• L’évangile de Barnabé

    Origine de la polémique : deux manuscrits distincts au contenu à peu près similaire âgés d'environ 1 500 ans, l'un italien et l'autre espagnol, connus sous le dénominatif d' " Evangile de Barnabé " (à ne pas confondre avec Épître de Barnabé, omposé à la fin du 1er siècle par un compagnon de l'apôtre Paul de Tarse). Si le premier a été malheureusement perdu, le second aurait fait surface au XVIIe siècle après avoir été exhumé par l'érudit Johann Friedrich Cramer, consul du roi prussien Frédéric 1er.

    D'après l'écrivaine et conférencière Nathalie Trouiller, ancienne responsable de la communication du diocèse de Lyon, cet évangile se présente : " comme une vie de Jésus islamique correcte : il prie aux heures de prières musulmanes, interdit la consommation du porc, prône la circoncision, réfute absolument l'idée qu'il puise être Dieu et annonce la venue du prophète Mahomet. Pour les chercheurs occidentaux , chrétiens ou non, qui ont travaillé sur ce texte depuis son apparition, il est clair qu'il s'agit d'un apocryphe tardif qui ne peut avoir été écrit avant le XIIe siècle. " Pourquoi ? Parce qu’il précise ceci : " L'année du jubilé qui revient aujourd'hui tous les cents ans, reviendra caque année et en tout lieu, à cause du Messie. " Sauf que selon la loi juive, le jubilé est célébré tous les 50 ans et ce n'est qu'en 1 300 qu'il le sera tous les cents ans. Un bon point pour la " fraude pieuse " tardive et pseu-dépigraphique destinée à valoriser ou légitimer l'Islam. Mais admettons plutôt qu'il s'agisse simplement d'une erreur (de retranscription par exemple). Là ou le bât blesse, c'est que l’Évangile de Barnabé, précisément au chapitre 216, soutient que Jésus aurait échappé à la crucifixion. Blasphème ! Horreurs ! Hérésie !  Mensonges ! Rien ne va plus lorsqu'on touche à l'un des plus grands symboles du catholicisme que les puristes portent autour du cou ! Sauf dans le cas où un exégète de premier plan, dont les recherches s'étalent sur plus de dix ans, alimente cette version "alternative" de l'histoire religieuse avec des données factuelles.       

    Docteur en théologie à l'université de Göteborg spécialisé dans l'étude du Nouveau Testament, Gunnar Samuelsson affirme qu'il n'existerait aucune preuve que les Romains pratiquaient effectivement la crucifixion à l'époque du Christ. Autrement dit, la "légende" de son exécution serait fondée sur les traditions de l'Eglise chrétienne et les illustrations artistiques plutôt que sur des textes antiques. Attention, le chercheur ne réfute pas l'existence d'un homme nommé Jésus, c'est même plutôt l'inverse : " C'est un fait bien documenté qui a laissé une assez bonne empreinte dans la littérature de l'époque. Il a fait des déclarations audacieuses, réalisé certaines choses étranges (miracles), dispensé un enseignement et attiré des disciples qui le considéraient comme un être sage et divin. Malgré ce que les médias le laissaient entendre, je ne suis pas un païen dont l'objectif est de saper la foi chrétienne ! Je crois au contraire que Jésus a marché sur cette planète, qu'il est retourné vers Dieu et reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts. " Ceci étant, Samuelsson suggère qu'il faut appréhender les sources anciennes ad literam et non chercher à les interpréter ou les orienter selon ses propres convictions. En raisonnant de cette manière, dit-il, on a tôt fait de s'apercevoir que la Bible ne fait jamais directement référence à une crucifixion et encore moins à l'utilisation de clous. Lu tel quel, le texte mentionne seulement que Jésus portait un staurus vers le Calvaire. En d'autres termes un... poteau. Samuelsson d'ajouter : " Si vous chercher des textes qui dépeignent l'acte de clouer sur une croix, de fixer quelqu'un dessus, vous ne trouverez rien du côté des Évangiles. En réalité, comme j'essaie de le démontrer dans ma thèse, les verbes utilisés ont un sens beaucoup plus large qui se réfère à la notion de "suspendre". C'est le cœur du problème. Les Romains "suspendaient" les criminels mais n'employaient pas une méthodologie stricte et systématique appelée "crucifixion". Les textes saints qui décrivent la Passion ne sont pas aussi riches d'informations que nous le voudrions. C'est dommage mais c'est ainsi. "   

     


