• Mystérieuse et insaisissable Atlantide... Cette fois, se sont James Cameron et Simcha Jacobovici qui s'y collent. Rien de moins. Les explorateurs/producteurs/réalisateurs d'avertir : ne surtout pas confondre entre sa "version hollywoodienne" et la toute première source historique à en faire mention, l'auguste Platon. Salutaire ! Car cette source est on ne peut plus formelle : ce que nous ayons l'habitude d'appeler "Atlantide" était en réalité une grande civilisation - mère de toutes les autres ? - qui s'étendait depuis le milieu de l'océan Atlantique jusqu'à l'Europe, en passant par des portions de l'Afrique. Le Philosophe décrit une culture dans sa globalité et non simplement une ville. Ici résidait la subtilité ! Le centre névralgique de ce véritable empire était une immense cité portuaire aux richesses incroyables et aux techniques avancées avec, en son centre, un temple spectaculaire dédié à Poséidon, le jeune dieu de la mer.

    La civilisation Atlante aurait soudainement pris fin, se serait écroulée, suite à la destruction de sa capitale "Atlantis", par un cataclysme soudain et ravageur. Impossible ? Imaginez un instant que la presqu'île de Manhattan subisse un jour le même sort. Dans des milliers d'années, les archéologues seraient en mesure d'identifier certains éléments qui constituaient son ossature sans pour autant trouver Big Apple... En utilisant Platon comme guide, mais aussi des photographies spatiales et autres radars à pénétration de sol, Cameron et Jacobovici ont tenté de faire ressurgir la civilisation disparue en se rapprochant de sa capitale. Un pari réussi ? Tandis que nous recherchions, depuis fort longtemps, un seul site sous-marin, nos explorateurs bousculent les certitudes et révolutionnent l'idée que nous nous faisons de l'Atlantide.

    L'Atlantide, une légende ?

    Les preuves matérielles sont là, sans équivoque. Mises bout à bout, elles démontrent qu'il y a environ 5 000 ans, une culture unifiée par des symboles, des dessins, des scripts, des temples, etc., s'est répandue de Malte à la Sardaigne et bien au-delà. Son épicentre se trouvait dans le sud de l'Espagne, juste à l'ouest du détroit de Gibraltar (les fameuses "Colonnes d'Hercule" évoquées par Platon). Les Açores semble-t-il, auraient pu faire partie intégrante de cet empire. Ainsi, des territoires attribués aux "Minoens" aux "Phéniciens" et à d'autres peuplades sans nom tout aussi énigmatiques, appartenaient, selon le professeur Richard Freund, archéologue à l'université de Christopher Newport, à une seule et même culture : celle des Atlantes. "Juste à l'ouest du détroit de Gibraltar", donc, se trouvait Atlantis, son illustre et grandiose capitale. Où pourrait-on la situer exactement ? Et sous quel nom est-elle restée dans les mémoires ? 

    Cameron et Jacobovici pensent tenir leur suspect : Tartessos. D'après l'archéologue, historien et philosophe allemand Adolf Schulten, cette ville "fantôme" s'élevait dans une sorte d'île qu'enfermaient les deux bras du fleuve espagnol Guadalquivir, dont l'un a aujourd'hui disparu, avant de se jeter dans l'Atlantique. Schulten :

    " Tartessos fut pendant pendant longtemps la capitale d'un vaste Etat qui s'étendait sur les deux mers, depuis l'embouchure de la Guadiana jusque vers le cap La Nao, et était limité au nord par la Sierra Morena. Cet Etat était gouverné par les rois : Anacréon  et Hérodote mentionnent un certain Arganthonios, qui aurait régné et vécu au-delà des vraisemblances. L'agriculture et l'élevage prospéraient . Les bateaux des pêcheurs, dans le grand port, aux vaisseaux de navigateurs qui revenaient du Nord, rapportant l'étain, peut-être aussi l'ambre qui visitaient sans doute encore d'autres parages, sur l'Océan et la Méditerranée. Tartessos, au débouché d'un fleuve, en avant d'une riche contrée au carrefour de routes maritimes importantes, avait probablement une situation comparable à cele d'Alexandrie et de Marseille. " 

    Certainement bien plus si la théorie de Cameron/Jacobovici est exacte. Les recherches continuent !    

