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    Mammouth Parc

    Relevant jadis du mythe, la biotechnologie génomique offre dorénavant la possibilité de "ramener à la vie" des espèces disparues depuis fort longtemps (ou pour être exacte, de concevoir des individus aux traits et fonctions écologique similaire) . Que ce soit bien ou mal, c'est un autre sujet, le mammouth laineux est l'un des principaux candidats sur la liste en raison de la préexistence d'un parent proche : l'éléphant d'Asie. Supervisé par le chimiste généticien et ingénieur en biologie moléculaire George McDonald Church, le très sérieux projet "Mammouth Renaissance" affiche l'ambition de faire de ce "rêve" une réalité. De quelle manière ? 

    " Après plusieurs années de recherche, analyse le journaliste scientifique Sébastien Compagnon, l'équipe dit avoir ressuscité 44 gènes de mammouth grâce à une technologie génétique révolutionnaire baptisée CRISPR/Cas9. Son laboratoire affirme être en mesure d'extraire et remplacer certaines parties du génome d'un éléphant d'Asie par des fragments d'ADN issus de mammouths conservés quasi intacts dans la glace de Sibérie. Le fruit de cette manipulation, qui n'est pas vraiment un clonage, pourrait donner naissance à un "mammouth éléphant" doté de petites oreilles, d'une couche de graisse sous l'épiderme, d'un système sanguin adapté au froid et de long poils. Autre caractéristique mise en avant : l'hybride serait dépourvu de longues défenses pour éviter d'être la cible des trafiquants d'ivoire."

    Mammouth Parc

    Actuellement, les scientifiques du Mammouth Renaissance travaille sur la création d'un utérus artificiel pour que s'y développe les embryons (l'éléphant d'Asie est une espèce protégée). Parfait. Mais il demeure nécessaire de poser  la question "qui fâche" : pourquoi devrions-nous à tout prix "recréer" des mammouths alors qu'il suffirait de prendre soin de leur cousins qui prospèrent aujourd'hui dans la nature ? Pour faire court, quel serait l'intérêt d'une telle démarche ? Les chercheurs du projet ont la réponse : apporter des "corrections", aux pachydermes , ce qui aura pour effet d'élargir leur aire de répartition. En un sens, il s'agirait d'une approche haute technologie de la conservation de l'espèce dans sa globalité. George Church de préciser qu'il n'est pas question de ramener à la vie une espèce éteinte "pour le fun", mais plutôt l'ensemble d'un écosystème qui aurait la capacité salvatrice d'éviter une catastrophe climatique encore bien pire que celle à laquelle nous sommes déjà confrontés. Respect. Vous savez quoi ? Cet "eldorado" existe déjà... Par ici la visite.   

    Le géophysicien spécialisé en écologie arctique et subarctique Sergueï Zimov, l'un des scientifiques russes les plus cités dans le domaine des sciences de la terre, n'y va pas par quatre chemin. Il explique : " Sans écosystème régulateur, la vie sur cette planète ne peut pas être durable. il nous faut donc impérativement protéger la nature. Néanmoins, dans la conscience collective, la nature se résume à une forêt où chantent les oiseaux... C'est une très grave erreur de raisonner ainsi car les pâturages sont beaucoup plus riches et précieux. Ce sont eux qui nous ont fourni les plantes et les animaux qui sont à la base de notre civilisation. Et comme il s'avère difficile - voire totalement dément - de préserver la richesse génétique de ces plantes et animaux dans des congélateurs ou dans des zoos, ces écosystèmes sont indissociables de notre survie. En effet, les pâturages ne craignent pas les incendies ou a pollution chimique, et ils sont capable de s'adapter très rapidement aux changements climatiques.  "

