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    David Lang disparut le 23 septembre 1880 en présence de cinq témoins. Du moins c'est ce que l'on raconte. Cette histoire célèbre a été reprise maintes et maintes fois. Pourtant, on serait bien en peine de fournir des preuves de son authenticité.

    David Lang était un fermier du Tennessee. Il se promenait un jour dans la prairie qui s'étendait devant sa ferme, située sur l'ancienne "route du coton", lorsqu'une vieille "buggy" entra dans le chemin qui menait à l'habitation. A l'intérieur se trouvaient le juge August Pack, un ami de la famille et son beau-frère, un certain Wade, d'Akrom, dans l'Ohio. Lang leur fit signe de la main et, soudain... disparut ! Mrs Lang, les deux enfants Lang, le juge Peck et son beau-frère, tous avaient assisté à la disparition de David Lang.

    L'histoire ne s'arrête pas là. Un an plus tard, les enfants Lang, Sarah et George remarquèrent un cercle d'herbe jaunie à l'endroit où leur père avait disparu. Emue, sans doute, Sarah prononça son nom. A son grand étonnement, une voix lointaine lui répondit. C'était celle de son père. Il appela pendant des jours et des jours, de poignants appels au secours auxquels on ne pouvait répondre. Puis, tout redevint silencieux.  

        Plus tard, Sarah s'intéressa au spiritisme. Dans un article intitulé How lost was my father ? ("Mon père était-il vraiment perdu ?", qui parut en 1953 dans le magazine Fate, on apprit qu'elle dépensa des milliers de dollars en séances spirites. Sans grand résultat. Elle résolut alors de cultiver ses propres facultés en utilisant la planchette oui-ja que lui avait donnée un ami. 

    Un jour d'avril 1929, elle reçut enfin le message suivant : "Ensemble maintenant pour l'éternité... après tant d'années de séparation. Que Dieu te bénisse." Sarah compara l'écriture du message avec quelques phrases que son père avaient écrite sur une feuille volante, dans un de ses livres d'enfant. Les deux écritures concordaient . tranquillisée, elle savait maintenant que son père et sa mère étaient réunis dans l'au-delà. L'auteur de cet article est un certain Stuart Palmer qui affirme s'appuyer sur le témoignage de Sarah Lang elle-même.

    L'histoire de David Lang contient trois éléments essentiels que nous allons étudier successivement. Palmer envoya son article, accompagné d'une lettre, à Curtis Fuller, le rédacteur en chef de Fate. Par un heureux hasard, cette lettre se trouve toujours dans les archives du magazine. Palmer y explique que l'histoire de David Lang reprend un article qu'il avait écrit précédemment pour Ghost, un petit magazine qui paraissait en 1936 et 1937. Pour prouver leur bonne foi, Sarah Lang et Stuart Palmer ont pris soin de faire une déposition sous serment et de la signer en présence d'un notaire. Il conclut l'article de Fate de la façon suivante :

      "Un étudiant de Clark Sellers, éminant spécialiste en écriture affirme que l'écriture qui se trouvait dans le livre d'enfant de Miss Lang et celle de la planchette oui-ja sont de la même main."

    A remarquer que ni l'expert ni Palmer n'affirment que l'écriture était celle du père de Sarah.

    Un certain Robert Schadewald soumit des reproductions de l'écriture de David Lang, les phrases de la planchette et les signatures de la déposition à Ann B. Hootenn membre de la prestigieuse American Society of Document Examiners (Société américaine pour l'examen des documents). La réponse de Miss Hooten, un document de cinq pages, établit que les trois écritures... émanent d'un seul et même individu ! Par une étrange coïncidence, donc, l'écritur de David et celle de Sarah Lang ressemblent à s'y méprendre à celle de Stuart Palmer. Bizarre !

    Hershel G. Payne, un bibliothécaire de Nashville, s'intéressa un jour à ce mystère local et décida de mener une enquête approfondie. Il consultât les recensements de la population pour 1830 et 1880. Les noms de Lang et de Peck ne figuraient nulle part. Même constatation en ce qui concerne les divers documents, récits et journaux sur l'histoire locale de l'époque. Sans se décourager, il entra en contact avec des journalistes, des bibliothécaires ou tout autre personne  capable de l'aider dans ses recherches. Il obtint à chaque fois la même réponse : nous ne possédons aucun document écrit ni aucune photo sur les dénommés Lang ou Peck. Rien non plus sur une éventuelle ferme Lang. En dernier ressort, Hershel Payne décida de faire un petit pèlerinage sur les lieux. Il retrouva bien "l'ancienne route du coton, mais aucune trace de la ferme Lang.

