• Les contes commencent toujours par " Il était une fois ". Chacun de nous le sait bien. A cet instant là,  le temps s'efface. La réalité s'évanouit. Un monde s'ouvre à nous : les arbres y parlent aux fleurs, les hommes s'y entretiennent avec les animaux. Sans nous choquer, ni même nous faire sourire.

    " Il était une fois " et nous entrons dans un autre univers, où chaque espèce animale et végétale s'anime d'une vie qui lui est propre. On imagine - à tord - que les contes ne sourient qu'aux enfants. Grossière erreur ! Ils font, bien sûr, rêver les parents...

    Le conte nous fait renouer avec une ancienne tradition des peuples d'Europe, dont le souvenir renaît parfois dans nos mémoires. Les soirs d'hivers, les anciens du village rassemblaient autour d'eux les enfants et les parents. Devant le feu qui crépitait, ils racontaient un temps disparu, un temps différent de celui des hommes, un temps où la nature dialoguait avec les dieux. C'est au cours de ces veillées que s'est édifiés ce qui structure notre inconscient collectif : le trésor de nos mythes et de nos légendes.

    On imagine volontiers le jeune Hans Christian Andersen attentif au moindre mot de ces conteurs, anxieux du moment où il faudrait se séparer, avide de connaître toujours plus d'histoires. Ces soirées étaient sa seule distraction.

    Il naît au sein d'une famille pauvre, en avril 1805, à Odense, dans l'île danoise de Fionie. Odense, c'est la " cité d'Odin", le grand dieu du panthéon nordique. Son père modeste cordonnier et libre penseur, meurt en 1816, emporté loin de sa famille par le grand tourbillon des campagnes napoléoniennes. Sa mère se remarie et le jeune Andersen en profite pour gagner la capitale, Copenhague, où il arrive pauvre, mais ambitieux.

    Il chante, il danse, il se produit dans quelques théâtres. La fortune ne vient pas. En 1822, fort de l'appui d'un directeur de théâtre, il obtient une bourse pour entreprendre des études. C'est alors qu'il découvre la littérature, dans laquelle il se lance avec frénésie. Le succès se fera encore attendre et n'arrivera qu'en 1835, avec la publication de ses premiers contes.

    En même temps, Andersen voyage. A Paris, il se lie avec Victor Hugo et Cherubini. L’écriture d'Agnès et le Triton l'occupe. En Allemagne, il noue des amitiés avec les chefs de file du mouvement romantique. L'un deux, Chamisso, deviendra son traducteur. En Angleterre, il fait la connaissance de Dickens.

    Le voilà célèbre, loué, bientôt pensionné par son gouvernement. On le reçoit dans toutes les cours d'Europe. pourtant cette gloire ne le grise pas et il continue à édifier une oeuvre qui s'enrichit d'année en année d'un nouveau recueil de contes.

    Les titres de ceux-ci passent de bouche en bouche : La Bergère et le Ramoneur, Le Vilain Petit Canard, La Reine des Neiges, La Petite Sirène, Le Coffre Volant, La Petite Poucette, L'Intrépide Soldat de plomb...

    Tout naturellement, Andersen trouve sa source de son merveilleux dans les récits populaires de son enfance. C'est notamment le cas du Grand Claus ou des Cygnes sauvages. Parfois, il s'inspire de saga nordiques : Ole ferme-l'oeil et La Butte aux elfes en témoignent. 

    Il lui arrive aussi de se laisser porter par un fait qui a retenu son imagination. Jamais cependant, il ne tente de plaquer une quelconque rationalité sur le fantastique populaire. Au contraire ! Dans un style étonnant, souvent parlé qu'écrit et qui donne une illusion d'improvisation à la façon médiévale, il extrapole en toute liberté à partir d'un rien.

    A ses côtés, nous pénétrons de plain-pied et sans transition dans un monde où les héros oient les génies et les fées, les animaux et les plantes, les orages et les vagues leur donner la réplique. Les objet de la vie courante s'animent soudain. Les soldats de plomb et les faux cols dansent ensemble.

