• L'avenir peut-il être dévoilé sous hypnose ?

    Sous hypnose, on peut revivre non seulement sa vie actuelle dans les moindres détails jusqu’à la période fœtale, mais aussi certaines existences antérieures. Peut-on imaginer pareille incursion… dans le futur, à la recherche non plus des vies que nous avons déjà vécues mais celles que nous allons vivre ? Peu d’expériences ont été faites en ce sens. Mais il semble que, dans certaines conditions du moins, ce soit tout à fait possible.

    « Tout est en nous, disaient les Anciens, notre présent bien sûr, notre passé, mais aussi le futur qui nous attend. Et il appartient au véritable philosophe d’éveiller les yeux secrets de ton âme, ces zones encore inconnues de notre destin… »

    Pour les parapsychologues modernes, ces « yeux secrets de l’âme » sont les différents états de conscience qui permettent, par exemple, d’atteindre certains états hypnotiques. Sous induction, et avec les suggestions nécessaires, on accède ainsi à une sorte de supraconscience susceptible de nous ouvrir l’accès de nos vies antérieures.

    Si notre avenir est en nous comme notre plus lointain passé, pourquoi ne pas tenter l’expérience vers les vies futures ?

    Laissons de côté l’aspect philosophique de la démarche pour examiner les tentatives faites en ce sens. Il semble que le premier qui ait songé à appliquer les techniques de « régression » à ce que l’on pourrait appeler la « progression » soit le français Albert de Rochas. On a un peu oublié ce chercheur qui, au début du siècle, a mené à bien nombre d’expériences très concluantes en matière d’hypnotisme et de magnétisme appliqués.

    L'avenir peut-il être dévoilé sous hypnose ?

     

    Albert de Rochas a littéralement réussi à projeter dans leur futur une dizaine de sujets. Parfois, la « progression » s’est limitée à quelques années. La patiente vit, sous hypnose, ce qui doit lui arriver incessamment. Dans quelques cas seulement, elle traverse sa propre mort et entame des existences à venir qu’elle est capable de décrire avec un luxe de détails.

    La technique de la progression, selon Rochas, ne diffère pas, dans les grandes lignes, de celle de la régression, sinon au niveau, bien sûr, du contenu des suggestions hypnotiques et des passes magnétiques qui les accompagnent. Ainsi, le chercheur remarqua-t-il que les passes dites « longitudinales » favorisent davantage les évasions en direction des vies antérieures, tandis que les passes dites « transversales » ouvraient plutôt le chemin des existences futures. Pour exécuter les premières, on a recours à des mouvements de mains de bas en haut et de gauche à droite du sujet ; les secondes se pratiquent de côté ou, plus rarement, par derrière.

    Rhochas entreprit ses premières expériences de progression avec une jeune domestique nommée Joséphine, âgée de 18 ans, qu’il avait fait régresser à plusieurs reprises. Excellente sensitive, elle se laissa très vite projeter dans le futur immédiat. Mais le savant était en droit de se demander s’il ne s’agissait pas plutôt de clairvoyance que d’une véritable incursion dans une postériorité de l’existence.

    Quittant momentanément Voiron où il travaillait, Albert de Rochas rencontre à Paris un remarquable sujet hypnotique, Mme Lambert. Elle a quarante ans, jouit d’une parfaite santé et d’un grand équilibre, deux précieux atouts pour un expérimentateur dans ce domaine.

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    Comme Joséphine, Mme Lambert régresse aisément et revit plusieurs existences antérieures. En la ramenant à son état normal lors d’une session, l ‘hypnotiseur approfondit ses suggestions, l’engage très doucement à poursuivre sa route dans le temps sans s’arrêter au présent, et… lui demande de se regarder dans un miroir.

    Mme Lambert est coquette. Fière de sa chevelure d’un brun magnifique, elle pousse un véritable cri d’angoisse. Elle doit avoir devant elle une vieille femme à cheveux blancs qui lui ressemble comme une sœur, mais avec trente ans de plus…

    Albert de Rochas travaille avec Joséphine de la même manière qu’avec Mme Lambert. La jeune domestique entre peu à peu dans son futur. Elle raconte d’abord comment à quelques mois de là, elle quittera son service actuel pour travailler dans un grand magasin de Grenoble, les Galeries modernes, en tant que vendeuse. Ensuite, elle est, dit-elle, sollicitée à nouveau par le savant pour reprendre les expériences.