    Mammouth Parc

    Ainsi, en 1996, dans le nord-est de la Sibérie, Zimov a conçu un gigantesque lieu d'étude sur les écosystèmes arctique. le nom de cette réserve naturelle qui s'étend sur plus de 150 km²  ? Pleistocene Park. Il fallait oser... Ici, au sein de ce que ce véritable précurseur de "l'écologie appliquée" considère comme  "le plus grand projet de l'histoire de l'humanité", ce n'est pas tant la station de recherche équipée de trois laboratoires scientifiques qui attire l'attention, mais plutôt les vastes et magnifiques plaines herbeuses où paissent bisons, bœufs musqués, v-chevaux sauvages et peut-être, dans un avenir pas trop lointain, des mammouths laineux. " Ce serait bien d'en avoir sauf qu'il ne s'agira certainement pas d'une attraction touristique, prévient Zimov, mais avant tout d'une entreprise de géo-ingénierie pour le moins radicale ". Délire d'un savant fou ? Pas vraiment. Car ses travaux démontrent sans aucune ambiguïté que la toundra et la taïga (forêt de conifères parfois marécageuse des hautes latitudes nordiques) pourraient être reconverties en prairies grâce à l'introduction de brouteurs et ce, même 100 000 ans après leur extinction. Les mammouths de générer un cycle capable de permettre aux graminées de surpasser la flore, convertissant l'écosystème de manière à favoriser sa persistance. 

       Non seulement les prairies arctiques soutiendront une biodiversité et une abondance élevée, mais il est prouvé que les effets du pâturage, du compactage et de l'action générale de ces herbivores donneront lieu à une congélation plus profonde du pergélisol pendant les mos d'hiver. Les graminées l'empêcheront ensuite de fondre au cours de l'été, ce qui réduira de façon drastique la production de gaz à effet de serre. Zimov affirme en outre que les prairies séquestrent le carbone de l'atmosphère bien plus efficacement que d'autres écosystèmes. Conclusion : la dynamique climatique engendrée par le cycle du pâturage est capable d'offrir un outil potentiellement très puissant pour favoriser la résilience face aux changement climatiques d'origine humaine.

    Notre sauveur, le mammouth ? Reste de "dé-extinction" soulève de nombreuses questions éthiques et environnementales. "Il ne suffit pas de créer un être vivant viable pour recréer une espèce et l'intégrer dans un écosystème, prévient Alexandre Robert, chercheur-enseignant au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. Ces expérimentations présentent des risques en termes de souffrance animale notamment. Ces animaux hybrides ne seront pas forcément capables de s'adapter à leur nouvel environnement. Il suffit de voir les difficultés posées par la réintroduction des loups et des ours en France... Donc imaginez ce qu'il pourrait de passer avec des bêtes de plusieurs tonnes ! " Est-il nécessaire de lui parler des objectifs du Parc ? Alexandre Robert sait-il en outre que les mammouths étaient des êtres beaucoup plus paisibles que l'homme ? Pas sûr...      

       


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    Si l'on fait l'impasse sur la seconde Plaie d'Egypte, au cours de laquelle une " nuée de grenouilles infesta le don du Nil ", des historiens comme Ammien Marcelin, Procope de Césarée ou encore Théophane font déjà état de pluies " étranges ou charbonneuses " et de " ciel en feu " dans leurs écrit antiques. pendant le règne de Charlemagne aussi (entre 768 et 814), un gigantesque bloc de glace de près de 30 m³ serait tombé du ciel. On notera que la plupart des chutes célestes des anciens temps ont leur contrepartie moderne, mais quelques-unes demeurent uniques comme par exemple la pluie de " grosses souris jaunes " de Bergen (Norvège) en 1578, ou celle de lemmings, un an plus tard (puis régulièrement ensuite). La solution de l'énigme réside-t-elle, comme l'a proposé en 1958 le zoologiste britannique Charles S. Elton, dans " une explosion démographique suivie par un rapide déclin " ? Eventuellement. mais pourquoi diable ces animaux seraient-ils tombés... du ciel ?

    Pêle-mêle. Le mercredi précédent Pâques 1666, un champ du domaine de Cranstead au Royaume-Unis, fut trouvé recouvert d'innombrables poissons de la taille d'un doigt. On supposa qu'ils étaient tombés lors d'un violent orage. Il s'agissait de jeunes merlans, un poisson de mer (distante d'une vingtaine de km). Le 5 mai 1786, une assez grande quantité d'oeufs noirs tomba sur Port-au-Prince (Haïti). Arrivés à éclosion dès le lendemain, les créatures qui en sortirent changèrent de peau à plusieurs reprises : elles ressemblaient à des têtards. En 1794, un véritable déluge de crapauds " de la taille d'une châtaigne " s'est abattu sur le village de Lalain (France). 