    Dans ce monde, l'homme cesse de questionner. Il accepte les choses comme elles sont. Il écoute. Elles répondent. Les trolls, les elfes, les cygnes blancs comme neige et toute la nature participent d'un même élan, d'un même univers particulier : celui d'avant le " péché originel ".

    De nombreux contes d'Andersen trouvent leurs racines profondes dans l'humus mythologique de l'Europe ancienne : dans l'Abécédaire, Andersen parle ainsi d'Yggdrasil, l' " arbre du monde " des légendes nordiques. Ailleurs, il reprend des éléments de certains mythes scandinaves.

    Andersen ne tire aucune morale particulière de ces références antiques. pour lui, le créateur est désespérément seul : le monde crée dans une oeuvre littéraire n'appartient qu'à son auteur. Il est le reflet de son paysage intérieur. Contre cette solitude, Andersen n'a trouvé qu'une arme : l'humour. C'est l'affaire du bonhomme de neige qui tombe amoureux d'un poêle...

     Soucieux de rester en communion avec la " cathédrale de la nature et de la poésie ". Hans Christian Andersen connaît la relativité du temps. Un vieux chêne meurt après une vie de 365 ans. Après " un matin de printemps, un midi d'été, un soir d'automne et une nuit d'hivers "... Pendant toute sa vie, le chêne n'a été animé que d'un " ineffable désir d'atteindre toujours plus haut vers le brillant et chaud soleil ". Son ambition réalisée, un orage survient et le déracine. Un jour. Une vie. Un siècle. C'est une même durée.

    Mieux vaut un jour vécu avec ardeur qu'un siècle sans chaleur.

    A la fin de sa vie, Andersen écrira : " Ma vie fut un beau conte. " C'était le 4 août 1875. L'orage était là, qui le déracinait pour toujours. Il nous reste le souvenir de ses fruits, celui de ses contes. Ils font revivre la vie et le cycle recommence.


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    Se peut-il qu'il existe en l'homme une faculté inconnue qualifiable de parapsychologique qui autorise pareille performance.

    Bien entendu, la science traditionnelle nie énergiquement une telle possibilité. Pourtant, des chercheurs aussi honnêtes qu'éminents, les deux physiciens américains Russell Targ et Harold Puthoff, par exemple, ont lancé il y a quelques années un formidable pavé dans la mare des idées reçues en affirmant qu'ils avaient mis la main sur des sujets psi possédant un pouvoir de ce genre.

    L'un et l'autre font partie de l'élite des chercheurs du Stanford Institute, en Californie, l'un des centres d'investigation scientifique avancée les mieux équipés du monde. Ils ont à leur actif un certain nombre de découvertes importantes. Et ils jouissaient de tout le respect de leurs collègues américains et étrangers avant cette insolite série d'expériences qu'ils ont conduites sur la projection de la vision à distance.

    Dans une salle confortable du Stanford, un homme est assis. Pat Price, le médium est bien connu des parapsychologues internationaux. Comme Ingo Swann ou Hella Hammid, il ne fait pas métier de ses extraordinaires talents. Mis à part de modestes jetons de présence dans les universités et laboratoires où ils acceptent d'opérer, la parapsychologie ne leur rapporte absolument rien, ce qui, évidemment,les rend  moins suspects que les professionnels, Geller, par exemple.

     Price croise les mains, comme à son ordinaire, et deux plis marquent profondément son front. Le docteur Russel Targ, seule personne présente avec lui dans la pièce, vient de lui faire signe que l'expérience va commencer.

    A l'autre bout du campus universitaire, dans une salle presque identique, le docteur Puthoff et plusieurs témoins extérieurs à l'expérience ont consulté leurs montres. Puthoff se dirige vers un coffre-fort, l'ouvre et en retire une série d'enveloppes scellées. On fait constater par les témoins que tout se déroule comme le prévoit le protocole. Dans une expérience scientifique aussi particulière, tous les éléments de doute doivent être éliminés.