    Tous les détails qu’elle donne sur cette période immédiate qu’elle est censée vivre dans les deux à trois ans qui suivent ne peuvent se vérifier, ou sont tellement vagues qu’on ne peut considérer qu’elle ait vraiment vécu sous hypnose magnétique ce passage de sa vie. Les révélations faites par la suite deviennent beaucoup plus intéressantes : Joséphine dit avoir atteint 25 ans. Elle ne travaille plus comme domestique depuis trois ans. Au cours de la séance, elle parait souffrir vivement, puis tombe dans un état de profonde fatigue apparente. Aux questions inductives d’Albert de Rochas, elle se contente de dire qu’elle traverse des moments psychologiquement difficiles. Pas moyen d’en savoir davantage, mais elle assume vraiment à l’avance tous ses malheurs. Au point que Mme de Rochas doit prier son mari d’interrompre la pénible expérience et demander du repos pour la jeune domestique.

    Joséphine « progresse » au cours d’une autre séance, jusqu’à l’âge de 32 à 35 ans. Elle a un enfant naturel et dit avoir été abusée par une fallacieuse promesse de mariage. Elle accuse le fils même de son hypnotiseur, Eugène F. de Rochas. C’est sans doute un transfert inconscient de l’amour qu’elle porte en secret au jeune homme. Car Joséphine aura effectivement, par la suite, un enfant d’un homme qui lui promettra le mariage pour la séduire, mais il ne s’agira pas d’Eugène. Détail intéressant : elle considère sa situation peu enviable comme une punition pour une faute dans une vie antérieure. Elle ne retrouve pas cette existence, sans doute fort ancienne, malgré les efforts du savant.

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    Rochas fait encore progresser Joséphine dans l’avenir. Elle atteint la quarantaine. Elle est revenue vivre à Manziat, le village de son enfance. La déception de son mariage avorté la poursuit. Sous les passes hypno-magnétiques, elle vit de durs tourments psychologiques qui effraient une nouvelle fois l’expérimentateur. Il lui pose pourtant la fatale question :

    -         Voulez-vous aller plus loin que cette vie et faire l’expérience de votre propre mort ?

    Joséphine hésite. Mais son destin lui parait tellement triste qu’elle finit par accepter. Elle atteint soixante-dix ans et meurt.

    Il nous manque malheureusement dans les rapports du colonel de Rochas le récit circonstancié de cette mort. L’après-vie immédiate est en revanche décrite avec une grande précision.

    Joséphine assiste à ses propres funérailles. Son témoignage rappelle ceux des patients du docteur Moody, qui, séparés de leur corps, observent leur entourage. Il est intéressant d’effectuer le rapprochement.

    Pas de rencontres dans l’au-delà. Pas de parents ou d’amis morts pour venir l’accueillir… Joséphine était croyante, et pourtant aucun être de lumière, ressemblant à Jésus ou à ses anges, n’est venu pour la guider. Elle évolue dans d’infinies ténèbres. Là, de temps à autre, elle ressent pourtant des présences désincarnées, mais il lui est impossible de communiquer avec elles. Elle ressent fortement le désir de se réincarner.

    Sous les passes magnétiques d’Albert de Rochas, la voix de Joséphine devient celle d’une enfant de deux ans qui dit s’appeler Lili. Ses parents s’appellent Claude et Françoise. L’enfant qu’elle est devenue dans une vie ultérieure ne peut donner ni son nom de famille ni celui de la ville où elle habite. Elle meurt vers l’âge de trois ou quatre ans.

    Nouvelle incursion dans le « no man’s land » de « l’entre-vie » … Cette fois, l’âme rencontre des esprits dont certains sont bénéfiques et d’autres expressément mauvais. Toutefois, les bonnes entités prédominent, et c’est, pour l’ex-Joséphine, une période de bonheur dont elle ne peut déterminer la durée. Le temps, en effet, n’existe pas dans cette étrange dimension. Elle se réincarne à nouveau. Elle dit s’appeler Marie et vivre dans une ville qui s’appelle Saint-Germain-au-Mont-d’or. Ses parents vendent des chaussures. Ils s’appellent Edmond et Rosalie Baudin.

    Albert de Rochas fit des expériences similaires avec une certaine Mme Mayo. Il ne parvint pas à la faire progresser de plus de deux ans, mais tout ce qu’elle révéla se produisit en particulier un départ précipité our un pays lointain avec son père.