    Beaucoup d'écrivains ont rapporter  cette histoire, se référant à... quelqu'un d'autre qui l'avait écrite avant eux ! Une des sources les plus communément citées depuis 1960 est le livre de Frank Edwards Sranger than Science (Par-delà la science). Edwards lui-même ne précise pas d'où il tire ses sources. Sans doute se référa-t-il aux articles parus ans Fate : soit l'article de Nandor Fodor paru en décembre 1956, soit l'article de Stuart Palmer paru en juillet 1953. Rappelons que Palmer ne faisait que réécrire un latin, Tennessee, en 1889, à cause d'une tempête de neige, il aurait composé cette histoire pour passer le temps et pour gagner quelques dollars supplémentaires. Mais comment lui vint cette idée ?

    Hershel Payne a retrouvé trace d'un concours intéressant qui se serait tenu vers la fin des années 1880 : le concours du plus grand mensonge ! Le vainqueur en aurait été Mulhatten avec son histoire de David Lang. Toutefois, Jay Robert Nash, dans son livre Among the missing, affirme que l'histoire Lang s'inspire d'un fait réel : en juillet 1854, un certain Orion Williamson aurait disparu de sa ferme, à Selma, en Alabama, dans des circonstances mystérieuses. Nous revoilà donc revenu au point zéro : Orion Williamson a-t-il vraiment disparu ?

    Cette enquête sur le cas Lang est intéressante à plus d'un titre. Nous assistons véritablement à la naissance d'un mythe à son développement . Nous voyons comment, à un certain moment, il s'intègre si bien dans la réalité que plus personne ne songe à le remettre en question. Certains aussi préfèrent tout simplement rester aveugles. C'est la cas de Michael Harrison dans Vanishngs (1981). D'autres encore prétendent que l'authenticité de ces récits extraordinaires importe finalement peu. "L'objectif essentiel, disent-ils n'est-il pas de divertir les lecteurs ?" Peut-être. Il reste que beaucoup d'éducateurs et de parents s'inquiètent de l'influence que de tel récits - avec le mépris total de toute vraisemblance - peuvent avoir sur les enfants.

    James Raymond Wolfe enseigne dans la section de recherche sur les phénomènes paranormaux à l'université Clark de Worcester. Il est l'auteur de l'un des récits de "L'Enigme du Triangle de Bermudes", collections d'anecdotes sur le célèbre triangle réunies par Charles Ebon. Au sujet du Star Tiger, un avion qui disparu en vol entre les Açores et les Bermudes, James Raymond Wolfe donne les information suivantes : 

    "A 23h30, le capitaine David Colby, le pilote de l'avion, envoya un message radio à Hamilton aux Bermudes."

    Force nous est de constater que rien de tout cela n'est vrai. Le pilote s'appelait en fait Brian MacMillan. Colby était son second. C'est Robert Tuck qui envoya tous les messages radio. Non pas à la tour de contrôle mais à la station V.R.T. D'autre part, aucun message ne fut envoyé à 23h30 

           Il est quand même regrettable de trouver des erreurs de cette taille dans un ouvrage qui se veut sérieux. Cela retarde d'autant plus l'étude objective et approfondie des phénomènes paranormaux. Notamment celle des disparitions mystérieuses. Car elles existent. Mais pour arriver à les expliquer, il faut d'abord écarter toutes les histoires trop extraordinaires, celles de David Lang, des Benjamin Bathurst et des Oliviers Larch, qui fond la part trop belle à l'imagination, et retenir seulement les cas dignes d'analyse. Peut-être trouvera-t-on alors la clé de l'énigme. 

