• Quel jour Jésus-Christ est-il né ?

     

    La date de naissance du Christ est fixée au 25 décembre Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi - et les Evangiles ont toujours été fort discrets la dessus. Il semble même que la date la plus ancienne ait été celle du solstice d'été. mais cela la rend-il plus "historique" qu'une autre ?

    Les Évangiles ne racontent pas l'enfance du Christ ; au plus, celui attribué à Matthieu s'étale-t-il sur les circonstances de sa naissance. Au tout début des siècles du christianisme, d'autres évangiles que les quatre que nous connaissons circulaient : certains détaillaient la vie de Jésus enfant, mais, pour la naissance elle-même, ils n'allaient guère plus loin que Matthieu - encore est-ce l'un d'eux, conservé, qui a conservé les noms des trois rois mages : Melkon , Balthasar et Gaspar. Cependant aucun de ces écrits ne mentionnent explicitement une date. 

    Au fur et à mesure que des groupes chrétiens se développaient dans l'Empire romain, le désir apparut d'honorer la naissance du Sauveur. Mais, faute de renseignement précis, chacune y allait de sa propre date : ici, la célébration se produisait en janvier, là en avril et ailleurs en décembre.

    A l'époque, deux autres grand cultes célébraient une naissance le 25 décembre (jour de solstice pour les romains) : le culte impériale Sol Invictus, le Soleil invaincu, depuis qu'au IIe siècle Aurélien en avait décidé ainsi, et les adorateurs du dieu iranien Mithra. Plus le christianisme se développait, plus il avait la force de s'imposer par rapport aux autres cultes, et c'est ainsi qu'en 326 le pape Jules 1er décida qu'on célébrerait, à Rome, la naissance du Christ le 25 décembre. En ce temps, le pape ou évêque de Rome n'avait aucun pouvoir sur la chrétienté, mais la coutume romaine servit de modèle, et s'étendit peu à peu. Le choix du 25 décembre ne constitue donc pas un événement historique, mais relève de la programmation ecclésiale. Est-ce à dire que nous n'avons aucun indice d'une datation antérieure ? Il faut souligner qu'il existe un contraste étonnant entre la date de la Passion du Christ, dûment indiquée dans les évangiles, et la date de sa naissance, événement sur lequel Matthieu et les évangiles apocryphes insistent longuement, sans néanmoins donner de précisions calendaires. Mais peut-être n'est-ce là qu'une illusion...

    Quel jour Jésus-Christ est-il né ?

    Une chercheuse de Lille, Mme Odile Ricoux, a posé sur ce point de bonnes questions. Lorsque les mages arrivent chez  le roi Hérode, ils demandent "Où est le roi des Juifs qui vient de naître , car nous avons vu son étoile en Orient", et ils l'ont suivie pour venir l'adorer. Le texte insiste : " Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici l'étoile qu'ils avaient vue en Orient marchait devant eux " ; et elle les mène à la maison où est né Jésus, à qui ils offrent alors de l'or, de l'encens, de la myrrhe. La question que pose Mme Ricoux est la suivante : cette étoile brillante qui intéressait les mages n'indiquerait-elle pas la date cherchée ? Pour nous, comme pour tous les chrétiens au-delà des auteurs, des tout premiers textes, ce n'est pas le cas ; mais pour les premiers auteurs, la date pourrait avoir été indiquée  par la mention de cette étoile. Et le seul moment de l'année qui pouvait être désigné ainsi est celui de l'étoile la plus brillante du ciel, Sirius, est visible. Cela se produit à divers moments de l'année, mis la période la plus notable est en juillet, car Sirius , le chien, canis en latin, donne son nom à la canicule. Or, l'encens et la myrrhe sont des plantes précisément récoltées en été, en période caniculaire. Enfin, les mages sont des Iraniens, et la religion iranienne ancienne faisait de l'étoile Sirius un grand dieu, Tistrya, vainqueur du Démon. D'ailleurs, selon Manilius (auteur contemporain de l'empereur Octave Auguste et du Christ), tous les mages guettaient le lever de Sirius - vers les 20 - 25 juin - du sommet du mont Taurus

    Un auteur au moins, Origène, antérieur à la date de fixation de la naissance de Jésus par Rome au 25 décembre, la plaçait en été. D'après une homélie qu'il prononça peu après 250, et qui est connue grâce à saint-Jérôme, la naissance de Jésus devait être fêtée le cinquième jour du mois de Tammouz, lequel se situait sur nos mois de juin et de juillet. On notera que le "grand berger du ciel" cité ci-dessous n'est autre que le dieu Tammouz, et que celui-ci mourait chaque année lors de sa fête et ressuscitait au bout de trois jours ! D'ailleurs, jusqu'à la fin de l'Antiquité, la grotte de la nativité à Bethléem était, selon une lettre de saint Jérôme à saint Paulin de Noles... un lieu de culte de Tammouz !