    De la même manière, on a l’assurance qu'à des centaines de mètres de là Price et Targ ne peuvent avoir de contacts avec l'extérieur. Ils se trouvent dans une pièce parfaitement isolée. Les murs ont été prévus pour empêcher toute forme de communication, radio ou autres. Il ont été fouillés, radiographiés, testés de toutes les manières possibles. Ils sont gardés par d'autres témoins, eux aussi étrangers à l'expérience.

    En présence des assistants, le docteur Puthoff tire au sort une enveloppe parmi le lot qu'il a extrait du coffre-fort. On la fait décacheter par une main innocente, comme on dit. Puthoff en sort une photographie. Il s'agit d'un monument bien connu dans l’enceinte universitaire du Stanford, la tour Hoover...

    Price se concentre dès cet instant. Le médium en action, est filmé par des caméras vidéo qui, là encore, sont prévues pour empêcher une éventuelle supercherie, mais aussi pour rendre un compte objectif du déroulement de l'expérience. On notera, en visionnant les bandes enregistrées, que le médium s'est mis à transpirer légèrement et que ses pupilles ont commencé à se dilater.

    Puthoff et les assistants du groupe B quittent la salle du coffre-fort et se rendent auprès de la tour Hoover. Ils prennent un chemin détourné. Il est absolument impossible que le médium et l'autre savant aient, de quelque manière que ce soit, connaissance de leur itinéraire et de leur destination. Si la photographie tirée au sort avait été celle d'un site plus éloigné, on aurait utilisé pour se rendre sur les lieux une automobile ou même un hélicoptère prévus à cet effet.

    A peine sont-ils parvenus au pied de la tour que Price va décrire cette dernière, avec toute la précision voulue, devant les micros et les caméras de la pièce où il se trouve !

    Russell Targ et Harold Puthoff ont répété l'expérience autant de fois qu'il le fallait pour qu'elle acquière une base véritablement scientifique. Ils en ont d'ailleurs fait varier les conditions toujours dans le même dessein. Un appareil a même été spécialement mis au point. Il projette des images, et le sujet psi doit prévoir quelques secondes avant les caractéristiques de ce qui va apparaître. Le temps lui étant compté, l'expérience parait évidemment très ardue et, partant, beaucoup plus significative de l'existence réelle de l'étrange phénomène de vision à distance.

    Ingo Swann

    Des médium comme Price, Ingo Swann ou Hella Hammid ont réussi ces tests de façon tout à fait remarquable. les uns et les autres ont décrit des lieux situés très loin de l'endroit où ils se trouvaient et qu'ils n'avaient jamais vus. Il leur même arrivé d'en donner le nom et les coordonnées géographiques avec un degré de précision hautement satisfaisant.

    Après toutes ces vérifications, les deux savants ont publiés plusieurs articles sur la vision à distance  et leurs sujets dans les plus grandes revues scientifiques américaine. La prestigieuse publication Nature elle-même les accueillit à plusieurs reprises dans ses colonnes. Et nul n'ignore que la fine fleur de la science internationale rêve d'y faire paraître à pleine pages ses hypothèses ou les résultats de ses travaux !

    C'est d'ailleurs les articles de Nature qui ont mis la communauté scientifique en émoi. On a parfois immédiatement crié au scandale. Pour une grande partie de la recherche officielle, en effet, il n'est même pas question de prendre les facultés et phénomènes paranormaux en considération. Cela n'existe pas, un point c'est tout ! Tout savant qui s'avise de s'en préoccuper est un naïf ou un charlatan. 

    D'autres chercheurs, plus honnêtes ceux-là, ont tenté de reproduire les expériences de Targ et Puthoff. Certains, comme le défunt docteur Kit Pedler et le biologiste Beverley Rubik, ont proposé aux deux savants californiens de participer aux nouvelles séries de tests qu'ils entreprenaient. Les physiciens du Stanford n'ont évidemment pas refuser. Pedler aussi bien que Rubik ont pu se rendre compte qu'ils n'avaient pas été abusés.