    Extrait de "Inexpliqué" 1981

     

     


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    L'humanité a toujours été obsédée par des prédictions selon lesquelles le monde touchait à sa fin. De sources aussi diverses que prémonitions instinctives de désastres proches causés par des comètes ou des éclipses, jusqu'aux plus complexes des interprétations linguistiques de la prophétie biblique aussi bien que l'analyse mathématique de l'orientation géographique des couloirs de la Grande Pyramide, beaucoup de temps, d'efforts et d'émotion ont été consacré à ce sujet

    Avant 1945, il était possible de concevoir la fin du monde simplement comme le résultat d'une catastrophe naturelle d'ordre cataclysmique, ou comme l'intervention directe de Dieu. Maintenant, nous avons de quoi nous annihiler nous même, et la prophétie biblique, aussi bien que les prophéties dérivées des diverses apparitions de la Vierge Marie ont été adaptée à ces données nouvelles. D'une étrange manière, l'Homme, le Christ et l'Antéchrist sont supposé devoir coopérer pour nous offrir le meilleur et le pire du futur : la Tribulation et le Millénium. 

    Il et vraiment trop facile de parler seulement de "fin du monde" comme si nous devions tous disparaitre d'un seul coup de balai, triés en on et mauvais et dirigés selon ce critère vers le Paradis ou l'Enfer. On prétend que, pour la plupart d'entre-nous, un minimum de sept terribles années nous attend ;c'est du moins ce que prétendent la plupart des écrivains et interprètes prophétiques des deux côtés de l'Atlantique. Voyons donc ce qui nous est réservé pendant ces sept ans, et si, par hasard nous devons y survivre.   

    Les prophètes admettent généralement qu'un considérable partie de l'humanité - sans doute un minimum de 144 000 personnes - aura à subir nombre de calamités. On prétend qu'elles disparaitront soudain, sans avertissement, de la surface de la Terre. 

    Cet événement connu sous le nom de "Ravissement" - ce qui signifiait originellement : acte de transporter soit en esprit soit en chair et en os -, est prédit dans un grand nombre de passage particuliers de la Bible : le plus important est dans l'Epître aux Thessaloniens IV, 15 à 17 :

    "Car je vous le dit au nom du Seigneur, nous qui sommes éveillés et attendons la venue du Seigneur, nous ne pouvons pas prévenir ceux qui dorment. Car le Seigneur lui-même descendra du Ciel avec un cri, avec la voix de l'archange, et avec la trompe de Dieu : et la mort en le Christ arrivera d'abord. Ensuite nous qui sommes éveillés et attendant seront transportés avec eux dans les nuages, pour rejoindre le Seigneur dans le Ciel : et ainsi nous seront toujours avec le Seigneur." 

    Dans l'Epitre aux Corinthiens , XV, 50 à 53, est noté le même processus :

    "Maintenant je vous dis, mes frères, que la chair et le sang ne gagneront pas la royaume de Dieu. Ni la corruption n'engendrera l'incorruption. Tenez, je vous montrerai un mystère ; nous ne mourrons pas, mais nous seront changé, en un moment, en un clin d'œil, au dernier coup de trompe : car la trompette sonnera, et les morts se lèveront, incorruptible, et nous seront changé. Car le corruptible se transformera en incorruptible et le mortel en immortel."

    Il y eut, bien sur, des interprétations sans nombre de ces mots, et elle continuent. Des récits de fictions abondent : avions perdant subitement leurs pilotes ; foules entassées dans des voitures qui se retrouvent brusquement vides ; maris stupéfaits par la disparition de leurs femmes. Aucun ne précise quand le Ravissement doit arriver, si ce doit être pendant la Tribulation ; mais on s'accorde généralement pour dire qu'il se produira avant.   

    Le problème est de savoir si les bébés et les jeunes enfants, compte tenu de leur innocence totale, seront entrainé dans le cataclysme. Mais le principe de base est simple : les membres de la "véritable Eglise", les chrétiens absolus, seront instantanément transformés, sur le plan physique et humain, en une forme sous laquelle ils pourront gagner le ciel et s'établir quelque part dans l'atmosphère. C'est le genre de propos qui rend insignifiants le plupart des événements paranormaux prévus. 

    Les commentateurs essayent maintenant d'éviter les dates spécifiques par peur de se tromper. Mais, pour beaucoup, le Ravissement est vraiment l'événement annonçant le "commencement de la fin". A partir de ce moment, il semble qu'il y ait un compte à rebours rigoureux et une inévitable succession d'événements terrifiants, bien que les opinions diffèrent quant à leur ordre précis d'apparition. Nous avons déjà vu qu'un chef de pouvoir immense est attendu, issu de l'union de dix royaumes. Vers l'époque où le Ravissement aura lieu, il sera bien près de dominer le monde, lequel se trouvera dans une condition épouvantable.