    Un autre sujet, Juliette, un modèle de seize ans, vécut son existence sous hypnose magnétique. Elle donna peu de détail sur sa mort (très précoce) et sur la période qui suivit immédiatement, mais elle décrivit avec une grande précision une existence ultérieure dans laquelle elle changea de sexe en se réincarnant en la personne d’un certain Emile Chaumette.

    Que valent ces révélations ? Rochas en a vérifié certaines et reconnait que, parfois, les sujets ont simplement puisé dans leur subconscient profond l’existence qu’il souhaitait dans l’avenir. D’autre fois, les coïncidences avec ce qui survit sont assez étonnantes.

    Dans la mesure où les expériences du grand hypnotiseur magnétique n’ont jamais été reprises d’un manière systématique, il est évidemment difficile de se prononcer. Toutefois, il existe dans les tentatives d’exploration d’éventuelles existences ultérieures une piste parapsychologique des plus intéressantes.   

    Autre exemple : le cas d’une femme de 34 ans, catholique fervente et mère de plusieurs enfants qu’Albert de Rochas appelle Henrietta dans ses rapports.

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    En transes Hypno-magnétiques, Henrietta commence par évoler dans un futur immédiat. Elle se voit quittant Valence, la ville où elle réside, pour venir habiter Paris. A son regret d’ailleurs, car elle laisse derrière elle d’excellents et fidèle amis. Elle vit à l’avance son veuvage à l’âge de 55 ans, sa solitude, alors qu’elle atteint la soixantaine et que tous ses enfant sont mariés. A 75 ans, elle se porte bien, mais elle se sent fatiguée. Et très curieusement, son visage et sa voix changent sous hypnose. Elle atteindra ainsi 90 ans, mais au-delà, elle ne répond plus aux inductions d’Albert de Rochas. Un petit cri : elle meurt…

    Après quelques instant, Henrietta décrit l’après-vie : une vive lumière, la rencontre avec son mari, Henri, et… son hypnotiseur Albert de Rochas ! Il lui semble passer dans une autre dimension avec Henri.

    Marguerite N., un autre sujet, est une jeune fille de 19 ans, intelligente et robuste. Sous hypnose, elle vit une existence assez triste. Un homme plus âgé qu’elle l’a épousée, et c’est la déception la plus complète. La mort vient la délivré à 45 ans.

    Dans la parcelle d’au-delà que Marguerite traverse, elle est au contraire pleinement heureuse. Elle rencontre tous ceux qu’elle a véritablement aimés. Néanmoins, elle éprouve le désir (ou le besoin) de se réincarner. Dans cette vie ultérieure, elle devient une femme très indépendante, sûre d’elle et de son destin. Le contraire, on le voit, de ce qu’elle avait été dans la précédente existence… Elle ne se marie pas, mais rencontre… la réincarnation de son hypnotiseur ! Une amitié purement platonique les lie, et ils s’adonnent ensemble à des recherches de parapsychologie.

    Devant ce genre de récit, Rochas réagit sur le champ comme l’aurait fait un psychologue de 1982. Sa patiente projetait dans une très hypothétique existence ultérieure ce qu’elle n’était pas, ou ne pourrait pas être dans celui-ci. L’hypnose et les passes magnétiques n’ouvraient pas la porte d’un futur même très potentiel, mais libéraient les complexes du sujet.

    Au terme de nombreuses tentatives d’exploration de vies ultérieures, Albert de Rochas mesura très honnêtement les limites de sa méthode. Il lui arrivait assez souvent de projeter quelqu’un dans l’avenir. Mais s’agissait-il d’un avenir « objectif » ou de phénomènes de compensation tout à fait subjectifs en face d’une vie actuelle terne et sans objet ?

    C’est au fond, tout le problème de la clairvoyance, dans laquelle le sujet lui-même s’investit.

    A la suite des pythagoriciens, nombreux furent les philosophes et les penseurs, ou tout simplement les gens faisant métier de pronostiqueurs, à prétendre que l’avenir de quelqu’un était en lui dans son entièreté. L’avenir et, lorsqu’il y avait croyance en des existences ultérieures, ces réincarnations successives le long du fleuve du temps.

