• La Lévitation

     

    Sortir de son corps

     Un jour de l'an 1226, Antoine de Padoue prêche dans une église, à Limoges. Il se souvint tout à coup qu'il avait un sermon à prononcer, à la même heure, dans une autre église.

    Le saint homme n'hésite pas. Il interrompt son prêche, se couvre la tête de son capuchon et d'agenouille en silence, comme pour prier.
    Au même moment, dans l'autre église, les prêtres le voient apparaître. Antoine de Padoue fait son sermon et, tout aussi soudainement, disparaît pour... réintégrer son corps agenouillé et reprendre son homélie ! Cette aventure n'est qu'un des nombreux exemples de désincarnation transmis par l'histoire.

    Sortir de son corps

    Qu'est au juste la désincarnation ? Il s'agit d'une expérience au cours de laquelle un sujet quitte son enveloppe charnelle et peut observer le monde extérieur depuis un lieu éloigné de son propre corps. On admet alors qu'il y a "projection astrale", ou "projection spontanée". De tels phénomènes apparaissent comme relativement fréquents, même s'ils sont encore mal définis par la science.

    Dans la plupart des cas ces désincarnations ont lieu à un moment ou on ne s'y attend pas et sont souvent produite à la suite d'un choc physique grave : opération chirurgicale, maladie ou accident de voiture ou même pendant le sommeil ou autre activité aussi banale que le shopping.
      
    D'après les témoignages, mis à part une impression immédiate de sérénité et de plénitude, la sensation générale est celle de l'état corporel ordinaire. Certains sujets ont affirmé être restés reliés à leurs corps physique par une sorte de lien immatériel.
    Le "corps astral", bien qu'ayant le même aspect charnel, est en réalité constitué d'une matière délicate et lumineuse, capable de franchir les obstacles solides.
      
    Les références à ce corps astral abondent dans la littérature de tous les pays et de toutes les époques. D'après une étude de Dean Shiels faite en 1978, sur les 70 cultures non occidentales sur lesquelles portait son travail,
    95 % d'entre elles croyaient à la réincarnation. Une quasi-universalité tout à fait étonnante !
      
    Les premiers écrits de l'Inde mentionnent les huit siddhis (pouvoirs surnaturels) qu'un homme peut acquérir par la méditation. Le sixième siddhi permet de "voler dans le ciel".
      
    Dans de nombreuses religions orientales, on confère généralement au sorcier, le chaman, le pouvoir de quitter son corps par l’exercice de sa propre volonté et d'accompagner ainsi l'âme des défunts vers la terre des ancêtres.
    Sortir de son corps
      
    Dans l'ancienne Egypte, on croyait pouvoir entrer dans le "plan astral" par dix grilles et sept portes. Le corps astral lui-même était représenté sous la forme d'un oiseau, symbole de ce qui peut échapper aux lois de la pesanteur. De même dans la Bible, Paul parle d'un homme qui a été emporté au Paradis et s'interroge : " Était-ce dans son corps ? Était-ce hors de son corps ? Je ne sais. Dieu le sait".
      
    Dans la culture européenne, la notion de corps astral a également son histoire. Les philosophes du Moyen-Age distinguaient l'anima divina de l'anima humana, ce qui indiquerait une certaines connaissance de l'âme astrale.
    Dans son Purgatoire, Dante précise que "Après la mort, l'âme fait rayonner autour d'elle son pouvoir créatif, comme sa forme charnelle et vivante. L'air ambiant épouse la forme que l'âme lui impose."
      
    De nombreux écrivains comme Jack London ou Guy de Maupassant ont décrit leurs expériences personnelles de projection spontanée. Ernest Hemingway a également eu l'impression de quitter son corps : " Mon âme, raconte -t-il, ou quelque chose qui sortait de corps comme quand vous tirez un mouchoir de soie de votre poche, mon âme donc, se déploya autour de moi, puis revint et réintégra mon corps, mais je ne suis pas mort". 
     
     
    Sortir de son corps
    Un médecin britannique raconte :" Je voulu appeler de l'aide mais je ne pouvais pas. Je me rendis compte tout a coup que mon esprit s'était séparé de ce qui était "moi". Je réalisais peu à peu que je pouvais non seulement voir mon corps et le lit dans lequel je me trouvais mais aussi la maison et le jardin et tout ce vers quoi je dirigeais mon attention. J'évoluais, me semble t-il dans un espace temps différent. Lorsque mon épouse entra dans ma chambre elle eu un choc, je vis mon médecin se précipiter vers le téléphone et l'entendis dire et penser : "Il est mourant". Je ne pu lui répondre. Je fus très contrarié quand il pris une seringue et m'injecta un liquide dans le corps. Dès que mon cœur commença a battre plus fort je quittais cet état et j'en fus très fâché. La vision claire que j'avais de toute chose disparut et une faible lueur de conscience noyée dans un flot de douleur prit possession de moi...".
     
     
    Tous ceux qui ont vécu cette expérience aux portes même de la mort ont affirmé que toute peur les avait quitté.
      
    En 1964, David Taylor somnole sur le siège avant de la voiture d'un ami lorsqu'ils rentrent en collision avec un camion : " Au moment du choc, j'ai eu l'occasion d'observer la scène de plusieurs mètres de haut, comme si j'étais suspendu au dessus de la route. Je me vis éjecté de la voiture, mon ami sortir indemne et venir me voir. Je vis aussi le camion filer. Je me souviens avoir pensé que j'assistais à un drame dans lequel je pouvais trouver la mort ".
     D'autre témoins affirme avoir eu le choix entre réintégrer leur corps ou s'en aller, donc mourir. La question reste posée : Quelle est la limite entre la vie et la mort ?
      
    Pour beaucoup de septiques, ces désincarnations ne sont que des illusions ou des hallucinations. C'est possible dans certains cas, mais pas toujours : même inconscients de la durée de leur "voyage", beaucoup de témoins ont décrit ce qui s'était passé autour d'eux. Quelques-uns ont même pu se déplacer dans le temps et dans l'espace, voire lire des chiffres cachés et pouvoir les répéter une fois réincarnés...
    Les témoignages abondent, tous plus troublants les uns que les autres. La sensation extra-corporelle est toujours assez forte pour que les sujets puissent s'en souvenir.
      
    Dans nos sociétés moderne&s, la mort reste un sujet tabou, gouverné par les carcans rigides de la médecine et de la morale. Des fait existent, qui tendent à assouplir les définitions de l'une et de l'autre. Au bout de ces interrogation, une fantastique question : qu'est-ce que la vie après la vie ?
     
     

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