• Voir au-delà du visible

     

    Se peut-il qu'il existe en l'homme une faculté inconnue qualifiable de parapsychologique qui autorise pareille performance.

    Bien entendu, la science traditionnelle nie énergiquement une telle possibilité. Pourtant, des chercheurs aussi honnêtes qu'éminents, les deux physiciens américains Russell Targ et Harold Puthoff, par exemple, ont lancé il y a quelques années un formidable pavé dans la mare des idées reçues en affirmant qu'ils avaient mis la main sur des sujets psi possédant un pouvoir de ce genre.

    L'un et l'autre font partie de l'élite des chercheurs du Stanford Institute, en Californie, l'un des centres d'investigation scientifique avancée les mieux équipés du monde. Ils ont à leur actif un certain nombre de découvertes importantes. Et ils jouissaient de tout le respect de leurs collègues américains et étrangers avant cette insolite série d'expériences qu'ils ont conduites sur la projection de la vision à distance.

    Dans une salle confortable du Stanford, un homme est assis. Pat Price, le médium est bien connu des parapsychologues internationaux. Comme Ingo Swann ou Hella Hammid, il ne fait pas métier de ses extraordinaires talents. Mis à part de modestes jetons de présence dans les universités et laboratoires où ils acceptent d'opérer, la parapsychologie ne leur rapporte absolument rien, ce qui, évidemment,les rend  moins suspects que les professionnels, Geller, par exemple.

     Price croise les mains, comme à son ordinaire, et deux plis marquent profondément son front. Le docteur Russel Targ, seule personne présente avec lui dans la pièce, vient de lui faire signe que l'expérience va commencer.

    A l'autre bout du campus universitaire, dans une salle presque identique, le docteur Puthoff et plusieurs témoins extérieurs à l'expérience ont consulté leurs montres. Puthoff se dirige vers un coffre-fort, l'ouvre et en retire une série d'enveloppes scellées. On fait constater par les témoins que tout se déroule comme le prévoit le protocole. Dans une expérience scientifique aussi particulière, tous les éléments de doute doivent être éliminés.

    De la même manière, on a l’assurance qu'à des centaines de mètres de là Price et Targ ne peuvent avoir de contacts avec l'extérieur. Ils se trouvent dans une pièce parfaitement isolée. Les murs ont été prévus pour empêcher toute forme de communication, radio ou autres. Il ont été fouillés, radiographiés, testés de toutes les manières possibles. Ils sont gardés par d'autres témoins, eux aussi étrangers à l'expérience.

    En présence des assistants, le docteur Puthoff tire au sort une enveloppe parmi le lot qu'il a extrait du coffre-fort. On la fait décacheter par une main innocente, comme on dit. Puthoff en sort une photographie. Il s'agit d'un monument bien connu dans l’enceinte universitaire du Stanford, la tour Hoover...

    Price se concentre dès cet instant. Le médium en action, est filmé par des caméras vidéo qui, là encore, sont prévues pour empêcher une éventuelle supercherie, mais aussi pour rendre un compte objectif du déroulement de l'expérience. On notera, en visionnant les bandes enregistrées, que le médium s'est mis à transpirer légèrement et que ses pupilles ont commencé à se dilater.

    Puthoff et les assistants du groupe B quittent la salle du coffre-fort et se rendent auprès de la tour Hoover. Ils prennent un chemin détourné. Il est absolument impossible que le médium et l'autre savant aient, de quelque manière que ce soit, connaissance de leur itinéraire et de leur destination. Si la photographie tirée au sort avait été celle d'un site plus éloigné, on aurait utilisé pour se rendre sur les lieux une automobile ou même un hélicoptère prévus à cet effet.

    A peine sont-ils parvenus au pied de la tour que Price va décrire cette dernière, avec toute la précision voulue, devant les micros et les caméras de la pièce où il se trouve !

    Russell Targ et Harold Puthoff ont répété l'expérience autant de fois qu'il le fallait pour qu'elle acquière une base véritablement scientifique. Ils en ont d'ailleurs fait varier les conditions toujours dans le même dessein. Un appareil a même été spécialement mis au point. Il projette des images, et le sujet psi doit prévoir quelques secondes avant les caractéristiques de ce qui va apparaître. Le temps lui étant compté, l'expérience parait évidemment très ardue et, partant, beaucoup plus significative de l'existence réelle de l'étrange phénomène de vision à distance.

    Ingo Swann

    Des médium comme Price, Ingo Swann ou Hella Hammid ont réussi ces tests de façon tout à fait remarquable. les uns et les autres ont décrit des lieux situés très loin de l'endroit où ils se trouvaient et qu'ils n'avaient jamais vus. Il leur même arrivé d'en donner le nom et les coordonnées géographiques avec un degré de précision hautement satisfaisant.

    Après toutes ces vérifications, les deux savants ont publiés plusieurs articles sur la vision à distance  et leurs sujets dans les plus grandes revues scientifiques américaine. La prestigieuse publication Nature elle-même les accueillit à plusieurs reprises dans ses colonnes. Et nul n'ignore que la fine fleur de la science internationale rêve d'y faire paraître à pleine pages ses hypothèses ou les résultats de ses travaux !

    C'est d'ailleurs les articles de Nature qui ont mis la communauté scientifique en émoi. On a parfois immédiatement crié au scandale. Pour une grande partie de la recherche officielle, en effet, il n'est même pas question de prendre les facultés et phénomènes paranormaux en considération. Cela n'existe pas, un point c'est tout ! Tout savant qui s'avise de s'en préoccuper est un naïf ou un charlatan. 