    Certains spécialistes de physiognomonie, cette forme caractérologue qui étudie, après le Suisse Lavater, la forme des visages et les bosses de la tête, sont allé jusqu’à prétendre que dans les traits d’un individu ou les protubérances de son crâne, on pouvait lire ce qui l’attendait au futur. Ces « phrénologues » n’ont sans doute pas tout à fait tort. Le caractère de quelqu’un est pour beaucoup dans ce qui lui doit arriver. Il porte en lui, au moins en partie, les attitudes qu’il aura face à tel ou tel événement de la vie qui va être la sienne.

    De la même manière, sous inductions hypno-magnétiques, un sujet se révèle. Surgissent à la surface de sa conscience les aspects les plus ténébreux et les plus secrets de l’individu, les complexes, les désirs refoulés ou soigneusement cachés à l’entourage, les craintes, les projets…

    Est-ce à dire que pour ajouter foi à la méthode ou aux innombrables techniques de divination qui paraissent avoir fait, en partie du moins, leurs preuves, il faille adhérer à un déterminisme sans recours ? A la manière de ces jeunes Marocains, par exemple, qui, au début du siècle, lâchaient des cerfs-volants dont le vol était censé écrire littéralement leur destin en plein ciel. Si l’engin évoluait au mieux, elles étaient certaines de connaitre un avenir, souriant. S’il lui arrivait quelques anicroche, c’était le malheur qui les attendait. Les premiers ethnologues qui ont étudié cette coutume, aujourd’hui à peu près révolue, ont remarqué que le comportement du cerf-volant affectait très fort le moral des jeunes filles concernées.

    D’un futur prédéterminé dans ses moindres détails à des lendemains que nous serions capable de modeler à notre convenance cachée, en passant par le Hasard total, avec une énorme majuscule, du destin tissé par les dieux à la liberté entière de choisir se pose tout le problème de la conjecture, rationnelle ou parapsychologique.

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    Donc les vies ultérieures sont une hypothèse à ne pas négliger. Le tout serait d’en trouver le chemin. Ce ne serait certes pas déplaisant, pourrait-on conclure avec quelque humour, de parier sur elles comme le faisait, par exemple, nos ancêtres les Gaulois. Il leur arrivait de prêter de l’argent ou des biens sur la seule promesse que leur débiteur les rembourserait dans une vie future… Comme le constatait un auteur anglais, il ne doit pas y avoir aujourd’hui beaucoup de directeurs de banques dans lesquels nos optimistes aïeux se soient réincarnés…


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  • Tard dans l’après-midi du 22 septembre 1974, Mme W. arrive à l’intersection de la route de Didleum et de la route de Tayene Plains, à environ 50 km de Launcession. Il pleut, et la brume couvre le sommet des montagnes. Elle ralentit pour voir si la personne qu’elle est venue cherche est arrivée. Comme il n’y a personne, elle gare sa voiture de l’autre côté de la route. Ceci pour des raisons de sécurité, car la route est étroite et fréquentée par de nombreux poids lourds qui transporte le bois.

    A la radio, le speaker donne l’heure. Il est 17h20. Suit alors un bruit strident. Soudain, une lumière brillante éclaire les alentours et envahit l’intérieur de la voiture. Mme W. éteint la radio. En regardant par le pare-brise, elle aperçoit entre deux arbres un objet de couleur gris orangé qi vient dans sa direction. De la taille d’une grosse voiture, il se déplace lentement à environ 15 m du sol, en direction de la route.

    Terrifiée, Mme W. redémarre en marche arrière. L’objet continue à avancer vers elle. Il franchit la clôture qui sépare le champ de la route et plane au-dessus de la chaussée, à environ 30 m de la voiture de Mme W.
    Il est surmonté d’un dôme. Mais aveuglée par la lumière jaune orangé, le témoin détermine mal sa forme et sa taille. Sous le dôme, l’ovni est gris argenté. Il lui semble aussi apercevoir une large bande où elle croit distinguer des ouvertures, puis, en dessous, six à huit autres bandes horizontales de plus en plus petites. La largeur totale de ces bandes n’excède pas 1,5 m. D’une plaque tournante située au-dessous de l’objet sort un genre de boite ou de tube.

    Mme W. continue en marche arrière pendant environ 100 m. Mais, à cause d’une fausse manœuvre, les roues du véhicule quittent la route et s’enlisent. L’ovni s’arrête alors en face du témoin, puis il vire vers la droite en direction d’une vallée située au sud-ouest. Il s’élève ensuite rapidement à la verticale. L’apparition a duré trois à quatre minutes au plus.