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  • Ovnis de l'USS Nimitz

    Les hommes en noir, ou Man in Black, constituent une facette incontournable du phénomène ovni que même les sceptiques purs et durs n'oserait contester. Dans son ouvrage Les MIB, preuves, cas célèbres et histoires vraies, l'ufologue britannique Nick Redfern résume la situation de belle manière : " Ce qui, pour beaucoup, relevait encore il y a peu du domaine classique d'actions conduites par des agents secrets liés au FBI ou au Pentagone, n'est en fait rien de tel. Oui, dans certains cas, d'énigmatiques personnages qui se cachent derrière un paravent gouvernemental font tout ce qui est en leur pouvoir pour nous garder dans l'ignorance . Bien sur, il y a des erreurs, des canulars... Mais le vrai phénomène des Hommes en noir est beaucoup plus étrange et terrifiant que de "simple" agents dont la mission serait de faire taire les témoins à propos de ce qu'ils ont vu dans le ciel. Pourquoi ? Simplement parce que leur emprise psychique va au-delà du rationnel. Si la théorie du chercheur Joshua P. Warren est exacte, si ces être viennent de notre avenir lointain, alors nous devons reconsidérer nos croyances et notre science, admettre que nous sommes manipulés de façon subtile depuis longtemps - et pour encore longtemps; " Redfern de donner un conseil : ne jamais ouvrir la porte aux Visiteurs ! Un conseil qu'il n'est pas facile de suivre, d'autant plus que lorsqu'on est rompu aux ordres de supérieurs eux-même visiblement dominés par une instance... omnisciente.

    Technicien radar, le quartier-maître Gary Voohis se trouvait en novembre 2004 dans la salle de commandement du croiseur USS Princeton au cours de l' "incident" entre ovnis et chasseurs F/A-18 F Super Hornet.  S'il a eu de la chance , via son écran, de voir en direct les évolutions extraordinaires de ces objets, autant dire qu'il n'a pas manqué de les enregistrer. En février 2020, il nous fait part d'un élément nouveau. Le voici : " Toutes les cassettes qui contenaient les données récoltées par les capteurs des différents navires constituant la flotte du porte-avions USS Nimitz ont été saisies. En ce qui me concerne, peu de temps après les faits, deux gars habillés en costumes civil sont venus me voir pour me confisquer les disques durs de a console informatique. Ils ne se sont pas présenté, je ne sais pas qui ils étaient ni d'où ils venaient... Mais j'au dû obtempérer. C'était les ordres. "

    Kévin Day est un collègue de l'époque dont nous parlons, et il nous donne son témoignage. Kévin Day n'a pas rencontré d'homme en noir, mais la finalité reste la même. Diplômé de la célèbre Navy Fighter Weapons School, plus connue sous le nom de " Top Gun ", premier maître principal expert du système radar SPY-1, Day est le contrôleur NavyAir qui demanda directement aux pilotes de chasse de modifier leur cap initial pour se diriger vers les ovnis. Créateur du groupe UAP Expedition, il confie : " En tant que professionnel de l'interception, je m'inquiète que des objets inconnus à la technologie plus avancée que la nôtre puisse impunément venir nous narguer dans l'espace aérien. Ces appareils qui maîtrisent visiblement l'antigravité sont capables de véritables prouesses comme des accélérations soudaines, une disparition subite, se muer à des vitesses hypersoniques sans technosignature et une faible observabilité. En fait, ces ovnis se sont comportés comme s'ils étaient vivants, conscients et doués d'une sorte de prémonition... je n'ai jamais rien vu de tel de toute ma carrière ! Quelques jours après les faits, j'étais bien déterminé à rédiger un rapport et le présenter aux pontes du haut-commandement pour qu'ils le valident. Je me suis donc rendu au centre d'information de combat bien déterminé à revoir les enregistrements et réécouter les communications entre les pilotes et les navires de la flotte. Las ! j'ai constaté que certains disques durs manquaient ou qu'ils ne contenaient plus aucune donnée... Je n'ai jamais vu ça. C'est un véritable mystère.

