• Les revenants

    Il faut admettre qu'il n'est pas observé de changements notables dans les témoignages et récits rapportés depuis des siècles concernant les lieux dits hantés. Ces hantises domestiques touchent en majorité des résidences privées, bien que quelques-unes aient été rapportées dans des hôpitaux, des immeubles ou même des usines.

    Certains cas se révèlent plus particuliers et impliquent l'apparition de flaques d'eau, d'incendies spontanée, de problèmes électriques, de musique entendue avec ou sans instruments présents et de découpures de vêtements ou de rideaux. Il est également possible, à l'occasion, de retrouver des phénomènes lumineux ou des apparitions. Mais les principaux phénomènes associés aux hantises sont avant tout sonores. En effet, sont toujours décrits en premier lieu des coups, des tapotements, des grattements, etc. Puis des mouvements d'objets, légers la plupart du temps, commencent à se produire, que ce soit par des projections ou des glissements. 

    La coutume veut également que les revenants se manifestent sur les lieux qu'ils connaissaient bien de leur vivant, ce qui justifie leur présence aux yeux des témoins. D'autres associent des objets anciens, parfois présents à leur arrivée dans une nouvelle demeure, comme pouvant avoir attiré des entités qui y seraient reliées. D'autres encore se demandent quels actes ils ont pu accomplir pour que les fantômes se manifestent dans leur résidence.  

    Plusieurs cherchent à savoir si quelqu'un n'y aurait pas déjà fait tourner des tables ou, pire encore, pratiqué la magie noire, provoquant ainsi les phénomènes observés. Il semble donc admis, selon les croyances véhiculées, que ces pratiques laissent derrière elles des résidus de certaines forces méconnues, dont le témoin peut constater l'action. 

    A noter que dans la tradition haïtienne le terme zombi désignait tout d'abord l'ensemble des revenants, mais qu'il est actuellement attribué plus particulièrement à un mort-vivant, soit un individu soumis à un état de léthargie, enterré et rendu à la conscience par le kôbô (sorcier)  l'ayant drogué auparavant. Quoi qu'il en soit, la présence d'entités défuntes demeure très présente dans le folklore haïtien.

     

     

     


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