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    Chronique martiennes conte l'histoire des premiers colons terriens vers la planète Mars. La très ancienne civilisation, sur le déclin, finit par disparaître devant l'arrivée de plus en plus massive des hommes de la Terre. A cause d'une guerre qui se déclare sur leur planète d'origine, les hommes repartent et abandonnent Mars, excepté une poignée d'entre eux.

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    Loin de la SF habituelle, les nouvelles de Bradbury délaissent les tentatives de réalisme futuristes, d'imagination technologique, d'aventures et de quêtes initiatiques pour se concentrer sur les êtres humains et martiens et sur la poésie d'un monde que l'on observe, le soir, de loin dans le ciel étoilé, et que l'on ne peut s'empêcher de rêver.

    Nous sommes ébloui par l'univers de Ray Bradbury. Par son écriture poétique, qui tend des fils de dentelles entre les civilisations. Par les thèmes abordés, qui vont de la folie à l solitude, en passant par la famille, le racisme, le deuil, le respect... 

    Les Chroniques martiennes sont composées d'un ensemble de nouvelles qui peuvent être indépendantes mais dont l'ensemble forment un tout cohérent et raconte une histoire. A travers toutes ces nouvelles, Bradbury traite de nombreux thèmes qui participent tous à une critique de l'humanité et de sa force de destruction.

    Ray Bradbury est incroyable, il emporte son lecteur dans le flot des mots ; on a l'impression de naviguer sur un océan, c'est fluide, magnifique, dur parfois, drôle aussi, mélancolique, triste, merveilleux...

    Bien des surprises nous attendent dans ce petit livre qui restera longtemps l'un des plus grand chef-d'oeuvre de la science fiction. Un texte magnifique qui n'a pas prit une ride.

     


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  • Un blade runner, c'est un tueur chargé d'exterminer les androïdes qui s'infiltrent sur Terre. Et Rick est le meilleur blade runner de la Côte Ouest. Le lecteur suis les activités du chasseur de prime qui tente de détruire les six dangereux androïdes dans un San Francisco dangereux. Il espère avec l'argent de ses contrats changer son mouton électrique pour réaliser son rêve et s'offrir ainsi un vrai animal alors que ceux-ci ont pratiquement disparu de la surface de la Terre. Mais face à lui, surgit la très belle Rachel. Femme ou Androïde ? L'aime-t-il ? Peut-il l'aimer ?

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    Ecrit en 1968, cette histoire, qui mélange polar et science-fiction, reste indémodable grâce à ses multiples rebondissements, son héros inoubliable, son questionnement existentiel sur l'humanité et son avenir, et, bien sûr, son univers glaçant. Il est le livre idéal pour découvrir Philip K. Dick.

    Sur une Terre désertée au fur et à mesure par les humains pouvant fuir, Rick Deckard va devoir affronter non seulement ses questionnements psychologiques et métaphysiques mais aussi et surtout les quelques androïdes qui cherchent à se cacher parmi les humains restants.

    Philip K Dick pose de nombreuses questions d'ordre philosophique. Quelle est la différence entre un homme et une machine dotée d'intelligence ? Qu'est-ce qui caractérise l'Humanité alors même que les hommes ne cessent de se faire la guerre, de détruire leur environnement et de se montrer individualiste ? L'homme est-il capable de faire preuve d'une réelle empathie envers les êtres vivants ? 

    Au-delà du "simple" roman de science-fiction, Blade Runner est aussi un véritable essai philosophique particulièrement pertinent sur la nature humaine.

    Le roman est court et se lit très vite tant il est bien écrit et passionnant. 

     

     


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    Un richissime industriel norvégien organise un concours pour la conception d'un sous-marin d'exploration. Ie vainqueur aura la coquette somme de cinq millions-or et la main de sa fille Edda, si affinité. De quoi attiser les convoitises. Goël Mordax, un jeune ingénieur français, est l'heureux gagnant du concours.. Tony Fisher, fils d'un milliardaire, classé second et fou de rage de son échec, enlève Edda dont il est amoureux, ainsi que le sous-marin qui vient d'être construit selon les plans et sous la direction de son rival. Une chasse poursuite d'engage alors à travers les mers du globe à la recherche de sa fiancée...

