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    Les cas d'ovnis qui se posent sur les rivières, lacs ou les océans pour puiser de considérables quantités d'eau sont assez rare. Les ovnis ne semblent pas vouloir procéder à une simple analyse scientifique, car la quantité d'eau prélevée est par trop importante. Quel est donc leur but ? Ces vaisseaux ont-ils besoin d'eau pour faire marcher leurs moteurs ? Leurs occupants utilisent-ils l'eau pour boire ou pour faire la cuisine ?

    Aucune explication satisfaisante n'a encore été donnée à ce type d'observation.

    En 1975, Jun Ichi Takanashi, passionné par le phénomène ovni, envoya à la Flying Saucer Review un récit très intéressant de " rencontre du troisième type ". Le témoin, Masaaki Kudou, un étudiant de 20 ans, avait vu un ovni puiser de l'eau...

    Il avait aperçut ses occupants, des silhouettes humanoïdes indistinctes. Cela se passait en juillet 1973, à Tomakomai, petite ville industrielle de la côte sud d'Hokkaido, l'île la plus au nord du Japon. Masaaki Kudou était en vacances dans sa famille. Il avait pris un travail temporaire comme garde de nuit dans un chantier de bois.

    Cette nuit là, après avoir inspecté les lieux en voiture, il revint à son poste pour surveiller les bâtiments et la baie. Il coupa le contact, se cala sur son siège et alluma tranquillement une cigarette. Tout était calme.
    Les étoiles scintillaient dans un ciel clair.

    Soudain, il vit ce qu'il prit d'abord pour une étoile filante arrêter sa course, s'évanouir et réapparaître. Puis l'étrange lumière s'immobilisa, se dilatant et se rétractant alternativement à un rythme très rapide. Elle grossit jusqu'à atteindre la taille d'une balle de tennis. Elle allait dans toutes les directions, et le pauvre Masaaki, qui essayait de suivre tous ces mouvements, se sentit bientôt tout étourdi.

    De plus en plus effrayé, il vit l'objet descendre en spirale vers la mer, faire halte au-dessus des bâtiments en ciment et diriger un rayon de lumières vertes intermittentes vers le nord. Puis après avoir décrit un arc de cercle, l'objet continua sa descente vers la mer, en se rapprochant de l'endroit où se trouvait l'étudiant. Il s'immobilisa à une vingtaine de mètres de l'eau.

    N'en croyant pas ses yeux, Masaaki Kudou vit alors un tube sortir de l'objet et descendre vers l'eau en émettant un petit bruit métallique qui s'assourdit à mesure que le tube descendait. L’extrémité s'éclaira en atteignant l'eau, qu'elle sembla absorber. 

    L'étudiant ferma les yeux un instant, se demandant s'il rêvait ou si son imagination lui jouait des tours. Quand il regarda à nouveau en face de lui, l'opération de pompage était terminée et le tube avait été retiré de l'eau. Soudain, l'ovni se dirigea ver lui...

    Terrifié, il crut que les occupants l'avaient repéré et qu'ils venaient se débarrasser de lui. L'objet s'immobilisa à environ 50 m au-dessus de la voiture de Kudou qui, en se penchant, pouvait encore l’apercevoir. Il raconta plus tard que la surface de l'objet était aussi lisse qu'une balle de ping pong et qu'elle brillait d'une clarté blanche. Tout ce qui entourait la voiture était éclairé comme en plein jour. Il vit aussi des fenêtres le long du diamètre de l'objet, qui était de forme sphérique.

    A l'une de ces fenêtres, il distingua une silhouette de forme humaine et, vers la droite, à une autre fenêtre, deu autres silhouettes plus petites.

    A ce spectacle, Kudou enfoui sa tête entre ses mains en gémissant. Avec la volonté un peu folle d'en voir plus, il releva bientôt la tête pour découvrir que trois autres objets lumineux étaient venus se joindre au premier, à qui ils ressemblaient en tous points. Il distingua aussi un grand objet marron, qui planait silencieusement at qui ressemblait à " trois bidons d'essence mis les uns à la suite des autres ".