    Quel jour Jésus-Christ est-il né ?

     La démonstration de Mme Ricoux, qui réunit des indices d'une naissance estivale du Christ, poche du solstice d'été, peut donc nous séduire. Il se produit alors un curieux phénomène : puisque les mages ont levé le nez pour regarder l'étoile, faisons-en autant. On observe d'abord que la grande constellation d'Orion, bien visible en été et en automne, comporte, en son centre, un groupe d'étoiles alignées, le Baudrier, appelées aussi les trois mages. Leur alignement, si on le poursuit vers le sud-ouest, aboutit directement à Sirius. Voici bien "trois mages" qui "regardent" et "suivent" Sirius. Quant à cette constellation d'Orion, elle était appelée par les babyloniens "le grand berger du ciel". Cela rappelle un autre passage évangélique où des bergers entourent le nouveau-né, fils de Dieu. Or, dans le même secteur du ciel, on trouve le Taureau, et non loin les Ânes (actuellement dans la constellation du Cancer), et même, à côté d'eux, l’Étable ou Crèche (Mangeoire) actuel amas stellaire M 44 !

    Tout se passe alors comme si, en regardant le ciel, les auteurs des premiers textes du christianisme avaient trouvé non seulement le moyen de suggérer une date de naissance du Christ, grâce à l'étoile, mais aussi l'inspiration qui leur avait fait placer l'Enfant Jésus dans une mangeoire, pendant que les bergers, l'âne et le bœuf se tenaient à côté de lui. 

    Certes, la recherche qu'on vient de résumer ne permet pas d'atteindre une réalité historique : au contraire, la prise en compte de l'étoile qui suggère une date nous fait découvrir de la mythologie dans le texte évangélique !
    Mais il est, précisément utile d'en étudier les aspects mythiques. Il y a ceux qui, à la lecture des Évangiles, sont patents - les miracles, la Résurrection - et, il y a ceux qui ne se décèlent qu'à l'analyse.  On en voit ici un bel exemple.

                                                                                         Extrait de "Contes & légendes"  


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  • Les ovnis et leurs spectateurs prévilégiés - Le cas M. Cyrus le 29 août 1975 à Noé (Haute-Garonne)

    Il est 22h45, M.R. Cyrus, un ancien gendarme de 48 ans, roule le long de la route départementale 10, près de Noé, non loin de l'intersection avec la route nationale 125. La circulation est calme dans cette région rurale du sud-ouest de la France. Une lune brillante éclaire le ciel. Il fait très beau. Soudain, dans un champ situé sur sa droite, M. Cyrus aperçoit une étrange machine couleur d'aluminium. Au comble de l'étonnement, il voit des lumières s'allumer sous le ventre de la machine qui se met alors à planer dans sa direction.

    M. Cyrus freine de toutes ses forces. Au même moment, l'engin se retourne brusquement, le "ventre" face au capot de la voiture et les lumières redoublent d'intensité. Aveuglé, M. Cyrus lâche le volant. La voiture fait une embardée et termine sa course dans le fossé. Pendant ce temps, l'ovni s'élève rapidement dans le ciel et plane pendant quelques secondes au-dessus de la voiture. Puis il disparaît sans faire le moindre bruit.

    Environ une minute plus tard, un homme gare son véhicule sur le bas-côté de la route et se dirige vers le lieu de l'accident. "J'ai cru que votre voiture explosait", dit-il en ouvrant la porte. 

    M. Cyrus est en état de choc. D'une main tremblante, il se tâte le visage et le corps "pour voir s'il est bien vivant". Pendant ce temps, haut dans le ciel, la lumière de l'ovni a pris une teinte rouge et varie d'intensité. Ce spectacle dure une bonne quinzaine de minutes. Un rayon compact émane de l'engin, entourant la voiture d'un halo lumineux dans l’obscurité avoisinante. 