    " M. Gayet qui n'arrivait pas à croire que ces myriades de reptiles puissent tomber avec la pluie, étendit son mouchoir, tenu aux deux autres coins par un camarade. Ils attrapèrent ainsi un grand nombre de crapauds dont la plupart avaient la partie postérieure allongée. Comme preuve finale de la réalité du phénomène; M. Gayet ajoute qu'ils retrouvèrent une fois dans la tempête passée, des bestioles dans les replis de leurs tricornes. "

    Un objet recouvert d'une sorte de "toile à l'odeur nauséabonde" s'écrasa en émettant un éclat lumineux le 13 août 1819 à Amherst, dans le Massachussetts. L'archéologue Rufus Graves Mather, qui ôta la toile, découvrit une substance pulpeuse couleur chamois. Exposée à l'air, cette substance prit une teinte identique à " du sang veineux. Le 17 juin 1857, un fermier d'Ottawa entendit un sifflement. En levant les yeux, il vit une pluie d'escarbilles se dirigeant vers le sol. les plus grosses étaient presque complètement enterrées. Le fermier remarqua la présence d'un petit nuage noir et dense " suspendu au-dessus des terres ".

    4 septembre 1886. Les employés du New and Courier, un quotidien de Charleston (USA) observent, médusés, une averse de "pierres chaudes" qui tombe à l'extérieur des bureaux depuis une zone du ciel "délimitée". Rebelote en juillet 1921 lorsque des cailloux commencent à tomber par intermittence sur la ville de Chico, en Californie. D'un poids de 400 grammes en moyenne, ils ne peuvent être d'origine météorique étant donné les signes apparents de cémentations. Dans la nuit du 26 septembre 1950, deux officiers de police roulaient dans Philadelphie en voiture de patrouille. Leurs phares éclairent soudain un objet scintillant qui se posait sur un terrain vague. une fois sur place, ils virent un disque de "gelée pourpre tremblotante" de 1,80 mètre de diamètre. Ils eurent l'étrange impression que la chose était vivante... Lorsqu'ils tentèrent de la ramasser, elle se délita comme de la gélatine. Les débris restés collés aux doigts des policiers s'évaporèrent rapidement, ne laissant qu'une écume collante et sans odeur. 

    Novembre 1958, dans l'après-midi. Une pluie fine tomba pendant deux heures et demie sur une zone de deux mètres carrés au domicile de Mme R. Babington, résident d'Alexandria en Louisiane. Le ciel était parfaitement clair et ni la station météo locale ni la base aérienne voisine ne purent fournir la moindre explication sur ce phénomène.

     

    Et alors ? 

       Outre les théories (plus ou moins) rationnelles concernant ces étranges chutes célestes, il y en a d'autres qui font appel à des mécanismes encore plus mystérieux que le phénomène lui-même : le surnaturel, la courbure de l'espace-temps, d'autres dimensions, les extraterrestres etc. Des vaisseaux spatiaux étrangers à notre planète, pour des raisons scientifiques voire "culinaires", viennent-ils recueillir des échantillons terrestres pour ensuite les rendre en partie ? Ou bien, férus d'horticulture et d'élevage, ces visiteurs nous bombarderaient-ils depuis la haute atmosphère de "cadeaux" issus de leur planète ? Pour les partisans du surnaturel, les responsables de tels actes, bienveillants ou non, seraient des dieux, des démons, des esprits et autre poltergeists...

    Quant aux défenseurs de l'hypothèse temporelle/dimensions supplémentaires, ils privilégies l'existence de monde mitoyens, ou parallèles, structurellement identiques au nôtre. Raison pour laquelle nous serions "bombardés" peut-être de façon non intentionnelle, de pierres, poissons et autres blocs de glaces. Maintenant, s'il est vrai que des objets se matérialisent dans notre environnement, l'inverse est sans doute possible. Avez-vous déjà entendu parler des disparitions inexpliquées d'êtres humains ? Effrayant...       