    D'autres chercheurs, plus honnêtes ceux-là, ont tenté de reproduire les expériences de Targ et Puthoff. Certains, comme le défunt docteur Kit Pedler et le biologiste Beverley Rubik, ont proposé aux deux savants californiens de participer aux nouvelles séries de tests qu'ils entreprenaient. Les physiciens du Stanford n'ont évidemment pas refuser. Pedler aussi bien que Rubik ont pu se rendre compte qu'ils n'avaient pas été abusés.

    Beverly Rubik

    D'autres n'ont pas autant de chance, à moins qu'ils n'aient travaillé avec des médiums moins doués que les Swann ou Pat Price. Leurs visions à distance étaient moins précises ou complètement fausses. Et la polémique se poursuit avec, malheureusement, cet âpreté déplaisante qu'elle prend quand elle oppose des fanatiques et non plus des hommes d'objectivité courtoise, comme devraient l'être ceux qui font vocation de recherche scientifique.

    Elle gagne aujourd'hui les milieux de l'archéologie, Hella Hammid, dont nous avons évoqué les dons et qui a beaucoup travaillé avec Russell targ et Harold Puthoff, a en effet rejoint l'équipe du docteur Schwartz. Ce dernier fait beaucoup parler de lui ces derniers temps pour avoir appliqué le talent de ses médiums à la recherche des lieux de fouilles intéressants.

    Mme Hammid et d'autres procèdent au fond comme des radiesthésistes. On leur demande de découvrir l'endroit exact où se cache un temple enfoui, une nécropole oubliée ou n'importe quel site archéologique valable. Non seulement ils doivent localiser, mais encore il leur faut obtenir une visualisation la plus précise possible de la disposition des vestiges.

    Récemment, l'équipe Schwartz a mis en évidence plusieurs points de fouilles complètement insoupçonnés dans le nord de l'Egypte. Elle a aussi travaillé sur des sites de l'Amérique précolombienne avec un succès indéniable.

    Hella Hammid, en particulier, est d'une précision stupéfiante. Alors que les autres sujets psi se contentent d'écrire, avec tout ce que les mots peuvent comporter de vague et de difficile à interpréter, elle dessine ses visions. Au Stanford, Targ et Puthoff avaient déjà utilisé cette prodigieuse faculté. Pour Schwartz et les archéologues qui acceptent de collaborer avec lui, elle est évidemment inappréciable, d'autant que ce médium ne commet qu'un nombre insignifiant d'erreurs ou d'approximations, que peuvent facilement corriger les instruments de détections traditionnels.

    Hella Hammid

    Outre la querelle des savants, l'affaire de la vision à distance et la publication des articles de Targ et Puthoff dans Nature ont suscité une tout autre série de questions.

    On a ainsi beaucoup épilogué dans la presse spécialisée américaine sur l'origine de cet intérêt du Standford Institue pour des choses que la science officielle tenait pour canulars ou billevesées. Qui pouvait bien en effet s’intéresser à une prétendue vision à distance chez un non moins prétendu sujet psi ?

    Des escrocs en mal d'idées pour abuser de nouvelles dupes ?... Des scientifiques honorables, peut être, et, dans ce cas, eux-même dupés, se fourvoyant dans des domaines ressortissant davantage du mysticisme de bas étage que de la sérieuse investigation des véritables secrets de l'homme et de la nature ....

    Jusqu'au jour où l'on a acquis la certitude que Targ et Puthoff n'avaient rien de naïf et que certaines fuites se sont produites.

    On a par exemple appris que les forces américaines, la Navy, en particulier, finançait d'importants programmes au Stanford. Les travaux du docteur Schwartz l’intéressaient aussi au plus haut point. De fait, un bon médium, s'il peut trouver des tombeaux et des statuettes antiques, peut aussi déceler des installations militaires trop bien dissimilées pour être découvertes par les appareils de détections traditionnels. Il est à même de localiser et de décrire des bases secrètes à distance. D'ailleurs, des sujets comme Price ou Swann sont aujourd'hui connus pour avoir été longuement testés dans les laboratoires spéciaux du Pentagone.

    La " vision " à distance de l'aéroport de San Andreas, en Californie

    De là à en déduire que les deux savants physiciens et chercheurs en renom avaient été chargés d'un projet spécifique entrant dans ces desseins, il n'y avait qu'un pas. Bien des indications permettaient de le franchir.

    " Targ et Puthoff ne s'en sont probablement pas douté au début. L'armée cache toujours remarquablement son jeu lorsqu'elle fait conduire des recherches par les meilleurs spécialistes du pays...

    " Les programmes sont fragmentés de telle sorte que ces savants ne soupçonnent pas le véritable but. Par la suite, lorsque la découverte est faite ou en voie de l'être, on jette le discrédit sur la recherche en question. On assure que tout n'est que canular ou délire de savants un peu fous. C'est ce qui s'est passé au Stanford avec la vision à distance "

    Caugham, expert en matière d'espionnage et de recherches secrètes, a suivi de près l'affaire Targ et Puthoff. C'était la première fois qu'une grande université américaine faisait état de phénomènes parapsychologiques tangibles. Rhine ne faisait que des statistiques ; les deux savants du Stanford publiaient des preuves pratiques : un homme pouvait voir à distance, décrire ce qui lui était caché avec toute les précautions du monde, accéder donc à d'inviolables secrets... par la seule puissance de son esprit. La faculté psi existait bel et bien, au moins chez quelques sujets privilégiés, dont les Price, Swann ou Hammid.

    Aujourd'hui, on a suffisamment polémiqué, discrédité les recherches du Stanford et d'ailleurs, malgré les résultats obtenus, pour pouvoir continuer à travailler dans le plus grand secret.

    A quand les applications pratiques ?

     

     

     


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