    Pourquoi M. Cyrus refusa-t-il de se rendre immédiatement à la gendarmerie, comme lui conseillaient tous ceux qui, assez nombreux maintenant, s'étaient arrêtés pour voir ce qui se passait ? Incapable d'expliquer la raison de ce refus, il s'étonna lui-même plus tard d'avoir déclaré : "Vous me connaissez tous. J'irai à la gendarmerie demain. Laissez-moi rentrer maintenant." Sa femme témoigna de l'état de choc dans lequel il se trouvait lorsqu'il arriva chez lui. 

    Pendant l'enquête, M. Cyrus précisa qu'il ne s'était pas vraiment senti "paralysé" par la présence de l'ovni, mais qu'il avait la gorge si serrée qu'il était totalement incapable de dire un mot. Et ce jusqu'à l'arrivée du premier automobiliste.

    Notons d'autres effets physiologiques. Dans les jours qui suivirent l'incident, le témoin fut pris d'irrésistibles envies de dormir qui le prenaient n'importe où, même au volant. Il souffrit aussi de troubles oculaires pendant quelque temps. En se réveillant le matin, il voyait des sortes de points noirs.

    Curieusement, la carrosserie de la voiture ne garda aucune trace de la rencontre. A noter, d'autre part, l'absence de toute défaillance mécanique. Contrairement à ce qui se produit souvent, l'ovni ne fit pas caler le moteur et les phares continuèrent à fonctionner normalement.

    Malgré les recherches effectuées sur les lieux, on ne trouva aucune trace de l'atterrissage de l'ovni. Des photos prises d'avion ne révélèrent rien de spécial non plus. Les enquêteurs jouèrent aussi de malchance avec les autres témoins. L'automobiliste qui vint secourir M. Cyrus tout de suite après l'apparition refusa de faire une déclaration écrite et de donner son nom. Quant aux deux autres témoignages, ils sont beaucoup trop vagues. L'un mentionne des lumières dans le ciel, l'autre quelque chose de lumineux dans un pré près de la route.

    Au cours de l'enquête qu'ils menèrent pour l'organisation française de recherches pour les ovnis "Lumières dans la nuit", M. Cattiau et ses collègues découvrirent que M. Cyrus avait déjà été témoin de trois autres apparitions. La première expérience remontait à 1957 . Il se trouvait alors à Quillan, dans l'Aude, pour les vendanges. Un soir, vers 20h30, il vit deux objets allongés planer au-dessus des vignes à environ 200 mètres de lui. Il appela immédiatement les autres vendangeurs, qui étaient partis dîner. Lorsqu'ils survinrent, les objets s'en allèrent sans faire de bruit.

    C'est en automne 1974 que M. Cyrus fit sa seconde rencontre. Il était près de minuit. Il roulait avec sa femme en direction de Muret lorsqu'ils aperçurent sur leur gauche les lumières clignotantes d'un étrange objet. Ces lumières se transformaient soudain en une gigantesque sphère orange qui éclaira tous les alentours et se mit à suivre la voiture. Lorsque les témoins arrivèrent au village d'Ox, à 8 km de là, l'église leur parut toute petite à côté de la sphère. En passant près d'un transformateur, il leur sembla entendre un bruit d'explosion. Se renseignant le lendemain, ils apprirent qu'en effet l'installation était tombée en panne la nuit précédente sans raison apparente.

    Sujet particulièrement réceptif, peut-être même médium ou voyant, M. Cyrus semble avoir été "préparé" pour la rencontre du 29 août. Il serait intéressant de savoir pourquoi... 

     


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  • Il n'est pas très facile de s’imaginer comment les hommes de la préhistoire voyaient l'autre vie. D'après leurs rites, tels que nous les suggèrent les vestiges de leurs nécropoles, on peut penser qu'ils concevaient l'après-mort à la manière d'une continuation moins périlleuse de leur existence. On préparait de la nourriture pour le défunt, on lui mettait à boire. Il était inhumé avec ses armes et parures. Sans doute pensait-on qu'il entrait avec sa mort dans une sphère d'existence privilégiée où il devait paraître à son avantage.

