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    En 1410 sans doute, Jean Van Eyck imagina un procédé révolutionnaire de peinture à l'huile.

    GiorgionVasari fut le premier, en 1550, à fournir un récit détaillé de cette invention qui révolutionna l'art de peindre : " Ce fut une belle invention et une grande commodité pour l'art de la peinture d'avoir découvert le coloris à l'huile. Le premier inventeur en fut Jean de Bruges...  Il chercha diverses sortes de couleurs, étant très amateur d'alchimie et distillant continuellement des huiles pour composer des vernis et différentes sortes de choses, comme cela arrive fréquemment aux personnes imaginatives ".

    L'information fut reprise en 1604 par l'historien Carel Van Mander qui n'hésitait pas à comparer la découverte avec celle, beaucoup moins pacifique, de la poudre à canon.

    Si tous les chroniqueurs s'entendent sur l'importance de l'invention, aucun n'en révèle la nature. Des éléments permettent cependant de formuler une hypothèse assez solide. 
    Vasari écrivait encore " Et quoique ses peintures possédassent une certaine odeur aiguë d'où il paraissait possible de les connaître, le secret ne fut quand même pas trouvé pendant de nombreuses années ". Cet indice olfactif, rapproché du fait que le peintre distillait des huiles, fait songer à la térébenthine dont l'usage se vulgarisa par la suite. La térébenthine aurait déjà été distillée à la fin du XIIè siècle par un médecin, chanoine à Tournai, Jean de Saint-Amand, et était connue à Bruges au milieu du siècle suivant. C'est elle vraisemblablement qui, n'ayant pas été détectée en laboratoire lors de la restauration du célèbre " Agneau Mystique ", fut qualifiée de substance x. Restauré, mais amputé du panneau original des Juges Intègres, le polyptyque de l' " Agneau Mystique " recèle une part de mystère qui rattache Van Eyck à l'occultisme. L'oeuvre contient nombre d'inscriptions énigmatiques qui mêlent l'hébreu, le grec et le latin. Ainsi cet Honi qui reste inexpliqué, l'incantation Adonaï sabaot et cet Agla qui pourrait être l'abréviation d'Agno Laus ou l'acrostiche d'une formule cabalistique destinée à éloigner les démons : Atha Gilbor Leolam Adonaï.

    De nombreux tableaux portent la devise du peintre, " Als ich can ", qui curieusement comporte la majorité des lettres de l'alchimie, alkemen, proche de al-kennen (tout connaître) ou de 
    al-kunnen (tout pouvoir), pourrait en éclairer le sens : " Comme je peux ".

    Van Eyck alchimiste ? Certainement ! Dans la seconde moitié du XVè siècle, il n'était pas rare de voir les érudits et les artistes s’intéresser à l'alchimie tant technique que philosophique. Ne citons pour preuve que cet Arnold de Bruxella, surnommé le Flamand qui s'imposa comme l'un des meilleurs imprimeurs du siècle et qui possédait des connaissances alchimique très étendues. Ne disait-on pas que le protecteur de Van Eyck, le duc Philippe le Bon lui-même s’intéressait aux spéculations alchimiques et avait tout spécialement créé l'Ordre de la Toison d'Or, en 1429, pour en célébrer l'excellence ?

    Le duc avait fait aménager dans son palais de Bruxelles une " chambre de retret " sorte de cabinet de curiosité, où il collectionnait les objets insolites, des " choses secrètes ", parmi lesquelles un fourneau d'alchimiste ne devait pas détonner.

    Si Van Eyck y pénétra par la faveur princière, gageons que les deux hommes y discutèrent politique et peinture, mais aussi de cet or philosophal, communion de l'esprit et de l’intérêt entre le peintre et son mécène naquit d'ailleurs la confiance qui fit accomplir à Van Eyck sans doute plusieurs missions diplomatiques au nom de la Cour de Bourgogne.

    Quand Philippe II d'Espagne interrogea son contemporain, Ricardo Estanhimst, sur les manies et les goûts de son ancêtre, celui-ci apprit que Philippe le Bon avait accru sa fortune grâce à des transmutations alchimiques et fondé l'Ordre de la Toison d'Or pour les commémorer.

