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    Brian Aldiss

    Imaginons un instant, selon les plus noires conjectures, ce que sera le monde au début du XXè siècle. 

    Pour une suprématie dérisoire, les forces du tiers monde, de l'Occident et de l'Amérique du Sud ont entraîné l'humanité entière dans la crise la plus grave de son existence. Usant de matériels ultra perfectionnés, elles ont provoqué une cassure dans le déroulement normal du temps qui, selon les experts, semble irrémédiable. C'est ainsi qu'à l'aube du 25 août 2020 va débuter, pour un ancien haut responsable de l'Administration occidentale, l'un des voyages les plus étonnants que l'être humain ait jamais connus. En effet, emporté par un nouveau glissement de temps, ce héros, malgré lui, va se retrouver 104 ans dans le passé à Genève, où une jeune romancière du nom de Mary Shelley reçoit le personnage le plus démentiel de la littérature fantastique : la créature du baron Frankenstein. C'est cette histoire pour le moins originale, où l’exercice de style sert à merveille l'aventure, que Brian Aldiss nous propose de suivre dans son roman Frankenstein délivré.

    Né en 1925 à East Dereham en Angleterre, Brian Aldiss goûte très tôt au charme douillet de la bourgeoisie anglaise. Le magasin familial, tenu d'une main de fer par son grand-père H.H. Aldiss, puis par son père Stanley, le met à l'abri de tout souci matériel. Mais l'ambiance trop rigide de cette vie provinciale, alliée au cadre trop restreint du monde du commerce, va susciter chez le jeune Aldiss, un goût de l'évasion puissant qu'il ne parviendra à satisfaire que par la lecture des premières revues de science-fiction américaines, Marvel et Amazing Storles. 

    Cette fuite vers de nouveaux horizons s'avère encore plus nécessaire lorsqu'il est confronté aux lois inflexibles du pensionnat britannique. L'exaltation de la puissance physique, le règlement scolaire rigoureux poussent cet adolescent "exilé" à écrire ses premières nouvelles, fantastiques ou teintées d'érotisme, et à rédiger un journal intime dont il saura, même plus tard, perpétuer la tradition.

    Brian Aldiss

    En 1943, alors que la guerre fait rage sur tous les points du globes, Aldiss, enrôlé dans l'armée, combat en Birmanie et en Malaisie. L'angoisse permanente d'un univers hostile, le climat asphyxiant de l'Extrême-Orient sont deux expériences qui influeront plus tard sur son oeuvre littéraire.

    Devenu libraire à Oxford au sortir de la guerre, Aldiss publie plusieurs textes dans le bulletin anglais de la librairie et de l'édition The Bookseller, d'une qualité littéraire certaine, qui lui ouvrent les portes de Faber and Faber, la maisons d'édition de T.S. Eliot. A la fin de l'année 1955, il publie son premier roman, The Brightfound Diaries, ouvrage autobiographique sur la vie quotidienne dans une librairie.

    Mais profondément attiré par l'essor sans précédent de la science-fiction anglaise à la fin des années cinquante, Aldiss se tourne résolument vers ce genre propre à satisfaire son inspiration démesurée. Reprenant les thèmes immortalisés par les auteurs de l'âge d'or, mais ajoutant toutefois sa philosophie teintée d'ironie, Aldiss esquisse ce que sera dix ans plus tard l'idée dominante de la nouvelle vague américaine.

    Brian Aldiss

    L'Espace, le temps et Nathanaël, recueil de nouvelles sort en 1957, suivi un an plus tard de Croisière sans escale. Dans cet ouvrage au suspense savoureux, Aldiss retrace l'épopée d'un vaisseau perdu dans l'espace. Plusieurs générations s'y sont succédé et ont définitivement oublié le but même de leur entreprise. Mais dans cette société en total autarcie, en proie à l'anarchie, retombée à l'âge de pierre, une tribu plus évoluée tente de s'en sortir.

    Si l'ouvrage suivant, Equateur, honnête roman d'espionnage, n'a pas l'effet escompté sur les critiques, Le Monde vert consacre enfin le talent de Aldiss. dans ce roman, qui remporte le prix Hugo en 1962, l'auteur décrit notre planète à la fin de son évolution. Des araignées géantes ont tissé des toiles jusqu'à la Lune, et  l'homme, retourné à son stade le plus primitif, devient un mutant au teint verdâtre, vivant de la cueillette et dormant dans les arbres. Cet ouvrage, dont l'action se déroule sous un climat que l'auteur a connu en Asie du Sud-Est, à d'ailleurs inspiré Francis Ford Coppola dans son film Apocalypse Now.

