• Ray Bradbury - Fahrenheit 451

    Montag est pompier Son casque et la manche de son uniforme portent le nombre 451 : température à laquelle un livre se consume. Il vit mécaniquement dans une société dictatoriale robotisée où la lecture est interdite et le bonheur " obligatoire ".
    Spectatrice assidue d'une télévision omniprésente, son épouse Mildred est une citoyenne modèle.

    Ray Bradbury - Fahrenheit 451

     Montag croise l'idéaliste Clarisse McClellan et, lors d'une mission en compagnie du capitaine Beatty, il " s'éveille " : une vieille femme refuse de quitter ses livres et se laisse brûler parmi eux.

    Montag cache ces objets proscrits et devients dès lors un dangereux criminel. Un intellectuel retraité, Faber, va l'aider à donner un sens à son existence. Son épouse, Mildred dénonce son mari. Montag doit brûler sa propre maison et s'enfuit. 
    Traqué, il retrouve un groupe d'"hérétique " ayant tous mémorisé les pages d'un auteur. L'univers de Montag est anéanti par une guerre nucléaire. Avec ses nouveaux compagnons et leur savoir, il espère reconstruire un monde meilleur.

    Ray Bradbury - Fahrenheit 451

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     Ray Bradbury est connu comme le poète de la science-fiction. Les abus du progrès scientifique ( dans les domaines de la communication ou des transports ) et la déshumanisation qu'ils entrainent amènent Bradbury, non pas à proférer une condamnation, mais à pousser un cri d'alarme indigné. Ici il s'oppose avec son héros à la destruction des livres. 
    Ray Bradbury nous lance ici, dans le portrait d'une civilisation en décadence, un avertissement puissant. En effet, au contraire de nombreux romans d'anticipation, ici, c'est la société qui refuse de lire, de s'informer, de réfléchir, d'observer et de s'interesser au monde,... bref qui s'opprime elle-même.
    Ce livre très agréablement écrit peut se relire à n'importe quel moment de la vie : sa beauté formelle reste époustouflante et sa clairvoyance fera toujours peur. Il peut nous aider à nous réveiller à tout âge. C'est ce qui en fait une œuvre qu'il ne faudra jamais brûler dans nos esprits. 
    Ce livre a sa place dans toutes les bibliothèques, au-delà des genres et du temps. Un incontournable quand on aime les livres et la lecture. Et en cadeau, un vrai bonheur de lire ces pages.

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    Ray Bradbury - Fahrenheit 451

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    Chronique martiennes conte l'histoire des premiers colons terriens vers la planète Mars. La très ancienne civilisation, sur le déclin, finit par disparaître devant l'arrivée de plus en plus massive des hommes de la Terre. A cause d'une guerre qui se déclare sur leur planète d'origine, les hommes repartent et abandonnent Mars, excepté une poignée d'entre eux.

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    Loin de la SF habituelle, les nouvelles de Bradbury délaissent les tentatives de réalisme futuristes, d'imagination technologique, d'aventures et de quêtes initiatiques pour se concentrer sur les êtres humains et martiens et sur la poésie d'un monde que l'on observe, le soir, de loin dans le ciel étoilé, et que l'on ne peut s'empêcher de rêver.

    Nous sommes ébloui par l'univers de Ray Bradbury. Par son écriture poétique, qui tend des fils de dentelles entre les civilisations. Par les thèmes abordés, qui vont de la folie à l solitude, en passant par la famille, le racisme, le deuil, le respect... 

    Les Chroniques martiennes sont composées d'un ensemble de nouvelles qui peuvent être indépendantes mais dont l'ensemble forment un tout cohérent et raconte une histoire. A travers toutes ces nouvelles, Bradbury traite de nombreux thèmes qui participent tous à une critique de l'humanité et de sa force de destruction.

    Ray Bradbury est incroyable, il emporte son lecteur dans le flot des mots ; on a l'impression de naviguer sur un océan, c'est fluide, magnifique, dur parfois, drôle aussi, mélancolique, triste, merveilleux...

    Bien des surprises nous attendent dans ce petit livre qui restera longtemps l'un des plus grand chef-d'oeuvre de la science fiction. Un texte magnifique qui n'a pas prit une ride.

     


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  • Un blade runner, c'est un tueur chargé d'exterminer les androïdes qui s'infiltrent sur Terre. Et Rick est le meilleur blade runner de la Côte Ouest. Le lecteur suis les activités du chasseur de prime qui tente de détruire les six dangereux androïdes dans un San Francisco dangereux. Il espère avec l'argent de ses contrats changer son mouton électrique pour réaliser son rêve et s'offrir ainsi un vrai animal alors que ceux-ci ont pratiquement disparu de la surface de la Terre. Mais face à lui, surgit la très belle Rachel. Femme ou Androïde ? L'aime-t-il ? Peut-il l'aimer ?

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    Ecrit en 1968, cette histoire, qui mélange polar et science-fiction, reste indémodable grâce à ses multiples rebondissements, son héros inoubliable, son questionnement existentiel sur l'humanité et son avenir, et, bien sûr, son univers glaçant. Il est le livre idéal pour découvrir Philip K. Dick.

    Sur une Terre désertée au fur et à mesure par les humains pouvant fuir, Rick Deckard va devoir affronter non seulement ses questionnements psychologiques et métaphysiques mais aussi et surtout les quelques androïdes qui cherchent à se cacher parmi les humains restants.

