• Parapsychologie en laboratoire

     

    Parapsychologie en laboratoire

    De toutes les sciences, la parapsychologie est celle qui est la plus susceptible de bouleverser notre connaissance de l'homme.
    Cependant, depuis ses débuts, dans les années trente, elle s'est heurtée à l'opposition implacable ainsi qu'à l'intolérance et à l'hostilité des scientifiques d'autres disciplines. Ce phénomène est tellement puissant que c'est à peine si la parapsychologie est reconnue comme une discipline digne de faire partie du cadre de la recherche universitaire : la poignée de courageux savants qui souhaitent l'étudier doivent l'approcher par le biais d'une autre discipline ( la psychologie par exemple ).

    La parapsychologie est l'étude de phénomène psychiques tels que la psychokinésie, les esprits frappeurs, les perceptions extra-sensorielles, la télépathie, les rêves et tous les phénomènes où se manifestent les capacités encore inexpliquées de l'être humain.

    Parapsychologie en laboratoire

    Quoique observés depuis des millénaires ; ces phénomènes étranges ont été bien trop souvent associés aux manifestations des démons, des anges ou des fées, accumulant sur eux une combinaison de connotations religieuses, superstitieuses et occultes. Même de nos jours, la parapsychologie fait souvent l'objet d'un rejet parce qu'on la rapproche de manifestations de personnes abusées ou à l'esprit dérangé.

    Avant que J.B. Rhine n'entame ses travaux de pionnier dans son laboratoire de recherche sur les phénomènes psychiques, ou plutôt sur la force inconnue qui se cache derrière ces derniers, la parapsychologie relevait de la " recherche psychique ".

    Parapsychologie en laboratoire

    C'était le domaine réservé de quelques oisifs enthousiastes, tels Sir William Crookes et Sir Arthur Conan Doyle, qui s’intéressaient essentiellement aux médium et à la recherche d'une preuve de la survie après la mort.

    Cependant, Rhine s’intéressait plus aux phénomènes produits par le cerveau humain, comme les perceptions extra-sensorielles. Il consacra la majeure partie de son temps à l'examen de leurs effets dans des expériences réalisées en laboratoire. C'est ce qui le rendit célèbre.

    Depuis cette époque, la télépathie, les expériences extra-corporelles, la psychokinésie, les rêves et la déformation des métaux par le biais d'une force psychique sont étudiés en laboratoire dans le monde entier.

    Cependant, les savants les mieux assis continuent à dénigrer cette science et à lui refuser tout soutien financier.

    Parapsychologie en laboratoire

    Avant d'accabler ces savants sceptiques, il est bon d'examiner un point soulevé par le docteur Charles Tart, au cours de la Ve conférence internationale de la Société des recherches psychique, à Bristol, en 1981. Il a émit l'idée suivante : le scepticisme à propos de l'existence des phénomènes parapsychiques ne serait pas uniquement confiné dans notre monde rationnel, mais serait également nécessaire, dans une certaine mesure, au bon fonctionnement de la société.

    Selon lui, si nous devions " admettre " une capacité naturelle comme la télépathie, nous pourrions alors tous lire dans les pensées des autres : les relations politiques commerciales et personnelles ne seraient plus possibles.

    Le scepticisme à l'égard de tels phénomènes, et même une résistance réelle, aurait donc permis le maintien de la civilisation.

    Un fait est également certain : ceux qui croient aux phénomènes a pu être contrôlé en laboratoire. Cela nous permet de déboucher sur cette conclusion provisoire : un esprit ouvert à de telles manifestations à tendance à les encourager !

    Parapsychologie en laboratoire

    Finalement, sceptiques et " croyants " ne cherchent qu'à voir confirmés leurs préjugés. Le docteur Tart a également souligné que même ceux qui travaillaient dans le domaine parapsychologique n'étaient pas exempts de tout scepticisme. A l'instar de n'importe quel individu appartenant à notre civilisation, les chercheurs sont soumis à la crainte que font naître, dans la société, les phénomènes étranges. En revanche, ceux qui ont su surmonter leurs craintes à force d’exercices dans ce domaine obtiennent des résultats tout à fait remarquables.

    Il serait sûr, voire plus scientifique, d'essayer d'enquêter sur les phénomènes parapsychiques qui relèvent des lois bien connues de la physique. Cette démarche pourrait pourtant paraître ambitieuse tant notre connaissance de ces lois est pour le moins incomplète...

    Mais la science repose sur des estimations prudentes : la prudence, dans un domaine où fraudes et falsifications furent longtemps de notoriété publique, est une bonne chose !

    Parapsychologie en laboratoire

    L'étude scientifique d'un phénomène exige sa reproduction. En effet, dans tout autre domaine scientifique que celui de la parapsychologie, l'impossibilité de répéter une expérience avec le même succès que celui déjà obtenu, et ce, à l'aide de la même méthodologie mais dans d'autres laboratoires, est considérée comme la preuve de l'invalidité des résultats obtenus lors de la première expérience. La reproduction, avec le même succès, des expériences exclut toute possibilité de fraude ou d'erreur.

