• Ovni - Le film qui divise l’opinion

     

    OVNI - Le film qui divise l'opinion

    Le 30 décembre 1978, tard dans la soirée, un avion-cargo de type " Argosy " décolle de Wellington, en Nouvelle-Zélande. Sa mission est de convoyer une équipe de la télévision australienne, venue filmer l'évolution d'ovnis signalés dans la région depuis quelques temps.

    Aux commandes de l'appareil, Bill Startup. Il a vingt-trois ans de pilotage derrière lui. Pour l'assister, Bob Guard. L'équipe de Channel 0-10 se compose de reporter Quentin Fogarty, du cameraman Dave Crockett et de sa femme, qui joue les preneuses de son.

    Quelques jours auparavant, on leur a signalé de nombreux témoignages d'apparitions d'ovnis dans la région du détroit de cook, qui sépare le nord de la Nouvelle-Zélande et South Island. Ils ont décidé d'aller voir ce qui ce passait et d'en ramener, s'ils le pouvaient, un bon film.

    L'Argosy a dépassé le détroit de Cook et survole maintenant l'océan Pacifique, un peu au-dessus de la côte nord-est de South Island. Par la porte d'embarquement, le cameraman fait quelques prises de vues, destinées à servir d'introduction à son reportage.

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     Soudain, le capitaine Startup appelle Quentin Fogarty par le téléphone intérieur pour lui dire de venir à toute vitesse sur le pont supérieur : les deux pilotes ont vu d'étranges lueurs dans le ciel. Selon Dave Crockett, les radars de la tour de contrôle de Wellington auraient confirmé ces visions.

    Quand Quentin Fogarty parvient sur le pont supérieur, il aperçoit une rangée de cinq lumières, grandes et brillantes quoique très lointaines encore. Elles se rapprochent pourtant et paraissent palpiter. Elles passent de la taille d'une tête d'épingle à celle d'un grand ballon, plein de lumière rouge.

    L'apparition se renouvelle au-dessus de la ville de Kaikoura, entre l'avion et le sol. Dave Crockett, qui s'est emparé des écouteurs, reçoit un message de la tour de contrôle de Wellington : on averti le pilote qu'un engin inconnu suit l'Argosy.

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    Le capitaine Startup n'hésite pas : il fait faire demi-tour à l'appareil et essaie de repérer l'objet non identifié, mais ni ses passagers aux aguets ni lui-même ne le voient. La tour de contrôle insiste pourtant : " Sierra, alpha, eagle, vous avez un engin qui vole en formation avec vous... Il grossit sur nos écrans... "

    Pendant ce temps, des lumières réapparaissent à l'extérieur de l'avion. A cause des reflets provoqués par l'éclairage interne de l'avion, le cameraman ne peut pas filmer. Bob Guard, le copilote, éteint tout. Une forte lumière, très brillante, illumine alors la nuit.

    Maintenu en pilotage automatique, l'avion poursuit sa route. Bob Guard cède sa place à Dave Crockett, qui peut filmer, l'étrange lumière dans les meilleures conditions. Pendant que le cameraman change de place, la caméra bouge un peu. Ce flou momentané servira de prétexte aux détracteurs du film.

    L'ovni est perdu de vue, même si la tour de contrôle persiste à certifier que l'écho inconnu se trouve toujours sur ses écrans radar. Peu importe : Dave Crockett a pu tenir l'ovni dans son viseur pendant plus de 30 sec.

    L'Argosy atterrit finalement à Christchurch, où la femme de Dave Crockett est remplacée par le journaliste Dennis Grant. L'avion redécolle alors vers Blenheim, à 2 du matin.

    D'étranges phénomènes lumineux viennent à nouveau troubler le ciel. A travers le viseur de sa caméra, Dave Crockett voit une sorte de sphère entourée de lignes latérales. Cette sphère lui paraît pivoter sur le côté et il lui semble qu'elle vient frôler le radar météorologique de l'Argosy. Le phénomène restera visible pendant quatre minutes. Un peu avant d'arriver à Blenheim, les journalistes verront une des deux lumières " palpitantes " tomber brutalement vers le sol, en laissant derrière elle une trainée de lumière trouble, avant de s'arrêter avec une série de petits mouvements saccadés.

    Tout ou presque a été dit : " ballon brillant " pour les uns, " engin militaire secret américains " pour les autres, " hélicoptères clandestins " pour certains, " météorites " pour quelques-uns,
    " plasma " et même " canular " pour d'autres...

    Ces objets étaient-ils, alors, de vraie soucoupes volantes ? Il reste bien difficile de répondre à une telle question. Une chose pose un problème étrange : le nombre d'ovnis repérés, d'une part, par les radars et, d'autre part, par les passagers de l'avion diffère. La tour de contrôle en a capté onze contre seulement huit dénombrés par l'équipage...

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    De plus, un seul a pu être filmé ! Le responsable du contrôle radar de Wellington devait d'ailleurs se refuser à donner la moindre conclusion sur cette affaire : " J'ai réussi à maintenir trois des échos pendant une vingtaine de minutes, puis ils se sont complètement évanouis. Ils se déplaçaient à une vitesse d'à peu près 100 à 180 km/h et je n'ai pas pu les identifier.
    L'écho radar était un bruit sec. Ce phénomène se produit parfois et ne correspond à rien. "

    Que penser finalement, de cette apparition ? Le film n'a pas été trafiqué et aucune panne n'a pu être détectée sur les radars qui ont " suivi " les ovnis. On peut seulement considérer qu'il serait trop beau qu'une soucoupe volante vienne se promener ainsi, juste sous l'œil d'une caméra de télévision, au cours d'un reportage sur les ovnis. Certes, la chance existe. Mais, à ce point-là, on s'étonne. Et on continue à s'interroger


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