• La Lune controversée

    Les astronomes estiment que la Lune est un monde étrange, peut-être à certains égard, le corps le plus bizarre dans tout le système solaire.
    Les missions Apollo ont pu répondre à de nombreuses questions relatives à notre satellite naturel. Mais elles en ont soulevé un plus grand nombre encore. Si ces énigmes continuent d'intriguer les savants, quelques personnes ont voulu interpréter les constatations nouvellement acquises et les photographies prises durant ces missions d'une façon souvent sensationnelle !

    Les prétendues preuves de la présence d'extra-terrestres sur la Lune ne résistent pas à un examen rigoureux : plus on les étudie et moins elles semblent convaincantes. Exemple révélateur : les " constructions artificielles ''. Celle-ci ne sont pas évidentes et les photographies elles-même. Leonard en reproduit un certain nombre dans son livre, et, malgré des cercles et des flèches servant à les identifier, il est impossible de distinguer quelque chose ressemblant même de loin à ses descriptions, au moins sur la moitié des clichés. Les autres révèlent seulement des objets minuscules, trop petits pour que l'on puisse discerner les détails décrits par Leonard. Ce dernier recommande, en fait, d'étudier à l'aide d'une loupe les photographies originales publiées par 
    la N.A.S.A. et de se concentrer une heure sur chaque petite surface ; une fois l’œil habitué aux détails les plus fins, les " constructions artificielles "
    apparaîtront comme il les a représentées dans son livre...

    La Lune controversée

    Malheureusement pour Leonard, tout le monde le sait : exercer un effort oculaire pour distinguer quelques chose à la limite de la visibilité est un moyen assuré pour renforcer les illusions d’optique !

    La surface de la Lune est un fouillis confus de roches déchiquetées, allant de hautes montagnes jusqu'à de petits cailloux. Ces fragments sont le résultats de l'impact de météorites qui sont tombés à très grande vitesse, il y a des milliards d'années. Dans le milieu sans air et sans eau de la Lune, ces roches n'ont subi aucune intempérie, ce qui leur aurait donné des formes plus unies et plus familières. La Lune n'a pas d'atmosphère. 
    Les roches, éclairés par la lumière du Soleil, étant très brillants, par contacte, les ombres projetées sont complètement noires. Une fois agrandies, les photographies ressemblent à un collage abstrait en noir et blanc, tellement insolite qu'il est aisé d'y voir des lignes et des formes tout à fait imaginaires...

    Les psychologues savent que l’œil humain a tendance à simplifier les détails qui sont à la limite de la visibilité et à chercher, au sein du chaos, des formes qui lui sont familières. Ainsi, les tâches irrégulières, sombres et lumineuses semblent avoir des arêtes aiguës et définies et des coins à angle droit ; des objets de forme arrondie apparaissent comme des ovales ou des cercles parfaits. Lorsque l’œil a discerner un dessin particulier, comme celui des " engins téléguidés en forme d'X " de Leonard, il est facile de distinguer d'autres formes similaires dans d'autres zones plus confuses. Un effet psychologique identique s'est produit lorsque Giovanni Schiaparelli a vu des lignes droites - les fameux " canaux " - sur Mars en 1877. Immédiatement après sa communication, d'autres astronomes les ont à leur tour découverts. Nous savons pourtant qu'ils n’existent pas.

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    Les " constructions " d" Leonard semblent bien être des illusions d'optique : ses croquis présentent des lignes plus pures et plus aiguës, ainsi que des courbes plus régulières que celles qui apparaissent sur les photographies. 

    Don Wilson avance un certain nombre de preuves pour démontrer que la Lune est un vaisseau spatial extra-terrestre, creux à l'intérieur. Son argumentation repose sur les nombreux mystères qui subsistent encore quant à cet astre, mystère qui (du moins c'est ce qu'il affirme) sont tous résolu par cette unique supposition.

    Pour commencer, certaines des preuves qu'il avance ne sont pas du tout 
    " mystérieuses ", mais parfaitement conformes aux théories orthodoxes sur la formation de la Lune... Ainsi, selon les idées des astronomes actuels, la Lune a subi un bombardement intense de très gros météorites tout au début de son histoire : les plus gros ont creusé en explosant des cratères de plusieurs centaines de kilomètres carrés. Ultérieurement, les rochers se trouvant sous la surface ont fondu pour se transformer en lave : certains d'entre-eux sont remontés pour affleurer au niveau des régions les plus basses. La lave noir à empli ces excavations circulaires pour donner ces plaines de forme arrondie que nous appelons à présent des 
    " mers ". Tandis que ces plaines se forment, le bombardement des météorites diminue d'importance. C'est pourquoi ces " mers " sont moins criblées de petits cratères que la croûte plus ancienne des  " montagnes " qui les entourent.

