• Tard dans l’après-midi du 22 septembre 1974, Mme W. arrive à l’intersection de la route de Didleum et de la route de Tayene Plains, à environ 50 km de Launcession. Il pleut, et la brume couvre le sommet des montagnes. Elle ralentit pour voir si la personne qu’elle est venue cherche est arrivée. Comme il n’y a personne, elle gare sa voiture de l’autre côté de la route. Ceci pour des raisons de sécurité, car la route est étroite et fréquentée par de nombreux poids lourds qui transporte le bois.

    A la radio, le speaker donne l’heure. Il est 17h20. Suit alors un bruit strident. Soudain, une lumière brillante éclaire les alentours et envahit l’intérieur de la voiture. Mme W. éteint la radio. En regardant par le pare-brise, elle aperçoit entre deux arbres un objet de couleur gris orangé qi vient dans sa direction. De la taille d’une grosse voiture, il se déplace lentement à environ 15 m du sol, en direction de la route.

    Terrifiée, Mme W. redémarre en marche arrière. L’objet continue à avancer vers elle. Il franchit la clôture qui sépare le champ de la route et plane au-dessus de la chaussée, à environ 30 m de la voiture de Mme W.
    Il est surmonté d’un dôme. Mais aveuglée par la lumière jaune orangé, le témoin détermine mal sa forme et sa taille. Sous le dôme, l’ovni est gris argenté. Il lui semble aussi apercevoir une large bande où elle croit distinguer des ouvertures, puis, en dessous, six à huit autres bandes horizontales de plus en plus petites. La largeur totale de ces bandes n’excède pas 1,5 m. D’une plaque tournante située au-dessous de l’objet sort un genre de boite ou de tube.

    Mme W. continue en marche arrière pendant environ 100 m. Mais, à cause d’une fausse manœuvre, les roues du véhicule quittent la route et s’enlisent. L’ovni s’arrête alors en face du témoin, puis il vire vers la droite en direction d’une vallée située au sud-ouest. Il s’élève ensuite rapidement à la verticale. L’apparition a duré trois à quatre minutes au plus.

    Une fois l’objet disparu, Mme W., sort précipitamment de sa voiture et se met à courir vers son domicile, situé à environ 2 km de là. Elle se retourne souvent, car elle a l’horrible impression d’être suivie. Pourtant, il n’y a rien.

    Peu après son arrivée, son mari et son fils se rendirent sur les lieux de l’incident. Ils inspectèrent la voiture, mais ne remarquèrent rien de spécial. Ce n’est que le lendemain, lorsque le camion de dépannage ramena le véhicule, qu’ils s’aperçurent que tout l’avant était exceptionnellement propre. Des marques de pattes de chat, qui s’étaient nettement visibles sur le capot avant la rencontre, avaient totalement disparu, comme si seule cette partie de la voiture avait été nettoyée et astiquée. M. et Mme W. pensèrent à la pluie qui était tombée les jours précédents. Mais cela n’expliquait pas pourquoi le véhicule n’avait été lavé qu’à moitié.

    Mme W. mit quelques jours à se rétablir du choc nerveux qu’elle avait subi. Il faut noter aussi une autre conséquence curieuse… sur ses cheveux, qui perdirent soudain l’effet d’une permanente pourtant récente.

    Au cours de l’enquête, M. et Mme W. précisèrent que la radio de la voiture ne marchait plus aussi bien qu’avant la rencontre. Ce que confirmèrent beaucoup d’autres témoignages du même genre.

    M. et Mme W, fit part de son étrange expérience à la Royal Australian Air Force, qui ne put lui fournir aucune explication. Il ne s’agissait ni de ballon-sonde, ni d’avion, ni d’hélicoptère, ni d’un quelconque phénomène météorologique. Le représentant du Tasmanian UFO Invstigation Center se chargea alors de l’enquête puis en fit part à la publication Flying Saucer Review.

     


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    Les premiers successions de temps aisément observables furent celles de la vie et de la mort, le jour et la nuit. L'obscurité, source d'angoisse, de dangers invisibles, de froid, fut très vite associés à la mort, à la destruction, au mal. la lumière du jour et le soleil au contraire sont bénéfiques, sources de chaleur et de vie. Or, chaque année, cette durée de jour diminue progressivement, entraînant le froid, des changements dans la végétation et la disparition d'animaux. Après le solstice d'hiver, le soleil reprend sa course ascendante et la lumière revient de plus en plus longuement. Ce fut l'origine de festivités païennes, de rite de retour à la vie. Lumières, masques, cultes de la végétation et de la fertilité, abondance de nourriture, offrandes marquèrent ces fêtes. 

