•  

    " Les ovnis viennent posséder vos âmes. " Ce n'est pas une plaisanterie, mais l'avertissement très sérieux que lance une équipe de chercheurs du magazine américain Official UFO. Les ovnis, prétendent-ils, seraient contrôlés par des forces démoniaques qui cherchent à détruire la race unique. 

    Cette hypothèse prête à sourire. Toutefois on ne saurait la rejeter totalement avant analyse. Elle présente en effet certaines idées intéressantes qui peuvent aider à cerner le mystère ovni. Il nous faut d'abord répondre à certaines questions. Par exemple : comment expliquer qu'un ufologue sérieux en vienne à relier Satan
    aux ovnis ? Par simple frustration, en l'absence d'aucune autre théorie satisfaisante ? Ou y aurait-il vraiment des preuves ?

    Dans leur ouvrage Les soucoupes volantes sont hostiles, les Américains Brad Steigner et Joan Whritenour font remarquer :  

    Dans certaines églises dédiées au culte des soucoupes volantes, des prédicateurs clament que les extra-terrestres sont nos frères de l'espace et qu'ils viennent sauver la Terre. Ces représentants d'un nouvel évangélisme ignorent délibérément le fait que nombre d'apparitions de soucoupes ont eu pour conséquence des actes qu'il est difficile de qualifier de fraternels : meurtres, attaques, brûlures ou rayonnements mortels, enlèvements, poursuites d'automobiles, paralysies, pannes, destructions d'avions et ainsi de suite. Des dizaines de témoins affirment avoir vu des extra-terrestres charger leur soucoupe d'animaux, de roches, de mottes de terre, d'eau et même d'êtres humains. Dans quel but tous ces prélèvements de notre terre et de ses habitants ?

    Dans True's New Report, Frederick Pohl, un auteur de science-fiction, s'insurge contre les propos de Steiger et de Whritenour : 

    Il est faux d'affirmer que les extra-terrestres nous sont hostiles. C'est absolument faux. Contrairement à ce que prétendent Brad Steiger et Joan Whritenour, il n'y a aucune preuve. Les seules preuves sont dans l'esprit de ceux qui croient que de telles choses arrivent et qui relient des phénomènes qui n'ont aucun rapport.

    Quoi qu'il en soit, il est intéressant de noter que, depuis ses premiers ouvrages des année soixante, Steiger a changé d'opinion. Son dernier livre, Les Dieux du Verseau, écrit en 1976, porte en sous-titre : Les Ovnis et la transformation de l'homme. Il affirme dans cet ouvrage que " les ovnis seront la sage-femme spirituelle qui permettra la naissance cosmique de l'homme . D'aucuns prétendent que, le thème de l'hostilité des ovnis étant épuisé, Steiger adoptera un point de vue plus profitable. Peut-être aussi a-t-il sincèrement changé d'opinion.

    Il ne faut pas en conclure que la théorie satanique a perdu tous ses partisans. Loin de là. Ce n'est pas les attaques violentes qui sont le plus à craindre, affirment ces derniers, mais une action plus subtile visant à prendre possession des esprits et des âmes des hommes.

    Le 28 janvier 1979, dans l'église baptiste de Warminster, le physicien et astronome Arthur Eedle donne une conférence où il fait part de son expérience personnelle des ovnis diaboliques :

    " Cela se passait pendant l'été 1967. J'observai le ciel nocturne dans l'espoir d'apercevoir un ovni. J'étais en compagnie d'un adolescent du nom de Philip. Soudain, nous avons senti une présence au-dessus de nos têtes. Je fus envahi d'une sensation de froid intense, tout à fait anormal à cette époque de l'année. L'objet restait invisible. On apercevait qu'une très faible lueur. Philip fut pris de violents tremblements. Je compris immédiatement qu'il était en danger. Je l'emmenai précipitamment vers ma voiture et le conduisis chez moi. Nous nous sommes assis près du poêle de la cuisine pour essayer de nous réchauffer. Philip continuait à trembler.  

    " - Philip, crois-tu en Dieu ? lui demandai-je ?
    - Je ne sais pas, répondit-il. Je ne me suis jamais posé la question. "

    " J'imposai alors mes mains sur sa tête en disant : " Au nom de Jésus-Christ, j'ordonne à la force qui trouble  Philip de partir immédiatement. ". Le résultat fut spectaculaire. Philip m'expliqua ensuite qu'il avait senti le froid remonter vers sa tête et s'en aller. Quelques secondes après l'invocation, le tremblement cessa. Soulagé, il déclara que, maintenant, il croyait en Dieu et au Diable.

