• Glozel - La querelle des archéologues

     

    Glozel - La querelle des archéologues

    Par son écriture, reconnue authentique par les analyses les plus sophistiquées, Glozel est une irritante question posée aux posée aux préhistoriens et aux historiens. Par ses écarts énormes dans les datations, ce site est un véritable défi à nos connaissances. Un " casse-tête ", pour les auteurs de L'Affaire de Glozel, pourtant favorables aux thèses glozéliennes.

    Comment se présente ce défi ? Nous sommes en présence d'une masse considérable de vestiges. Tout d'abord, un ensemble d'objet en terre cuite.
    On sait aujourd'hui que la " tombe " retrouvée par Emile Fradin le premier jour n'en était pas une : c'était un four primitif ! Ce qui peut expliquer la présence sur place de près de 80 tablettes  " écrite ", sans compter un grand nombre de fragments, de 36 poteries à masques et d'une cinquantaine de lampes à l'huile, sans compter, une fois de plus, les débris non identifiables et... tous les objets qui ont " disparu " en cinquante ans de polémiques de perquisitions abusives et d'indélicatesses !

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    Il y a ensuite des objets en pierre : près de 70 galets gravés, une quarantaine de haches et 29 pointes de flèches, auxquels il faut ajouter nombreuses pièces préhistoriques tels des racloirs, pics ou bijous et pendentifs. Ces objets sont taillés ou polis : dans ce dernier cas, ils ne portent pas de trace d'usure, ce qui les a fait considérer comme des objets votifs.

    Enfin il y a des objets en os, particulièrement nombreux : 40 os gravés avec des inscriptions, 26 sujets humains ou animaux dont certains en ivoire, et une centaine d'os qui portent des gravures d'animaux. Les artistes de Glozel ont également fabriqué de nombreux objets usuels en os : des poinçons, des cuillères, des peines, des bijoux, des hameçons, des aiguilles et même des boutons, ainsi que quelques armes, telles que des pointes de sagaies, des pointes de flèches ou des harpons.

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    Parmi ces objets, il ne faut pas oublier les ossements humains ou les reste d'animaux, qui nous petrmettent de mieux connaitre ceux qui nous ont légué un tel trésors. Comme il n'existe que trois représentations humaines des habitants du Glozel préhistorique, seule une analyse poussée des vestiges humains pourra nous révéler la véritable identité des Glozéliens.

    En tout, plus de 3 000 pièces diverses ont été extraites du champs de la famille Fradin, qui les expose actuellement dans le " musée de Glozel ", un local aménagé par eux entre leur grange et leur ferme, qu'il ne faut pas manquer de visiter lors d'un passage dans cette région de l'Allier. Il est probable que la partie inexploitée du champ de Duranthon, laissée volotairement vierge par Emile Fradin pour le jour ou les savants auront terminé leurs caprices et décidé de se pencher avec rigueur sur le site, recèle de nombreuses autres pièces d'interêt archéologique...

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    Cette masse de vestige n'a commencé à être datée en laboratoire que très récemment. Curieusement, ces datations ont été faites à l'étranger, au Danemark et en Suède. Les résultats sont déroutants.

    Pour les poteries analysées par la thermoluminescence, les archéo-physiciens ont obtenu une fourchette historique située entre 700 ans avant notre ère et 100 ans après. Glozel se retrouve donc en pleine époque gallo-romaine au plus tard, en pleine époque de la Tène au plus tôt ! A des milliers d'années, donc, des rennes préhistoriques et des chasseurs du Paléolithique. Que faire, dans ce cas-là, des tablettes couvertes de lettres alphabétiformes dont le dessin correspond aux lettres de certains os de renne gravés ? Comme tous les objets en terre cuite semblent être de la même facture, nous sommes en plein mystère.

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    Les objets en pierre taillée ou polie et les objets en os, par contre sont manifestement beaucoup plus anciens. Pour les ossements humains, on ne pourrait plus affirmer aujourd'hui, comme on l'a fait dans les années 1920, qu'ils " ont servi au pot-au-feu de la veille " ! Certains d'entre eux ont été analysés chimiquement pour déterminer leur teneur en protéines : la fourchette des dates variait entre 3 000 avant notre ère et 100 ans après.
    Ce qui pouvait confirmer les dates obtenues par la thermoluminescence. Par contre, une datation au carbone 14 effectuée en Ecosse sur une dent de boeuf a donné 1 900 ans, à 80 ans près. Ensuite, une autre datation a été faite, toujours au carbone 14, cette fois sur des fragments d'ossements humains : leur âge a été estimé à 17 300 ans, à 1 500 années près !