    Un livret de bande dessinée : La Dernière Génération, reprend avec un sérieux imperturbable des prédictions de ce genre : la peine capitale sera infligée à ceux qui croient que le Christ est mort pour racheter les péchés de l'humanité ; on ne s'éclairera plus qu'à la bougie par suite d'une pénurie d'électricité ; pour cause de pollution l'eau coutera environ 40 francs le verre. D'autres préfèrent voir ces conditions arriver après le Ravissement, car les vrais croyants en seront préservés. L'Holocauste mondiale à venir, publié par la Croisade de la renaissance de Maranatha, active en Extrême-Orient, a mis en valeur une citation d'Isaïe, IX, 19,20, extrêmement inquiétante et qui n'est pas souvent citée dans les sermons : 

    "Par la colère du Dieu des Armées, la Terre sera assombrie, et les gens seront comme le combustible du feu : nul homme ne pourra épargner son frère. Et il agrippera sa main droite, et il aura faim. Et il la mangera de la main gauche, et il ne sera pas rassasié. Et chaque homme mangera la chair de son propre bras.

    La plupart des interprétations concernant les sept ans de Tribulation dérivent du livre le plus obscure de la Bible : l'Apocalypse selon Saint Jean. Nous ne pourrons en donner que l'interprétation la plus populaire. 

    Si le temps des "signes", semblait mauvais, celui de la Tribulation sera bien pire, nous dit-on. Bien que la liste des événements diffère peu suivant les interprétations, l'ordre de leur venue est variable. Cependant il y a deux thèmes principaux. Le premier thème est une accumulation effrayante de souffrances individuelles causées par la guerre, les épidémies, la famine et autres. Elles sont décidées par Dieu à cause de la condition spirituelle de l'homme, mais sont souvent apportée par l'homme lui-même dans la haine et la cupidité. Le second thème est un totalitarisme religieux, politique, militaire et philosophique, d'inspiration satanique, dirigé par l'Antéchrist, avec ses racines dans les "signes" d'internationalisme économique. 

       Le docteur E.L.M. Packer, évangéliste anglais d'un certain renon, expose un résumé des développement politiques. 

    " L'homme tente de résoudre ses problèmes économiques dans l'industrie par des amalgames même internationaux. De même, dans un effort pour répondre aux questions politiques, nous avons le Marché commun. On suggère que cette communauté réclame en fin de compte un chef suprême avec des pouvoirs dictatoriaux. Dans la Bible, le voile est suffisamment levé pour nous donner un aperçu de cet homme à la tête d'une fédération de nations. On l'appelle l'Homme du péché, le Fils de la perdition et la Bête. Il sera le Suprême, au dessus de dix "rois" et de "dix royaumes". Tout d'abord, il aidera la femme vêtue de pourpre et d'écarlate, qui représente le monde religieux, et ensuite il la détruira. En son honneur, il demandera que les honneurs divins lui soient rendus et que son image soit placé dans le temple de Dieu et partout dans le monde. Son collaborateur sera le Faux prophète (une autre "bête"). Le commerce sera réduit à celui qui portera le signe d'identification de la Bête. Son attitude envers les juifs sera tout d'abord de passer un traité avec eux pour "sept" ans, ce qui couvrira la période de la Tribulation, mais à la moitié de cette période, il rompra le traité et fondra sur les juifs avec une persécutons accrues...

    Il est important de développer un peu plus deux de ces points. Une opinion commune est que l'Antéchrist, ou la Bête, se révèlera en tant que chef d'état d'importance mondiale après l'échec d'une attaque russe sur Israël, attaque souvent envisagée comme lancée conjointement par les Russes et les Arabes, mais que l'on prévoit dans tous les cas, selon Ezéchiel, XXXIX, 4, comme n'ayant qu'une seule issue possible : 

    "Tu descendras sur les montagnes d'Israël, toi et toutes les troupes, et le peuple qui est avec toi : je t'abandonnerai à tous les oiseaux, rapaces, et aux bêtes des champs pour être dévorer.

    En d'autres mots : Dieu se chargera de la destruction des envahisseurs. Mais pour quelque incompréhensible raison, Dieu permettra à l'Antéchrist de se manifester. Dans l'Apocalypse, XIII, 4, il est dit :

    "Et ils adorèrent la Bête, disant : Qui est semblable à la bête ? Qui est capable de lutter contre lui ?"