    Quelque temps plus tard, Philip fut repris de tremblements. Je compris qu'il était possédé par un esprit malin. J'ordonnai à cet esprit de se manifester. Une voix chevrotante s'exprima alors par la bouche de Philip et déclare être Satan. Je lui ordonnai de partir au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ce qu'il fit. "

    Inutile de préciser qu'Arthur Eedle croit au Diable. Croyance confirmée par une autre expérience extraordinaire : une rencontre avec... trois anges déchus ! Ils déclarèrent venir de la planète Martarus et vouloir apporter la paix sur Terre. Or, pour éliminer tout instinct de destruction, il y a un moyen radical : déposséder les hommes de leurs âmes et les transformer en une sorte de peuple de zombie !

     On comprend aisément qu'Eedle se méfie de telles déclarations. Ils mentent sur leur origine, dit-il. Ils ne viennent pas de l'espace. Ils mentent lorsqu'ils prétendent venir aider les hommes. Ils mentent sur leur identité. Ce ne sont pas des extra-terrestres. "


    votre commentaire
  • Dans la tradition bretonne, les Kannerezed Noz (Les lavandières de nuit), se déplacent toujours trois par trois, dans la pénombre. Elles lavent les linceuls mortuaires dans la rivière et demandent parfois de l'aide aux mortels qui auraient la malchance de croiser leur route.
    Si leur politesse prend le dessus sur leur instinct de survie, les malheureux seront promis à une mort certaine. Les lavandières plaqueront fermement leur victime dans le linceul qu'elle était en train de nettoyer. Nul besoin de préciser qu'on ne la reverra jamais.

    Des esprits similaires errent en Irlande et en Ecosse : comme ils œuvrent toujours trois par trois, ils évoquent Morrigan qui a la capacité de se démultiplier. Mieux vaut éviter de se promener la nuit en Bretagne. C'est à ce moment que les esprits sortent de leur tanière : le bugel-noz (l'enfant de la nuit) et le skrijerez-noz (le crieur de nuit) poussent des lamentations déchirantes qui annoncent, comme la banshee irlandaise, une mort imminente. Ces deux esprits sont associés avec les hululements du Petit-duc.


    votre commentaire
  •  

    L'hypnose n'est pas une banale attraction de music-hall ou un jeu de salon désuet. Malgré une controverse qui dure depuis près de deux cents ans entre ses partisans et ses adversaires, la science et, en particulier, la médecine l'admettent de plus en plus volontiers. Elle pourrait même permettre, utilisée, tant dans l'investigation psychologique proprement dite que pour la guérison de certains malades rebelles aux techniques traditionnelles...

    Le premier spécialiste qui introduisit les termes d'hypnose et d'hypnotisme, en le définissant comme un " état particulier du système nerveux, déterminé par des manœuvres artificielles " fut l’Écossais James Braid en 1844.
    On ignorait pas auparavant la transe hypnotique et un certain nombre de moyens pour la produire. Mais à la suite du docteur Mesmer, qui avait défrayé la chronique au XVIIIè  siècle avec son fameux "baquet", on parlait plutôt de " magnétisme animal ". Braid forgea le mot à partir du grec hypnos, qui signifie " sommeil ". 

    En fait, la connaissance de l'hypnotisme est très ancienne. Comme l'écrit l'un de ses spécialistes, l'Italien Charles de Liguori : " Elle fait partie d'un bagage de notions humaines datant de plus de quatre mille ans. L'hypnotisme fut d'abord entendu comme "fascination", concept plutôt vague qu'on appliquait généralement à une substance mystérieuse : l'aimant, auquel on attribuait des propriétés magiques et qui, mis en contact avec le malade, pouvait provoquer la guérison. Cette croyance se prolongea dans le temps..."

    Aimant... Magnétisme... On voit que Mesmer lui-même n'était pas à l'origine du phénomène. A vrai dire, près de 70 ans avant lui, le physicien jésuite Kircher avait constaté que l'on pouvait induire chez certaines personnes ce curieux sommeil artificiel, accompagné de transes, en utilisant les propriétés de l'aimant proprement dit ou en pratiquant sur le patient " des gestes adéquats à libérer le fluide magnétique animal ".