    On voit ainsi que Glozel s'étaler sur plus de 15 000 ans, sans qu'il soit possible d'y voir très clair. Le site apparait comme une sorte de bric-à-brac préhistorique, un marché aux puces archéologique, où se télescoperaient les objets les plus divers et les plus éloignés.

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    Les animateurs de la revue Kadath, consacrée aux mystères de l'archéologie qui ont écrit un ouvrage sur L'affaire de Glozel, rappellent les trois principes de base auquels se conforment les sites archéologiques authentiques :
    1) les objets découverts doivent avoir des " correspondants " dans la même région ou des régions plus ou moins éloignées ;
    2) les objets doivent être typiques de la période à laquelle ils semblent se rapporter ;
    3) la facture et le  style des objets ne peuvent présenter d'incompatibilité chronologique par rapport à la période envigagée.

    Tout en étant authentique, le site de Glozel viole ces trois principes. C'est ce qui le rend difficile à admettre par les archéologues. C'est aussi ce qui le rend fascinant. En effet, malgré ses correspondances avec des objets retrouvés à Troie ou avec les écritures préhistorique espagnoles, Glozel semble être unique au monde. Ensuite, les objets sont loin d'être typiques : des rennes et des pierre taillées en pleine période gallo-romaine ! Pour finir, Glozel est une mozaïque chronologique qui défie la raison.

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    Et pourtant... A l'heure actuelle, nous ne pouvons que constater notre ignorance. L'étude rigoureuse du gisement ne fait que commencer et l'archéologie officielle ne pourra pas longtemps esquiver la contradiction qui existe entre la datation gallo-romaine donnée par la thermoluminescence et la datation magdaléenne donnée par les plus récentes analyses au carboone 14.

    Pour réconcilier les dates, les auteurs de L'Affaire de Glozel proposent une hypothèse digne d'interêt, qui demandera à être confirmée par des analyses futures et un examen critique des pièces concernées. Les dates fournies par la thermoluminescence correspondent à la dernière cuissons des objets en céramique. " On pourrait dès lors imaginer, explique t-ils, que les poteries glozéennes  fabriquée au début du Mésolithique, furent découvertes fortuitement au premier siècle avant notre ère. Pour une raison que nous ignorons, ces céramiques furent alors recuites, à une température qui a d'ailleurs pu être relativement basse, puisque 300° suffisent à faire apparaître la thermoluminescence archéologique. "

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    Le Mésolithique, c'est à peu près l'époque de Lascaux, soit 12 à 15 000 ans avant notre ère. L'hypothèse d'une nouvelle cuisson gallo-romaine est séduisante, mais fragile : elle permet, en tout cas, d'expliquer les énormes différe,vces dans la datation du site. On peut également imaginer que les descendants des chasseurs magdaléniens de Glozel se soient transmits, pendant des millénaires, les " lettres " du syllabaire que l'on retrouve sur les os de renne : un peu avant notre ère, ils les auraient inscrits sur des poteries. Dans ce cas, pourquoi n'a-t-on retrouvé aucun vestige intermédiaire entre Glozéens préhistoriques et les Glozéens gallo-romains ? On pourrait répondre que la plus grande partie du champ des Fradin et des champs voisins reste à exploiter : on sait que des voisins des Fradin, un peu effrayés par les pénibles ennnuis d'Emile avec la justice et les archéologues officiels, ont préféré garder le silence sur les objets retrouvés dans les environs après la mise au jour des tablettes de Glozel.

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    Restera ensuite à trouver la clé de cette fameuse écriture : il est certain que, déchiffrées, les tablettes nous livreront l'ultime secret de ces artistes préhistoriques qui étaient assez raffinés pour se maquiller et pour extraire la moelle des os avec une cuillère en os ! Quel rêve ! Des textes passés sans intermédiaire des contemporains de Lascaux à leurs descendants de l'age informatique.

                                                                         Extrait de '' Inexpliqué " 1981

    1ère parie - La découverte

    2ème partie : La grande aventure de l'écriture

    3ème partie : Les preuves de l'authenticité

    4ème parie : La querelle des archéologues


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