    Ceci corrobore la tradition alchimique de la quête de Jason dont le mythe, propagé au Xème siècle par le Byzantin Suidas, fit le bonheur de nombreux poètes de la fin du Moyen Age.

    Un des conseillers de Philippe le Bon et non des moindres, le chancelier Nicolas Rollin, dont Van Eyck immortalisa les traits, n'aurait-il pas eu lui  aussi des faiblesses pour Dame Alchimie.
    Sa curieuse devise, seulle, permet du moins de le supposer puisque le sceau de Salomon, l'étoile à cinq branches bien connue des ésotéristes, était le symbole de la pierre philosophale, quintessence du grand oeuvre.

    A la renaissance, de nombreux peintres étaient aussi alchimistes. Cosimo Rosseli et Le Parmesan se ruinèrent en vaines recherches pour découvrir la poudre de projection. Quant à Léonard de Vinci, plus prudent, il se limita aux seules distillations.

    Dès lors il n'y a rien de surprenant que Van Eyck s'inscrivit également dans ce courant hermétique. Le singulier " Double portrait dit d'Arnolfini et son épouse ", qui date de 1434, se décrypte comme un rébus. Van Eyck aurait été le témoin de ce riche mariage, ce qui expliquerait qu'il se fût représenté lui-même, reflété dans le miroir-sorcière au centre du tableau Ces noces seraient celles du soufre et du mercure, le couple alchimique destiné à engendrer la pierre et également inscrit virtuellement dans le miroir rond et bombé. De même l'auto-portrait du peintre, " L'homme au turban rouge ", ne laisse pas d'intriguer les spécialistes. La coiffure drapée symboliserait la pierre philosophale, rouge comme elle, que les Égyptiens désignaient d'ailleurs du terme d'encéphale à cause de sa nature spirituelle.

    " Als ich can "... Devise d'un peintre alchimiste, mais aussi adage d'un artiste resté modeste au faîte même de sa gloire

     

     


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  • Le 1 juillet 1965, Maurice Masse, un cultivateur de 45 ans  arriva vers 5 heures du matin dans son champs de lavande  situé dans le plateau de Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Une demi-heure plus tard, il s'apprêtait à allumer une cigarette lorsqu'il entendit un sifflement vers la butte, s'attendant à voir un hélicoptère.

    A son grand étonnement, il vit un objet de couleur neutre, de la taille d'une petite voiture. L'engin, allongé comme un ballon de rugby et surmonté d'une coupole, se tenait sur six pieds métalliques et sur un support central qui s'enfonçait dans le sol. Près de la "machine", Masse aperçut deux  "enfants" d'une dizaine d'années, fort occupés à examiner un pied de lavande.

    Son sang ne fit qu'un tour : " Petits voyous ! cria-t-il. Attendez un peu que je vous attrape ! ". Et il se mit à courir vers eux, pensant enfin tenir ceux qui lui avaient volé des jeunes plants de lavande la semaine précédente. Mais après plusieurs enjambées, il s'aperçut qu'il s'était trompé. Il ne s'agissait pas d'enfant, mais de deux créatures de petite taille qui avaient une grosse tête chauve...

    Il était environ 5 m de ces créatures lorsque l'une d'elle se retourna et pointa vers lui un instrument qui ressemblait à un crayon. Masse se retrouva soudain immobilisé en pleine course, totalement incapable de faire le moindre mouvement.

    Voici comment le témoin décrivit ces êtres inconnus : très petits, moins de 1,20 m, habillés de combinaisons gris-vert très ajustées, des têtes disproportionnées en forme de citrouille, pas de cheveux, mais une peau blanche et lisse.

    Ils avaient le visage découvert, les joues larges et charnues, un menton très pointu et de grand yeux en amande. Une fente très étroite leur servait de bouche. Ils semblaient communiquer par des sons inarticulés qui venaient de leur ventre ou de l'intérieur de leur corps.

    On ne possède aucune information sur ce qui arriva à l'infortuné cultivateur, car il n'a jamais voulu révéler ce qui s'était passé pendant ces quelques minutes. Il précisa seulement qu'à aucun moment il n'avait eu l'impression d'être à la merci des monstres.

