• Le hasard peut-il expliquer l'évolution ?

    Le hasard peut-il expliquer l'évolution ?

     

    Le monde scientifique fait de l'évolution une certitude. Suffit-elle à expliquer la grande variété de tous les êtres vivants ? Fidèles aux concept néo-darwinien de l'évolution, les néo-darwinistes attribuent un rôle essentiel à la sélection naturelle. Cette notion traduit une réalité évidente. Elle constate que tous les organismes vivants varient et que ces variations semblent se transmettre aux descendants.
    Elle constate aussi qu'il naît trop d'individus, et que seuls les plus aptes survivent et se reproduisent. C'est donc par le biais de la sélection naturelle que se transmettent les mutations nuisibles se trouvant éliminées.

    Darwin lui-même admettait que si le hasard expliquait certains changements héréditaires, d'autres provenaient d'adaptations à des facteurs écologiques. Ainsi, les plantes qui naissent dans des endroits chauds et secs ont des feuilles plus épaisses que les plantes de la même espèce qui poussent dans des endroits humides et froids. De même, des animaux intelligents placés dans un nouvel environnement adoptent un comportement adapté aux circonstances.

    Selon Darwin, ces caractères étaient transmissibles. Il proposa une théorie explicative de ce phénomène de "pangénèse".
    Cette théorie reposait sur l'idée que chaque partie élémentaire indépendante de l'organisme peut produire un germe qui provoque la formation d'une partie analogue à celle dont il provient. Tous ces germes s'accumulent dans les ovules et les spermatozoïdes et reproduisent ainsi les habitudes et structures acquises. Des travaux ultérieurs ont malheureusement démontré que cette hypothèse n'était pas fondée.

    Comment expliquer alors que les chameaux, pour ne citer qu'un seul exemple, présentent des bourrelets de peau dure aux genoux ? A priori, la réponse semble simple : une couche protectrice s'est donc formée progressivement. La réalité est toutefois plus complexe, car les bébés chameaux naissent avec ces bourrelets aux genoux. 

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    A l'époque de Darwin, les travaux de Gregor Mandel sur la génétique n'étaient pas encore connus.  Ils ne furent publiés qu'en 1900. Décédé en 1882 Darwin n'a donc pas pu les utiliser. Les néo-darwinistes en font en revanche un fondement essentiel de leur thèse. D'après Mandel, le patrimoine héréditaire d'un individu renferme un nombre important de gènes. Constitués d'A.D.N., ils sont répartis dans les chromosomes à l'intérieur du noyau des cellules. Les changement qui affectent les différentes parties du corps lors de la vie d'un individu ne s'inscrivent pas dans les gènes. 

    Cette loi de la non-transmission génétique des caractères acquis est une clef de voûte de la thèse néo-darwinienne qui explique les différences héréditaires en terme de mutations génétiques, c'est-à-dire lorsque, par le simple fait du hasard, des erreurs se produisent pendant la division cellulaire. Les bourrelets aux genoux des chameau ne s'expliqueraient donc pas par transmission d'un caractère acquis, mais par une mutation génétique, arbitraire par définition, qui aurait curieusement produit des bourrelet au bon endroit. Les néo-darwinistes admettent toutefois que le mélange des gènes qui se produit dans le désordre au cours de la reproduction sexuelle peut constituer une autre source de variation héréditaire. 

    En résumé, selon les néo-darwinistes, la créativité de l'évolution est le fait d'un hasard aveugle combiné aux restrictions que la élection naturelle impose aux individus. Il n'y a ni projet ni direction d'ensemble. L'homme, ainsi que tous les autres êtres vivants, n'a aucune finalité que celle de survivre et de se reproduire. Ceux qui, de nos jours, osent remettre en question un fait scientifique aussi établi sont bien peu nombreux. Pourtant, ils n'ont peut-être pas tout à fait tort. Pour quatre raisons, que nous allons exposer.