    Avec les religions structurées sont apparus les dieux des Morts, les portiers de l'au-delà auxquels il fallait payer le tribut, les passeurs qui assuraient la traversée du fleuve séparant cette vie de l'autre, à condition qu'on le mérite... La notion d'épreuve de l'âme, de jugement au seuil de sa nouvelle existence, de mérite, en définitive, s'est imposée. L'âme était pesée selon les actions terrestres du défunt, afin de déterminer si elle pouvait être admise en un lieu de récompenses posthumes ou précipitées dans les affres de la punition infernale. 

    C'est Thot l'Ibis, scribe des dieux, qui s'en charge sur les représentations égyptiennes. Le terrible Yamatanka, dieu des Morts tibétain, dispose lui aussi d'une gigantesque balance pour mesurer les mérites. De même, la divinité totonaque de l'ancien Mexique, Mictlantecuhtli, dont la caractéristique est le plus souvent d'avaler l'âme enfin d'en connaitre la saveur...

    Avec les religions révélées, toutes ces notions vont s'affiner ou prendre des directions bien précises. On dresse de véritables cartes du Paradis et de l'Enfer, ainsi que de cette région intermédiaire, le Purgatoire des chrétiens, où l'âme attend d'avoir reconquis sa pureté. Les populations asiatiques, avant même que le bouddhisme impose une unification,de la croyance, connaissent les itinéraires complexes de réincarnations successives, avec leurs règles, les seuls à franchir, les difficultés à surmonter...

    Partout, cependant, que l'on épure son karma, que l'on mérite le paradis de Mahomet, le jardin des Délices ou les chœurs angéliques du christianisme... l'âme cherche à déboucher sur la lumière d'une autre vie, si possible meilleure que celle d'ici-bas.

     Cette universalité de la croyance a évidemment quelque chose de troublant. D'autant que dans n’importe lequel de ces systèmes, on prétend que les morts sont revenus pour raconter comment cela se passe. Que des mages, ou des prêtres disent détenir le moyen de communiquer avec cet univers mystérieux et terrible de l'autre monde. Que les âmes des défunts ne sont pas aussi éloignées de celui-ci qu'on pourrait le croire...

    Livres des morts, voyages chamaniques dans les sphères de l'après-vie, mythes divers des paradis et des géhennes sont autant de témoignages de ces contacts sporadiques.

    Les religions révélées ont fait un sort à ce genre de curiosité. Toute tentative de "faire parler les morts" ou d'essayer, par quelques moyen que ce soit, d'entrer en contact avec l'au-delà est irrémédiablement sacrilège et maudite. On ne dit pas que c'est impossible, mais on l'interdit, en assortissant cette défense des pires menaces.

     

    Paradoxalement, c'est chez nous, en occident, que le désir de communiquer d'une manière systématique avec d'éventuels "correspondants de l'au-delà" a été le plus vif. Peut-être parce que  justement le catholicisme était l'une des religions les plus catégoriques sur l'interdiction de le faire...

    Au XIXe siècle, on se persuade que ce genre d'activité ne peut pas toujours être le fait des nécromants ou sorciers noirs, et qu'elle n'est pas attachée d'interdit. Les romantiques "qui parlent aux fantômes" donnent le ton, et les spirites introduisent, si l'on peut dire, une ligne directe entre l'ici-bas et l'au-delà.

    Léon Hyppolyte Rivali, un comptable qui changera son nom en celui d'Allan Kardec, reçoit la première illumination, en France du moins. Un esprit, d'abord, puis plusieurs lui dictent littéralement le nouveau message : "Non ! les morts ne sombrent pas dans le néant ! Ils vivent dans d'autres sphères de réalité selon leurs mérites sur la Terre et ils brûlent d'envie d'entrer en contact avec ceux qui sont restés de ce côté-ci de la Porte... "

    Le Livre des médiums et Le Livre des esprits véhiculent la nouvelles doctrines, qui se répand comme une traînée de poudre. Partout, les guéridons, les tablettes de oui-ja et autre supports de communication entre en action. Chacun veut retrouver ceux qu'il a aimé et perdus, dialoguer par l'intermédiaire des célèbres raps, avec les plus grands esprits que la Terre ait portés. Dans l'au-delà, ils s’avéreront d'ailleurs beaucoup plus abordables que de leur vivant...