    Beverly Rubik

    D'autres n'ont pas autant de chance, à moins qu'ils n'aient travaillé avec des médiums moins doués que les Swann ou Pat Price. Leurs visions à distance étaient moins précises ou complètement fausses. Et la polémique se poursuit avec, malheureusement, cet âpreté déplaisante qu'elle prend quand elle oppose des fanatiques et non plus des hommes d'objectivité courtoise, comme devraient l'être ceux qui font vocation de recherche scientifique.

    Elle gagne aujourd'hui les milieux de l'archéologie, Hella Hammid, dont nous avons évoqué les dons et qui a beaucoup travaillé avec Russell targ et Harold Puthoff, a en effet rejoint l'équipe du docteur Schwartz. Ce dernier fait beaucoup parler de lui ces derniers temps pour avoir appliqué le talent de ses médiums à la recherche des lieux de fouilles intéressants.

    Mme Hammid et d'autres procèdent au fond comme des radiesthésistes. On leur demande de découvrir l'endroit exact où se cache un temple enfoui, une nécropole oubliée ou n'importe quel site archéologique valable. Non seulement ils doivent localiser, mais encore il leur faut obtenir une visualisation la plus précise possible de la disposition des vestiges.

    Récemment, l'équipe Schwartz a mis en évidence plusieurs points de fouilles complètement insoupçonnés dans le nord de l'Egypte. Elle a aussi travaillé sur des sites de l'Amérique précolombienne avec un succès indéniable.

    Hella Hammid, en particulier, est d'une précision stupéfiante. Alors que les autres sujets psi se contentent d'écrire, avec tout ce que les mots peuvent comporter de vague et de difficile à interpréter, elle dessine ses visions. Au Stanford, Targ et Puthoff avaient déjà utilisé cette prodigieuse faculté. Pour Schwartz et les archéologues qui acceptent de collaborer avec lui, elle est évidemment inappréciable, d'autant que ce médium ne commet qu'un nombre insignifiant d'erreurs ou d'approximations, que peuvent facilement corriger les instruments de détections traditionnels.

    Hella Hammid

    Outre la querelle des savants, l'affaire de la vision à distance et la publication des articles de Targ et Puthoff dans Nature ont suscité une tout autre série de questions.

    On a ainsi beaucoup épilogué dans la presse spécialisée américaine sur l'origine de cet intérêt du Standford Institue pour des choses que la science officielle tenait pour canulars ou billevesées. Qui pouvait bien en effet s’intéresser à une prétendue vision à distance chez un non moins prétendu sujet psi ?

    Des escrocs en mal d'idées pour abuser de nouvelles dupes ?... Des scientifiques honorables, peut être, et, dans ce cas, eux-même dupés, se fourvoyant dans des domaines ressortissant davantage du mysticisme de bas étage que de la sérieuse investigation des véritables secrets de l'homme et de la nature ....

    Jusqu'au jour où l'on a acquis la certitude que Targ et Puthoff n'avaient rien de naïf et que certaines fuites se sont produites.

    On a par exemple appris que les forces américaines, la Navy, en particulier, finançait d'importants programmes au Stanford. Les travaux du docteur Schwartz l’intéressaient aussi au plus haut point. De fait, un bon médium, s'il peut trouver des tombeaux et des statuettes antiques, peut aussi déceler des installations militaires trop bien dissimilées pour être découvertes par les appareils de détections traditionnels. Il est à même de localiser et de décrire des bases secrètes à distance. D'ailleurs, des sujets comme Price ou Swann sont aujourd'hui connus pour avoir été longuement testés dans les laboratoires spéciaux du Pentagone.

    La " vision " à distance de l'aéroport de San Andreas, en Californie

    De là à en déduire que les deux savants physiciens et chercheurs en renom avaient été chargés d'un projet spécifique entrant dans ces desseins, il n'y avait qu'un pas. Bien des indications permettaient de le franchir.