    En premier lieu, bien que la sélection naturelle élimine les individus mal adaptés à leur environnement, ce qui, par voie de conséquence, amène le développement de race localement adaptées au sein même de l'espèce, rien ne prouve qu'un nouvel organisme provienne de la sélection progressive de petite variation. Prenons l'exemple de la structure complexe des yeux des vertébrés ou celle des plumes d'oiseaux. Les documents paléontologiques manquent pour établir leur origine avec certitude. Brusques mutations ou modifications progressives ? La question reste posée.

    Darwin et ses disciples modernes, voulant à tout prix éviter tout ce qui parait miraculeux, défendent l'hypothèse d'une évolution progressive. Mais d'un côté comme de l'autre, les preuves manquent...

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    D'autre part, si les espèces n'étaient que le produit d'une sélection naturelle progressive, l'adaptation au milieu devrait être beaucoup plus parfaite. Or, dans le règne végétal, des espèces qui présentent des formes de feuilles et de fleurs différentes semblent survivre aussi bien dans un même environnement. Comment expliquer que la sélection naturelle ait produit une telle variété de formes ?

    Après avoir procédé à des recherches sur le Podostemacae, l'éminent botaniste J.C. Willis conclut que, malgré la grande diversité des formes qui existaient dans cette espèce "il était impossible d'affirmer que la sélection naturelle était à l'origine de la multiplicité des formes de ces plantes, car elles poussent toutes dans les même conditions ". Il ajoute plus loin : " Il semblerait, dans ce cas comme dans beaucoup d'autres, que l'évolution poursuive son chemin sans que l'adaptation ait jouer un rôle. "

    En troisième lieu, la génétique n'explique qu'incomplètement l'hérédité. Elle ignore délibérément les résultats de travaux qui tentent à montrer que des champs morphogénétiques peuvent transmettre des "influences" d'une génération à l'autre et qu'il existerait donc une "mémoire collective". En conséquence, les caractères acquis se transmettraient sans modification du matériel génétique. Les individus n'auraient qu'à "capter" l'expérience ancestrale de leur espèce pour en bénéficier. 

    En dernier lieu, le néo-darwinisme repose sur une conception mécaniste de la vie qui reste très subjective. Ne faut-il vraiment voir dans les êtres vivants que des machines complexes régies par les seules lois de la chimie et de la physique ? N'est-ce pas là une vue trop réductrice ? C'est à cause de cette interprétation trop mécaniste de la vie que la plupart des biologistes rejettent a priori tout les phénomènes dit paranormaux. Cette attitude de refus systématique n'est pas très scientifique. Est-ce parce que certains phénomènes restent inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances qu'il faut en nier l'existence ?

       Rien ne nous permet en effet d'affirmer que les lois de la matière n'ont plus pour nous un secret. Le fait que la recherche scientifique continue prouve bien le contraire. Si l'hypothèse des champs morphogénétiques était confirmée, cela entraînerait de nouvelles recherches sur les relations qu'entretiennent les organismes vivants avec l'espace et le temps. Relations étroites que beaucoup pressentent depuis longtemps, mais que la science s'est toujours refusé à prendre en considération. 

    L'interprétation mécaniste établit une totale analogie entre les organismes vivants et les machines. Entre l’œil et l'appareil photo, par exemple, ou entre le cerveaux et l'ordinateur. Les points communs sont indéniables, mais de là à affirmer que les êtres vivants ne sont que des machines, il y a un pas... qui ne devrait pas être franchi.

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     Organismes vivants et machines ont tous deux une finalité, avec, toutefois une différence fondamentale : c'est l'homme qui crée la machine. Le fonctionnement d'un ordinateur, par exemple, dépend de la façon dont il a été programmé. Il reste donc à répondre à la question essentielle : qui conçoit et programme les organismes vivants ? Rien, affirment les mécanistes, pour qui la vie n'est que le produit du hasard et de la sélection naturelle.