    Une fois l’objet disparu, Mme W., sort précipitamment de sa voiture et se met à courir vers son domicile, situé à environ 2 km de là. Elle se retourne souvent, car elle a l’horrible impression d’être suivie. Pourtant, il n’y a rien.

    Peu après son arrivée, son mari et son fils se rendirent sur les lieux de l’incident. Ils inspectèrent la voiture, mais ne remarquèrent rien de spécial. Ce n’est que le lendemain, lorsque le camion de dépannage ramena le véhicule, qu’ils s’aperçurent que tout l’avant était exceptionnellement propre. Des marques de pattes de chat, qui s’étaient nettement visibles sur le capot avant la rencontre, avaient totalement disparu, comme si seule cette partie de la voiture avait été nettoyée et astiquée. M. et Mme W. pensèrent à la pluie qui était tombée les jours précédents. Mais cela n’expliquait pas pourquoi le véhicule n’avait été lavé qu’à moitié.

    Mme W. mit quelques jours à se rétablir du choc nerveux qu’elle avait subi. Il faut noter aussi une autre conséquence curieuse… sur ses cheveux, qui perdirent soudain l’effet d’une permanente pourtant récente.

    Au cours de l’enquête, M. et Mme W. précisèrent que la radio de la voiture ne marchait plus aussi bien qu’avant la rencontre. Ce que confirmèrent beaucoup d’autres témoignages du même genre.

    M. et Mme W, fit part de son étrange expérience à la Royal Australian Air Force, qui ne put lui fournir aucune explication. Il ne s’agissait ni de ballon-sonde, ni d’avion, ni d’hélicoptère, ni d’un quelconque phénomène météorologique. Le représentant du Tasmanian UFO Invstigation Center se chargea alors de l’enquête puis en fit part à la publication Flying Saucer Review.

     


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    Les premiers successions de temps aisément observables furent celles de la vie et de la mort, le jour et la nuit. L'obscurité, source d'angoisse, de dangers invisibles, de froid, fut très vite associés à la mort, à la destruction, au mal. la lumière du jour et le soleil au contraire sont bénéfiques, sources de chaleur et de vie. Or, chaque année, cette durée de jour diminue progressivement, entraînant le froid, des changements dans la végétation et la disparition d'animaux. Après le solstice d'hiver, le soleil reprend sa course ascendante et la lumière revient de plus en plus longuement. Ce fut l'origine de festivités païennes, de rite de retour à la vie. Lumières, masques, cultes de la végétation et de la fertilité, abondance de nourriture, offrandes marquèrent ces fêtes. 

    Le calendrier fixait les dates. Son établissement impliquait un point de départ de l'année, un "nouvel an", adapté le plus souvent aux signes annonciateurs de changement de saison. Le monde germanique le situait au 11 novembre, quand l'ours entrait en hibernation, les Celtes le placèrent à Samain (1er novembre) quand les arbres perdent leurs feuilles et les romains primitifs au 1er mars, puis au 25 mars, date de l’équinoxe et du renouveau de la nature sur leur territoire. César créa, en  av. J-C, le calendrier dit "Julien" avec un début d'année le 1er janvier, aux calendes les plus proches du solstice d'hiver. Les orthodoxes choisiront plus tard la 6 janvier. 

    A propos des "douze jours", deux théories se juxtaposent. La plus souvent entendue prend en compte le fait que l'année solaire comporte 365,24 jours (arrondie à 366 jours) et l'année lunaire douze lunaisons de 29,53 jours (arrondie à 354 jours). Cela laisse un décalage de douze jours. Il faudra donc raccorder selon un mode luni-solaire, d'où découleront des fêtes fixes. et des fêtes mobiles. Les douze jours "de rattrapage" seront placés, selon les peuples à l'équinoxe de printemps ou à partie d'un solstice d'hivers. La période hivernale retenue n'est pas propre au monde chrétien ; on en retrouve la trace dans l'ancienne Mésopotamie, en Chine ou dans l'Inde védique. Ces douze jours échappent à la durée profane, douze jours et douze nuits en attendant que le temps reprenne son cours normal. Ils seraient "hors du temps".