    " Targ et Puthoff ne s'en sont probablement pas douté au début. L'armée cache toujours remarquablement son jeu lorsqu'elle fait conduire des recherches par les meilleurs spécialistes du pays...

    " Les programmes sont fragmentés de telle sorte que ces savants ne soupçonnent pas le véritable but. Par la suite, lorsque la découverte est faite ou en voie de l'être, on jette le discrédit sur la recherche en question. On assure que tout n'est que canular ou délire de savants un peu fous. C'est ce qui s'est passé au Stanford avec la vision à distance "

    Caugham, expert en matière d'espionnage et de recherches secrètes, a suivi de près l'affaire Targ et Puthoff. C'était la première fois qu'une grande université américaine faisait état de phénomènes parapsychologiques tangibles. Rhine ne faisait que des statistiques ; les deux savants du Stanford publiaient des preuves pratiques : un homme pouvait voir à distance, décrire ce qui lui était caché avec toute les précautions du monde, accéder donc à d'inviolables secrets... par la seule puissance de son esprit. La faculté psi existait bel et bien, au moins chez quelques sujets privilégiés, dont les Price, Swann ou Hammid.

    Aujourd'hui, on a suffisamment polémiqué, discrédité les recherches du Stanford et d'ailleurs, malgré les résultats obtenus, pour pouvoir continuer à travailler dans le plus grand secret.

    A quand les applications pratiques ?

     

     

     


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  • Hideichi Amano est propriétaire d'un snack-bar à Sayama, au Japon. Il est aussi un radioamateur passionné, ce qui lui valut indirectement de vivre une expérience terrifiante qu'il raconta à la télévision.

    Le 3 octobre 1978, vers 20h30, Amano, accompagné de sa petite fille de deux ans, prit sa voiture et se rendit au sommet d'une montagne qui se trouve près de la ville. Raison de cette équipée nocturne : de bonnes conditions d'émission et de réceptions pour entrer en contact radio avec son frère, qui habite à l'autre bout du pays.

    Le relais radiophonique avec son frère ainsi que d'autres appels locaux terminés, Amano s'apprêtait à redescendre la montagne lorsqu'une clarté intense envahit soudain l'intérieur de sa voiture. La lumière de l'habitacle était dix fois plus vive que d'ordinaire. Cet étrange phénomène se passait seulement à l'intérieur de sa voiture : aucune lumière ne filtrait par les vitres. La petite Yuri qui, un moment auparavant, était debout sur le siège avant, était maintenant allongée, les yeux révulsés.

    A cet instant, un rayon de lumière orange, qui provenait du ciel, traversa le pare-brise. Amano trembla de terreur lorsqu'il sentit quelque chose de métallique presser sa tempe droite. Il regarda sur le côté et aperçut une créature extra-terrestre humanoïde qui tenait une sorte de tuyau mince à la bouche. C'est l'extrémité de ce tuyau qui appuyait contre sa tempe. De ce tube sortait un incessant et incompréhensible bavardage. On aurait dit un magnétophone que l'on aurait fait marcher en vitesse accélérée.

    La créature avait un visage rond, pas de cou, deux oreilles très pointues, deux petits yeux fixes de couleur blanc-bleu et une dépression triangulaire sur le front. Amano ne vit rien qui ressemblât à un nez. En revanche, il se souvint nettement de la bouche, qui se crispait autour du tuyau. Tant que dura le bavardage, il se sentit paralysé. Il essaya cependant de faire démarrer la voiture, mais il lui fut impossible de mettre le moteur en marche ou d'allumer les phares. Finalement, au bout de quatre à cinq minutes, la créature s'en alla lentement dans l’obscurité.