    Peu de temps après l'avoir immobilisé, ces êtres retournèrent vers leur machine en se déplaçant d'une manière extraordinaire : " Ils montaient et descendaient dans l'espace comme des bulles dans une bouteille, sans support visible, a raconté le cultivateur. Ils glissaient le long des bandes de lumière. "

    Ils entrèrent dans leur vaisseau par une porte coulissante. De l'intérieur, ils continuèrent à observer Masse. Puis soudain, le pied central se rétracta avec un bruit sourd et les six autres pieds entamèrent un mouvement de rotation ascendant. Quand tous les pieds furent remontés, le vaisseau décolla dans un sifflement strident. On retrouva pourtant des traces de son passage sur des pieds de lavande pendant 90 m en direction de Manosque. Ces plantes se desséchèrent, puis repoussèrent plus hautes et plus belles que les plantes voisines.

    Masse mit plus d'un quart d'heure avant de retrouver l'usage de ses membres. Une fois libéré, il examina les traces autour de lui. Il trouva des marques laissées par les pieds du vaisseau ainsi qu'une flaque de boue dans le trou creusé par le pied central : la présence de cette boue était anormale, car il n'avait pas plu depuis plusieurs semaines. 

    Le cultivateur retourna précipitamment à Valensol. En arrivant au village, il s'arrêta au café des Sport. Malgré les conseils du patron du café, qui était un de ses amis, il refusa d'aller faire une déclaration à la gendarmerie, convaincu que personne ne voudrait le croire. Le propriétaire du café décida alors d'aller voir lui-même : il trouva des trace de l'ovni là ou Masse les  lui avait indiquées. Persuadé que son ami avait bien assisté à un événement extraordinaire, il commença à raconter l'histoire à tout le monde.

    Le soir même, Masse emmena sa fille de 18 ans sur les lieux de l'apparition : quatre pieds seulement avaient laissé des traces, et la boue autour du trou central s'était solidifiée. 

    Dans les jours qui suivirent, le chef de la gendarmerie lui fit subir un interrogatoire. Son rapport mentionne que Masse avait interdit à sa fille de s'approcher trop près du trou principal. Il s'inquiétait beaucoup des éventuelles conséquences génétique de cette rencontre avec des extra-terrestres. il décida d'ailleurs de combler ce trou, qui avait la forme d'un entonnoir renversé.

    Aimé Michel, le grand ufologue français, interrogea le témoin deux fois. Il le trouva dans un grand état de nervosité. lors de la seconde visite, il lui présenta la photo d'une maquette réalisée d'après les indications fournies par le sergent Zamora, un américain qui avait aperçu un ovni en 1964, dans l'état du Nouveau-Mexique. Étonné, Masse reconnu sa machine. Quand on lui expliqua que cette photo avait été prise aux Etats-Unis par un policier, il poussa un soupir de soulagement et déclara : " Vous voyez bien que je n'ai pas rêvé et que je ne suis pas fou !... "

    Deux ans plus tard, on distinguait encore sur place une circonférence de 3 m de diamètre délimitée par des pieds de lavandes desséchées.

    A l'intérieur de ce cercle, il ne poussait que des mauvaises herbes. Pourtant la terre avait été labourée et replantée plusieurs fois.

    Masse semblait remis de ses émotions, mais cherchait visiblement à se faire oublier. pour effacer toute trace de atterrissage de l'ovni, il arracha les pieds de vigne, laboura le champ de lavande et transforma le tout en champs de blé ! Ce qui coupa court à toute nouvelle tentative de recherches sur cette extraordinaire rencontre du troisième type

     

     


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  • Le cauchemar

     

    Le cauchemar, dont le nom est apparu au XVè siècle, est un démon malfaisant venant tourmenter les humains durant leur sommeil en leur inspirant des terreurs nocturnes irraisonnées et en provoquant des oppressions, des étouffements et des suffocations.

    Le mot lui-même vient de cauchemare ou quauquemare, forme de l'ancien français chaucher (peser) ou du picard cauquer (fouler, presser) et du néerlandais mare (fantôme), ce qui renforce cette idée d'un esprit venant physiquement peser sur sa victime. En latin, le cauchemar est nommé phantasma, qui a donné en français "fantôme" et "fantasme".

    Les "chauche-mares" ou "cauche-mares" sont parfois assimilés à des sorcières, des fantômes, des démons incubes ou succubes, à la mort elle-même, ou encore à des lutins mal intentionnés que l'on soupçonne de venir s'assoir sur la poitrine des dormeurs. 