    Il est évident que la science ne pouvait prendre ce genre de témoignages en considération. De Napoléon à Alexandre le Grand, de Gengis Khan à Jésus-Christ, les plus grands personnages de l'histoire condescendaient à tenir des propos au demeurant tout à fait anodin, quand ils n'étaient pas totalement dépourvus de bon sens, dans le moindre salon petit-bourgeois !

    Certaines de ces communications obtenues par les voies chères aux disciples de Kardec méritaient cependant que l'on s'y arrête. 
    C'est ce que firent les fondateurs de la Society for Psychical Research, en Angleterre. L'un d'entre-eux, Frederic Myers, écrivait en
    1891  " ...Nous avons réuni des milliers de cas qui nous paraissent présenter suffisamment de critères intéressants pour qu'on puisse en tirer des conclusions favorables en ce qui concerne la survie de l'âme. Certains demeurent néanmoins litigieux . Mais il en est un grand nombre qui prêchent en faveur d'une communication des vivants avec les morts par le vecteur d'une faculté parapsychique
    inconnues... "

    Bien entendu, il ne s'agissait pas de ces descriptions types de l'au-delà que l'on retrouvait au coin de chaque guéridon un peu inspiré. Myers et ses collaborateurs n'ont jamais admis les histoires où il est question d'une vie après la mort qui ressemble à un mauvais chromo  des villages d'élus où les anges côtoient les heureux défunts qui ont retrouvé leurs proches, partis avant eux, des réminiscences d'images pieuses avec des vierges extasiées et petits nuages...

    En revanche, ils s'arrêtent aux communications qu'il n'était pas possible pour le médium leur servant de vecteur d'extraire de son subconscient ou de celui des assistants.

    D'ailleurs, ils ne s’intéressent pas qu'aux spirites. Ils recueillent toutes les éventuelles manifestations ici-bas de l'autre monde : rêves, messages d'avertissement, intervention directes du supposé défunt. Cela donne une fantastique documentation, avec dépositions de témoins, cosignatures de personnes au-dessus de tout soupçon et de tout mysticisme inutile, procès-verbaux...

          Camille Flammarion, le grand savant français du début du XXe siècle, fera exactement la même chose. Il est de ceux qui estiment que la science doit prendre en considération certains témoignages , car ils le méritent en tant que données objectives sur l'après-vie. Ses divers ouvrages, "La Mort et son mystère", "Après la mort", etc..., constituent une mine prodigieuse d'exemples, dont il parait difficile de douter.  Avec lui, c'est un homme de raison qui prend les choses en main. En conclusion de son enquête, il déclare : " Nous savons que l'homme spirituel existe et qu'il ne meurt pas. Tout tend à prouver qu'il nous est possible de savoir ce qu'il devient après que son corps physique a disparu. "

    Il faudra plus de cinquante ans pour que d'autres savants décident d'aller plus loin.

    De plus en plus nombreux sont les chercheurs qui voudraient en avoir le cœur net et apporter enfin une réponse à "la question la plus fondamentale qui se soit jamais posée à l'homme", comme l'écrivait le pionnier de ces enquêtes qu'était Camille Flammarion...

    Des témoignages de sujets que la médecine est parvenue à ramener à la vie après un état de mort clinique ont été recueillis par des scientifiques tels que le docteur Moody ou le professeur Kübler-Ross. Ce genre de témoignage commence toujours par la dernière parole que prononce le médecin après avoir vainement tout tenté pour sauver son patient :
    - Il est mort.
    Le sujet, lui, n'a pas l'impression d'être mort simplement la souffrance qui l'habitait au cours de son agonie a cette fois complètement disparu. Le plus souvent, cependant, il perçoit pendant quelque temps un bruit qui lui parait très désagréable. Il le décrira comme un timbre de sonnette qui retentit ou un gros bourdonnement. 

    Mais ce n'est pas une règle générale  si le patient est "mort" dans un calme nerveux relatif, ont noté Moody ou Kübler-Ross, il entend plutôt une musique. Le catholique la perçoit angélique. Le Mahométan, lui, se souviendra d'un air de fête précédant son entrée dans le paradis d'Allah où des danseuses merveilleuses virevoltent pour l'éternité sur des mélodies enivrantes.