    Une autre possibilité serait que ces douze jours connus, dès l'Antiquité, dans le monde indo-européen encadrent le solstice d'hivers et aient été un temps sacré de rencontres entre les dieux, avec offrandes et festins, de pratiques divinatoires concernant non seulement les récoltes et la fertilité, en général, mais aussi les événements politiques et militaires pour toute l'année qui suivrait. A chaque jour correspondrait un mois de l'année, d'où sont issues nombres de traditions populaires. Les bases païennes ne disparaîtront jamais totalement avec la christianisation. L'Eglise a adapté son propre calendrier et ses fêtes aux religions existantes, surtout le culte de Mithra (le Soleil invaincu qui lutte contre le mal) et la religion celtique. Il fallait remplacer les festivités concentrées pendant "les douze jours" de la période hivernale. La solution s'imposa par le choix de la date de la naissance du Christ le 25 décembre (Jésus "la lumière du monde" remplace Mithra "le Soleil invaincu". On garde ainsi le compromis entre calendrier solaire et lunaire, un "hors temps" mystérieux et magique qui permet le passage  vers une nouvelle année, pour les chrétiens vers un nouveau temps, une nouvelle "lumière", un nouveau "roi". 

     

     

     

     

     


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  • Quel jour Jésus-Christ est-il né ?

     

    La date de naissance du Christ est fixée au 25 décembre Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi - et les Evangiles ont toujours été fort discrets la dessus. Il semble même que la date la plus ancienne ait été celle du solstice d'été. mais cela la rend-il plus "historique" qu'une autre ?

    Les Évangiles ne racontent pas l'enfance du Christ ; au plus, celui attribué à Matthieu s'étale-t-il sur les circonstances de sa naissance. Au tout début des siècles du christianisme, d'autres évangiles que les quatre que nous connaissons circulaient : certains détaillaient la vie de Jésus enfant, mais, pour la naissance elle-même, ils n'allaient guère plus loin que Matthieu - encore est-ce l'un d'eux, conservé, qui a conservé les noms des trois rois mages : Melkon , Balthasar et Gaspar. Cependant aucun de ces écrits ne mentionnent explicitement une date. 

    Au fur et à mesure que des groupes chrétiens se développaient dans l'Empire romain, le désir apparut d'honorer la naissance du Sauveur. Mais, faute de renseignement précis, chacune y allait de sa propre date : ici, la célébration se produisait en janvier, là en avril et ailleurs en décembre.

    A l'époque, deux autres grand cultes célébraient une naissance le 25 décembre (jour de solstice pour les romains) : le culte impériale Sol Invictus, le Soleil invaincu, depuis qu'au IIe siècle Aurélien en avait décidé ainsi, et les adorateurs du dieu iranien Mithra. Plus le christianisme se développait, plus il avait la force de s'imposer par rapport aux autres cultes, et c'est ainsi qu'en 326 le pape Jules 1er décida qu'on célébrerait, à Rome, la naissance du Christ le 25 décembre. En ce temps, le pape ou évêque de Rome n'avait aucun pouvoir sur la chrétienté, mais la coutume romaine servit de modèle, et s'étendit peu à peu. Le choix du 25 décembre ne constitue donc pas un événement historique, mais relève de la programmation ecclésiale. Est-ce à dire que nous n'avons aucun indice d'une datation antérieure ? Il faut souligner qu'il existe un contraste étonnant entre la date de la Passion du Christ, dûment indiquée dans les évangiles, et la date de sa naissance, événement sur lequel Matthieu et les évangiles apocryphes insistent longuement, sans néanmoins donner de précisions calendaires. Mais peut-être n'est-ce là qu'une illusion...

    Quel jour Jésus-Christ est-il né ?

    Une chercheuse de Lille, Mme Odile Ricoux, a posé sur ce point de bonnes questions. Lorsque les mages arrivent chez  le roi Hérode, ils demandent "Où est le roi des Juifs qui vient de naître , car nous avons vu son étoile en Orient", et ils l'ont suivie pour venir l'adorer. Le texte insiste : " Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici l'étoile qu'ils avaient vue en Orient marchait devant eux " ; et elle les mène à la maison où est né Jésus, à qui ils offrent alors de l'or, de l'encens, de la myrrhe. La question que pose Mme Ricoux est la suivante : cette étoile brillante qui intéressait les mages n'indiquerait-elle pas la date cherchée ? Pour nous, comme pour tous les chrétiens au-delà des auteurs, des tout premiers textes, ce n'est pas le cas ; mais pour les premiers auteurs, la date pourrait avoir été indiquée  par la mention de cette étoile. Et le seul moment de l'année qui pouvait être désigné ainsi est celui de l'étoile la plus brillante du ciel, Sirius, est visible. Cela se produit à divers moments de l'année, mis la période la plus notable est en juillet, car Sirius , le chien, canis en latin, donne son nom à la canicule. Or, l'encens et la myrrhe sont des plantes précisément récoltées en été, en période caniculaire. Enfin, les mages sont des Iraniens, et la religion iranienne ancienne faisait de l'étoile Sirius un grand dieu, Tistrya, vainqueur du Démon. D'ailleurs, selon Manilius (auteur contemporain de l'empereur Octave Auguste et du Christ), tous les mages guettaient le lever de Sirius - vers les 20 - 25 juin - du sommet du mont Taurus

