• Edgar Cayce

     

    Edgar Gayce

    Contrairement aux autres guérisseurs, dont les capacités personnelles de guérir meurent avec eux, Edgar Cayce laissa tout un héritage de traitements et de remèdes qui est toujours en usage des dizaines d'années après sa mort, en 1945. Des milliers de ses " lectures " sont maintenant enregistrées  et accessibles aux chercheurs à l'Association pour la recherche et le dévoilement à Virginia Beach. Mais Cayce était plus qu'un guérisseur. C'était un prophète, un clairvoyant et un théoricien de la réincarnation et de l'Atlantide. Ses qualités personnelles de bonté et d'abnégation le firent chérir de sa famille et de tous ceux qui travaillaient avec lui.

    Cayce naquit dans une ferme du Kentucky le 18 mars 1877. Enfant unique, il fut si mauvais à l'école que ses parents en furent découragés.
    Cherchant à leur faire plaisir, il fut enchanté quand une voix lui dit qu'il serait aidé pendant son sommeil s'il promettait en retour, d'aider les malades et les affligés. Il s'aperçut ensuite que, simplement en dormant avec un livre de classe sous son oreiller, il pouvait apprendre son contenu en entier. Ceci en fit un génie vers l'âge de 9 ans, mais il ne put jamais s'adapter à l'école, et il la quitta définitivement lorsqu'il eut 15 ans.

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    Vers cette époque, il fut heurté par une balle de base-ball à la base de la colonne vertébrale et en souffrit beaucoup. Gisant pendant quelques temps dans un demi-coma, il ordonna soudain à sa mère de préparer et de lui appliquer un cataplasme suivant ses directives, ce qu'elle fit immédiatement. Le lendemain matin, il était complètement guéri.

    Le jeune Edgar Cayce travailla comme vendeur durant les quelques années qui suivirent. Après son mariage avec Gertrude Evans, qui devint son assistante la plus fidèle dans son travail de guérisseur, il prit un emploi de démarcheur en assurance. En voyage, en 1900, il perdit la voix, et passa des mois à chercher sans succès un remède, essayant les docteurs orthodoxes, les chiropracteurs, les hypnotiseurs, n'importe qui susceptible de l'aider.

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    Désespéré, près d'un an après, il accepta de consulter un hypnotiseur amateur local, Al Layne. Selon Layne, l'hypnotisme ne marchait pas avec Cayce, car il ne pouvait accepter la suggestion post-hypnotique.
    Layne en vint à l'idée que Cayce pourrait se l'inculquer lui-même pendant qu'il serait sous hypnose. Cela marcha, Cayce diagnostiqua la source de son problème et le guérit. Il guérit ensuite Layne d'un mal de dents persistant, toujours en étant en transe, ce qui amena Layne à suggérer qu'ils pouvaient travailler ensemble à soigner les autres, mais Cayce ne parut pas satisfait de l'idée. Il refusa... et se reperdit sa voix. Considérant cela comme un signe que son don de guérisseur lui venait de Dieu, il accepta d'essayer de se mettre au service des autres. Par la suite, il s'aperçut que s'il interrompait ses " lectures " ou s'il usait de son don dans une voie contraire à ses puissants principes chrétiens de droiture et de rigueur, il perdait la voix ou souffrait de violentes migraines.

    Au début, Layne hypnotisait Cayce en présence de ceux qui désiraient son aide. Plus tard, Cayce parvint lui-même à l'état de transe et put traiter les malades à distance. Tout ce qu'il demandait était le nom et l'adresse de la personne malade. Au départ de chaque lecture ces mots lui étaient communiqués : " Vous avez devant vous le corps de ...  Vous devez examiner ce corps soigneusement, notant son état et toutes les parties qui sont malades. Vous devez donner la cause de ces affections et suggérer le traitement qui amènera la guérison. "

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    Cayce répondait en termes médicaux auxquels il ne comprenait rien à l'état normal. Il conseillait parfois la chirurgie classique et des médicaments ; d'autres fois des méthodes alternatives comme l'ostéopathie ou des régimes particuliers. Souvent, les remèdes étaient extraordinaires, usant d'ingrédients et de formules qui devaient être approfondies. Par exemple, il prescrivit un jour l'usage de baume de soufre, dont aucun pharmacien n'avait jamais entendu parler. On le trouva finalement dans un vieux recueil de remèdes datant de plus de cinquante ans. Cependant, complexes ou simples, les remèdes qu'ils prescrivait furent notés, enregistrés et déposés à la société ARE.
    Beaucoup ont été analysés et, dit-on, reconnus efficaces.