    On s'aperçoit que chacun vit sa mort selon sa culture. Mais le phénomène sonore demeure, qu'il s'agisse d'un croyant ou d'un athée. C'est donc, remarquent les chercheurs que nous venons de citer, une donnée absolument objective.  

     " Dans le même temps, écrit le docteur Moody, il se sent emporté avec une grande rapidité à travers un obscur et long tunnel.
    Après quoi, il se retrouve soudain hors de son corps physique sans quitter toutefois son environnement immédiat  il aperçoit son propre corps à distance, comme en spectateur. Il observe de ce point de vue privilégié les tentatives de réanimation dont son corps fait l'objet  il se trouve dans un état de forte tension émotionnelle... "

    Ce serait donc ainsi que commence l'après-vie. Il existe toutefois certaines variantes de schémas. Mais comme le souligne le professeur Kübler-Ross, à travers les centaines de cas qui ont pu être étudiés, on retrouve toujours les données identiques. 

    Certains ne vivent l'épisode du tunnel obscur que bien plus tard.  C'est même la dernière partie de leur itinéraire immédiat dans la mort. Au bout de ce tunnel, dans lequel ils ont l'impression de tourbillonner, "aussi léger qu'un feuille morte", il se fait d'abord une minuscule lumière. Elle est extrêmement vive. Plus ils progressent, plus elle s’amplifie en dimension tous en devenant d'une indicible douceur. Bientôt, ils quittent le tunnel tourbillonnant. La lumière les entoure de toutes parts et en surgissent des figures d'êtres chers, ainsi qu'une entité mystérieuse - toujours la même dans presque tous les témoignages - qui les accueille définitivement dans leur nouveau monde. 

    Mais revenons aux instants qui suivent immédiatement la mort clinique. 

    Détaché de son corps physique mais demeurant dans sa proximité, l'"âme" se reprend et s'habitue progressivement à s nouvelle condition. D'ailleurs, elle est la sensation confuse de toujours posséder un "corps" ou autre chose d'approchant.

    Un autre médecin, le docteur Maurice Rawlings, de l’hôpital de Chatanooga, dans le Tennessee, a noté que la personnalité "semble alors prendre conscience de sa survie. Elle n'est pas totalement séparée de la nature spécifique qui était la sienne dans le corps de chair. Elle dispose encore de certains réflexes, en quelques sorte, mais dispose parallèlement de facultés spéciales comme de lire dans la pensée la plus intime de ceux qui entourent le corps..."

    Ceux qui ont vécu cette épreuve démontrent souvent la réalité de ce dernier phénomène. Ainsi, ils savent à quoi s'en tenir sur l'affection véritable que leur portaient ceux qui les ont accompagnés dans leur agonie. Rawlings ainsi que son confrère le docteur Sabom, cardiologue à l'université d'Atlanta, ont enquêté spécialement sur ce sujet. Il leur apparu indéniable que les "survivants de la mort" avaient eu, pendant la période où ils étaient cliniquement défunts, ou peut-être juste avant, des renseignements d'ordre "parapsychologique" sur les personnes de l'assistance. Ensuite, l'âme s'éloigne. C'est la rencontre, dans une sorte de "no man's land" lumineux où elle s'apaise avec les êtres chers.

             "Et soudain, écrit Moody dans sa description générale du phénomène, une unité spirituelle, d'une espèce inconnue, un esprit de chaude tendresse, tout vibrant d'amour, un "être de lumière" se montre à lui. Il fait sur lui une sorte d'interrogation qui n'est pas verbalement prononcée et qui le porte à effectuer le bilan de sa vie passée. 

    "L'entité le seconde dans cette tâche en lui procurant une vision panoramique instantanée de tous les événements qui ont marqués son destin. Ensuite, le défunt semble rencontrer une frontière, la limite entre la vie terrestre et la vie à venir..."

    Dans les innombrables témoignages, recueillis, analysés et confrontés par le docteur Moody, ce n'est pas absolument évident. Mais ses confrères sont formels. L'être de lumière à toujours, dans les grandes lignes, des caractères identiques d'un sujet à un autre. Mais il prend la plupart du temps la forme que sollicitent les croyances du sujet ou ses expériences religieuses.