    La guerre qui établit sa puissance est souvent décrite comme étant la Troisième Guerre mondiale, mais on prédit souvent qu'il y en aura au moins deux de plus.  

    Le traité avec les Juifs permettra soi-disant la reconstruction prophétisée du Temple de Jérusalem et la destruction de la Mosquée d'Omar (Le temple du Rocher). La littérature de fin du monde n'est pas plus tendre avec les islamiques qu'avec les catholiques. Une prospérité temporaire s'ensuivra pour permettre à la Bête d'assurer sa position de maître du monde, inaugurant cette sorte d'œcuménisme religieux universel que le mouvement évangélique semble préfigurer. 

      Ensuite, quelques part vers le milieu de ces sept ans, la Bête inventera la "marque de la Bête", que l'on explique de nos jours par une sorte de code informatique appliqué au laser sur tout être de part le monde pouvant faire du commerce  : sans cette marque, personne n'aura le droit d'acheter ou de vendre nourriture, boisson ou quoi que ce soit d'autre. Ceci ajouté à la prise du Temple de Jérusalem et au massacre des non-adorateurs de l'image de la Bête, est considéré comme étant le dernier achèvement de l'apostasie humaine. Les Juifs survivants se cacheront tandis que les conditions physiques de l'humanité iront se détériorant peu à peu jusqu'à ce que l'Antéchrist décide de les détruire. Alors, dans la vallée de Megiddo ( connue comme Armageddon), en Israël, la bataille finale aura lieu entre les chrétiens qui ses seront convertis depuis le Ravissement et les années de la Bête. Au cours d'une lutte épouvantable, le Christ reviendra - non par les air, mais sur Terre - pour défaire à plate couture les "rois de la Terre" et établir le Millénium terrestre, une période de paix pour mille ans, à la fin de laquelle ceux qui n'auront pas été sauvés auparavant seront jugés par le Seigneur.

    L'aspect des souffrances humaines a été volontairement laissé de côté jusqu'au bout, parc qu'il est le plus important. Si l'une ou la totalité des horreurs affligeant le monde survenait, uniquement parce qu'un dieu a décidé qu'elle aurait lieu, cela serait mauvais pour l'image du Dieu d'amour que se fait tout un chacun. 

    Les souffrances promises par les prophètes sont presque inimaginables, et comme on peut si attendre elles dérivent presque toutes de l'Apocalypse. Les fléaux dus à la colère divine comprendront l'amertume soudaine du tiers des eaux de la Terre, le changement en sang du tiers des eaux de la mer, la mort d'un tiers des créatures marines et des poissons, une invasion des sauterelles pendant cinq mois, combinée avec une canicule terrible, une pénurie d'eau durant trois ans et demi, la mort de plus de la moitié de la population mondiale et trois guerres nucléaires ! Le tableau n'est que tristesse et noirceur, sans espoir avant la fin de ces sept ans. Mais où est donc passé l'idée de la miséricorde divine ?

    Aux Etats-Unis, le Mouvement survivaliste croît avec une rapidité effrayante, cependant que les chrétiens apparemment normaux se groupent en communautés paramilitaires pro-blanches, attendant la guerre nucléaire, la Tribulation ou le soulèvement de la population noire. A l'inverse des convaincus d'Apocalypse, il est difficile de savoir ce qu'ils craignent le plus, mais ils semblent croire que les armes suffiront à éliminer tous leur problèmes. Leur attitude est à la base d'un marché florissant de livre et de matériel. 

    Les prédictions et les prophéties existent. Par une évidence puisée dans le champ du paranormal, toutes deux sont possibles, valides, et même fréquentes. Mais les prophéties, prédictions et interprétations courant sur la fin des temps et les mouvements évangéliques ne dérivent pas de la même optique ; bassement subjectives et dogmatiques, elles ne résistent pas à la moindre investigation scientifique. Ces croyances semblent être une forme d'hallucination collectives exploitant la peur et l'insécurité qui sont de mise dans nos temps difficiles, mais si elles comportent des similitudes avec les croyances dérivant d'une expérience paranormale supposée, les non-croyants  comme beaucoup de chrétiens conflueront que, bien qu'on prétendent les faire dériver de la Bible, elles ne méritent pas plus d'intérêt que celles de Nostradamus ou d'Edgar Cayce.       