    Aussitôt, l'étrange lumière orange disparut et l'éclairage à l'intérieur de la voiture redevint normal. Les phares se rallumèrent et, lorsque Amano tourna la clef de contact, le moteur se mit en marche immédiatement. Encore sous le choc, il descendit la colline à toute vitesse. Ce n'est qu'en arrivant en bas qu'il s'inquiéta de sa petite fille Heureusement, à cet instant même, l'enfant se redressa en lui disant : " J'ai soif, papa ! "

    Avant de rentrer chez lui, il alla faire un rapport à la police... qui ne le prit pas au sérieux ! L'affaire, cependant, ne s’arrêta pas là. En effet, des animateurs d'une émission télévisée entendirent parler de l'affaire et prirent contact avec lui. Interrogé sous hypnose face aux caméras, il révéla que la créature lui avait ordonné de se rendre au même endroit à un moment que l'on ne divulgua pas pour éviter les curieux !

    Pour de nombreux spécialistes, cette rencontre est " une des plus étranges qui ait jamais eu lieu au Japon "..

     

     

     


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    Les cas d'ovnis qui se posent sur les rivières, lacs ou les océans pour puiser de considérables quantités d'eau sont assez rare. Les ovnis ne semblent pas vouloir procéder à une simple analyse scientifique, car la quantité d'eau prélevée est par trop importante. Quel est donc leur but ? Ces vaisseaux ont-ils besoin d'eau pour faire marcher leurs moteurs ? Leurs occupants utilisent-ils l'eau pour boire ou pour faire la cuisine ?

    Aucune explication satisfaisante n'a encore été donnée à ce type d'observation.

    En 1975, Jun Ichi Takanashi, passionné par le phénomène ovni, envoya à la Flying Saucer Review un récit très intéressant de " rencontre du troisième type ". Le témoin, Masaaki Kudou, un étudiant de 20 ans, avait vu un ovni puiser de l'eau...

    Il avait aperçut ses occupants, des silhouettes humanoïdes indistinctes. Cela se passait en juillet 1973, à Tomakomai, petite ville industrielle de la côte sud d'Hokkaido, l'île la plus au nord du Japon. Masaaki Kudou était en vacances dans sa famille. Il avait pris un travail temporaire comme garde de nuit dans un chantier de bois.

    Cette nuit là, après avoir inspecté les lieux en voiture, il revint à son poste pour surveiller les bâtiments et la baie. Il coupa le contact, se cala sur son siège et alluma tranquillement une cigarette. Tout était calme.
    Les étoiles scintillaient dans un ciel clair.

    Soudain, il vit ce qu'il prit d'abord pour une étoile filante arrêter sa course, s'évanouir et réapparaître. Puis l'étrange lumière s'immobilisa, se dilatant et se rétractant alternativement à un rythme très rapide. Elle grossit jusqu'à atteindre la taille d'une balle de tennis. Elle allait dans toutes les directions, et le pauvre Masaaki, qui essayait de suivre tous ces mouvements, se sentit bientôt tout étourdi.

    De plus en plus effrayé, il vit l'objet descendre en spirale vers la mer, faire halte au-dessus des bâtiments en ciment et diriger un rayon de lumières vertes intermittentes vers le nord. Puis après avoir décrit un arc de cercle, l'objet continua sa descente vers la mer, en se rapprochant de l'endroit où se trouvait l'étudiant. Il s'immobilisa à une vingtaine de mètres de l'eau.

    N'en croyant pas ses yeux, Masaaki Kudou vit alors un tube sortir de l'objet et descendre vers l'eau en émettant un petit bruit métallique qui s'assourdit à mesure que le tube descendait. L’extrémité s'éclaira en atteignant l'eau, qu'elle sembla absorber. 

    L'étudiant ferma les yeux un instant, se demandant s'il rêvait ou si son imagination lui jouait des tours. Quand il regarda à nouveau en face de lui, l'opération de pompage était terminée et le tube avait été retiré de l'eau. Soudain, l'ovni se dirigea ver lui...