    De son côté, Patrick "PJ" Hugues a servi dans la Marine de 2003 à 2010 en tant que technicien en électronique (radar APS-145) et armement à bord de l'avion de surveillance aérienne Grumman E-2 Hawkeye. En novembre 2004 Hugues faisait partie d'un escadron embarqué sur le Nimitz où il a pu suivre les événements de très près : " En me basant sur mon expérience et mes connaissances, j'estime à 60 % les chances qu'il puisse s'agir d'une technologie terrestre sans être capable d'en définir la nature. Les vidéos prisent pour l'occasion sont réelles mais j'aurais aimé que les versions originales soient accessibles au public, ce qui 'est pas le cas. En ce qui concernent les enregistrements de ces ovnis, je puis seulement vous dire que deux officiers de l'US Air Force sont montés à bord du porte-avions et qu'ils ont pris les enregistrements du vol du Hawkeye qui conceraient les interceptions. "  On veut bien. Mais que viendraient faire des officiers de l'armée de l'Air dans une situation qui regarde exclusivement la Marine ? Quelle était leur légitimité pour qu'ils se permettent ainsi de confisquer des pièces à conviction d'un autre corps d'arme ? Appartenaient-ils vraiment à la force aérienne ou s'agit-il d'un habile subterfuge ? On ne le saura probablement jamais. Le fait est que personne ne les empêcha d'accomplir leur besogne. Une bien sombre besgne. Presque...noire.  

         

     


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    Connu sous le nom de mngwa (bête étrange), l'animal aurait l'allure d'un félin aussi grand qu'un âne adulte, serait doté d'oreilles minuscules, d'une longue et large queue et d'un pelage ras. Tacheté au niveau du dos et de la tête, rayé de noir sur les flancs et les pattes, on dit qu'il "ronronnerait" pendant ses repas... Bizarre. Les mâles mesureraient plus d'1,70 mètre de long avec une queue d'environ 90 centimètres (pour un poids de 120 kg). Bien que nettement plus grandes, ses empreintes sont semblables à celles du léopard. D'après les traces répertoriées justement, ainsi que les touffes de poils récoltées sur les cadavres de ses victimes, nous serions en présence d'un chat tabby ("tigré") que feu le zoologue belge Bernard Heuvelmans rapprochait d'une forme gigantesque de chat doré africain. Une certitude : l'animal est très dangereux pour l'homme. 

    Historiquement, le mngwa fait partie du folklore local de l'Ouganda, l'Ethiopie et Madagascar . Ses "exploits" sont chantés par la littérature swahilie depuis plus de 900 ans, depuis que les chasseurs sont entrés en concurrences avec les grands carnivores pour s'attribuer les herbivores. C'est en 1922 qu'il va vraiment se faire connaître au Tanganyika, la Tanzanie moderne lorsque les autochtones vont rapporter l'enlèvement de femmes, d'enfants et même de valeureux guerriers. Le scénario est toujours le même : tombée de la nuit, rugissement lugubres proches des villages et à l'aube, constatations de traces de lutte avec la découverte de corps déchiquetés tenant parfois dans leurs mains des touffes de poils gris ne correspondant pas à ceux d'un quelconque lion. Le premier européen qui récolta des indices probants sur l'existence de la bête est le naturaliste britannique Franck W; Lane. Il écrit : " Une série d'événements survenus dans certains villages de pêcheurs sur la côte de Tanganyika eurent pour effet de transférer le mngwa du royaume de la fantaisie indigène à celui des rapports gouvernementaux. " Bernard Heuvelmans nous a transmis les rapports de William Hitchens, attaché aux Services administratifs de renseignement du Kenya. Au début de son enquête, Hitchens pensa que les attaques étaient dues à des lions malades ou trop âgés pour chasser leurs proies favorites. Mais les indigènes savaient faire la différence entre un lion et un Mngwa...Dans les villages où il séjourna un temps, on lui fit le récit d'attaques nocturnes. Le Liwali (homme vénérable cultivé) du petit bourg de Lindi lui assura que l'animal chassait en meute, qu'il ne s'agissait pas d'un lion mais plutôt d'un énorme chat au pelage tigré. Hitchens rapporte également qu'il vit un habitant du village Mchinga sur une civière, affreusement blessé. il s'agissait d'un pisteur, chasseur de léopards et de lions. C'était bien le Mngwa qui l'avait attaqué, il en était certain et n'aurait jamais confondu les espèces entre-elles.

    En 1938, une discussion concernant l'identité de la bête anima les colonnes du très sérieux British Scientific Journal Discovery. Quelques part, ses méfaits étaient à rapprocher furieusement de ceux commis dans le Gévaudan en France, de 1764 à 1767, car on assistait à une incapacité totale des populations à réagir efficacement face aux carnages à répétition... L'armée intervint à plusieurs reprises car des villages étaient clairement menacés. Et il fallait absolument trouver un coupable. mais rien n'en ressortit si ce n'est les conclusions du chasseur professionnel Patrick Bowen : un gros lion semblait être le coupable idéal bien que des empreinte bien dessinées découvertes dans un sol dur et sablonneux ne ressemblèrent à rien de connu. Un léopard, peut-être, mais alors d'une taille résolument monstrueuse... Et au très mauvais caractère. 