                                                    Extrait de "Inexpliqué" 1981

        

     


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    Un nouveau site est dorénavant à votre disposition "L'Antre de la curiosité" dans lequel vous pourrez suivre toutes les publications de ce blog ainsi que de nombreuse autres à venir. Il vous suffira d'aller dans "Errance mystérieuse" pour tout ce qui concerne le mystère. Pour les amateurs de littératures, je vous propose "Errance littéraire" avec déjà plusieurs centaines de critiques. Je n'oublie pas les amateurs de musique avec "Errance musical" actuellement en préparation. Comme je suis curieux de tout, je vous livre également mes coups de cœur dans "Vagabondage". N'hésitez pas a vous y abonné et d'en parler autour de vous. Une nouvelle aventure commence. Je vous y attend avec impatience 


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    Mammouth Parc

    Relevant jadis du mythe, la biotechnologie génomique offre dorénavant la possibilité de "ramener à la vie" des espèces disparues depuis fort longtemps (ou pour être exacte, de concevoir des individus aux traits et fonctions écologique similaire) . Que ce soit bien ou mal, c'est un autre sujet, le mammouth laineux est l'un des principaux candidats sur la liste en raison de la préexistence d'un parent proche : l'éléphant d'Asie. Supervisé par le chimiste généticien et ingénieur en biologie moléculaire George McDonald Church, le très sérieux projet "Mammouth Renaissance" affiche l'ambition de faire de ce "rêve" une réalité. De quelle manière ? 

    " Après plusieurs années de recherche, analyse le journaliste scientifique Sébastien Compagnon, l'équipe dit avoir ressuscité 44 gènes de mammouth grâce à une technologie génétique révolutionnaire baptisée CRISPR/Cas9. Son laboratoire affirme être en mesure d'extraire et remplacer certaines parties du génome d'un éléphant d'Asie par des fragments d'ADN issus de mammouths conservés quasi intacts dans la glace de Sibérie. Le fruit de cette manipulation, qui n'est pas vraiment un clonage, pourrait donner naissance à un "mammouth éléphant" doté de petites oreilles, d'une couche de graisse sous l'épiderme, d'un système sanguin adapté au froid et de long poils. Autre caractéristique mise en avant : l'hybride serait dépourvu de longues défenses pour éviter d'être la cible des trafiquants d'ivoire."

    Mammouth Parc

    Actuellement, les scientifiques du Mammouth Renaissance travaille sur la création d'un utérus artificiel pour que s'y développe les embryons (l'éléphant d'Asie est une espèce protégée). Parfait. Mais il demeure nécessaire de poser  la question "qui fâche" : pourquoi devrions-nous à tout prix "recréer" des mammouths alors qu'il suffirait de prendre soin de leur cousins qui prospèrent aujourd'hui dans la nature ? Pour faire court, quel serait l'intérêt d'une telle démarche ? Les chercheurs du projet ont la réponse : apporter des "corrections", aux pachydermes , ce qui aura pour effet d'élargir leur aire de répartition. En un sens, il s'agirait d'une approche haute technologie de la conservation de l'espèce dans sa globalité. George Church de préciser qu'il n'est pas question de ramener à la vie une espèce éteinte "pour le fun", mais plutôt l'ensemble d'un écosystème qui aurait la capacité salvatrice d'éviter une catastrophe climatique encore bien pire que celle à laquelle nous sommes déjà confrontés. Respect. Vous savez quoi ? Cet "eldorado" existe déjà... Par ici la visite.   

    Le géophysicien spécialisé en écologie arctique et subarctique Sergueï Zimov, l'un des scientifiques russes les plus cités dans le domaine des sciences de la terre, n'y va pas par quatre chemin. Il explique : " Sans écosystème régulateur, la vie sur cette planète ne peut pas être durable. il nous faut donc impérativement protéger la nature. Néanmoins, dans la conscience collective, la nature se résume à une forêt où chantent les oiseaux... C'est une très grave erreur de raisonner ainsi car les pâturages sont beaucoup plus riches et précieux. Ce sont eux qui nous ont fourni les plantes et les animaux qui sont à la base de notre civilisation. Et comme il s'avère difficile - voire totalement dément - de préserver la richesse génétique de ces plantes et animaux dans des congélateurs ou dans des zoos, ces écosystèmes sont indissociables de notre survie. En effet, les pâturages ne craignent pas les incendies ou a pollution chimique, et ils sont capable de s'adapter très rapidement aux changements climatiques.  "