    Le calendrier fixait les dates. Son établissement impliquait un point de départ de l'année, un "nouvel an", adapté le plus souvent aux signes annonciateurs de changement de saison. Le monde germanique le situait au 11 novembre, quand l'ours entrait en hibernation, les Celtes le placèrent à Samain (1er novembre) quand les arbres perdent leurs feuilles et les romains primitifs au 1er mars, puis au 25 mars, date de l’équinoxe et du renouveau de la nature sur leur territoire. César créa, en  av. J-C, le calendrier dit "Julien" avec un début d'année le 1er janvier, aux calendes les plus proches du solstice d'hiver. Les orthodoxes choisiront plus tard la 6 janvier. 

    A propos des "douze jours", deux théories se juxtaposent. La plus souvent entendue prend en compte le fait que l'année solaire comporte 365,24 jours (arrondie à 366 jours) et l'année lunaire douze lunaisons de 29,53 jours (arrondie à 354 jours). Cela laisse un décalage de douze jours. Il faudra donc raccorder selon un mode luni-solaire, d'où découleront des fêtes fixes. et des fêtes mobiles. Les douze jours "de rattrapage" seront placés, selon les peuples à l'équinoxe de printemps ou à partie d'un solstice d'hivers. La période hivernale retenue n'est pas propre au monde chrétien ; on en retrouve la trace dans l'ancienne Mésopotamie, en Chine ou dans l'Inde védique. Ces douze jours échappent à la durée profane, douze jours et douze nuits en attendant que le temps reprenne son cours normal. Ils seraient "hors du temps".

    Une autre possibilité serait que ces douze jours connus, dès l'Antiquité, dans le monde indo-européen encadrent le solstice d'hivers et aient été un temps sacré de rencontres entre les dieux, avec offrandes et festins, de pratiques divinatoires concernant non seulement les récoltes et la fertilité, en général, mais aussi les événements politiques et militaires pour toute l'année qui suivrait. A chaque jour correspondrait un mois de l'année, d'où sont issues nombres de traditions populaires. Les bases païennes ne disparaîtront jamais totalement avec la christianisation. L'Eglise a adapté son propre calendrier et ses fêtes aux religions existantes, surtout le culte de Mithra (le Soleil invaincu qui lutte contre le mal) et la religion celtique. Il fallait remplacer les festivités concentrées pendant "les douze jours" de la période hivernale. La solution s'imposa par le choix de la date de la naissance du Christ le 25 décembre (Jésus "la lumière du monde" remplace Mithra "le Soleil invaincu". On garde ainsi le compromis entre calendrier solaire et lunaire, un "hors temps" mystérieux et magique qui permet le passage  vers une nouvelle année, pour les chrétiens vers un nouveau temps, une nouvelle "lumière", un nouveau "roi". 

     

     

     

     

     


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  • Quel jour Jésus-Christ est-il né ?

     

    La date de naissance du Christ est fixée au 25 décembre Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi - et les Evangiles ont toujours été fort discrets la dessus. Il semble même que la date la plus ancienne ait été celle du solstice d'été. mais cela la rend-il plus "historique" qu'une autre ?

    Les Évangiles ne racontent pas l'enfance du Christ ; au plus, celui attribué à Matthieu s'étale-t-il sur les circonstances de sa naissance. Au tout début des siècles du christianisme, d'autres évangiles que les quatre que nous connaissons circulaient : certains détaillaient la vie de Jésus enfant, mais, pour la naissance elle-même, ils n'allaient guère plus loin que Matthieu - encore est-ce l'un d'eux, conservé, qui a conservé les noms des trois rois mages : Melkon , Balthasar et Gaspar. Cependant aucun de ces écrits ne mentionnent explicitement une date. 

    Au fur et à mesure que des groupes chrétiens se développaient dans l'Empire romain, le désir apparut d'honorer la naissance du Sauveur. Mais, faute de renseignement précis, chacune y allait de sa propre date : ici, la célébration se produisait en janvier, là en avril et ailleurs en décembre.

    A l'époque, deux autres grand cultes célébraient une naissance le 25 décembre (jour de solstice pour les romains) : le culte impériale Sol Invictus, le Soleil invaincu, depuis qu'au IIe siècle Aurélien en avait décidé ainsi, et les adorateurs du dieu iranien Mithra. Plus le christianisme se développait, plus il avait la force de s'imposer par rapport aux autres cultes, et c'est ainsi qu'en 326 le pape Jules 1er décida qu'on célébrerait, à Rome, la naissance du Christ le 25 décembre. En ce temps, le pape ou évêque de Rome n'avait aucun pouvoir sur la chrétienté, mais la coutume romaine servit de modèle, et s'étendit peu à peu. Le choix du 25 décembre ne constitue donc pas un événement historique, mais relève de la programmation ecclésiale. Est-ce à dire que nous n'avons aucun indice d'une datation antérieure ? Il faut souligner qu'il existe un contraste étonnant entre la date de la Passion du Christ, dûment indiquée dans les évangiles, et la date de sa naissance, événement sur lequel Matthieu et les évangiles apocryphes insistent longuement, sans néanmoins donner de précisions calendaires. Mais peut-être n'est-ce là qu'une illusion...