    Terrifié, il crut que les occupants l'avaient repéré et qu'ils venaient se débarrasser de lui. L'objet s'immobilisa à environ 50 m au-dessus de la voiture de Kudou qui, en se penchant, pouvait encore l’apercevoir. Il raconta plus tard que la surface de l'objet était aussi lisse qu'une balle de ping pong et qu'elle brillait d'une clarté blanche. Tout ce qui entourait la voiture était éclairé comme en plein jour. Il vit aussi des fenêtres le long du diamètre de l'objet, qui était de forme sphérique.

    A l'une de ces fenêtres, il distingua une silhouette de forme humaine et, vers la droite, à une autre fenêtre, deu autres silhouettes plus petites.

    A ce spectacle, Kudou enfoui sa tête entre ses mains en gémissant. Avec la volonté un peu folle d'en voir plus, il releva bientôt la tête pour découvrir que trois autres objets lumineux étaient venus se joindre au premier, à qui ils ressemblaient en tous points. Il distingua aussi un grand objet marron, qui planait silencieusement at qui ressemblait à " trois bidons d'essence mis les uns à la suite des autres ".

    Soudain, les sphères lumineuses se mirent en position et disparurent dans une extrémité de l'objet " en forme de bidon d'essence ". Ce dernier disparut ensuite comme une flèche, en direction du nord.

    Le témoin, encore sous le choc, resta dans la voiture sans bouger. Petit à petit, il se rendit compte que sa radio marchait toujours et qu'il avait un fort mal de tête. Plus tard, il estima que cette apparition avait duré environ douze minutes.

     

     


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    Les historiens restent perplexes devant l'effondrement de l'Empire Minoen. Les différentes hypothèses communément envisagées (invasion étrangère, séisme) restent peu satisfaisantes. La solution de cette énigme se trouve peut-être dans l'île voisine de Thêra. On a découvert en 1930 que cette île, située à 120 km au nord-est de la Crète, fut dévastée au IIè millénaire par une éruption volcanique d'une violence extrême. Cette explosion est sans doute à l'origine de la disparition de la civilisation crétoise.

    Les grands tremblements de terre, comme à Pompéi, détruisent toutes les constructions en l'espace de quelques secondes. Aux effets déjà terribles d'un tremblement de terre, une explosion volcanique, comme celle de Krakatoa en 1883, ajoute toute une succession d'autres catastrophes : rideaux de fumées noires, poussières de pierres ponces et de laves. Sans oublier les raz de marée.

    Les spécialistes tendent aujourd'hui à bannir l'expression " raz de marée " pour lui préférer le terme japonais tsunami, qui signifie " vague d'orage ". Les tsunamis sont de puissantes ondes marines dues aux tremblement de terre sous-marins. Ces ondes se propagent à près de 800 km/h. Leur langueur sont très grandes, de 400 à 500 km, ce qui les rend imperceptibles en haute mer. Mais lorsque les fonds remontent, l'onde croît
    jusqu'à 30 ou 40 m et provoque, à l'approche des côtes, une vague déferlante et effroyablement destructrice. Un tsunami ravagea Messine et Reggio de Calabre en 1908, faisant des milliers de victimes.

     Comparons le cataclysme de Thêra à l'éruption de Krakatoa, pour nous donner une idée de l'ampleur du désastre. L'îlot volcanique de Krakatoa est situé entre Java et Sumatra, dans le détroit de la Sonde. Au cours de l'été 1883, l'activité volcanique ne cessa d'augmenter. On enregistra de fortes secousses sismiques, dont certaines furent ressenties jusqu'en Australie du Nord. A la mi-août , toute végétation avait disparu de la montagne volcanique. Et, le 26, les premières secousses ébranlèrent le volcan. A intervalles de plus en plus courts, il cracha de grandes quantités de cendres, de laves et de pierres ponces. Le 27 août au matin, quatre formidables explosions déchirèrent les entrailles du volcan et déchiquetèrent les deux tiers de l'île. La moité nord de Krakatoa, qui s'élevait jusqu'à 500 m au-dessus du niveau de la mer, s'effondra dans l'abîme Elle est maintenant à 300 m sous la mer.