    Mammouth Parc

    Ainsi, en 1996, dans le nord-est de la Sibérie, Zimov a conçu un gigantesque lieu d'étude sur les écosystèmes arctique. le nom de cette réserve naturelle qui s'étend sur plus de 150 km²  ? Pleistocene Park. Il fallait oser... Ici, au sein de ce que ce véritable précurseur de "l'écologie appliquée" considère comme  "le plus grand projet de l'histoire de l'humanité", ce n'est pas tant la station de recherche équipée de trois laboratoires scientifiques qui attire l'attention, mais plutôt les vastes et magnifiques plaines herbeuses où paissent bisons, bœufs musqués, v-chevaux sauvages et peut-être, dans un avenir pas trop lointain, des mammouths laineux. " Ce serait bien d'en avoir sauf qu'il ne s'agira certainement pas d'une attraction touristique, prévient Zimov, mais avant tout d'une entreprise de géo-ingénierie pour le moins radicale ". Délire d'un savant fou ? Pas vraiment. Car ses travaux démontrent sans aucune ambiguïté que la toundra et la taïga (forêt de conifères parfois marécageuse des hautes latitudes nordiques) pourraient être reconverties en prairies grâce à l'introduction de brouteurs et ce, même 100 000 ans après leur extinction. Les mammouths de générer un cycle capable de permettre aux graminées de surpasser la flore, convertissant l'écosystème de manière à favoriser sa persistance. 

       Non seulement les prairies arctiques soutiendront une biodiversité et une abondance élevée, mais il est prouvé que les effets du pâturage, du compactage et de l'action générale de ces herbivores donneront lieu à une congélation plus profonde du pergélisol pendant les mos d'hiver. Les graminées l'empêcheront ensuite de fondre au cours de l'été, ce qui réduira de façon drastique la production de gaz à effet de serre. Zimov affirme en outre que les prairies séquestrent le carbone de l'atmosphère bien plus efficacement que d'autres écosystèmes. Conclusion : la dynamique climatique engendrée par le cycle du pâturage est capable d'offrir un outil potentiellement très puissant pour favoriser la résilience face aux changement climatiques d'origine humaine.

    Notre sauveur, le mammouth ? Reste de "dé-extinction" soulève de nombreuses questions éthiques et environnementales. "Il ne suffit pas de créer un être vivant viable pour recréer une espèce et l'intégrer dans un écosystème, prévient Alexandre Robert, chercheur-enseignant au Muséum National d'Histoire Naturelle de Paris. Ces expérimentations présentent des risques en termes de souffrance animale notamment. Ces animaux hybrides ne seront pas forcément capables de s'adapter à leur nouvel environnement. Il suffit de voir les difficultés posées par la réintroduction des loups et des ours en France... Donc imaginez ce qu'il pourrait de passer avec des bêtes de plusieurs tonnes ! " Est-il nécessaire de lui parler des objectifs du Parc ? Alexandre Robert sait-il en outre que les mammouths étaient des êtres beaucoup plus paisibles que l'homme ? Pas sûr...      

       


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    Si l'on fait l'impasse sur la seconde Plaie d'Egypte, au cours de laquelle une " nuée de grenouilles infesta le don du Nil ", des historiens comme Ammien Marcelin, Procope de Césarée ou encore Théophane font déjà état de pluies " étranges ou charbonneuses " et de " ciel en feu " dans leurs écrit antiques. pendant le règne de Charlemagne aussi (entre 768 et 814), un gigantesque bloc de glace de près de 30 m³ serait tombé du ciel. On notera que la plupart des chutes célestes des anciens temps ont leur contrepartie moderne, mais quelques-unes demeurent uniques comme par exemple la pluie de " grosses souris jaunes " de Bergen (Norvège) en 1578, ou celle de lemmings, un an plus tard (puis régulièrement ensuite). La solution de l'énigme réside-t-elle, comme l'a proposé en 1958 le zoologiste britannique Charles S. Elton, dans " une explosion démographique suivie par un rapide déclin " ? Eventuellement. mais pourquoi diable ces animaux seraient-ils tombés... du ciel ?