    C'est là que le parapsychologue se trouve confronté à un obstacle majeur et apparaît rebelle à toute expérimentation.

    En effet, les phénomènes parapsychologiques, qu'il s'agisse de préconnaissance, de télépathie ou de clairvoyancen se produisent généralement spontanément. Ils sont essentiellement " capricieux ". C'est ainsi qu'une personne parfaitement capable de tordre toutes sortes d'objets en métal à son domicile peut se trouver dans l'impossibilité d'obtenir les mêmes résultats quand il doit opérer dans un laboratoire.

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    Mais parapsychologie et expérience scientifiquement contrôlables ne sont pas toujours incompatibles. C'est ainsi que john Hasted, professeur de physique, a réalisé une série d'expériences sur la torsion d'objets en métal. Depuis son étude relative aux capacités d'Uri Geller, au début des années 1970, il a étudié également les étranges pouvoirs de plusieurs autres jeunes gens également doués. Malgré le mépris affiché de ses collègues, il a poursuivi ses recherches dont il pense qu'elles fourni des renseignements importants.

    Le professeur Hasted était parfaitement conscient que ces phénomènes ne pouvaient être reproduits à volonté, et son travail a notamment comporté des heures de patience attente. Cette expérience de chercheur
    " parapsychique " lui a fait approcher avec plus de souplesse l'objet de son étude : c'est ainsi qu'il se rend souvent au domicile de la personne manifestant un quelconque talent parapsychique plutôt que de plonger celle-ci dans l'atmosphère paralysante d'un laboratoire.

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    Un autre problème est la suspicion à l'encontre des résultats positifs.
    Lorsque les parapsychologues américains Harold Puthoff et Russell Targ publièrent les résultats de leurs expériences fructueuses de " vision à distance " , ils se heurtèrent à un véritable flot de protestations émanant aussi bien du milieu même des parapsychologiques que de l'extérieur.
    Ils furent accusés d'avoir utilisé une mauvaise méthodologie et de s'être livrés à une analyse des données trop pauvre. Ils réfutèrent ces critiques dans une réponse détaillée. Par la suite, des expériences similaires ont été réalisées d'ailleurs, avec des résultats également positifs.

    Une autre expérience, qui a donné des résultats prometteurs repose sur l'utilisation d'un générateur de nombres sortis au hasard. Cette machine, mise au point pour la première fois à l'université de Fribourg, s'allume et s'éteint à des intervalles irréguliers et en présentant différentes couleurs.
    L'expérience consiste à essayer de faire prédire au sujet la couleur qui va sortir. Un sujet a revendiqué l'obtention des résultats significatifs, étalés sur plus de dix ans d'expérience avec cette machine. Un ou deux ai-utres laboratoires ont également obtenu des résultas positifs identiques.

    Parapsychologie en laboratoire

    La prédiction de la couleur à venir avec cette machine ou de la forme de la prochaine carte de Zener sous-entend inévitablement des heures, des jours, sinon des mois d'ennui passé en laboratoire : le sujet ressent souvent les techniciens affectés à ces expériences comme des éléments qui gênent sa concentration. Cela l'intimide et tiens à inhiber la manifestation tant attendue

    L'une des rares expériences encourageant activement le sujet et le plaçant dans une atmosphère favorable est celle  qui consiste à utiliser
    la " technique de Ganzfeld ". Elle fait appel à trois participants : un agent qui essaie de transmettre une image par des moyens télépathiques, un sujet ( ou récepteur ) totalement relaxé, placé sous une douce lumière diffuse et en privation sensorielle, et un expérimentateur qui enregistre les impressions du sujet, qui les transmet verbalement.

     Un des meilleurs utilisateurs de cette technique est le docteur Carl Sargent, de l'université de Cambridge, qui s'est préoccupé du " plaisir " de ses sujets. Selon ce dernier, ceux-ci devraient trouver l'expérience
    " amusante ". Le docteur Sargeant est un défenseur enthousiaste de l'approche positive de la parapsychologie et, jusqu'à présent, les résultats qu'il a obtenus ont tenu les promesses des expériences  entreprises.

    Parapsychologie en laboratoire

     Par exemple, une des images-cibles utilisée était un tableau de William Blake, dans lequel on voit Dieu, agenouillé tenant un énorme compas.
    L'émetteur avait transmis la pensée d'un " compas traversant l'air ",
    la notant sur un papier placé alors sous enveloppe scellée. Le sujet reproduit la même idée. Ce genre de succès semble très fréquent chez les expérimentateurs qui encouragent leurs sujets.

     Ces expériences sont toujours critiquées y compris par ceux qui doutent de leurs propres yeux. La nouvelle tendance, chez les chercheurs, consiste à essayer d'abord d'obtenir la manifestation du phénomène. C'est le phénomène qui doit se produire d'abord : sans lui, il n'y a rien à étudier !

    L'avenir de la recherche parapsychique dépend de toute façon beaucoup plus des chercheurs qui se consacrent eux-mêmes à ce domaine que ceux qui ne s'y interessent que pour la dénigrer.

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    Les preuves ne manquent pourtant pas. Un bel exemple d'aveuglement : les études relatives à la torsion " psychique " du métal...

     


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