    Des tsunamis dévastèrent les côtes de Sumatra et de Java, les 26 et 27 août, faisant plus de 35 000 victimes. La force des vagues était si violente qu'on retrouvera un navire de guerre perché sur une colline à 3 km du port d'où il avait été arraché. 

    Les vagues continuèrent leur course folle jusqu’à Ceylan, où elles atteignaient encore 2,5 m de hauteur, et au-delà, puisque les flots de la Manche étaient encore anormalement agités  trente-deux heures après l'explosion. 

    Les ondes de choc atmosphériques firent trois fois le tour du globe, se télescopant les unes les autres. Conséquence : des milliers de vitres brisées, des murs qui s’effondrèrent, des gazomètres arrachés de leurs puits et de multiples incendies... La cendre du volcan recouvrit près d'un millions de km². Dans les années qui suivirent, la poussière accumulée dans l'atmosphère fut la cause d'aubes et de crépuscules spectaculaires.

     

    Toute une série de catastrophes semblables suivit certainement la destruction de Thêra. Mais à plus grande échelle encore. Au cours des quarante dernières années, océanographes, vulcanologues, géologues et archéologues ont reconstitué l'histoire de Thêra et ses conséquences sur le monde méditerranéen. Ils ont calculé l'amplitude des explosions en évaluant les mouvements de la croûte terrestre. Le cratère du volcan de Krakatoa était égal en profondeur à la hauteur de l'île avant l'explosion, c'est-à-dire 300 m. Sous la violence du choc, équivalant à l'énergie libérée par 100 bombes H, une surface de 23 km² (300 m d'épaisseur) s'était effondrée sur une distance de 600 m. Avec l'explosion de Thêra, c'est une surface trois fois plus importante, d'au moins 400 m d'épaisseur, qui s'effondra sur une distance de 700 m. L'énergie libérée équivaut à l'explosion de six Krakatoa ! 

    La Crète et toutes les îles des Cyclades vécurent véritablement la fin du monde. Secousses sismiques, ondes de choc atmosphériques, tsunamis ou chutes de pierres semèrent la mort et la désolation. Puis le soleil disparut pendant des jours...

    Spyridon Maritanos fut, en 1939, le premier à faire un lien entre le cataclysme de Thêra et la disparition brutale de la civilisation minoenne. Alors qu'il faisait des fouilles dans une villa du port minoen d'Amnisos, il fut intrigué par d'énormes blocs de pierre déplacer de leur position d'origine. Seul un tsunami pouvait expliquer ce mystère (l'hypothèse du tremblement de terre était exclue). A la suite de ses recherches, l'archéologue conclut :
    " La dévastation des côtes de Crète minoenne s'explique vraisemblablement par les vagues qui déferlèrent après l'éruption de Thêra. "

    Voici comment Maritanos envisage les conséquences du cataclysme :

    " Les Égyptiens apprirent certainement  qu'une île avait été submergée. Ils pensèrent qu'il s'agissait de la Crète, car Thêra n'était qu'un îlot inconnu. " C'est peut-être ainsi qu'au cours des siècles prit forme la légende des Atlantes et du terrible cataclysme qui engloutit leur île merveilleuse. Les documents égyptiens font mention des Minoen dès le IIIè millénaire avant notre ère. Puis silence total à partir de 1400. Des survivants du désastre trouvèrent vraisemblablement refuge en Egypte, amenant avec eux divers objets. Parmi ces objets se trouvait peut-être un globe céleste que les prêtres égyptiens gardèrent précieusement dans leurs archives. Ce qui expliquerait que, lorsque Eudoxe le ramena en Grèce, les données astronomiques aient été décalées dans le temps.

    Les fouilles continuent. Peut-être découvrira-t-on bientôt une villa crétoise d'Akrotiri ou de Thêra, un globe céleste semblable à celui d'Eudoxe... 

     


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