    Pêle-mêle. Le mercredi précédent Pâques 1666, un champ du domaine de Cranstead au Royaume-Unis, fut trouvé recouvert d'innombrables poissons de la taille d'un doigt. On supposa qu'ils étaient tombés lors d'un violent orage. Il s'agissait de jeunes merlans, un poisson de mer (distante d'une vingtaine de km). Le 5 mai 1786, une assez grande quantité d'oeufs noirs tomba sur Port-au-Prince (Haïti). Arrivés à éclosion dès le lendemain, les créatures qui en sortirent changèrent de peau à plusieurs reprises : elles ressemblaient à des têtards. En 1794, un véritable déluge de crapauds " de la taille d'une châtaigne " s'est abattu sur le village de Lalain (France). 

    " M. Gayet qui n'arrivait pas à croire que ces myriades de reptiles puissent tomber avec la pluie, étendit son mouchoir, tenu aux deux autres coins par un camarade. Ils attrapèrent ainsi un grand nombre de crapauds dont la plupart avaient la partie postérieure allongée. Comme preuve finale de la réalité du phénomène; M. Gayet ajoute qu'ils retrouvèrent une fois dans la tempête passée, des bestioles dans les replis de leurs tricornes. "

    Un objet recouvert d'une sorte de "toile à l'odeur nauséabonde" s'écrasa en émettant un éclat lumineux le 13 août 1819 à Amherst, dans le Massachussetts. L'archéologue Rufus Graves Mather, qui ôta la toile, découvrit une substance pulpeuse couleur chamois. Exposée à l'air, cette substance prit une teinte identique à " du sang veineux. Le 17 juin 1857, un fermier d'Ottawa entendit un sifflement. En levant les yeux, il vit une pluie d'escarbilles se dirigeant vers le sol. les plus grosses étaient presque complètement enterrées. Le fermier remarqua la présence d'un petit nuage noir et dense " suspendu au-dessus des terres ".

    4 septembre 1886. Les employés du New and Courier, un quotidien de Charleston (USA) observent, médusés, une averse de "pierres chaudes" qui tombe à l'extérieur des bureaux depuis une zone du ciel "délimitée". Rebelote en juillet 1921 lorsque des cailloux commencent à tomber par intermittence sur la ville de Chico, en Californie. D'un poids de 400 grammes en moyenne, ils ne peuvent être d'origine météorique étant donné les signes apparents de cémentations. Dans la nuit du 26 septembre 1950, deux officiers de police roulaient dans Philadelphie en voiture de patrouille. Leurs phares éclairent soudain un objet scintillant qui se posait sur un terrain vague. une fois sur place, ils virent un disque de "gelée pourpre tremblotante" de 1,80 mètre de diamètre. Ils eurent l'étrange impression que la chose était vivante... Lorsqu'ils tentèrent de la ramasser, elle se délita comme de la gélatine. Les débris restés collés aux doigts des policiers s'évaporèrent rapidement, ne laissant qu'une écume collante et sans odeur. 

    Novembre 1958, dans l'après-midi. Une pluie fine tomba pendant deux heures et demie sur une zone de deux mètres carrés au domicile de Mme R. Babington, résident d'Alexandria en Louisiane. Le ciel était parfaitement clair et ni la station météo locale ni la base aérienne voisine ne purent fournir la moindre explication sur ce phénomène.

     

    Et alors ? 

       Outre les théories (plus ou moins) rationnelles concernant ces étranges chutes célestes, il y en a d'autres qui font appel à des mécanismes encore plus mystérieux que le phénomène lui-même : le surnaturel, la courbure de l'espace-temps, d'autres dimensions, les extraterrestres etc. Des vaisseaux spatiaux étrangers à notre planète, pour des raisons scientifiques voire "culinaires", viennent-ils recueillir des échantillons terrestres pour ensuite les rendre en partie ? Ou bien, férus d'horticulture et d'élevage, ces visiteurs nous bombarderaient-ils depuis la haute atmosphère de "cadeaux" issus de leur planète ? Pour les partisans du surnaturel, les responsables de tels actes, bienveillants ou non, seraient des dieux, des démons, des esprits et autre poltergeists...

    Quant aux défenseurs de l'hypothèse temporelle/dimensions supplémentaires, ils privilégies l'existence de monde mitoyens, ou parallèles, structurellement identiques au nôtre. Raison pour laquelle nous serions "bombardés" peut-être de façon non intentionnelle, de pierres, poissons et autres blocs de glaces. Maintenant, s'il est vrai que des objets se matérialisent dans notre environnement, l'inverse est sans doute possible. Avez-vous déjà entendu parler des disparitions inexpliquées d'êtres humains ? Effrayant...       

     

     

       


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