     

     

       


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  • Mystérieuse et insaisissable Atlantide... Cette fois, se sont James Cameron et Simcha Jacobovici qui s'y collent. Rien de moins. Les explorateurs/producteurs/réalisateurs d'avertir : ne surtout pas confondre entre sa "version hollywoodienne" et la toute première source historique à en faire mention, l'auguste Platon. Salutaire ! Car cette source est on ne peut plus formelle : ce que nous ayons l'habitude d'appeler "Atlantide" était en réalité une grande civilisation - mère de toutes les autres ? - qui s'étendait depuis le milieu de l'océan Atlantique jusqu'à l'Europe, en passant par des portions de l'Afrique. Le Philosophe décrit une culture dans sa globalité et non simplement une ville. Ici résidait la subtilité ! Le centre névralgique de ce véritable empire était une immense cité portuaire aux richesses incroyables et aux techniques avancées avec, en son centre, un temple spectaculaire dédié à Poséidon, le jeune dieu de la mer.

    La civilisation Atlante aurait soudainement pris fin, se serait écroulée, suite à la destruction de sa capitale "Atlantis", par un cataclysme soudain et ravageur. Impossible ? Imaginez un instant que la presqu'île de Manhattan subisse un jour le même sort. Dans des milliers d'années, les archéologues seraient en mesure d'identifier certains éléments qui constituaient son ossature sans pour autant trouver Big Apple... En utilisant Platon comme guide, mais aussi des photographies spatiales et autres radars à pénétration de sol, Cameron et Jacobovici ont tenté de faire ressurgir la civilisation disparue en se rapprochant de sa capitale. Un pari réussi ? Tandis que nous recherchions, depuis fort longtemps, un seul site sous-marin, nos explorateurs bousculent les certitudes et révolutionnent l'idée que nous nous faisons de l'Atlantide.

    L'Atlantide, une légende ?

    Les preuves matérielles sont là, sans équivoque. Mises bout à bout, elles démontrent qu'il y a environ 5 000 ans, une culture unifiée par des symboles, des dessins, des scripts, des temples, etc., s'est répandue de Malte à la Sardaigne et bien au-delà. Son épicentre se trouvait dans le sud de l'Espagne, juste à l'ouest du détroit de Gibraltar (les fameuses "Colonnes d'Hercule" évoquées par Platon). Les Açores semble-t-il, auraient pu faire partie intégrante de cet empire. Ainsi, des territoires attribués aux "Minoens" aux "Phéniciens" et à d'autres peuplades sans nom tout aussi énigmatiques, appartenaient, selon le professeur Richard Freund, archéologue à l'université de Christopher Newport, à une seule et même culture : celle des Atlantes. "Juste à l'ouest du détroit de Gibraltar", donc, se trouvait Atlantis, son illustre et grandiose capitale. Où pourrait-on la situer exactement ? Et sous quel nom est-elle restée dans les mémoires ? 

    Cameron et Jacobovici pensent tenir leur suspect : Tartessos. D'après l'archéologue, historien et philosophe allemand Adolf Schulten, cette ville "fantôme" s'élevait dans une sorte d'île qu'enfermaient les deux bras du fleuve espagnol Guadalquivir, dont l'un a aujourd'hui disparu, avant de se jeter dans l'Atlantique. Schulten :

    " Tartessos fut pendant pendant longtemps la capitale d'un vaste Etat qui s'étendait sur les deux mers, depuis l'embouchure de la Guadiana jusque vers le cap La Nao, et était limité au nord par la Sierra Morena. Cet Etat était gouverné par les rois : Anacréon  et Hérodote mentionnent un certain Arganthonios, qui aurait régné et vécu au-delà des vraisemblances. L'agriculture et l'élevage prospéraient . Les bateaux des pêcheurs, dans le grand port, aux vaisseaux de navigateurs qui revenaient du Nord, rapportant l'étain, peut-être aussi l'ambre qui visitaient sans doute encore d'autres parages, sur l'Océan et la Méditerranée. Tartessos, au débouché d'un fleuve, en avant d'une riche contrée au carrefour de routes maritimes importantes, avait probablement une situation comparable à cele d'Alexandrie et de Marseille. " 

    Certainement bien plus si la théorie de Cameron/Jacobovici est exacte. Les recherches continuent !    