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    Ce scénario est confirmé à la fois par la composition des roches lunaires et par leur âge.  Pourtant, Wilson invente un mystère à propos des mers :
    " Il y a un autre mystère, celui des mers et la façon dont elles se sont formées et réparties. Beaucoup semblent être de forme circulaire... 
    Mais l'autre mystère est la raison pour laquelle ces régions sont, apparemment, si dépourvues de cratères... "

    Le seul fait un peu étrange, dans cette liste de " mystères " est la répartition inégale des mers sur la Lune... Wilson reconnaît que sa propre théorie est incapable de l'expliquer !

    Une autre source féconde en énigmes est une discussion scientifique du début des années 1970, lorsque les cosmonautes d'Apollo rapportèrent sur la Terre les premiers cailloux lunaires. Cette première étude de l'âge réel et de la composition des roches lunaires signifiait naturellement que les théories antérieures allaient être largement remises en question. 
    Des savants, spécialisés dans les problèmes lunaires, contestèrent violemment les nouveaux résultats et leur interprétation.

    En fait, les astronomes sont à présent en mesure de reconstituer le passé de la Lune, sans grande ambiguïté et avec à peine quelques incertitudes. 
    Ainsi, l'âge des rochers lunaires et celui du sol sur lequel ils se trouvent n'est plus une énigme. Les atomes radioactifs qui les composent et qui agissent comme des horloges naturelles sont " remontées " par les météorites qui heurtent la Lune. Aussi, lorsqu'il s'agit de dater un rocher provenant de l'impact d'un météorite, cette méthode nous indique la date à laquelle s'est produit l'impact. Cet événement est naturellement plus récent que la date de la formation du sol sur lequel le rocher
    s'est échoué !

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    Les preuves scientifiques sont suffisamment solides pour démontrer sans équivoque que la Lune n'est pas creuse, et détruire ainsi le dogme central de la théorie de Wilson. Un autre des arguments de Wilson est que la Lune a une densité très faible, ce qui semblerai indiquer qu'elle est en grande partie creuse à l'intérieur.

    En fait, la densité moyenne de la Terre est élevée pour deux raisons : d'une part, les roches internes sont comprimées et atteignent une haute densité ; d'autre part, notre planète possède un important noyau de fer, très dense. La Lune, plus petite, exerce une compression moindre sur son centre, et les résultats enregistrés à la suite de séismes montrent qu'elle possède peu ou pas du tout de fer en son centre. Une Lune creuse présenterait une densité encore plus basse que celle de la Lune actuelle.

    La preuve la plus incontestable détruisant la théorie d'une Lune creuse nous est fournie par les sismographes installés sur la surface lunaire par les cosmonautes d'Apollo. Lorsque des météorites heurtent la surface lunaire, ils produisent des vibrations qui sont enregistrés par ces appareils? L'analyse des résultats montre que les ondes enregistrées traversent la Lune, en même temps qu'elles se propagent sur sa surface.

    Wilson prétend que cette surface est un " carapace " épaisse de 30 km, sous laquelle il y aurait un vide de 50 km où vivraient les extra-terrestres.
     Sous ce trou ce trouverait le corps principal de la Lune. Mais en aucune façon les vibrations venant du côté opposé de la Lune ne pourraient se propager et franchir ce vide, en allant de la surface vers le corps principal de l'astre pour ensuite remonter et revenir jusqu'aux sismographes de la surface opposée.

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    Les séismes naturels présentent aussi, avec exactitude, le schéma attendu pour de petites perturbations proches du centre de la Lune. De même, il serait impossible pour ces ondes de se propager vers le haut en traversant une région vide sous sa surface. Une analyse approfondie, s’appuyant sur les études des séismes qui nous son parfaitement connus, montre que les roches lunaires ne s'interrompent pas à 32 km en dessous de la surface de la Lune.  ; en fait, elles prouvent que les roches deviennent encore plus denses et plus solides à une profondeur
    de 32 km !

    Les missions Apollo ont ramené suffisamment de preuves pour convaincre toute personne à l'esprit ouvert que la Lune n'est pas habitée par des extra-terrestres : ce n'est ni une colonie ni un vaisseau spatial, mais un satellite naturel.

    Les grands moments de l'histoire de la Lune, nous sont connus, et ceux qui contestent encore les interprétations conventionnelles exagèrent des débats scientifiques mineurs, isolant et privilégiant des détails dans toute la littérature qu'elle a suscitée. Assez ironiquement une telle méthode, qui consiste à " chercher des poux " à certains, si elle était appliquée à leur propres théories, les détruirait d'un seul coups.

     Il n'en reste pas moins vrai que la Lune au sol aride, si différente de notre Terre florissante, est un monde énigmatique, dont on est encore loin de tout connaitre...

     


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