    Un auteur au moins, Origène, antérieur à la date de fixation de la naissance de Jésus par Rome au 25 décembre, la plaçait en été. D'après une homélie qu'il prononça peu après 250, et qui est connue grâce à saint-Jérôme, la naissance de Jésus devait être fêtée le cinquième jour du mois de Tammouz, lequel se situait sur nos mois de juin et de juillet. On notera que le "grand berger du ciel" cité ci-dessous n'est autre que le dieu Tammouz, et que celui-ci mourait chaque année lors de sa fête et ressuscitait au bout de trois jours ! D'ailleurs, jusqu'à la fin de l'Antiquité, la grotte de la nativité à Bethléem était, selon une lettre de saint Jérôme à saint Paulin de Noles... un lieu de culte de Tammouz !

    Quel jour Jésus-Christ est-il né ?

     La démonstration de Mme Ricoux, qui réunit des indices d'une naissance estivale du Christ, poche du solstice d'été, peut donc nous séduire. Il se produit alors un curieux phénomène : puisque les mages ont levé le nez pour regarder l'étoile, faisons-en autant. On observe d'abord que la grande constellation d'Orion, bien visible en été et en automne, comporte, en son centre, un groupe d'étoiles alignées, le Baudrier, appelées aussi les trois mages. Leur alignement, si on le poursuit vers le sud-ouest, aboutit directement à Sirius. Voici bien "trois mages" qui "regardent" et "suivent" Sirius. Quant à cette constellation d'Orion, elle était appelée par les babyloniens "le grand berger du ciel". Cela rappelle un autre passage évangélique où des bergers entourent le nouveau-né, fils de Dieu. Or, dans le même secteur du ciel, on trouve le Taureau, et non loin les Ânes (actuellement dans la constellation du Cancer), et même, à côté d'eux, l’Étable ou Crèche (Mangeoire) actuel amas stellaire M 44 !

    Tout se passe alors comme si, en regardant le ciel, les auteurs des premiers textes du christianisme avaient trouvé non seulement le moyen de suggérer une date de naissance du Christ, grâce à l'étoile, mais aussi l'inspiration qui leur avait fait placer l'Enfant Jésus dans une mangeoire, pendant que les bergers, l'âne et le bœuf se tenaient à côté de lui. 

    Certes, la recherche qu'on vient de résumer ne permet pas d'atteindre une réalité historique : au contraire, la prise en compte de l'étoile qui suggère une date nous fait découvrir de la mythologie dans le texte évangélique !
    Mais il est, précisément utile d'en étudier les aspects mythiques. Il y a ceux qui, à la lecture des Évangiles, sont patents - les miracles, la Résurrection - et, il y a ceux qui ne se décèlent qu'à l'analyse.  On en voit ici un bel exemple.

                                                                                         Extrait de "Contes & légendes"  


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  • Les ovnis et leurs spectateurs prévilégiés - Le cas M. Cyrus le 29 août 1975 à Noé (Haute-Garonne)

    Il est 22h45, M.R. Cyrus, un ancien gendarme de 48 ans, roule le long de la route départementale 10, près de Noé, non loin de l'intersection avec la route nationale 125. La circulation est calme dans cette région rurale du sud-ouest de la France. Une lune brillante éclaire le ciel. Il fait très beau. Soudain, dans un champ situé sur sa droite, M. Cyrus aperçoit une étrange machine couleur d'aluminium. Au comble de l'étonnement, il voit des lumières s'allumer sous le ventre de la machine qui se met alors à planer dans sa direction.

    M. Cyrus freine de toutes ses forces. Au même moment, l'engin se retourne brusquement, le "ventre" face au capot de la voiture et les lumières redoublent d'intensité. Aveuglé, M. Cyrus lâche le volant. La voiture fait une embardée et termine sa course dans le fossé. Pendant ce temps, l'ovni s'élève rapidement dans le ciel et plane pendant quelques secondes au-dessus de la voiture. Puis il disparaît sans faire le moindre bruit.