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    Voici un roman qui nous fait revivre un périple à la hauteur de celui du Capitaine Nemo. Il s'agit d'un roman très clairement inspiré de Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne.

    Les personnage du roman sont digne de ceux de notre ami " Jules Verne ". Nous avons l'artiste culinaire marseillais Coquardot, qui est l'un des héros de cette aventure, ainsi que l'éternel gaffeur entomologiste Lepique. Une histoire d'amour bien entendu et qui fini bien et aussi un méchant dont nous ne souhaiterons pas sa fin tragique à notre pire ennemi.

    Tout comme le Nautilius avait sa devise "Mobilis in Mobile" (Mobile dans l'élément mobile), Gustave Le Rouge affublât à son Jules-Verne celle de "Mergitur sed fluctual" faisant référence à la devise des armoiries de la ville de Paris "Fluctuat nec Mergitur" (Il est battu par les flots, mais ne sombre pas)

    Gustave Le Rouge est un auteur prolifique qui a fait l'admiration de Blaise Cendras qui nous en parle avec passion dans
    " L'Homme foudroyé ". L'incroyable érudition de Gustave Le Rouge, qui a émaillé ses romans de notations insolites mais toujours piquantes, donne à ses ouvrages une légèreté et un panache qui les classent hors du lot commun des feuilletons populaire. Dans " L'Homme foudroyé " de Cendras, on comprend la fascination du poète pour ce créateur d'univers insolites et ce chasseur de personnage profondément humains, dans le crime comme l’héroïsme. 

    Comme Jean Ray et quelques rares "Maîtres de l'étrange", Gustave Le Rouge est un touche-à-tout de génie, qui a réussi le Grand Oeuvre de tous les alchimistes de l'écriture : il a fait de sa vie un vrai roman, et de ses romans, l'expression de sa vraie vie. A nous de ne pas laisser un tel trésor s'ensevelir dans la poussière de l'oubli.

     


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    " Comment être certain que mes interlocuteurs étaient bien les représentants de la fraternité galactique à laquelle ils prétendaient appartenir ? "

    C'est ce que se demanda Howard Mengler, ce jour de 1956 où il rencontra tout un groupe de "gens de l'espace". Rencontre d'ailleurs des plus intéressantes : initiation à la musique spatiale, dégustation d'une pomme de terre de l'espace contenant cinq fois plus de protéines que son homologue terrestre, et ainsi de suite ! Mais, plus important encore, il apprit que Vénus, et non la Terre, était sa véritable "patrie". Les êtres qui lui parlaient venaient eux-même de différentes planètes, de Vénus, de Mars, de Jupiter et de Saturne.

    On lui recommande aussi d'être très  vigilant : les extraterrestres n'ont, parait-il, pas de bonnes intentions.

    "Un des hommes, a-t-il raconté, me regarda tristement : "Mon ami, la Terre est le champs de bataille d'Armageddon. Les âmes des hommes sont en jeu. Il n'y a qu'un moyen de se protéger : la prière, les pensées pures et la plus extrême prudence. "

    "Ces recommandations me troublèrent au plus haut point. L'idée que des êtres venus de l'espace pouvaient nous vouloir du mal ne m'avait jamais effleuré.

    "Puis une jeune femme prit la parole : "Il faut que vous sachiez, Howard, qu'il existe sur votre planète un groupe de gens très puissants. Ils font des expériences scientifiques très poussées, notamment en ce qui concerne le cerveau. Certaines personnalités politiques de premier plan sont sous leur coupe. Ce groupe agit contre Dieu. Ils sont les instruments de celui que vous appelez "Satan". Ils exploitent la crédulité des gens pour arriver à leurs fins "... " 

    Pour la première fois, sa voix exprimait une certaine colère. 