    Pour les spécialistes, l'aventure scientifique de l’hypnose commence avec le médecin lyonnais Chastenet de Puységur, qui s'était intéressé aux travaux de Mesmer, parce que lui-même effectuait depuis 1775 des recherches sur l'électricité, le magnétisme naturel et tous les phénomènes de la nouvelle physique en son temps.

    Puységur eut la chance de découvrir un sujet extraordinaire qui est simplement resté dans l'histoire de l'hypnose sous le nom de Victor. Sous les passes habiles du médecin, il plongeait en quelques minutes dans des transes convulsives, parlais des langues étranges, et, pourtant, obéissait très fidèlement à toutes les injonctions de Puységur. Ce dernier parvint même à de nombreux résultats télépathiques avec son médium...

    A cette époque justement, on discutait, à l'Académie des sciences et de la médecine, des théories de Mesmer et de leur bien fondé. Bailly et Lavoisier acceptaient la réalité des phénomènes produits par les passes gestuelles et le fameux "baquet", mais niaient la présence magnétique ou d'électricité dans tout cela. D'après eux, il n'y avait ni fluide animal ni influence physique mystérieuse dans le somnambulisme provoqué par le médecin viennois. Mesmer n'était peut-être pas un escroc, mais, scientifiquement, sa théorie ne tenait pas debout.

     Stupéfait par les transes de Victor, Puységur passa outre ce désintérêt en publiant un mémoire enthousiaste dans lequel il essaya de trouver d'autres explications. C'est en cela qu'il peut être considéré comme le pionnier de la recherche postérieure.

    Comme nous l'avons dit, il faudra cependant attendre James Braid et les années 1840 - 1850 pour arriver à l'hypnose scientifique. L'écossais démontre alors que le phénomène est produit à travers une démarche psychologique, mais que la transe elle-même est une pure réaction physiologique. Il veut détacher de la notion d'hypnose tout le côté occultiste d'une part et sensationnel d'autre part qui commence à s'y attacher. Il n'y parvient qu'à demi.

    On sait produire le sommeil hypnotique. C'est en fait à la portée de tous, avec un minimum de connaissance et d'entrainement. Les bateleurs de foire et les illusionnistes de scène s'initient aux techniques de passes et de suggestions. Quand ils n'y parviennent pas tout à fait, ou trop lentement, ils ont recours à des acolytes. Mais comme, très souvent, à l'exemple de Mesmer, ils prétendent que leurs activités sont thérapeutiques pour ceux qui q'y prêtent, l'hypnose même inférieure, est vite battue en brèche par les scientifiques de l'époque.

    En voulant trop démontrer, ces derniers d'ailleurs, quand ils croient à la réalité du phénomène, tombent dans le panneau : ils obligent leurs sujets à se prendre pour des singes ou des perroquets sous induction ; ils les font aboyer comme de vulgaire roquets devant de doctes assemblées venues assister aux expériences  : ils montrent qu'en état d'hypnose une femme peut se déshabiller selon leur bon vouloir, ou qu'un sujet est capable de s'emparer sur leur ordre d'un poignard et d'assassiner le premier venu...

    Dans le dernier tiers du XIXè siècle, le très digne docteur Rudolphe Heidenhain, physiologiste et chirurgien allemand connu das toute l'Europe, fait couper à son jeune frère des favoris auxquels ce dernier tenait plus qu'à la prunelle de ses yeux. Il l'oblige aussi à boire de l'encre, en lui suggérant, dans sa transe, qu'il s'agit d'une excellente bière munichoise !

    Quelques chercheurs plus sérieux croient cependant encore en la valeur de la technique hypnotique. Le professeur Charcot réunit le Tout-Paris médical à la Salpêtrière, où il endort des hystériques de son services. Pour lui, l'hypnose est une réalité, mais elle ne fonctionne vraiment qu'avec des malades mentaux comme ceux dont il a la charge.

    Heureusement, un médecin de Nancy, qui, d'ailleurs, former par la suite Freud aux méthodes de l'induction et de la suggestion, démontre le contraire. Pour Bernheim, tout le monde est hypnotisable, même les animaux, qui sont sensibles à des techniques évidemment adaptées à eux. On découvre que plusieurs démarches non contradictoires sont valables pour arriver au phénomène de transe somnambulique. L'aimant et ses dérivés sont à peu près abandonnés, mais on approfondit les résultats divers obtenus par le regard, les passe magnétiques ou dites telles, la suggestion verbale ou simplement sonore, le pendule, etc.