    Soudain, les sphères lumineuses se mirent en position et disparurent dans une extrémité de l'objet " en forme de bidon d'essence ". Ce dernier disparut ensuite comme une flèche, en direction du nord.

    Le témoin, encore sous le choc, resta dans la voiture sans bouger. Petit à petit, il se rendit compte que sa radio marchait toujours et qu'il avait un fort mal de tête. Plus tard, il estima que cette apparition avait duré environ douze minutes.

     

     


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    Les historiens restent perplexes devant l'effondrement de l'Empire Minoen. Les différentes hypothèses communément envisagées (invasion étrangère, séisme) restent peu satisfaisantes. La solution de cette énigme se trouve peut-être dans l'île voisine de Thêra. On a découvert en 1930 que cette île, située à 120 km au nord-est de la Crète, fut dévastée au IIè millénaire par une éruption volcanique d'une violence extrême. Cette explosion est sans doute à l'origine de la disparition de la civilisation crétoise.

    Les grands tremblements de terre, comme à Pompéi, détruisent toutes les constructions en l'espace de quelques secondes. Aux effets déjà terribles d'un tremblement de terre, une explosion volcanique, comme celle de Krakatoa en 1883, ajoute toute une succession d'autres catastrophes : rideaux de fumées noires, poussières de pierres ponces et de laves. Sans oublier les raz de marée.

    Les spécialistes tendent aujourd'hui à bannir l'expression " raz de marée " pour lui préférer le terme japonais tsunami, qui signifie " vague d'orage ". Les tsunamis sont de puissantes ondes marines dues aux tremblement de terre sous-marins. Ces ondes se propagent à près de 800 km/h. Leur langueur sont très grandes, de 400 à 500 km, ce qui les rend imperceptibles en haute mer. Mais lorsque les fonds remontent, l'onde croît
    jusqu'à 30 ou 40 m et provoque, à l'approche des côtes, une vague déferlante et effroyablement destructrice. Un tsunami ravagea Messine et Reggio de Calabre en 1908, faisant des milliers de victimes.

     Comparons le cataclysme de Thêra à l'éruption de Krakatoa, pour nous donner une idée de l'ampleur du désastre. L'îlot volcanique de Krakatoa est situé entre Java et Sumatra, dans le détroit de la Sonde. Au cours de l'été 1883, l'activité volcanique ne cessa d'augmenter. On enregistra de fortes secousses sismiques, dont certaines furent ressenties jusqu'en Australie du Nord. A la mi-août , toute végétation avait disparu de la montagne volcanique. Et, le 26, les premières secousses ébranlèrent le volcan. A intervalles de plus en plus courts, il cracha de grandes quantités de cendres, de laves et de pierres ponces. Le 27 août au matin, quatre formidables explosions déchirèrent les entrailles du volcan et déchiquetèrent les deux tiers de l'île. La moité nord de Krakatoa, qui s'élevait jusqu'à 500 m au-dessus du niveau de la mer, s'effondra dans l'abîme Elle est maintenant à 300 m sous la mer.

    Des tsunamis dévastèrent les côtes de Sumatra et de Java, les 26 et 27 août, faisant plus de 35 000 victimes. La force des vagues était si violente qu'on retrouvera un navire de guerre perché sur une colline à 3 km du port d'où il avait été arraché. 

    Les vagues continuèrent leur course folle jusqu’à Ceylan, où elles atteignaient encore 2,5 m de hauteur, et au-delà, puisque les flots de la Manche étaient encore anormalement agités  trente-deux heures après l'explosion. 

    Les ondes de choc atmosphériques firent trois fois le tour du globe, se télescopant les unes les autres. Conséquence : des milliers de vitres brisées, des murs qui s’effondrèrent, des gazomètres arrachés de leurs puits et de multiples incendies... La cendre du volcan recouvrit près d'un millions de km². Dans les années qui suivirent, la poussière accumulée dans l'atmosphère fut la cause d'aubes et de crépuscules spectaculaires.

