• La fin des dinosaures

     

     

    La fin des dinosaures

    Pour se protéger de leurs redoutables ennemis, les tyrannosaures, les autres dinosaures durent développer leurs moyens de défense. Les grands sauropodes réglèrent la question en acquérant une taille gigantesque et en vivant, tout au moins selon certains spécialistes, en milieu aquatique.

    D'autres adoptèrent l'armure. Ce fut le cas des stégosaures et des ankylosaures. Malgré les aspect fantastique, c'étaient de bien paisibles bêtes. Le stégosaure avec une longueur de 9 m et un poids de 2 t était le géant de cette famille. Son dos était protégé par de larges plaques osseuses triangulaires et sa queue était armée de plusieurs paires de pointes.

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    Le kentrosaure, son parent africain, était un véritable char d'assaut vivant. Son dos et sa queue étaient hérissés de formidables pointes, tandis que ses flancs en présentaient deux autres dirigées latéralement. Son cou et la partie antérieure du dos s'ornaient de plaques verticales.

    Les stégosaures laissèrent la place à une autre espèce, celle des ankylosaures. Ces derniers ressemblaient à d'énormes tortues et leur corps étaient entièrement cuirassé. Ils vécurent en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. Lourd, peu mobiles, paisibles, ils broutaient les cactus qui seuls poussaient dans les régions arides qu'ils habitaient.

    Leur point faible était le ventre, démuni de protection. Tous les squelettes de ces animaux qui ont été mis au jours ont été retrouvés le ventre en l'air, preuve que les carnivores connaissaient le défaut de leur cuirasse.

    Il fallait toutefois que ceux-ci fussent de belle taille pour retourner les 3 t de l'euoplocéphalus.

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    A la fin de l'ère secondaire, les paysages s'étaient déjà singulièrement transformés, au point qu'un homme d'aujourd'hui capable de remonter le temps y trouverait peu de changement. Il y verrait des chênes, des sapins, des bruyères, des fleurs, des insectes familier, des oiseaux, des serpents, des tortues et des crocodiles. Il y trouverait également des petits carnassiers, des hérissons et même les premiers primates, ancêtres des singes.

    Certains animaux, cependant n'auraient pas manqué de le surprendre et de le terrifier. En effet, jusqu'à la fin du Secondaire, il y a environ 65 millions d'années, les grands sauropodes herbivores, les terribles tyrannosaures et les énormes tricératops continuèrent à voisiner avec les abeilles et les buissons de roses. Puis, brusquement, tous moururent...

     La disparition brutale des dinosaures a posé aux savants l'une des plus difficiles énigmes qu'ils aient eu à résoudre et, aujourd'hui encore, elle demeure l'un des plus grand mystères de l'histoire de notre planète. Les explications des spécialistes sont innombrables, sans compter celles qui tiennent plus du canular que de la science : n'a-t-on pas évoqué à leur propos la venue d'extra-terrestres qui les auraient décimés au cours d'une partie de chasse géantes !

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    Même en restant dans le domaine du plausible, les hypothèses sont encore légions. Certains ont ainsi avancé qu'une famine exceptionnelle provoquée par une invasion de chenille géantes aurait détruit la plus grande partie de la végétation. Mais où est la preuve de ce pullulement de chenilles ?

    En 1975, un savant anglais, T. Swain, a cru trouver l'explication dans un changement de végétation. Il remarqua qu'en Grèce certaines tortues, privées du sens du goût, consommaient de grande quantités de plantes à fleurs très amères, chargées d'alcaloïdes toxiques, nocives à leur santé. Il en conclut que les grands dinosaures, obligés d'ingurgiter d'énormes quantités de fourrage, s'empoisonnèrent lorsque la végétation changea, incapables qu'ils étaient, comme leur lointaine descendante la tortue, d'en déceler le goût.

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    Argument bien fragile, car il semble qu'il n'y ait que peu de rapport entre cet animal et les dinosaures : la tortue en effet s'est séparée des reptiles voici plus de 300 millions d'années. En outre, l’extension des plantes à fleurs ayant été longue, il est fort probable que les dinosaures ont eu le temps de développer un système d'immunisation selon la loi d'adaptation qui est une règle de l'évolution.