    Avec Bernheim, le docteur Bérillon et quelques autres, l'hypnose va-t-elle enfin prendre sa place parmi les autres sciences de la nature et du comportement ? Non, car le music-hall lui porte toujours un redoutable préjudice. George du Maurier, en 1895, n'arrange pas les choses avec son histoire de Svengali, ce magicien noir qui utilise à des criminelles un pauvre naïf en manipulant son esprit grâce aux méthodes des Bernheim, Braid ou Charcot... 

    Pendant une cinquantaine d'années, la science en place boudera l'hypnose. Même de nos jours, elle n'est pas tout à fait appréciée à sa réelle valeur. 

    A partir de 1945 - 1950, cependant, on note une sensible évolution en la matière. Aux Etats-Unis et en Angleterre, surtout les attitudes changent. Des hôpitaux de Londres et de Glasgow accueillent des hypnotiseurs parmi leur personnel médical. On réalise plusieurs opérations importantes sous hypnose.

     En 1955, la British Medical Association, un groupement professionnel officiel assez proche de notre Ordre des médecins, reconnaît l'interet de ces techniques. Une de ces commission à conclut ses recherches et va jusqu'à recommander aux universités de médecine de poursuivre des études spéciales sur l'hypnose et de
    " l'enseigner " aux étudiants généralistes, avec cours spécialisés pour les dentistes, les anesthésistes et les obstétriciens ". Aux Etats-Unis se crée une fédération de médecins qui pratiquent l'hypnose sous le nom d'American Society of Clinical Hypnosis ". 

    Forte de ces justifications scientifiques, à l'Est comme à l'Ouest, l'hypnose a largement dépassé le cadre de la thérapeutique. Son utilisation dans la police a commencé dès les années 1950. En Californie, au Centre d'étude criminologiques de Los Angeles, on forme des spécialistes de l'interrogatoire sous induction. De nombreuses affaires ont été tirées au clair par l'utilisation de l'hypnose ou de la narco-hypnose, qui joint à la suggestion psychologique traditionnelle l'administration de certaines drogues.

     Cette dernière technique a fait d'ailleurs, depuis  1977, l'objet d'une réglementation beaucoup plus stricte. 
    L'année précédente, en effet, éclatait outre-Atlantique un scandale qui révélait au grand public que l'armée et les services secrets avait essayé plus de 100 substances indubitablement dangereuses sur plus de 10 000 cobayes humains, pas toujours volontaires pour l'expérience...

    En Union Soviétique, les autorités ont longtemps refusés d'admettre que l'on mettait à profit les méthodes  d'induction et de suggestion à des fins d'interrogatoires. Le docteur Karpetz, directeur des services scientifiques de la police, l'a cependant officiellement reconnu en 1980 dans une interview largement diffusée par l'agence Tass.

    Outre la police, le monde du sport utilise aussi de plus en plus l'hypnose. Nombreux sont les champions qui ont réussi à améliorer considérablement leurs performances de cette manière. Le tennisman américain Arthur Ashe, l'Anglais Bob Willis, la championne de saut en hauteur des années 1970 Roslaine Few et bien d'autres reconnaissent qu'ils doivent pour une large part leurs résultats sportifs à des séances d'induction soigneusement mises au point pour leur cas particulier. 

    C'est cependant dans les domaines de la psychologie avancée  que l'hypnose autorise les plus intéressantes perspectives. beaucoup de psychanalystes, dont Freud, l'ont prônée pour faire régresser les sujets jusqu'à leur petite enfance et même jusqu'à leur existence fœtale. Certains sont même allés au-delà, et semblent ainsi avoir fait la preuve qu'on peut atteindre, grâce à ces techniques, ce qui pourrait être des vies antérieures de l'individu. Le chercheur anglais Arnall Bloxham, le psychanalyste et thérapeute Kelsey ont fait remonter à leur médium, Jane Evans ou Joan Grant, les étranges chemins de leur histoire antérieure. 

    S'agit-il de réincarnation, de mémoire génétique ou d'un phénomène purement pathologique ?
    Nous l'ignorons. Pour l'instant, seules nous intéressent les techniques permettent d'explorer ces voies ténébreuses de l'âme humaine. Quand ces techniques permettent aussi de guérir au physique comme au mental, il est évident qu'on saurait les laisser pour compte. 

    Mais l’hypnothérapie est-elle vraiment efficace ?


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique