• Le Déluge

     

    Le Déluge

     

    " Il  advint un grand tremblement de terre et le soleil devint noir comme un sac de crin et toute la lune devint comme sang et les étoiles du ciel tombèrent sur la Terre de même qu'un arbre de figues fut secoué par une forte bourrasque. Et le ciel se rétracta comme un parchemin que l'on enroule et chaque montagne et chaque île furent déplacées de leur lieu ".
     
    Le Déluge

    Ceci est un extrait de l'apocalypse de l’apôtre Jean, mais certains doutent qu'il s'agisse d'une pure et simple prévision. Le Saint aurait-il puisé ces images terrifiantes dans des souvenir ancestraux, même confus ou transformés, comme celui du Déluge de l'Ancien Testament ? Aurait-il transposé dans le future les impressions de ses aïeux dans sa prophétie ?
    Une " fin du monde " en somme aurait déjà eu lieu et il s'agirait justement de celle qui aurait vu Noé.

    L'allusion biblique à tous les représentants du règne animale est certes un exagération, comme c'est le cas dans d'autres textes religieux, mais nous trouvons cette légende dans plusieurs parties du globe, avec des détails qui coïncident de façon impressionnante avec ceux de l'Ancien Testament.

    Pour les Sumériens, Noé est Utnapishtim. Averti par Ea, dieu des eaux, des intentions des divinités de submerger le monde, il est pressé de construire une arche pour se sauver lui-même, sa famille et un couple de chaque animal existant.
     
    Le Déluge

    Pour les grecs on parle de Deucalion, roi de Thessalie, qui aurait survécu ainsi que son épouse grâce aux conseils de son père Prométhée, qui connaissait les intentions nourries de Zeus à l'encontre du genre humain.
    Au-delà de l'Atlantique, l'histoire du déluge est également répandue.
      
    La tradition aztèque, entre autres reproduit presque mot à mot la tradition biblique. On y raconte l'histoire d'un homme pieux nommé Tapi, auquel se présenta le dieu créateur de toute chose, lui disant :
    " Construit une grande embarcation et fais-en ta demeure. portes-y ta femme et un couple de tout les animaux existants. Mais dépêche-toi car le temps est proche."  
     
    Tapi suivit le conseil et, dès qu'il eut accompli son oeuvre, il commença à pleuvoir. La vallée fut inondée, les hommes et les animaux cherchèrent refuge sur les montagnes, mais ceux-là aussi furent submergés. Seule son embarcation fut épargnée. Elle abritait les seuls êtres vivants de la terre. A la fin, la pluie cessa et Tapi expédia hors de l'arche une colombe. L'oiseau ne revint pas, d'où le survivant déduisit qu'il avait trouvé un bout de terre où se poser.
     
    Le Déluge

    Presque toutes les légendes font référence à un châtiment divin, ce qui ne doit pas surprendre, étant donné les sentiments religieux extrêmement enracinés et la portée terrifiante du phénomène. Et les anciennes croyances péruviennes, bolivienne et nord-américaine font allusion à une " terrible inondation déchaînée pour punir l'orgueil et outrecuidance des hommes "

    Très étrange est la similitude entre certains noms : le Noé hawaïen, par exemple s’appelle Nu-u et le chinois, Nu-wah, tandis que dans la Sierra Parima, à la frontière entre le Brésil et le Venezuela, il existerait même une ville morte dont le nom est consacré au patriarche : Ma-Noa, l"eau de Noé ".

    La concordances entre les fait racontés, les détails et les noms sont trop nombreuses pour faire penser à des coïncidences.
     
    Le Déluge
     
    Mais l'arche du Noé biblique échoua-t-elle réellement sur le mont Ararat, dans l'Arménie turque, à la limite de l'Arménie soviétique et de l'Iran ? En 1960, le major de l'aviation turque S. Kurtis, chargé de photographier les pentes de la montagne, fut attiré par les images troublantes d'un objet relevé à 2000 m d'altitude, une "chose" de forme ovale allongée, prise dans la lave sortie au cours de nombreuses éruptions de la plus grande bouche volcanique su massif.
     
    "On ne peut penser qu'à l'arche de Noé", affirmèrent les experts d'Ankara après avoir examiné les photographies du major. Les mesures de l'embarcation, de surcoit, devaient correspondre exactement aux mesures citées par les saintes Écritures : environ 150 m de long et 50 mètres de large. De l'ombre, on put même déduire la profondeur approximative de la coque, évaluée à 6 m. Les reproductions furent envoyées au plus grand spécialiste mondial de photogrammétrie, le professeur Arthur Brandeburger, actuellement en service du gouvernement des Etats-Unis, qui déclara : " Au coût de risquer ma réputation, je dois constater qu'il s'agit d'un navire placé à 2 000 m au-dessus du niveau de la mer sur les pentes de l'Ararat. "
     
    Si cet étrange objet était réellement une embarcation, s'il pouvait être rejoint et libéré de son carcan de lave, nous trouverions peut-être à bord une confirmation sensationnelle d'un récit encore enveloppé des voiles de l’incertitude...
     
    Mais l'entreprise est difficile, de par les condition géographiques comme de par la position d’intérêt militaire où se situe le lieu de l'échouage supposé.
     

    Le Déluge

     
    Comment et quand eut lieu le déluge universel ?
    Il y a 10 500 ans à 12 000 ans disent les scientifiques.
    Le chercheur autrichien Otto Much pense pouvoir en fixer la date exacte : 8496 avant J-C à la suite de la chute d'un planétoïde sur notre globe.

    Nous savons tous que certains astéroïdes, qui évoluent entre Jupiter et Mars, ont des orbites très irrégulières et s'approchent parfois de la Terre à tel point qu'ils déclenchent une alarme et font craindre à quelque astronome une collision.
     
    Par bonheur, rien de ce genre n'est arrivé depuis des millénaires, mais la date à laquelle nous venons de faire allusion, la collision a pu avoir lieu. Attiré par une rare conjonction Terre-Lune-Venus, un planétoïde se serait précipité sur notre globe. Au moment de l'impact avec l'atmosphère, selon Otto Much, il se cassa en deux, frappant la Terre au centre de l'arc formé par la Floride et les Antilles, là où la croûte de la planète est plus fine et où abondent les volcans sous-marins.
     
    Voici la reconstitution, d'après ce chercheur allemand, de l'immense catastrophe qui bouleversa la surface terrestre : Au nord-ouest une bande de gaz longue de 800 à 1 000 km, blanche, extrêmement lumineuse, monta au ciel en un grand arc. Silencieuse, avec une vitesse foudroyante, elle s'approcha, devenant toujours plus étendue, elle tomba sur la terre comme un gigantesque serpent, tandis que les incendies terribles éclataient à ses limites. Et, depuis l'infini, avec le planétoïde arraché à son orbite, vint la mort. A faible distance de notre planète le corps céleste se scinda en deux parties qui se précipitèrent dans l'atlantique avec une puissance inouïe, incisant la croûte terrestre.
     

    Le Déluge

     
     
    " En même temps qu'un rugissement, une colonne de fumée se leva au ciel, entraînant avec elle gaz, cendres, lave, lapilli masses titanesques de magma en fusion. Sur des milliers de kilomètres tout ne fut qu'un hymne à la destruction : la mer commença à bouillir, une quantité inimaginable d'eau se transforma en vapeur et, mélangée à la poussière et aux cendres, se condensa en des nuages noirs qui obscurcirent le soleil. Tous les volcans explosèrent avec une furie terrifiante..."
     
    Les cratères de la planète entière ont dû entrer en éruption après le gigantesque raz de marée causé par la chute du corps céleste. Puis les cendres éruptives s'agglutinèrent pour envelopper le globe dans une dense couche de nuages, masquant le soleil et donnant lieu à de furieuses pluies. On calcule que plus de 20 billions de tonnes d'eau et 3 billions de tonnes de cendres ont pu tomber rien qu'en Europe et en Asie septentrionale. le niveau moyen des précipitations fut donc de 30 m ! 
     
    Utnapishtim, le Noé de l'épopée de Gilgamesh, raconte : " Le vent du sud mugissait, les eaux mugissaient et atteignaient déjà les montagnes et retombaient sur toutes les gens. Six jours et six nuits la pluie tomba à verse, comme une cascade. Le septième jour le déluge se calma. Le silence survint comme après une bataille. La mer redevint tranquille et la tempête cessa. Je regardais le temps qui s'était calmé. Tous les hommes avaient dégénéré en boue. Le sol était une étendue uniforme désolée...".

    La catastrophe eut évidemment des conséquences désastreuses.
     
      
    Toujours selon Otto Much, notre planète à la suite du heurt de l'astéroïde et des furieuses éruptions volcaniques, changea son propre axe de rotation, fait dont nous retrouvons la trace également dans des documents de l'ancienne Égypte : " Le sud devint nord et la Terre se retourna ".

    Hérodote raconte comment les prêtres égyptiens de Thèbes lui ont révélé que, dans un lointain passé, " le soleil s'était levé quatre fois dans un point différent du point habituel et qu'il s'était couché deux fois où il se lève maintenant. "
     

    Le Déluge


    Platon nous dit aussi en se référant à ses souvenir égyptiens dans son Timée : " Survinrent de violents tremblements de terre et inondations et, dans le cours d'un terrible jour et d'une terrible nuit, l'entière race belliqueuse disparut sous la terre et pareillement disparut Atlantis sous
    les mers ".
     
    De vastes étendues de terres disparurent dans des gouffres profonds : Platon nous le dit aussi, en se référant à des souvenirs égyptiens dans son Timée : " Survinrent de violents tremblements de terre et inondations et, dans le cours d'un terrible jour et d'une terrible nuit, l'entière race belliqueuse disparut sous la terre et pareillement disparut Atlantis sous la mer " 

    C'est encore le Mahâbhârata, que l'on surnomme la "Bible hindoue" qui nous parle de " sept grandes îles de la Mer d'Occidents " détruites par le cataclysme. Des documents asiatique un peu plus récents affirment
    que " l'Empire de la mer d'Occident " fut englouti par les flots.
     

    Le Déluge


    Si nous traversons l'Océan, nous trouvons chez les peuples de l'Amérique précolombienne un " Atzland " terme faisant allusion à une catastrophe énorme et cruelle ainsi qu'un autre vocable de la langue nahua " Na-hoatlan " qui signifie " terre parmi les eaux "

    Les hiéroglyphes de la pyramide mexicaine de Xochicalco font aussi allusion à une terre " située au milieu de l'océan, détruite " et à ses habitants " tués et réduits en poussière ".

    Un fragment maya, traduit en 1930 par le philologue brésilien O.M. Bolio, rapporte : 
    " Le onzième jour Ahau Katum, survint le désastre. Il tomba une pluie d'une violence inouïe et les cendres tombèrent du ciel et en une seule grande ondée les eaux de la mer se déversèrent sur la terre... et le ciel se précipita... et la terre s’effondra ... et la Grande Mère Seyda fut parmi les souvenirs de la destruction
    du monde. "
     

    En Occident, on lie le Déluge à la disparition de l'Atlantide. En Orient, on fait référence à la submersion d'un autre continent fabuleux, celui de Mu, à tel point que sur une tablette de Llassa, selon ce que nous en dit le colonel britannique James Churchward, on trouverait l'incision suivante, que l'on fait remonter à douze milles années environs :
     
    " Lorsque l'étoile Bal tomba là où aujourd'hui il n'y a que la mer, les sept villes tremblèrent avec leurs portes d'or et leurs temples, une grande bouffée de chaleur naquit et les rues se remplirent d'une dense fumée. Les hommes tremblèrent de peur et une grande foule se rassembla dans les temples et dans le palais du roi.
     
    " Le roi dit " Ne vous ai-je pas prédit tout cela ? " Et les hommes et les femmes, vêtus de leurs précieux habits, ornés de leurs merveilleux colliers et bracelets, le prièrent et le supplièrent : " Sauve-nous, Ra-Mu ! ". Mais le roi dans une dernière prophétie leur annonça qu'ils allaient tous devoir mourir avec leur enfants et leurs esclaves et que de leur cendres serait née une nouvelle race humaine. "
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     Un manuscrit pré-maya de 35 siècle décrit ainsi la fin de Mu :
     
    " En l'an 6 du Kan, le 11 muluk du mois de Zak, eurent lieu de terribles tremblements de terre qui se poursuivirent jusqu'au 15 Tchouen. Mu, la contrée aux collines d'argile, fut sacrifiée : après s'être soulevée deux fois, elle disparut pendant la nuit, tandis que la terre était continuellement secouée. Le sol s'effondra et réémergea plusieurs fois, en de nombreux points proches de la mer. Finalement l'étendue se fendit et se scinda en plusieurs parties et s'effondra avec ses 64 millions d'habitants.

    Une autre concordance : la disparition il y a 10 à 12 000 ans de la couche de glace qui recouvrait précédemment, outre la Scandinavie, la Grande-Bretagne, l’Irlande, et presque toute l'Europe continentale, tandis que la Sibérie était plongée dans le rigide climat qu'elle connait actuellement. Cela arriva, dit encore Much, avec d'autres géologues soviétiques, parce que le Gulf Stream put enfin toucher nos rives, qui n'étaient pas à sa portée auparavant, puisqu'il était arrêté par une autre terre, l'Atlantide. 

    La thèse de l'épouvantable bombardement cosmique trouve beaucoup d'autres appuis comme les vastes cratère creusé il y a toujours 10 à 12 000 ans par des météorites énormes dans l'Amérique centro-méridionale et aussi en Géorgie, en Virginie, en Caroline et sur le fond de l'Atlantique, au large de Porto-Rico.

    Le cataclysme provoqua évidement un immense massacre et les survivants durent péniblement recommencer leur chemin vers la civilisation. Des espèces entières, parmi lesquels les mammouths, furent détruites et leurs rares descendants, éliminé par les conditions climatiques nouvelles et par la lutte pour la survie, modifièrent leurs habitudes pour subsister. 

    L’hypothèse de Much n'est qu'un scénario possible. Il nous fait réfléchir sur la fragilité de notre monde...
                                                                                   Extrait de " Inexpliqué " 1981
     
    Vous pouvez compléter cette lecture avec : Le Déluge selon Bérose
     

     


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  • Commentaires

    1
    n bwdte
    Dimanche 5 Avril 2015 à 18:27

    nul

     

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