    Quel jour Jésus-Christ est-il né ?

    Une chercheuse de Lille, Mme Odile Ricoux, a posé sur ce point de bonnes questions. Lorsque les mages arrivent chez  le roi Hérode, ils demandent "Où est le roi des Juifs qui vient de naître , car nous avons vu son étoile en Orient", et ils l'ont suivie pour venir l'adorer. Le texte insiste : " Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici l'étoile qu'ils avaient vue en Orient marchait devant eux " ; et elle les mène à la maison où est né Jésus, à qui ils offrent alors de l'or, de l'encens, de la myrrhe. La question que pose Mme Ricoux est la suivante : cette étoile brillante qui intéressait les mages n'indiquerait-elle pas la date cherchée ? Pour nous, comme pour tous les chrétiens au-delà des auteurs, des tout premiers textes, ce n'est pas le cas ; mais pour les premiers auteurs, la date pourrait avoir été indiquée  par la mention de cette étoile. Et le seul moment de l'année qui pouvait être désigné ainsi est celui de l'étoile la plus brillante du ciel, Sirius, est visible. Cela se produit à divers moments de l'année, mis la période la plus notable est en juillet, car Sirius , le chien, canis en latin, donne son nom à la canicule. Or, l'encens et la myrrhe sont des plantes précisément récoltées en été, en période caniculaire. Enfin, les mages sont des Iraniens, et la religion iranienne ancienne faisait de l'étoile Sirius un grand dieu, Tistrya, vainqueur du Démon. D'ailleurs, selon Manilius (auteur contemporain de l'empereur Octave Auguste et du Christ), tous les mages guettaient le lever de Sirius - vers les 20 - 25 juin - du sommet du mont Taurus

    Un auteur au moins, Origène, antérieur à la date de fixation de la naissance de Jésus par Rome au 25 décembre, la plaçait en été. D'après une homélie qu'il prononça peu après 250, et qui est connue grâce à saint-Jérôme, la naissance de Jésus devait être fêtée le cinquième jour du mois de Tammouz, lequel se situait sur nos mois de juin et de juillet. On notera que le "grand berger du ciel" cité ci-dessous n'est autre que le dieu Tammouz, et que celui-ci mourait chaque année lors de sa fête et ressuscitait au bout de trois jours ! D'ailleurs, jusqu'à la fin de l'Antiquité, la grotte de la nativité à Bethléem était, selon une lettre de saint Jérôme à saint Paulin de Noles... un lieu de culte de Tammouz !

    Quel jour Jésus-Christ est-il né ?

     La démonstration de Mme Ricoux, qui réunit des indices d'une naissance estivale du Christ, poche du solstice d'été, peut donc nous séduire. Il se produit alors un curieux phénomène : puisque les mages ont levé le nez pour regarder l'étoile, faisons-en autant. On observe d'abord que la grande constellation d'Orion, bien visible en été et en automne, comporte, en son centre, un groupe d'étoiles alignées, le Baudrier, appelées aussi les trois mages. Leur alignement, si on le poursuit vers le sud-ouest, aboutit directement à Sirius. Voici bien "trois mages" qui "regardent" et "suivent" Sirius. Quant à cette constellation d'Orion, elle était appelée par les babyloniens "le grand berger du ciel". Cela rappelle un autre passage évangélique où des bergers entourent le nouveau-né, fils de Dieu. Or, dans le même secteur du ciel, on trouve le Taureau, et non loin les Ânes (actuellement dans la constellation du Cancer), et même, à côté d'eux, l’Étable ou Crèche (Mangeoire) actuel amas stellaire M 44 !

    Tout se passe alors comme si, en regardant le ciel, les auteurs des premiers textes du christianisme avaient trouvé non seulement le moyen de suggérer une date de naissance du Christ, grâce à l'étoile, mais aussi l'inspiration qui leur avait fait placer l'Enfant Jésus dans une mangeoire, pendant que les bergers, l'âne et le bœuf se tenaient à côté de lui. 

    Certes, la recherche qu'on vient de résumer ne permet pas d'atteindre une réalité historique : au contraire, la prise en compte de l'étoile qui suggère une date nous fait découvrir de la mythologie dans le texte évangélique !
    Mais il est, précisément utile d'en étudier les aspects mythiques. Il y a ceux qui, à la lecture des Évangiles, sont patents - les miracles, la Résurrection - et, il y a ceux qui ne se décèlent qu'à l'analyse.  On en voit ici un bel exemple.

                                                                                         Extrait de "Contes & légendes"  


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