    D'autres ont parlé d'une réduction du cerveau qui les auraient rendu stupides au point d'être incapable d'assurer leur subsistance.
    Explication gratuite qui n'a pas été confirmée par l'étude anatomique. Il en va de même des théories de l'affaissement de disques vertébraux ou de l'infarctus du myocarde. Pourquoi ces animaux, si bien adaptés à leurs conditions de vie et qui firent preuve d'un extraordinaire dynamisme évolutif, auraient-ils vu brusquement leurs organes vitaux leur faire défaut ?

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    L'hypothèse de leur disparition par l'émanation de gaz des volcans, si nombreux à la fin du Secondaire, n'est pas plus satisfaisante, car pourquoi ces gaz auraient-ils tué, parmi tous les animaux, les seuls dinosaures ?

    Plus plausible est l'idée émise par quelques chercheurs qui attribuent leur extinction à l'apparition de nombreux petits dinosaures mangeurs d’œufs.

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    Un paléontologue, Dale Russel, a invoqué comme explication l'explosion d'une grosse étoile, une supernova, qui, en dégageant de formidables radiations, aurait fait périr les dinosaures. Pourtant, de nombreux astrophysiciens nient absolument qu'une telle explosion puisse avoir des conséquences aussi catastrophiques. Cette supernova n'expliquerait pas non plus pourquoi seuls les dinosaures en auraient été victimes, à l'exclusion des autres animaux.

    En fait, la clef de l'explication pourrait bien se trouver dans le désert de Gobi. Dès 1923, on y découvrit des nids entiers de dinosaures, des tricératops en l'occurrence. Les fouilles se poursuivirent avec de longues interruptions, jusqu'en 1970.

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    Or, l'analyse de ces œufs permit une constatation intéressante : tous avaient une coquille épaisse de 0,5 cm, ce qui est considérable. Une trouvaille faite en Provence, d’œufs de dinosaures de la même époque aboutit à des résultats semblables, et les spécialistes en conclurent justement que cet épaississement provenait d'un dérèglement hormonal des femelles.

    De nos jours, la médecine sait que ce phénomène est la conséquence de graves perturbations physiologiques. Ces constatations firent mieux comprendre le processus de leur disparition. En effet, lorsque la coquille est très épaisse, elle ne laisse plus pénétrer l'oxygène nécessaire à l'embryon et les jeunes ne peuvent éclore. Certains œufs échappèrent sans doute au phénomène, mais les naissances devenant de moins en moins nombreuses, l'espèce finit par s'éteindre.

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    Il restait à expliquer la raison de ces perturbations. En faisant appel aux enseignements de la zoologie, les paléontologues parvinrent à échafauder une théorie plus crédible qui avait, en outre, l'avantage de prendre en compte la disparition des autres espèces animales à la fin du Secondaire : reptiles marins, céphalopodes, brachiopodes, échinodermes, etc. Or, ces organismes avaient tous un trait commun : Ils vivaient dans les mers chaudes et disparurent aussi brusquement et en même temps que les dinosaures.

    Les géologues ont montré que le grand phénomène de cette époque fut le recul spectaculaire des océans et l’émergence de terres nouvelles.
    Les mers régressèrent à un point tel qu'elles ne purent plus jouer le rôle de régulateur des températures qui avait été le leur durant toute l'ère secondaire, créant un climat chaud et humide et à la végétation luxuriante, qui avait favorisé l'épanouissement des dinosaures.

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    Lors de cette régression des océans, les animaux marins virent leur domaines se réduire si considérablement qu'ils disparurent.
    Quant aux dinosaures, des reptiles habitués aux climats tropicaux, ils furent eux aussi victimes de l'abaissement de la températures.
    Les hivers furent de plus en plus rigoureux : ces animaux à température variable n'étaient pas préparés à affronter ce nouvel état de choses.
    Durant les longues périodes hivernales, leur température interne dut atteindre le seuil critique. Comme, de surcroît, ils étaient trop gros pour hiberner en quelque terrier, ils finirent par s'éteindre.