     

    Toute une série de catastrophes semblables suivit certainement la destruction de Thêra. Mais à plus grande échelle encore. Au cours des quarante dernières années, océanographes, vulcanologues, géologues et archéologues ont reconstitué l'histoire de Thêra et ses conséquences sur le monde méditerranéen. Ils ont calculé l'amplitude des explosions en évaluant les mouvements de la croûte terrestre. Le cratère du volcan de Krakatoa était égal en profondeur à la hauteur de l'île avant l'explosion, c'est-à-dire 300 m. Sous la violence du choc, équivalant à l'énergie libérée par 100 bombes H, une surface de 23 km² (300 m d'épaisseur) s'était effondrée sur une distance de 600 m. Avec l'explosion de Thêra, c'est une surface trois fois plus importante, d'au moins 400 m d'épaisseur, qui s'effondra sur une distance de 700 m. L'énergie libérée équivaut à l'explosion de six Krakatoa ! 

    La Crète et toutes les îles des Cyclades vécurent véritablement la fin du monde. Secousses sismiques, ondes de choc atmosphériques, tsunamis ou chutes de pierres semèrent la mort et la désolation. Puis le soleil disparut pendant des jours...

    Spyridon Maritanos fut, en 1939, le premier à faire un lien entre le cataclysme de Thêra et la disparition brutale de la civilisation minoenne. Alors qu'il faisait des fouilles dans une villa du port minoen d'Amnisos, il fut intrigué par d'énormes blocs de pierre déplacer de leur position d'origine. Seul un tsunami pouvait expliquer ce mystère (l'hypothèse du tremblement de terre était exclue). A la suite de ses recherches, l'archéologue conclut :
    " La dévastation des côtes de Crète minoenne s'explique vraisemblablement par les vagues qui déferlèrent après l'éruption de Thêra. "

    Voici comment Maritanos envisage les conséquences du cataclysme :

    " Les Égyptiens apprirent certainement  qu'une île avait été submergée. Ils pensèrent qu'il s'agissait de la Crète, car Thêra n'était qu'un îlot inconnu. " C'est peut-être ainsi qu'au cours des siècles prit forme la légende des Atlantes et du terrible cataclysme qui engloutit leur île merveilleuse. Les documents égyptiens font mention des Minoen dès le IIIè millénaire avant notre ère. Puis silence total à partir de 1400. Des survivants du désastre trouvèrent vraisemblablement refuge en Egypte, amenant avec eux divers objets. Parmi ces objets se trouvait peut-être un globe céleste que les prêtres égyptiens gardèrent précieusement dans leurs archives. Ce qui expliquerait que, lorsque Eudoxe le ramena en Grèce, les données astronomiques aient été décalées dans le temps.

    Les fouilles continuent. Peut-être découvrira-t-on bientôt une villa crétoise d'Akrotiri ou de Thêra, un globe céleste semblable à celui d'Eudoxe... 

     


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    Ronald Kray est un pensionnaire parmi d'autre du Lunatic asylum (asile psychiatrique)  de Longrave, en Angleterre. Une maison de santé plutôt huppée pour malades au psychisme plus ou moins trouble, mais où les bonnes manières du gentleman d'outre-Manche ne se perdent jamais que très discrètement... au fond de certaines cellules capitonnées.

    De prime abord, Kray paraît en fait absolument normal. Il est, en dehors de ses crises, avenant et d'une éducation exquise. Mais quand la démence s'empare de lui, en revanche, il devient capable des pires violences. C'est un assassin qui a bénéficié, du fait des graves troubles psychologiques qu'il ressent, de circonstances dites " atténuantes" C'est la raison pour laquelle il se trouve encore dans cet établissement feutré, dans lequel il passera sans doute le reste de son existence.