    Au regard du caractère étrangement insaisissable du Mngwa, certains observateurs n'ont pas tardé à incriminer les sanguinaires agissements des " hommes-léopards " ou secte de l'Aniota, une société secrète qui a semé la terreur en Afrique de l'Ouest au cours des années 1940. Revêtus de peaux de léopards, ou d'un costume singeant la robe du fauve, ses membres imaginaient en acquérir la puissance et attaquaient puis lacéraient les villageois à l'aide de griffes en métal qui occasionnaient d'atroces blessures. Le plus souvent, ils mangeaient la poitrine de leur victimes... A l'époque, bon nombre de ces attaques furent mises sur le compte d'un être surnaturel mi-homme mi-léopard, si ce n'est du Mngwa en personne. Si des chercheurs comme l'ornithologue français Jean-Jacques Barloy penche pour l'hypothèse de la secte, on ne peut être d'accord étant donné que l'examen des victimes montre des traces de dents et de déchirures que seul un animal carnassier est capable d'occasionner au niveau corporel.

    Maintenant le Mngwa est-il réellement un léopard ? En fait très peu de ces félins sont anthropophages et il ne semble pas exister de spécimens qui arborent un pelage gris, à moins qu'il ne s'agisse de cas modérés de mélanisme (mutation génétique qui apporte un surplus de pigments et rend la peau ou la fourrure d'un animal noire). Une panthère ? Comme le souligne avec justesse le regretté cryptozoologue Bertrand Cèbe, " les ravages du Mngwa ne s'observent que sur la côte tanzanienne. Pour quelle raison ou déraison les panthères seraient-elles devenues mangeuses d'hommes là et pas ailleurs ? Et selon quelle variation ou mutation obscures atteindraient-elles la taille d'un lion ? " Ni lion, ni léopard , ni panthère donc... Cèbe d'ajouter néanmoins : "Oserai-je pour mon compte avancer une timide suggestion ? La bête étrange pourrait être une forme africaine et géante de la panthère nébuleuse de Malaisie. " C'est une possibilité. 

    Nous l'avons vu, Heuvelmans identifiait le Mngwa à un colossal chat doré africain. Cet élégant félin, qui fait normalement deux fois la taille d'un chat domestique adulte est d'une coloration variable qui peut, chez certains spécimens, être entièrement mélanique. C'est un premier trait commun avec notre "monstre". On observe également que sa robe possède des touffes de poils sur le dos du cou et l'avant des épaules. Seconde concordance. Le chat doré africain est extrêmement vigoureux, ses pattes sont puissantes et agiles. Il est en outre solitaire et s'active la nuit, à l'aube ou au crépuscule. Comme le Mngwa. Cinquième et dernière similarité, il vit dans la forêt humide. Par contre, la distribution géographique de ce félin est propre à l'Afrique de l'ouest... Alors ? Une forme de caracal géant pourrait éventuellement convenir. Espèce distincte qui mène une existence solitaire, de mœurs nocturnes et très discrète dans ses déplacements, il possède le corps du puma et les pattes du guépard. Las ! Sa robe de texture rude, n'est jamais tachetée ou rayée. Bien entendu, nous pourrions passer en revue tous les félins qui vivent en Afrique, leur attribuer une taille démesurée  et en faire des Mngwa. Pourquoi ne pas imaginer dans ce cas qu'il puisse s'agir d'un serval habitant typique des forêts montagneuses, agile sauteur, bon coureur et remarquable grimpeur ? Lui aussi, dont la distribution géographique sur le continent est immense, chasse de préférence à l’aube ou au crépuscule en prenant ses proies en embuscade. Un serval d'une taille exceptionnelle ? Non, le mngwa est un cas unique, peut-être un félin unique, pourquoi pas un gigantesque hybride distinct du lion et du léopard ? Car les habitants de l'est africain n'affirmeraient jamais que ce sot des animaux qu'ils connaissent parfaitement qui les terrorisent à ce point. On peut leur faire confiance à ce point. On peut leur faire confiance : il n'y a absolument aucune confusion dans leur esprit.               

       


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