    Ses autres ouvrages, Barbe grise, roman picaresque par excellence, Cryptozoïque, très apprécié dans les milieux underground du Swinging London, et Barefoot in the Head, vaste fresque influencée par James Joyce, permettent à Aldiss de dépasser les barrières traditionnelles de la science-fiction. Maxim Jakubowski, critique renommé, décrit ainsi ce dernier ouvrage :
    " Le livre retrace les pérégrinations insensées de Collin Charteris, un automobiliste dément, à travers les autoroutes interminables d'une Europe terrassée par une offensive psychédélique. Les visions d'apocalypse s'y mêlent à de sombres histoires d'espionnage et d'amour, sur une toile de fond dominée par l'arrivée improbable d'un nouveau messie. " 

    The Shape of Further Things, essais autobiographique publié en 1970, Billion Year Spree, étude critique sur la science-fiction, puis Ennemies of the System, roman violemment antisocialiste, qu'il juge nécessaire d'écrire après son voyage en U.R.S.S. contribuent à donner à l'auteur une stature internationale.

     


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  • « La troisième nuit vit disparaître les dernières communications électriques : les piles donnaient des courants dérisoires, l'induction dynamique semblait abolie, aucun appareil ne produisait plus d'ondes hertziennes. Au matin, les hommes se trouvèrent privés de ce système nerveux qui les unissait innombrablement à travers la planète. Le soir, ils s'avérèrent inférieurs aux peuples des vieux âges : la vapeur les abandonnait à son tour. Les alcools, les pétroles et plus encore le bois ou le charbon étaient devenus inertes. Pour produire un peu de feu, il fallait recourir à des produits rares, qui, on en avait la certitude, ne tarderaient pas à sombrer dans la mort chimique. »

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    Un roman de science-fiction catastrophe rare dans lequel la science, le thriller et la réflexion font bon ménage.

    Deux scientifiques s'aperçoivent que le spectres lumineux se modifie, tandis que des troubles d'une grande violence éclatent un peu partout dans le monde. les deux phénomènes sont-ils liés ? On va intéresser à cette modification du spectre et à ses effets. Pourquoi cette modification et cette violence ? Les héros de cette histoire nous donnent plusieurs hypothèses mais Rosny ainé s'attarde sur les conséquence de cette modification du spectres et de la montée de l'agressivité sur l'humanité et notre monde dans une analyse jouissive.

    Un roman bien moderne quoique publié en 1913. J. H. Rosny ainé fut le premier et le plus grand auteur de science-fiction en France et " La force mystérieuse " restera un oeuvre majeure.

    J. H. Rosny ainé - La force mystérieuse

    Notons au passage une similitude entre deux textes fort connu des amateurs :
    " La force mystérieuse " de J. H. Rosny Ainé et " Le ciel empoisonné " de Sir Arthur Conan Doyle. Les deux romans datent tout deux de 1913. Toutefois celui de Rosny Ainé étant antérieur, on peut aisément se poser quelques questions quant aux fortes ressemblance qui existent entre les deux romans.

    Voici l'avertissement de Rosny Ainé en préface de " La Force mystérieuse "

    Le 11 mars 1913, un ami américain m’adressait le billet suivant :

    « Avez-vous cédé à un écrivain anglais – et des plus célèbres – le droit de refaire votre roman qui paraît actuellement dans Je sais tout ; lui avez-vous donné le droit de prendre la thèse et les détails, comme le trouble des lignes du spectre, l’excitation des populations, les discussions sur une anomalie possible de l’éther, l’empoisonnement de l’humanité – tout ?

    « Le célèbre écrivain anglais publie cela en ce moment sans vous nommer, sans aucune  référence à Rosny Aîné, en plaçant la scène en Angleterre. »

    À la suite de cette lettre, je parcourus le numéro du Strand Magazine, où mon confrère britannique, M. Conan Doyle, commençait la publication d’un roman intitulé : The Poison Belt. Effectivement, il y avait entre le thème de son récit et le thème du mien des coïncidences fâcheuses, entre autres le trouble de la lumière, les phases d’exaltation et de dépression des hommes, etc. – coïncidences qui apparaîtront clairement à tout lecteur des deux œuvres.