    La recrudescence des apparitions d'ovnis pourrait indiquer l'approche d'une crise morale.
    Dans Dieux, démons et ovnis, Eric Norman cite un physicien de Stanford : " Tout indique que les ovnis sont des engins d'origine extra-terrestre pilotés par des êtres intelligents. La fréquence croissante des apparitions annonce le prochain retour du Christ sur terre... "

    Ce qui serait conforme aux Écritures. Toutefois, il est dit que Satan livrera auparavant une terrible bataille. Précision importante : ol ne s'agira nullement d'une guerre symbolique. Le bruit des armes retentira et le sang coulera. Pour le docteur Cliford Wilson, les forces sataniques vont bientôt battre le rappel de leur troupes et la bataille d'Armageddon ne saurait tarder. Il pense qu'en ce moment même les humains sont soumis à des lavages de cerveau pour que, " lorsque le signal retentira, ils se mettent à l'entière disposition de leurs maîtres ". Ces derniers auront pis forme humaines ". Ces derniers auront pris forme humaine, précise-t-il. Pour que les hommes puissent les voir, ces esprits doivent utiliser les atomes de notre monde et prendre le sang des animaux et des hommes. Ce n'est qu'en s'incarnant qu'ils peuvent s'infiltrer parmi nous et mener à bien leur tâche. "

    Jean Robin défend un point de vue plus subtil. Il voit dans les ovnis la dernière manifestation d'une longue suite d'apparitions inexpliquées. Or, il a remarqué que nombre de ces apparitions semblent imiter les idées humaines. Il prend l'exemple du Voilier des nuages, un immense hélicoptère que Jules Verne décrit dans Robur le Conquérant, écrit en 1886.

    Une dizaine d'année après la parution de ce roman, on enregistra en Amérique une vague d'apparition d'objets non identifiés qui ressemblaient fortement à des hélicoptères. Or à cette époque, ce genre de locomotion n'était encore qu'au stade expérimental, et en France seulement.

    " La grande parodie " est le sous-titre du livre de Robin. Il fait remarquer que tous les objets non identifiés ont précédé de quelques années un progrès technologique. Sa théorie relève du raisonnement que l'on assiste à la projection d'un système de fausse croyances par-delà les croyances existantes.

    Quel est le but recherché ? Certaines personnes y voient le signe annonciateur de la fin de notre temps et de la venue d'un nouveau Messie.Robin est loin d'être aussi optimiste : " Préparons-nous à des temps troublés, la vie sera bien difficile lorsque régneront des robots et des golems animés artificiellement de l'esprit satanique... Nul  ne peut dire à quoi ressemblera l'Antéchrist, ni comment il se manifestera. Toutefois, on peut supposer en toute logique qu'il arrivera en soucoupe volante... " 

    On peut ne pas être d'accord avec Jean Robin. Mais un fait est certain : trop d'apparitions d'ovnis sentent la mise en scène ; trop de rencontres sonnent faux ; trop de messages sont sans queue ni tête et il y a trop de pseudo-examens médicaux. Comme le fait remarquer John Keel : " Ce ne sont pas les témoins qui mentent, mais ceux qui les contactent. Ils mentent délibérément pour cacher leurs véritables objectifs.

    Les extra-terrestres chercheraient ainsi à nous nuire. Cela ne fait aucun doute d'après lui. C'est en ce sens qu'il conseille aux parents de tenir leurs enfants à l'écart. Il n'est pas le seul de cet avis.

    Ivar Mackay, ancien président de BUFORA, le plus important groupe britannique de recherches sur les ovnis, déclare : " Une forme inconnue d'intelligence ou d'énergie s'apprête à envahir nos esprits. " Ivar Mackay pense qu'il faudrait absolument plusieurs années d'étude des sciences occultes avant de s'attaquer au problème des ovnis. Robert Stanway, un autre président de BUFORA, déclarait en novembre 1976 qu'il était rrivé à la conclusion que les soucoupes volantes étaient d'origine satanique et que, par conséquent, il préférait ne pas pousser plus avant ses recherches. 