    Kray a un frère jumeau parfaitement normal, Reg, qui vient le visiter tous les lundis, avec une régularité d'horloge britannique. Et, à chaque fois, le directeur de l'asile fait accompagner et surveiller de près le frère de Ronald par un gardien particulièrement attentif. En effet, il y  a quelques années, une plaisanterie des deux sosies a failli tourner très mal...

    Le lendemain de la visite hebdomadaire en question, ce ne fut pas Ronald, mais Reg qui vint trouver le directeur de l'asile dans son bureau : " Je suis le frère de Ronald Kray, lui dit-il, Docteur, je n'ai strictement aucune raison de me trouver ici et je vous prie de bien vouloir me laisser sortir. Mon frère s'est éclipsé hier en se faisant passer pour moi, ce en quoi, vous le voyez, il n'a eu aucune peine, et personne dans l'établissement ne s'est opposé à son départ. "

    A cette minute commença une angoissante chasse à l'homme. Ronald, nous le disons pouvait d'un moment à l'autre sombrer dans une crise de démence criminelle. D'autant qu'il ne suivait plus aucun traitement pour l'éviter. Il avait convaincu son frère de jouer un tour aux infirmier et avait prit le large.
    Heureusement, Reg était tellement  " semblable " à son jumeau qu'il pouvait le suivre littéralement en pensée, et rassura le directeur de l'asile et la police jusqu'au bout. Quand Ronald était sur le point d'avoir une crise, Reg la ressentait en profondeur dans sa chair. En l’occurrence, ce n'était pas le cas. Reg n'arrivait pas à le localiser exactement mais il éprouvait son calme à distance. Et il fut à même de prévoir, à une demi-heure près, le moment où Ronald réintégra l'asile de son propre chef...

    Voilà le genre d'affaires qu'étudie le professeur Bouchard, du Département de psychologie de l'université du Minnesota. il a constitué une équipe de onze biologistes, dont la seule préoccupation est d'essayer de résoudre l'énigme que pose les vrais jumeaux. Le centre du problème demeure évidemment le lien mystérieux qui les unit tout au long de leur existence.

    Contrairement à d'autres chercheurs qui, dans le monde, s’intéressent au même phénomène, Bouchard et son staff sont de plus en plus persuadés que ce lien est de nature télépathique, et non de simple identité aboutissant à une répétition strictement parallèle des situations.

    La distinction est d'importance. En effet, dans le premier cas, c'est admettre que les manifestations parapsychologiques sont une réalité qu'il est enfin possible d'étudier d'une manière systématique chez lzs jumeaux. Autrement, on retombe dans la vieille école des prédestinations biologiques, qui ne satisfait plus grand monde. 

    Le professeur Bouchard estime que le cas de deux jumeaux dont il a particulièrement bien étudié le comportement démontre l'existence du lien télépathique gémellaire. Il s'agit de deux frères âgés de 47 ans qu'il appelle, par convention, Oskar et Jack. Ils n'ont pratiquement jamais vécu ensemble, ce qui accroît évidemment l’intérêt de leur identité comportementale. Oskar a été élevé en Allemagne par sa grand-mère dans la religion catholique, et a été affilié aux jeunesses hitlérienne à l'époque du nazisme. Jack pour sa part, a grandi aux Caraïbes, puis a vécu en Israël aux côtés de son père. il est de religion juive. Les deux hommes sont donc strictement différents par l'éducation et les circonstances de l'existence. Tout paraît en fait les séparer.

    Pourtant, l'un et l'autre aiment les mêmes plats cuisinés. L'un et l'autre ont, au même moment de l'année, ce que l'on appelle des " envies " en matière de gastronomie. Ils feront ainsi à des dates identiques, une " cure " de restauration chinoise ou de nourriture andalouse... De même, Oskar et Jack portent le même type de vêtements. Ils ont un goût marqué pour certaine chemises à épaulettes et ils aiment exactement les mêmes chaussures. Ils changent ce genre d'habitude périodiquement, et cela toujours aux mêmes dates, alors qu'ils vivent sous des climats radicalement différents et où la mode n'est pas forcément la même. 