     

     

     

       


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  • 22 octobre 1975, région ouest de Guinevere Planitia. Pour la première fois dans l'histoire, un engin de conception terrestre réalise une image panoramique monochrome depuis la surface d'une autre planète. In situ, point d'accueil en fanfare ni de villes futuristes, mais un sol morne et plat parsemé de roches. Et des espoirs radicalement brisés. Les données transmises par l'atterrisseur soviétique de 560 kg Vénéra 9 - qui va fonctionner 53 minutes dans des conditions extrêmes - sont hélas sans équivoques : Vénus n'est pas la sœur jumelle e la Terre. Avec un air saturé de dioxyde de carbone (96,5%) une température au sol proche de 470°C, conséquence d'un important effet de serre, il s'agit de la plus chaude planète du système solaire. Pour couronner le tout, la pression atmosphérique y étant presque 90 fois plus forte que chez nous, oubliez l'idée d'y gambader un jour : vous y ressentiriez les mêmes effets que d'être immergé en maillot de bain à plus de 900 mètres sous l'eau ! L'enfer de Dante, en pire ! Que la vie ne puisse pas prospérer dans ces conditions hostiles est parfaitement concevable, mais plus haut, dans les nuages ? En fait, c'est au-dessus de sa tête de métal que le module Vénéra 9 aurait dû regarder... 

       

    De la vie sur Vénus ?

    Nous sommes le lundi 14 septembre 2020, il est 17 heures. Dans le cadre d'une conférence de presse par écrans interposés, des astrobiologistes et planétologues américano-britanniques affilées à la très sérieuse Société royale d'astronomie, s'apprêtent à faire une annonce "bouleversante" (disent les réseaux sociaux). Trois, deux, un... La surprise est effectivement de taille : dans l'atmosphère de Vénus, à une altitude où règnent des températures et des pressions similaires à celle du niveau de la mer sur Terre, les scientifiques ont isolé - par deux fois et à deux ans d'intervalle - la signature spectrale d'une molécule rare, la phosphine. Ce gaz inorganique, composé  du phosphore et de l'hydrogène, on le retrouve chez nous de deux manières : soit produit synthétiquement en laboratoire et utilisé comme pesticide, soit rejeté par des micro-organismes qui évoluent dans un environnement sans oxygène. Le journaliste scientifique Brice Bouvet explique : "Evidemment, les chercheurs n'excluent as une photochimie ou une géochimie encore inconnue... mais ils penchent pour une origine biologique. Les extrêmophiles terrestres capables de fabriquer cette molécule, disent-ils, n'aurait sur Vénus besoin de travailler qu'à environ 10 % de leur productivité maximale. Si l'on arrive pas à expliquer par des réactions chimiques la production du gaz, il faudra ouvrir la porte à l'hypothèse d'une production biotique, c'est-à-dire issue de micro-organisme extrêmophiles vivant dans les gouttelettes des nuages de "l'étoile du Berger".

    De la vie sur Vénus ?

    Levée de boucliers immédiate. En premier lieu de la part du professeur d'astrochimie français Hervé Cottin :
    " Qu'il ait des phénomènes inconnus sur Vénus, c'est une évidence. Que l'on ne puisse pas expliquer  la présence de tels ou tels composés aussi. Donc dire que ce qu'on ne comprend pas est un signe de vie est très exagéré. On dirait qu'ils ont voulu faire le buzz..." A ce point ? Son collègue François Forget, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, d'appuyer : "Ca pourrait être une autre molécule compliquée qu'on imagine pas et qui aurait exactement une vrai signature de la phosphine, sans que cela en soit vraiment. J'ai pas mal de collègues sceptiques sur cette observation. Et puis une fois qu'on aura confirmé qu'il y a de la phosphine, si c'est le cas, on ne va pas conclure pour autant qu'il y a de la vie. Beaucoup de chercheurs spécialistes du sujet vont essayer d'imaginer les processus pour créer de la phosphine dans des conditions sans vie, sans biologie."   