    Il ressemble à Jésus-Christ ou à un ange chez les chrétiens. Les athée ne le " personnalisent " pas, ce qui est significatif. Les Hindous ont tendance à le voir sous l'apparence d'un guide de l'au-delà de leur système d'après-vie, et il est même fréquemment accompagné d'une apsara, ces anges-femmes pas si désincarnées que cela de leur paradis...

    Pourtant, l'archétype de l'être de lumière demeure partout. Encore un élément important pour mesurer, au moins dans une certaine proportion, l'objectivité du phénomène. Ceux qui ont eu la chance de pouvoir revenir pour témoigner auprès de nos dignes  scientifiques ne sont malheureusement pas allés plus loin. Mais est-c vraiment une chance ?

    Tous sont d'accord pour reconnaître qu'après le "jugement" de l'être de lumière, ils ne pensent ni ne désirent retourner à la vie terrestre. D'intenses sentiments de joie, d'amour et de paix les submergent, quelles quelles que soient leurs croyances religieuses. Mais une voix intérieure leur dit qu'il n'est pas encore temps pour eux de quitter cette vie terrestre. Une sorte de reflux très difficile à décrire se produit. L'être, aussi bien que les parents et les proches, se fondent dans le brouillard lumineux qui les auréolait. Le bourdonnement ou la musique se font à nouveau entendre. Et ils réintègrent leur corps physique dans la chambre où ils agonisaient avant le merveilleux voyage.

    La vie après la mort, une question fondamentale

    Si nous n’étions en présence de témoignages réunis par de remarquables personnalités scientifiques, nous aurions quelque doute quant à la réalité de ces expériences. "... Et pourtant, nous ne pouvons que les croire, ont déclaré Rawlings et Sabom. Nos connaissances médicales nous permettent d'affirmer que pendant quelque temps ces personnes, qui ont été par la suite ramenées à la vie, étaient réellement cliniquement mortes. Elles auraient dû normalement ne conserver aucun souvenir de leur décès. Le cerveau ne fonctionnait plus, et cette rupture a duré suffisamment pour qu'une mémorisation "naturelle" n'ait pu avoir lieu. Or, toutes affirment avoir vécu ces minutes inoubliables, et les témoignages concordent entre gens qui n'ont strictement rien de commun entre eux. Un sur deux n'est pas croyant, et niais totalement, avant sa propre expérience, la possibilité d'une vie après la mort...

    "Aucun doute n'est permis, concluent les enquêteurs. Alors que nous les avons crus morts, ils étaient vivants dans un autre monde."

    Bien sûr, les sceptiques prétendent qu'il s'agit d'un simple phénomène physiologique. Ils ne mettent pas en doute l'objectivité des observations, mais leur interprétations. Les personnes en question auraient bénéficié d'une sorte de régime de faveur, si l'on peut dire, face à la mort clinique telle que la connaît notre science. Alors que le plus grand nombre n'en revient pas,, leurs tissus cérébraux se seraient remis normalement à fonctionner sans connaître les lésions habituelles. Les témoignages consisteraient en des sensations extrêmement rapides précédant l'arrêt des perceptions sensorielles quelques nanosecondes avant la fin...

    L'explication se tient. Il n'y a pas de raison, effectivement, d'appliquer des concepts tels que l'immortalité d'une certaine partie de notre personnalité  à une chose qui n'a pas encore été complètement expliquée par la biologie. Car on ne sait pas, scientifiquement parlant ce qu'est la mort? Sans doute un peu plus qu'un simple arrêt du cœur.

    Il subsiste pourtant un fait curieux : les médiums sérieux et les "contactés" au-dessus de tout soupçon dont les communications avec l'au-delà ont été recueillies et analysée par Flammarion ou la Society for Psychical Research anglaise, bien que n'ayant eux-mêmes jamais vécu d'expérience de ce genre, ont cependant transmis des messages communiqués depuis les sphères inconnues qu'on appelle l'après-vie qui recoupent très exactement ce que Moody et les autres ont appris de la bouche de leurs patients...

    Si la question n'est pas résolue d'une vie dans un au-delà étrangement semblable pour tout le monde, tout le scepticisme que l'on pourra déployer n'empêchera pas qu'il y ait "scientifiquement" aujourd'hui de fortes présomptions pour quelle soit une réalité.    

     

     


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