    Philip K Dick pose de nombreuses questions d'ordre philosophique. Quelle est la différence entre un homme et une machine dotée d'intelligence ? Qu'est-ce qui caractérise l'Humanité alors même que les hommes ne cessent de se faire la guerre, de détruire leur environnement et de se montrer individualiste ? L'homme est-il capable de faire preuve d'une réelle empathie envers les êtres vivants ? 

    Au-delà du "simple" roman de science-fiction, Blade Runner est aussi un véritable essai philosophique particulièrement pertinent sur la nature humaine.

    Le roman est court et se lit très vite tant il est bien écrit et passionnant. 

     

     


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    Un richissime industriel norvégien organise un concours pour la conception d'un sous-marin d'exploration. Ie vainqueur aura la coquette somme de cinq millions-or et la main de sa fille Edda, si affinité. De quoi attiser les convoitises. Goël Mordax, un jeune ingénieur français, est l'heureux gagnant du concours.. Tony Fisher, fils d'un milliardaire, classé second et fou de rage de son échec, enlève Edda dont il est amoureux, ainsi que le sous-marin qui vient d'être construit selon les plans et sous la direction de son rival. Une chasse poursuite d'engage alors à travers les mers du globe à la recherche de sa fiancée...

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    Voici un roman qui nous fait revivre un périple à la hauteur de celui du Capitaine Nemo. Il s'agit d'un roman très clairement inspiré de Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne.

    Les personnage du roman sont digne de ceux de notre ami " Jules Verne ". Nous avons l'artiste culinaire marseillais Coquardot, qui est l'un des héros de cette aventure, ainsi que l'éternel gaffeur entomologiste Lepique. Une histoire d'amour bien entendu et qui fini bien et aussi un méchant dont nous ne souhaiterons pas sa fin tragique à notre pire ennemi.

    Tout comme le Nautilius avait sa devise "Mobilis in Mobile" (Mobile dans l'élément mobile), Gustave Le Rouge affublât à son Jules-Verne celle de "Mergitur sed fluctual" faisant référence à la devise des armoiries de la ville de Paris "Fluctuat nec Mergitur" (Il est battu par les flots, mais ne sombre pas)

    Gustave Le Rouge est un auteur prolifique qui a fait l'admiration de Blaise Cendras qui nous en parle avec passion dans
    " L'Homme foudroyé ". L'incroyable érudition de Gustave Le Rouge, qui a émaillé ses romans de notations insolites mais toujours piquantes, donne à ses ouvrages une légèreté et un panache qui les classent hors du lot commun des feuilletons populaire. Dans " L'Homme foudroyé " de Cendras, on comprend la fascination du poète pour ce créateur d'univers insolites et ce chasseur de personnage profondément humains, dans le crime comme l’héroïsme. 

    Comme Jean Ray et quelques rares "Maîtres de l'étrange", Gustave Le Rouge est un touche-à-tout de génie, qui a réussi le Grand Oeuvre de tous les alchimistes de l'écriture : il a fait de sa vie un vrai roman, et de ses romans, l'expression de sa vraie vie. A nous de ne pas laisser un tel trésor s'ensevelir dans la poussière de l'oubli.

     


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  • L'inspecteur Juve, de la Sûreté, traque depuis de nombreuses années un ennemi sans identité et sans visage, que l'opinion publique connaît sous le nom de Fantômas pour ses crimes et délits. Alors qu'il est chargé de l'enquête sur la mystérieuse disparition de Lord Beltham, un aristocrate britannique très en vue à Paris, il apprend l'effroyable assassinat de la marquise de Langrune, dans son château de province. Comme il explore les pistes sur ces différents dossiers, Juve se rend compte rapidement qu'elles sont liées par plusieurs éléments troublants. Progressivement, il en vient à soupçonner un certain Gurn, qu'il se met en tête d'arrêter à tout prix.

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    Fantômas est un génie du crime. Il triomphait, il y a un siècle dans une série de trente-deux volumes. Il a malheureusement été occulté par la série comique avec un De Funès au mieux de sa forme. 

    A travers romans, poèmes, tableaux, films dramatiques, feuilletons radiophoniques, bandes dessinées... Fantômas a nourri les imaginaires sous les incarnations diverses.

    Le succès de Fantômas est une affaire de vitesse. La première copie de Fantômas est livrée en décembre 1910 et ce sera désormais un volume par mois qu'il faudra produire. En effet, la collection du " Livre populaire " de Fayard, dans laquelle les romans sont publiés, est la première à proposer des romans complets à bas prix.

    Fantômas de présente comme une formule de transition entre le feuilleton du XIXè siècle et les romans en volumes du XXè siècle. Avec leur titres identifiables, les épisodes semblent offrir " un récit complet " dans lequel le lecteur peut suivre deux ou trois fils narratifs entrelacés conduisant d'un ensemble de crise (vols, meurtres, enlèvements) à leur résolutions. Fantômas est démasqué, sont complot démantelé, ses victimes sauvées, mais cette unité est aussitôt démentie : les auteurs prennent soin de ménager un dernier coup de théâtre dans les dernières pages afin de relancer l'intrigue et de préparer la prochaine péripétie.
    Ces rebondissement de dernière minutes empêchent la cloture du roman et feuilletonisent ainsi l'oeuvre puisque la dernière crise n'est, chaque fois résolue que dans le volume à venir.

    Si la littérature policière a toujours été tiraillée entre la clarté et les ténèbres, Fantômas fait nettement le choix des ténèbres. La nouveauté de l'oeuvre tient en partie au choix qui est fait de donner une place centrale à la figure du criminel.

    Il est temps de relire, dans leur versions intégrale les effroyables exploits de celui qui fut l'un des héros populaires les plus sombres et les plus inquiétant du XXè siècle.       

     


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