    Ce que l'on pourrait résumer par : tout sauf la vie. Etonnant pour des scientifiques... Surtout que les membres des deux équipes de la Société royale d'astronomie, qui appartiennent à des organismes de recherche prestigieux, sont loin d'être des débutants qui auraient besoin d'une leçon de chimie ou autre. L'existence d'une vie extra-terrestre ferait-elle peur ? L'homme est un être insaisissable. Comme les Martiens et les Vénusiens...

      

     

     


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  • Il s'appelait Bing Liu. D'origine chinoise, il avait 37 ans. Et il est mort assassiné. Jusque là rien d'étrange, ce genre d'acte est malheureusement fréquent dans notre société... Alors ? Vous allez rapidement comprendre. Trois jours après cet événement, l'université de Pittsburgh publiait un communiqué de presse sous la plume de la biologiste Ivet Bahar. Le voici : " Nous sommes profondément attristés par le décès tragique de ce chercheur prolifique admiré par ses collègues. Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et ses amis pendant cette période difficile. Les membres de notre école de médecine le considéraient comme un chercheur et un mentor hors pair qui a gagné le respect pour une contribution unique en matière de recherche virologique. Bing était sur le point de faire  des découvertes significatives pour comprendre les mécanismes cellulaires qui sous-tendent l'infection par le SARS-CoV-2 et ses dangereuses complications. Nous ferons un effort pour mener à son terme ce qu'il a commencé dans le but de rendre hommage à son excellence scientifique. " Vous l'aurez donc compris, ce professeur de bio-informatique réputé et respecté était visiblement sur le bon chemin. On ne lui aura pas laisser le temps d'arriver à destination. Mais qui est ce "on" ?

    Après-midi du samedi 2 mai 2020. Bing Liu travaille sur son ordinateur, chez lui, dans le bloc 200 Elm Court, Ross Township (banlieue de Pittsburgh). Sa femme est momentanément absente. Soudain, un homme armé d'un pistolet de gros calibre surgit dans l'appartement dont la porte est restée ouverte en raison de la forte chaleur ambiante. Ni une ni deux, il tire plusieurs balles en direction du chercheur, l'atteignant à la tête, au cou et plusieurs fois au niveau de l'abdomen, avant de prendre rapidement la fuite. Bing meurt instantanément. L'enquête de police déterminera les faits suivants : après avoir fait feu, l'agresseur, un certain Hao Gu (46 ans), prit la fuite pour rejoindre son véhicule garé à 100 mètres de là, véhicule dans lequel il retournera l'arbre contre lui. Commode : il ne pourra jamais expliquer les raisons de son geste. Quoi qu'il en soit, les forces de l'ordre de rapidement classer l'affaire sous la dénomination fleuve " meurtre-suicide " en privilégiant la piste d'une hypothétique " violente dispute entre les deux hommes " au sujet d'un "partenaire  intime"  (tout aussi énigmatique). Ce qui, avouons-le, est pour le moins lacunaire... Alors ?

    Bing Liu a-t-il été "éliminé" en raison de ses travaux sur la ARS-CoV-2 qui selon ses collègues scientifiques, étaient "significatifs" et susceptibles de faire toute la lumière sur "les mécanismes cellulaires qui sous-tendent l'infection et ses dangereuses complications" ? C'est une hypothèse - envisageable - qui s'est rapidement propagée sur les réseaux sociaux même si le sergent Brian Kohleppe, enquêteur principal au Département de police du canton de Ross, n'a eu de cesse de marteler : " Nous n'avons trouvé aucune preuve que cet événement tragique ait quelque chose à voir avec l'emploi de Bing Liu à l'université de Pittsburgh , les recherches qu'il conduisait et la crise sanitaire grave qui affecte en ce moment les Etats-Unis et le monde. "

    Tuer l'homme qui a tué l'homme et vous ne connaitrez jamais la vérité. Ca vous ne rappelle rien ? Dallas, le 22 novembre 1963. L'assassinat du président John Fitgerald Kennedy...      

     

     


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