    C'est cette agression du froid qui provoqua les dérèglement hormonaux responsables de l'épaississement de l'enveloppe de leurs œufs. Les naissances se firent plus rares, puis les adultes eux-même périrent.

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    Les régressions marines ayant provoqué l'extension des zones arides et désertiques, la raréfaction de la végétation hâta aussi leur extinction, car il fut de plus en plus difficiles à ces grands herbivores, mangeurs d'énormes quantités de végétaux, de se nourrir. Par contre, les animaux à sang chaud, comme les oiseaux et les mammifères, ne souffrirent que dans une faible mesure des rigueurs du climat. C'est pourquoi, après la disparition des grands reptiles du Secondaire, ne trouvant plus de concurrents susceptibles de limiter leur nombre, ces oiseaux et ces mammifères domineront la planète...

    Certains reptiles, comme les lézards ou les crocodiles survécurent : ils durent à leur petite taille qui leur permit de s'enterrer durant les saisons froides pour hiberner, mais tous les dinosaures furent les victimes du nouveau climat qui s'installa sur terre au début de l'ère tertiaire.

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    Le climat et en particulier un hivers très rigoureux et très long a sans doute été à l'origine de cette massive extinction. N'oublions pas la théorie de la chute d'un astéroïde ou d'une comète d'une dizaine de kilomètres de diamètre  provoquant une catastrophe majeure qui, par le biais de débris dus à la collision, plongea la Terre dans l'obscurité et le froid pendant plusieurs années, empêchant ainsi la photosynthèse, ce qui induisit un appauvrissement massif en plantes et surtout en plancton et conduisit à l'extinction de nombreuses espèces dépendant de ces ressources quel que soit leur niveau trophique.

    Cette théorie est accréditée par la découverte du cratère de Chicxulub au Mexique  qui daté de –65 Ma. Il ne serait pas l'unique responsable de la disparition des dinosaures mais on peut l'inclure dans une théorie multifactorielle faisant également le lien avec des changements climatiques. Cet impact demeure toutefois le seul facteur susceptible d'expliquer des disparitions rapides d'espèces lors de cette crise.

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    Autre théorie liée au climat : l' éruptions à la fin du Crétacé d'un "supervolcan", lié à la présence d'un point chaud placé actuellement sous l'île de La Réunion et qui forma les trapps du Deccan, en Inde pendant une période assez courte au niveau des temps géologiques (au moins 1 million d'années), provoquant un cataclysme planétaire en modifiant le climat et réduisant la photosynthèse en plongeant la Terre dans une pénombre par le biais de nuages de cendres et de brume sulfureuse. Cette théorie est aussi argumentée que la théorie précédente, entre autres par la datation de –65 Ma des trapps du Deccan, dont la superficie équivaut à plusieurs fois la France, et par des résultats sur la baisse de la luminosité à la surface de la Terre lors de l'éruption récente du Pinatubo (avril 1991) aux Philippines. Cette théorie recoupe en partie celle de la collision météorique sur les effets atmosphériques.

    Alors qu'ils avaient dominé le monde durant près de 150 millions d'années, ils allaient progressivement disparaître, remplacés par les mammifères, qui furent les grands vainqueurs de cette crise, et dont l'espèce humaine fait elle-même partie.

                                                                    Adaptation de " Inexpliqué " 1981

    1ère partie : A la recherche des derniers dinosaures

    A lire aussi : La vie secrète des dinosaures

    A lire aussi : L'attaque des ptérodactyles

     


  • Commentaires

    1
    cherqaoui rachid
    Dimanche 3 Mai 2015 à 16:59
    une découverte scientifique stupéfiante un chercheur marocain CHEQAOUI RACHID détiendrait la clé du mystère de la disparition des dinosaure
    et souhaite en informer la communauté scientifique.
    tel:212616897051
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