    Ce type de raisonnement nous fait entrer dans un véritable cercle vicieux : l'interprétation néo-darwinienne de l'évolution repose sur une conception matérialiste de la vie, mais la vision matérialiste ne se justifie elle-même que par rapport à l'interprétation néo-darwinienne. A l'appui de leur théories , les mécanistes avancent que, puisque les mêmes composants chimiques se retrouvent dans tous les êtres vivants et que ces derniers obéissent à des lois connues de la physique, il n'y a pas de loi fondamentale que la science n'ait encore découverte. La faille de ce raisonnement apparaît tout de suite à la lumière de l'interprétation mécaniste de l’origine de la vie.

    On admet communément que les premières cellules vivantes apparurent il y a 2 milliards et demi d'années dans une "soupe primitive" qui contenait des substances organiques, comme les acides aminés. C'est l'effet des éclairs sur les gaz de l'atmosphère qui aurait donné naissance à ces premiers constituants de la vie? Ce scénario originel est certes très plausible. Toutefois, il sera toujours impossible d'en vérifier l'exactitude. Et rien n'interdit d'envisager que la vie soit, par exemple, venue d'ailleurs, que la Terre ait été "ensemencée" d'organismes primitifs venus - ou envoyés - de l'extérieur.

    Tenons-nous en toutefois à la version officielle de la "soupe primitive". La vie serait née d'agrégats non vivants. Pour rendre compte de ce phénomène, les mécanistes affirment que tous les éléments de la vie sans exception sont déjà présent dans la matière non vivante. Et que, par conséquent, il sera un jour possible de créer artificiellement des organismes vivants dans une éprouvette, car tout se réduit en fait à des combinaisons chimiques d'une complexité croissante.

    Il suffit de penser au fonctionnement d'un poste de radio pour comprendre que ce raisonnement est faux. Un poste de radio se compose de différents éléments. Son fonctionnement dépend de la façon dont sont reliés ces différents constituant. Il est intéressant de noter que l'assemblage ne modifie pas les éléments. Leur composition chimique reste identique. Cela ne veut pas dire pour autant que les réactions chimiques des constituants suffisent à expliquer le fonctionnement de la radio.

    Il en est de même des organismes vivants. Ce n'est pas parce que l'on connait les substances chimiques qui les composent et qu'ils sont peut-être nés d'une matière inorganique qu'ils se réduisent à quelques formules chimiques. 

    Le hasard peut-il expliquer l'évolution ?

    Imaginons maintenant une personne refusant de se rendre à cette évidence. Pour faire admettre son point de vue, elle tentera sans doute de construire une réplique du poste de radio en fabriquant elle-même les pièces nécessaire. Si elle réussi, ce qui est plus que possible, elle considérera avoir démontré qu'un appareil de radio ,'est bien que la somme et la combinaison de ces différents éléments. Et pourtant, l'importance des ondes radio lui aura totalement échappé !

    Les savants arriverons peut-être un jour à synthétiser artificiellement des organismes vivants. Or, malgré les apparences, cela ne prouvera pas que la vie n'est qu'une combinaison chimique complexe. 

    Quelle réponse la thèse mécaniste apporte-t-elle aux problèmes fondamentaux de la biologie ? Aucune. Rien d'essentiel n'a été résolu. Après des années de recherche, nous ne savons toujours pas comment se transmettent les formes de génération en génération ; comment, par exemple, une cellule donne naissance à une orchidée, à un paon ou à un tigre.

    Plus curieux encore sont les phénomènes de régénération spontanée. Comment chaque section d'un ver de terre coupé en plusieurs morceaux peut-elle donner naissance à un ver entier ? L'instinct des animaux, le comportement de la fourmi, par exemple, défie toute interprétation mécaniste.

    Tout s'expliquera un jour, affirment les biologistes modernes. Ils restent convaincu que la physique et la chimie viendront à bout des phénomènes inexpliqués...

     

     

     

     

     

        


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