    En Auvergne, il s'agit d'une bête appelée le betsoutu. En Italie, dans les Abruzzes, le cauchemar prend l'apparence d'un chat noir.

    Le cauchemar est " un esprit diabolique qui passe par le trou de serrure et vient se jeter sur vous quand vous dormez, si vous êtes couché sur le dos. Il est connu sous le nom de chauco-vieillo ;il monte sur le lit par les pieds et se fait un malin plaisir de vous étouffer. Si cependant vous avez la force et le courage de le saisir au corps, vous pourriez peut-être l'étrangler ; mais, d'un autre côté, il est si doux moelleux au toucher qu'ordinairement il vous échappe et s'en va, en vous disant des sottises "

    Le cauchemar

    Collin de Plancy précise : " On appelle ainsi un embarra de poitrine, une oppression et une difficulté de respirer qui surviennent pendant le sommeil, causent des rêves fatiguant, et ne cesse que quand on se réveille. On ne savait pas trop, au XVè siècle, ce que c'était que le cauchemar, qu'on appelait aussi Chaude-poulet. On en fit un monstre ; c'était un moyen prompt de résoudre la difficulté. les uns voyaient dans cet accident une sorcière ou un spectre qui pressait le ventre des gens endormis, leur dérobait la parole et la respiration, les empêchait de crier et de s'éveiller, pour demander du secours. " 

    La terrifiante Mahr

    Dans les pays scandinave, le cauchemar est une sorcière baptisée Mahr, dont la visite précède souvent la mort. Un récit du Xè siècle met en scène le roi Vanlandi qui, après avoir épousé Drifa en Finlande, lui promet de revenir dans un délai de trois ans avant de rentrer chez lui à Uppsala. Mais dix années plus tard, le roi n'est toujours pas de retour. Drifa fait alors appel à la magicienne Huld, souveraine du peuple féérique des huldres, qui lance contre Vanlandi un sortilège mortel. Le roi se trouve saisi d'un sommeil magique, dont il s'éveille en sursaut, en criant que la Mahr est en train de le piétiner. Ses gardes accourent, mais il est trop tard. la cruelle Mahr écrase les jambes du roi, empoigne sa tête et le tue.

    Cauchemar et indigestion

    Au XVIè siècle, Ambroise Paré indique dans Des monstres et prodiges la meilleure façon de se garder du cauchemar, qu'il nomme "chauche-poulet" : " La cause est le plus souvent pour avoir bu et mangé viandes par trop vaporeuses, qui ont causé une crudit, desquelles se sont élevées au cerveau grosses vapeurs qui remplissent ses ventricules à raison de quoi la faculté animal qui fait sentir et mouvoir est empêchée de reluire par les nerfs, dont s'ensuit une suffocation imaginaire, par la liaison qui se fait tant u diaphragme qu'aux poumons et aux autres parties de la respiration. Et alors la voix est empêchée, tellement que si peu qu'il leur en demeure, c'est en geignant et balbutiant, et requérant aide et secours, s'ils pouvaient parler "

    Le cauchemar

    Comment s'en débarrasser ?

    Pour chasser le cauchemar, il faut s'endormir les bras croisés sur la poitrine, ouvrir un couteau près du lit, placer un fer à cheval sous l'oreiller, ou réciter trois fois de suite la formule suivante : Je me coucherai et je dormirai en paix, car Toi seul, ô Eternel, me feras habiller en assurance. Ainsi soit-il. " On peut aussi s'asperger d'eau bénite avant de se coucjer, ou bien conserver dans sa chambre les cierge de la chandeleur ou les branches bénites des Rameaux. 
    Une autre méthode, valable pour la plupart des esprits dont on veut se débarrasser, consiste à placer près du lit et dans quelques récipient en équilibre instable des pois, des lentilles, du millet ou tout autre type de graine ou de légume sec. Le cauchemar Chauce-poulet, Chaufaton et autre Chaude-mare sera obligé de ramasser et de compter une à une les graines, les lentilles ou les pois, ce qui lui prendra une bonne partie de la nuit. En outre, cette besogne est si monotone et si ennuyeuse que, écœuré, il risque fort de ne jamais revenir.

     


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