    Environ une minute plus tard, un homme gare son véhicule sur le bas-côté de la route et se dirige vers le lieu de l'accident. "J'ai cru que votre voiture explosait", dit-il en ouvrant la porte. 

    M. Cyrus est en état de choc. D'une main tremblante, il se tâte le visage et le corps "pour voir s'il est bien vivant". Pendant ce temps, haut dans le ciel, la lumière de l'ovni a pris une teinte rouge et varie d'intensité. Ce spectacle dure une bonne quinzaine de minutes. Un rayon compact émane de l'engin, entourant la voiture d'un halo lumineux dans l’obscurité avoisinante. 

    Pourquoi M. Cyrus refusa-t-il de se rendre immédiatement à la gendarmerie, comme lui conseillaient tous ceux qui, assez nombreux maintenant, s'étaient arrêtés pour voir ce qui se passait ? Incapable d'expliquer la raison de ce refus, il s'étonna lui-même plus tard d'avoir déclaré : "Vous me connaissez tous. J'irai à la gendarmerie demain. Laissez-moi rentrer maintenant." Sa femme témoigna de l'état de choc dans lequel il se trouvait lorsqu'il arriva chez lui. 

    Pendant l'enquête, M. Cyrus précisa qu'il ne s'était pas vraiment senti "paralysé" par la présence de l'ovni, mais qu'il avait la gorge si serrée qu'il était totalement incapable de dire un mot. Et ce jusqu'à l'arrivée du premier automobiliste.

    Notons d'autres effets physiologiques. Dans les jours qui suivirent l'incident, le témoin fut pris d'irrésistibles envies de dormir qui le prenaient n'importe où, même au volant. Il souffrit aussi de troubles oculaires pendant quelque temps. En se réveillant le matin, il voyait des sortes de points noirs.

    Curieusement, la carrosserie de la voiture ne garda aucune trace de la rencontre. A noter, d'autre part, l'absence de toute défaillance mécanique. Contrairement à ce qui se produit souvent, l'ovni ne fit pas caler le moteur et les phares continuèrent à fonctionner normalement.

    Malgré les recherches effectuées sur les lieux, on ne trouva aucune trace de l'atterrissage de l'ovni. Des photos prises d'avion ne révélèrent rien de spécial non plus. Les enquêteurs jouèrent aussi de malchance avec les autres témoins. L'automobiliste qui vint secourir M. Cyrus tout de suite après l'apparition refusa de faire une déclaration écrite et de donner son nom. Quant aux deux autres témoignages, ils sont beaucoup trop vagues. L'un mentionne des lumières dans le ciel, l'autre quelque chose de lumineux dans un pré près de la route.

    Au cours de l'enquête qu'ils menèrent pour l'organisation française de recherches pour les ovnis "Lumières dans la nuit", M. Cattiau et ses collègues découvrirent que M. Cyrus avait déjà été témoin de trois autres apparitions. La première expérience remontait à 1957 . Il se trouvait alors à Quillan, dans l'Aude, pour les vendanges. Un soir, vers 20h30, il vit deux objets allongés planer au-dessus des vignes à environ 200 mètres de lui. Il appela immédiatement les autres vendangeurs, qui étaient partis dîner. Lorsqu'ils survinrent, les objets s'en allèrent sans faire de bruit.

    C'est en automne 1974 que M. Cyrus fit sa seconde rencontre. Il était près de minuit. Il roulait avec sa femme en direction de Muret lorsqu'ils aperçurent sur leur gauche les lumières clignotantes d'un étrange objet. Ces lumières se transformaient soudain en une gigantesque sphère orange qui éclaira tous les alentours et se mit à suivre la voiture. Lorsque les témoins arrivèrent au village d'Ox, à 8 km de là, l'église leur parut toute petite à côté de la sphère. En passant près d'un transformateur, il leur sembla entendre un bruit d'explosion. Se renseignant le lendemain, ils apprirent qu'en effet l'installation était tombée en panne la nuit précédente sans raison apparente.

    Sujet particulièrement réceptif, peut-être même médium ou voyant, M. Cyrus semble avoir été "préparé" pour la rencontre du 29 août. Il serait intéressant de savoir pourquoi... 

     


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