    J’avoue que je ne pus, vu l’extrême particularité de la thèse, refréner quelques soupçons, d’autant plus que, en Angleterre, il arrive assez fréquemment que des écrivains achètent une idée, qu’ils exploitent ensuite à leur guise : quelqu’un avait pu proposer mon sujet à M. Conan Doyle. Certes, une coïncidence est toujours possible et, pour  mon compte, je suis enclin à une large confiance. Ainsi, j’ai toujours été persuadé que Wells n’avait pas lu mes Xipéhuz, ma Légende sceptique, mon Cataclysme, qui parurent bien avant ses beaux récits. C’est qu’il y a dans Wells je ne sais quel sceau personnel, qui manque à M. Conan Doyle. N’importe, mon but n’est pas de réclamer. Je tiens pour possible une rencontre d’idées entre M. Conan Doyle et moi ; mais comme je sais, par une expérience déjà longue, qu’on est souvent accusé de suivre ceux qui vous suivent, j’estime utile de prendre date et de faire remarquer que Je saistout avait fait paraître les deux premières parties de La Force mystérieuse quand The Poison Belt commença à paraître dans le Strand Magazine.

     

    Et si vous vous fassiez votre propre idée en lisant ces deux romans ?

     


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    Écrit dans la plus pure tradition des « romans de mondes perdus », l'auteur de La Guerre du feu invite le lecteur à explorer une terre vierge en Afrique en compagnie de Hareton Ironcastle. Hareton est intrigué par le contenu d'une lettre qu'il reçoit de son ami Samuel Darney qui affirme avoir découvert une terre unique où les plantes et les animaux n'ont rien à voir avec ce que l'on connait. En compagnie de sa fille et de quelques personnes, Ironcastle part en expédition pour rejoindre son ami, mais jamais il n'aurait pensé que ce voyage lui réserverait autant de surprises aussi merveilleuses qu'angoissantes, voire particulièrement dangereuses...

     

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    L'expédition que conduit Haréton Ironcastle s'enfonce avec précaution dans un territoire semblant tout droit surgi des rêves les plus fantasmagoriques. Et pourtant, il s'agit bien d'une terre inexplorée, peuplée de créatures étranges qui n'ont que peu de rapport avec l'espèce humaine. Cet autre monde, inquiétant et fantastique, serait-il issus d'un rameau divergent de l'évolution ?

    Présenté comme un roman d'aventure, l'Etonnant voyage de Harenton Ironcastle est le seul ouvrage qui opère une synthèse de tous les genres abordés par Rosny, des thèmes essentiels qui constituent son univers littéraire car il ressortit à la fois de la science-fiction, au récit préhistorique et, d'une certaine manière, au roman de mœurs. Ainsi pour la première fois, Rosny met en scène ensemble et sur le même plan, des hommes civilisés originaire d'Europe et d'Amérique du Nord, des créatures primitives et des êtres dont les structure biologiques n'ont que de très lointains rapports avec l'espèce humaine telle que nous la connaissons. 

    Avec Rosny Aîné il faut accepter l'idée d'hommes bleus, ou à la tête triangulaire, ou carrée, mais qu'importe, puisqu'il nous balade dans des paysages - imaginaires bien sûr - superbement décrits et qu'on se laisse porter par son verbe et son imagination.

    Un chef-d'oeuvre unique dans la littérature mi-fantasy, mi-fantastique et mi-science-fiction dont l'unique caractère flamboyant garde, soixante ans après sa publication, une saveur inimitable.

     


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  • Arnould Galopin

    1. Arnould Galopin - Bio
    2. Le Bacille

     


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  • Arnould Galopin

    Arnould Galopin est né en Normandie un 9 février 1863.  Auteur prolifique, il obtient en 1918 le prix de l'Académie française pour Sur le front de mer, un roman sur la marine marchande acclamé par la critique. 

    Arnould alopin est également l'auteur de roman de science fiction dans le style de H. G. Wells ou Jules Verne avec notamment Docteur Oméga dont nous suivons les aventures avec ses amis à bord de son engin spatial : Cosmos. Notons au passage la grande ressemblance avec l'acteur  William Hartnell qui fut la première incarnation du Docteur Who à la télévision et les illustrations du Docteur Omega dans la publication originale. On peut citer aussi La Révolution de demain et le Bacille ; une histoire étrangement prophétique sue un scientifique fou qui utilise la guerre biologique pour se venger.

    Arnould Galopin

    Autres personnages créés par Arnould Galopin : Ténébras, un bandit fantôme rival de
    fantômas - le détective privé Allan Dickson qui oscille entre le héros mythique de jean Ray : Harry Dickson et sherlock Holmes dont il est le pastiche évident. Autre pastiche particulièrement réussi, celui de Edgar Pipe ; une sorte d'avatar d'Arsène Lupin 
    qui apparaît dans trois aventures


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