    Eric Inglesby, auteur de UFOs and the Christian (Le Chrétin et les ovnis), admettait : " Les soucoupes volantes et le nazisme sont deux aspects du même problème. " " Les ovnis ne sont pas seulement dangereux, ajoute-t-il, ils constituent un danger mortel. C'est un domaine que tout chrétien devrait laisser de côté. "

    Le Gallois Randall Jones Pugh partage l'inquiétude d'Inglesby. La lettre qu'il fit paraître en 1979 dans le journal de BUFORA ne laisse aucun doute à ce sujet :

    " Force nous est d'admettre la présence potentielle et probable d'entités dont le seul but est de détruire la foi en Notre-Seigneur Jésus-Christ... Ces entités ont pris forme humaine... J'aimerai, avant de conclure, recommander la plus extrême prudence à tous ceux qui s’intéressent au paranormal. Tous ceux qui font des recherches sur les ovnis, même avec les intentions les plus pures, devraient se mettre sous la protection de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Les ovnis sont beaucoup plus dangereux qu'on ne le pense communément. "

    Moins de 18 mois plus tard, Pugh décida d'abandonner ses recherches. Voici comment il expliqua sa décision : " Les ovnis sont dangereux. Ils visent à nous désorienter les esprits humains et à jeter le trouble. Ils cherchent à nous détruire. J'avais un ami qui s’intéressait aux soucoupes volantes d'un point de vue scientifique. Il avait lui-même été témoin d'une apparition. Quatorze mois de recherches suffirent à le convaincre que le phénomène ovni était lié à l'occulte. Il décida alors à brûler ses livres. Lorsqu'il jeta ses ouvrages dans le feu qu'il avait fait dans le jardin, la chaleur fut insupportable. La fumée prit forme humaine, et il vit nettement deux mains se tendre vers lui. très marqué par cette aventure, il me supplia de détruire tout mes documents, en me précisant bien de ne pas les brûler. Je suivis son conseil. Sauf pour une série de diapositives que je jetai étourdiment dans le feu qui brûlait dans la cheminée du salon. J'ai vraiment cru que tout allait exploser ! Il y eu des craquements violents et le feu dégagea une chaleur intense. Je suis persuadé que les diapositives étaient diaboliques... "

    Ce qui arriva en 1954 à John Stuart et à Barbara Turner, tous deux membres d'une équipe de recherche sur les ovnis de Nouvelle-Zélande, peut parfaitement illustrer les propos d'Inglesby et de Pugh. John et Barbara se retrouvaient tous les soirs pour discuter d'ovnis. Sans qu'apparemment le femme de John n'y vit d'inconvénient. Un soir qu'ils discutaient de l'éventuelle origine diabolique des soucoupes volantes, " la douce et pure Barbara " se transforma brusquement en femme fatale. John resta médusé lorsqu'au milieu de la conversation elle lui déclara soudain : " Que je suis contente d'être une femme. J'adore qu'on m'embrasse. J'adore taquiner les hommes. " Puis elle s'approcha de lui et lui murmura d'une voix caressante : " J'ai envie de me mettre nue. Ce serait bien, non ? "

    Danger : extra-terrestre

     

    Pour Stuart, cela ne fit aucun doute : Barbara était momentanément possédée du démon. Quelques jours plus tard, une horrible créature poilue, aux pieds palmés vint interrompre  leur conversation et leur intima l'ordre d'arrêter leurs recherches. Ils ne tinrent pas compte de ces avertissements répétés. Mal leur en prit, car une nuit, treize entités envahirent la chambre de Barbara. Dix de ces créatures firent le guet pendant que les autres violaient la jeune femme, lui laissant d'horrible marques qu'elle montra à Stuart le lendemain matin. Lui-même avait subi les assauts d'une étrange créature dont le corps, à partir de la taille, changeait de sexe. Après cette nuit tragique, Stuart et Barbara abandonnèrent totalement leurs recherches !

    Que penser de tel témoignages ? On peut en sourire. Toutefois, certains chercheurs sérieux, comme Gordon Craighton, admettent l'éventuelle origine diabolique des ovnis : " Le temps nous est compté, déclare t-il. Tout porte à croire qu'avant la fin de ce siècle des cataclysmes dévasteront la planète. Les vagues de violence irrationnelle qui s'élèvent de plus en plus haut sur terre et le déclin des valeurs morales et spirituelles indiquent que certaines " entités ovnis " attisent cette marmite nauséabonde. "

    Une dernière constatation pour se rassurer : il ne tient sans doute qu'à nous de ne pas succomber à l'emprise " diabolique " de ces ovnis... Entre le crépuscule des idoles et le matin des magiciens, le temps est compté !

     


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