     

     

     

       


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  • 22 octobre 1975, région ouest de Guinevere Planitia. Pour la première fois dans l'histoire, un engin de conception terrestre réalise une image panoramique monochrome depuis la surface d'une autre planète. In situ, point d'accueil en fanfare ni de villes futuristes, mais un sol morne et plat parsemé de roches. Et des espoirs radicalement brisés. Les données transmises par l'atterrisseur soviétique de 560 kg Vénéra 9 - qui va fonctionner 53 minutes dans des conditions extrêmes - sont hélas sans équivoques : Vénus n'est pas la sœur jumelle e la Terre. Avec un air saturé de dioxyde de carbone (96,5%) une température au sol proche de 470°C, conséquence d'un important effet de serre, il s'agit de la plus chaude planète du système solaire. Pour couronner le tout, la pression atmosphérique y étant presque 90 fois plus forte que chez nous, oubliez l'idée d'y gambader un jour : vous y ressentiriez les mêmes effets que d'être immergé en maillot de bain à plus de 900 mètres sous l'eau ! L'enfer de Dante, en pire ! Que la vie ne puisse pas prospérer dans ces conditions hostiles est parfaitement concevable, mais plus haut, dans les nuages ? En fait, c'est au-dessus de sa tête de métal que le module Vénéra 9 aurait dû regarder... 

       

    De la vie sur Vénus ?

    Nous sommes le lundi 14 septembre 2020, il est 17 heures. Dans le cadre d'une conférence de presse par écrans interposés, des astrobiologistes et planétologues américano-britanniques affilées à la très sérieuse Société royale d'astronomie, s'apprêtent à faire une annonce "bouleversante" (disent les réseaux sociaux). Trois, deux, un... La surprise est effectivement de taille : dans l'atmosphère de Vénus, à une altitude où règnent des températures et des pressions similaires à celle du niveau de la mer sur Terre, les scientifiques ont isolé - par deux fois et à deux ans d'intervalle - la signature spectrale d'une molécule rare, la phosphine. Ce gaz inorganique, composé  du phosphore et de l'hydrogène, on le retrouve chez nous de deux manières : soit produit synthétiquement en laboratoire et utilisé comme pesticide, soit rejeté par des micro-organismes qui évoluent dans un environnement sans oxygène. Le journaliste scientifique Brice Bouvet explique : "Evidemment, les chercheurs n'excluent as une photochimie ou une géochimie encore inconnue... mais ils penchent pour une origine biologique. Les extrêmophiles terrestres capables de fabriquer cette molécule, disent-ils, n'aurait sur Vénus besoin de travailler qu'à environ 10 % de leur productivité maximale. Si l'on arrive pas à expliquer par des réactions chimiques la production du gaz, il faudra ouvrir la porte à l'hypothèse d'une production biotique, c'est-à-dire issue de micro-organisme extrêmophiles vivant dans les gouttelettes des nuages de "l'étoile du Berger".

    De la vie sur Vénus ?

    Levée de boucliers immédiate. En premier lieu de la part du professeur d'astrochimie français Hervé Cottin :
    " Qu'il ait des phénomènes inconnus sur Vénus, c'est une évidence. Que l'on ne puisse pas expliquer  la présence de tels ou tels composés aussi. Donc dire que ce qu'on ne comprend pas est un signe de vie est très exagéré. On dirait qu'ils ont voulu faire le buzz..." A ce point ? Son collègue François Forget, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, d'appuyer : "Ca pourrait être une autre molécule compliquée qu'on imagine pas et qui aurait exactement une vrai signature de la phosphine, sans que cela en soit vraiment. J'ai pas mal de collègues sceptiques sur cette observation. Et puis une fois qu'on aura confirmé qu'il y a de la phosphine, si c'est le cas, on ne va pas conclure pour autant qu'il y a de la vie. Beaucoup de chercheurs spécialistes du sujet vont essayer d'imaginer les processus pour créer de la phosphine dans des conditions sans vie, sans biologie."   