    Jusque-là, on pourrait penser qu'une ressemblance chromosomique ou biologique est responsable de ces réflexes particuliers chez l'un et l'autre. Mais que dire de leur curieuse habitude partagée de tirer la chasse d'eau avant de se servir des toilettes ? De même que lire journaux et magazines en commençant systématiquement par la dernière page, ou de se passer des élastique aux poignets ?

     Ils ont eu des maladies identiques au même moment. Ils ont épousé des femmes portant des prénom extrêmement proches. Leurs enfants ont, de même, été baptisés de manière à peu près identique. Bouchard a même constaté que, en dépit des immenses différences d'éducation, ils ont tendance à aimer les mêmes personnages politiques de dimension internationale et à privilégier chez eux des qualités qui ne sont pas nécessairement celles que mettent en valeur les médias...

    Pour le professeur Bouchard, Oskar et Jack sont liés télépathiquement depuis leur conception. Mais Bouchard et sont équipe sont loin d'être les seuls à intéresser à la question. Les états-majors américains autant que les soviétiques ont des programmes d'expérimentation psi. Ils recherchent, entre autres, des sujets spécialement doués qui permettraient d'exploiter à coup sûr la paranormalité à des fins militaires. L'espionnage, bien sûr, mais aussi tout ce qui concerne les communications d'ordres de consignes ou d'informations stratégiques gagneraient évidemment à l'infinie discrétion du contact télépathique...

    On ignore tout des travaux financé par le Pentagone et la C.I.A. Un crédit spécial avait été alloué à plusieurs universités pour étudier précisément les possibilités d'exploiter les jumeaux qui présentent naturellement des facultés bien parapsychologiques bien supérieures à la normale. Les recherche ont-elles ou non abouti ? Il semblerait qu'elles aient été abandonnées, puis reprises selon la politique du moment.

    Du côté soviétique, en revanche, il est certain que les expériences psi avec des jumeaux ont donné des résultats plus que satisfaisants. Selon le docteur Spirkine, un parapsychologue au mieux avec les autorités militaires de l'Est, les premiers télépathes opérationnels seront certainement des frères ou des sœurs monozygotes, c'est-à-dire, pour les embryologistes, provenant d'un seul œuf fécondé.

    " ...  Il n'est pas très difficile, déclare le docteur Spirkine, de découvrir de bons sujets. Ceux-ci permettent d’intéressantes investigations sur le plan de la recherche pure. On peut grâce à eux en savoir davantage sur le mystère des pouvoirs inexpliqués. mais dès qu'il s'agit de transmettre à coup sûr un message, de manière répétitive et sans risque de mésinterprétation, il faut être certain de son fait. Seul les jumeaux univitellins et monozygotes, quand leurs facultés ont été suffisamment développées, autorisent une marge de succès à peu près absolue.. "

    En 1976, des agents secrets américains ont découvert, derrière le rideau de fer que les Russes entraînaient plusieurs couples de jumeaux à des fins militaires. Ces sujets étaient sélectionnés sur la base de l' " identité sensorielle aux stimuli douloureux ". On notait les couples gémellaires, dont les deux membres ressentaient, quelle que soit la distance, une perturbation physiologique identique au même moment. il est bien connu que deux jumeaux souffrent les même maladies, que le deuxième éprouve une souffrance si l'on agresse le premier, qu'il leur arrive même de mourir de la même chose à des centaines de km l'un de l'autre...

    Les situations de crise affinent incontestablement, on l'a plus d'une fois démontré, les facultés du paranormal. Et dans le cas précis de la gémellité, c'est encore plus évident que partout ailleurs. Ainsi, lorsque l'un des deux jumeaux est, par exemple, blessé à la guerre, l'autre ressent très exactement la douleur provoquée par la balle meurtrière. Sa propre vie pourra être mise en danger sans raison extérieure, uniquement par le fait de cette mystérieuse correspondance biologique et télépathique entre les deux...

