans avant Stonehenge en Angleterre, cet imposant tumulus de 85 mètres de diamètre possède une chambre funéraire à laquelle on accède par un couloir bien particulier. En effet, chaque année, le jour du solstice d'hiver, soit le 21 décembre, à 9h17, la lumière du Soleil pénètre directement dans le passage et éclaire la chambre centrale pendant un quart d'heure environ. La précision dans l’orientation de l'édifice, calculé par les hommes du néolithique, est spectaculaire. Naturellement, on oublia par la suite l'usage qui pouvait fait de ces mégalithes au solstice. Cependant, ils firent l'objet de nombreuse spéculation chez les villageois qui, à l'occasion de Noël, leur attribuaient des pouvoirs magiques dans des récits contés au coin du feu.     

       


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