    Ce que l'on pourrait résumer par : tout sauf la vie. Etonnant pour des scientifiques... Surtout que les membres des deux équipes de la Société royale d'astronomie, qui appartiennent à des organismes de recherche prestigieux, sont loin d'être des débutants qui auraient besoin d'une leçon de chimie ou autre. L'existence d'une vie extra-terrestre ferait-elle peur ? L'homme est un être insaisissable. Comme les Martiens et les Vénusiens...

      

     

     


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  • Il s'appelait Bing Liu. D'origine chinoise, il avait 37 ans. Et il est mort assassiné. Jusque là rien d'étrange, ce genre d'acte est malheureusement fréquent dans notre société... Alors ? Vous allez rapidement comprendre. Trois jours après cet événement, l'université de Pittsburgh publiait un communiqué de presse sous la plume de la biologiste Ivet Bahar. Le voici : " Nous sommes profondément attristés par le décès tragique de ce chercheur prolifique admiré par ses collègues. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et ses amis pendant cette période difficile. Les membres de notre école de médecine le considéraient comme un chercheur et un mentor hors pair qui a gagné le respect pour une contribution unique en matière de recherche virologique. Bing était sur le point de faire  des découvertes significatives pour comprendre les mécanismes cellulaires qui sous-tendent l'infection par le SARS-CoV-2 et ses dangereuses complications. Nous ferons un effort pour mener à son terme ce qu'il a commencé dans le but de rendre hommage à son excellence scientifique. " Vous l'aurez donc compris, ce professeur de bio-informatique réputé et respecté était visiblement sur le bon chemin. On ne lui aura pas laisser le temps d'arriver à destination. Mais qui est ce "on" ?

    Après-midi du samedi 2 mai 2020. Bing Liu travaille sur son ordinateur, chez lui, dans le bloc 200 Elm Court, Ross Township (banlieue de Pittsburgh). Sa femme est momentanément absente. Soudain, un homme armé d'un pistolet de gros calibre surgit dans l'appartement dont la porte est restée ouverte en raison de la forte chaleur ambiante. Ni une ni deux, il tire plusieurs balles en direction du chercheur, l'atteignant à la tête, au cou et plusieurs fois au niveau de l'abdomen, avant de prendre rapidement la fuite. Bing meurt instantanément. L'enquête de police déterminera les faits suivants : après avoir fait feu, l'agresseur, un certain Hao Gu (46 ans), prit la fuite pour rejoindre son véhicule garé à 100 mètres de là, véhicule dans lequel il retournera l'arbre contre lui. Commode : il ne pourra jamais expliquer les raisons de son geste. Quoi qu'il en soit, les forces de l'ordre de rapidement classer l'affaire sous la dénomination fleuve " meurtre-suicide " en privilégiant la piste d'une hypothétique " violente dispute entre les deux hommes " au sujet d'un "partenaire  intime"  (tout aussi énigmatique). Ce qui, avouons-le, est pour le moins lacunaire... Alors ?

    Bing Liu a-t-il été "éliminé" en raison de ses travaux sur la ARS-CoV-2 qui selon ses collègues scientifiques, étaient "significatifs" et susceptibles de faire toute la lumière sur "les mécanismes cellulaires qui sous-tendent l'infection et ses dangereuses complications" ? C'est une hypothèse - envisageable - qui s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux même si le sergent Brian Kohleppe, enquêteur principal au Département de police du canton de Ross, n'a eu de cesse de marteler : " Nous n'avons trouvé aucune preuve que cet événement tragique ait quelque chose à voir avec l'emploi de Bing Liu à l'université de Pittsburgh , les recherches qu'il conduisait et la crise sanitaire grave qui affecte en ce moment les Etats-Unis et le monde. "

    Tuer l'homme qui a tué l'homme et vous ne connaitrez jamais la vérité. Ca vous ne rappelle rien ? Dallas, le 22 novembre 1963. L'assassinat du président John Fitgerald Kennedy...      

     

     


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