    On a démontré ainsi, en Union Soviétique, qu'en anesthésiant chimiquement un jumeau dans un laboratoire moscovite, l'autre éprouvait les effets du sommeil artificiel à des milliers de km de là, dans une salle de l'université de Novossibirks. Si l'on pince le premier jusqu'au sang à un bras, une tache rouge apparaît sur le bras du second. Si l'un prend un médicament précis et suffisamment efficace, l'autre en ressent les effets secondaires...

    Fort de ces constatations, les parapsychologues militaires de l'est ont décidé d'utiliser les facultés gémellaires d'une manière systématique. Fin 1977, au moment de la célèbre affaire d'espionnage parapsychologique à laquelle fut mêlé le journaliste californien Robert Thot, la presse américaine la plus sérieuse a écrit qu'il existait en U.R.S.S. un programme de sélection des jumeaux dès la période scolaire. Ces surdoués du paranormal seraient entraînés dans un laboratoire près de Moscou, qui est contrôlé par l'armée rouge et le K.G.B. ainsi que dans la Cité des savants (Akademgorod), dans la périphérie de Novossibirsk.

     On sait peut-être utiliser les pouvoirs des jumeaux, mais la nature de ces extraordinaires facultés demeure essentiellement mystérieuse. Comme le disait, lors d'une conférence, le professeur Bouchard : " Les jumeaux sont profondément différents des autres humains. il est rare qu'ils aient des destinées véritablement ordinaires. A tout instant de leur existence, qui n'est jamais totalement individuelle, l'étrange peut surgir et ouvrir des portes inattendues sur l’insondable énigme des facultés perdues de l'être humain... "

    Au commencement de l'Homme, et bien souvent dans le passé, les jumeaux étaient soit des dieux, soit des damnés biologiques, mais toujours marqués du sceau de la différence. Dans le futur, ils seront peut-être, en nous permettant de mieux connaitre les pouvoirs méconnus de l'extra-sensoriel, une chance toute particulière d'évolution de l'homme vers une maîtrise globale de ses inimaginables possibilités...

     Un même destin

    Le 27 juillet 1939, dans un hôpital de Londres, Helena Jacobsson, une étudiante finlandaise célibataire, donnait naissance à deux petites jumelles. Elles furent baptisées Daphné - l'aînée de 12 minutes et Barbara. Toutes les deux furent adoptées. Barbara grandit à Londres, sa jumelle à Luton. Elles étaient dans leur 39ème année lorsqu'elles se rencontrèrent en mai 1979, Barbara avait mis 5 ans pour retrouver les traces de sa sœur...

    Barbara Herbert et sa famille vivaient dans le sud de l'Angleterre. Daphné Goodship dans le nord. Leurs mères adoptives respectives étaient mortes alors qu'elles n'étaient encore que des enfants. Les deux fillettes étaient tombées d'un escalier à l'âge de 15 ans. A 16 ans, elles rencontraient leurs futurs maris, qu'elles allaient épouser dans leur 20ème année !

    Elles perdirent toutes deux leur bébé. Ensuite, chacune des jumelles donna naissance à deux garçons, suivis d'une petite fille. Daphné, cependant, devait encore avoir deux enfants. Elles aimaient la sculpture. L'une utilisait du bois, l'autre du savon. Elles avaient des petits doigts recourbés, éprouvaient la hantise du vide et des nausées à la vue du sang. Chacune était affectée d'un petit rire nerveux.

    elles avaient une passion pour les romans d'Alistair MacLean et lisaient le journal féminin My Weekly. 
    Toutes deux souffraient d'un léger souffle cardiaque et d'une dilatation de la glande thyroïde. Aucune des deux n'avait jamais voté, excepté une fois, car elles s'étaient retrouvées secrétaires de scrutin. Lors de cette réunion, elles portaient toutes deux une veste de velours marron, une robe beige et un pardessus blanc. leurs cheveux, q'elles avaient presque blancs, étaient devenus auburn. Une seule différence : Daphné pesait 9 kg de moins que sa jumelle.

     

     

     

     


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