    Sans en parler à Cayce, Layne engagea un couple sceptique à enregistrer le souvenir de tout ce qu'il ferait lors d'un séjour à Paris, et ensuite de demander à Cayce un compte rendu de leur journée. Le compte rendu était exact, mais l'incident rendit Cayce méfiant à l'égard de Layne, et décida d'abandonner son associé et de travailler avec quelqu'un d'autre. A la suite de cette décision, il perdit la voix.

    Reconnaissant là sa destinée de guérisseur, mais incapable d'en vivre, car il ne voulait pas être payé, Cayce adopta un compromis en se contentant de donner ses lectures le dimanche. Cela ne dura pas, car un article dans un journal du Kentucky en 1903 lui valut un torrent de requêtes et il dut augmenter ses lectures. Ceci influa sur son métier d'assistant photographe, aussi ouvrit-il sa propre boutique de photographies pour pouvoir travailler quand il le voudrait, et consacrer le reste de son temps aux guérisons.

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    Cayce se servait parfois de ses autres capacités psychiques. En 1906, un professeur lui demanda de résoudre une affaire de meurtre au Canada, dans laquelle il était directement impliqué. Cayce conduisit la police au meurtrier en découvrant, par clairvoyance, l'endroit où était cachée l'arme du crime. Par ses prédictions sur l Bourse et l'état réel des marchés, il aida un client à faire un triomphe financier, mais ceci au prix d'une migraine qui lui confirma l'idée qu'il devait user de ses dons uniquement pour aider ceux qui étaient dans le besoin. Cependant, en regard de ses " succès " de clairvoyance, il connut une amère défaite. Avec d'autres voyants, il échoua dans l'élucidation d'un crime, qui émut le monde entier en 1932 : l'enlèvement du fils de Charles Lindbergh, ce héros de l'aviation qui fut le premier à traverser seul l'Atlantique.

    Une autre fois, Cayce accusa un employé des chemins de fer d'être le responsable d'un accident, et il prophétisa qu'il y aurait un autre accident si cet employé n'était pas renvoyé. La prédiction de Cayce s'accomplit, et le vice-président de la compagnie des chemins de fer lui-même, qui avait refusé de renvoyer l'employé, fut tué dans l'accident.

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    Mais bien qu'il donnait ses lectures aussi prémonitoire, le " prophète dormant " ne croyait pas à ses propres capacités prophétiques. " Les prédictions, disait-il, sont sujettes à caution car le future dépend du libre arbitre de chacun. " Mais en prédisant des changements géologiques dans le monde tel un soulèvement volcanique dans l'ouest de l'Amérique du Nord et la disparition sous les eaux de la plus haut partie du Japon, il déclara que ceci ne dépendait pas de la volonté de chacun et que, en conséquence, ces prophéties devaient être crues et qu'elles arriveraient vraiment.

    En 1909, Cayce entama une longue association avec le docteur Wesley Ketchum, un homéopathe exerçant à  Hopkinsville, dans le Kentucky, ou vivait Cayce. Ce dernier diagnostiquait et prescrivait : Ketchum dirigeait le traitement. Enthousiasmé par les nombreux succès de Cayce, Ketchum envoya un rapport sur lui à la Société américaine de recherche clinique de Boston à la fin de l'été 1910. Il s'ensuivit un article dans le New Times, et Cayce se retrouva muni d'une notoriété nationale. Il fut submergé de demandes d'aides et, à la fin, décida de demander un prix modeste afin de pouvoir se consacrer entièrement à la guérison. Mais Cayce était incapable d'une réussite commerciale, même s'il le désirait.
    L'hôpital que ses clients reconnaissants ouvrirent pour lui à Virginia Beach en 1927 dut fermer quand le krach de 1929 vint apporter la ruine à ses propriétaires.

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    Après que le docteur Ketchum eut quitté le Kentucky, Cayce travailla seulement avec sa femme, qui l'aida amoureusement et loyalement, à travers toutes les vicissitudes de la vie. Ses dons se développèrent encore. On prétend, par exemple, qu'il parlai couramment en italien ou en espagnol au cours de ses transes, quand il soignait des gens de ces nationalités.

    Un important élargissement des horizons de Cayce survint quand il fut consulté par Arthur Lammers, un imprimeur intéressé par le mysticisme et l'astrologie. Lammers demanda à Cayce alors en transe, de lui dire son horoscope, et Cayce lui révéla qu'il avait été moine autrefois, donnant ainsi à Lammers le preuve de la réincarnation. Cayce qui lisait la Bible chaque jour, eut tout d'abord du mal à accepter l'idée de la réincarnation, qu'il avait pourtant émise lui-même pendant ses transes, puis il parvint plus tard à la concilier avec ses croyances chrétiennes.

    Cayce développa aussi ce qui fut ensuite connu comme
    " lectures de vies ". Dans celles-ci, il suggérait des traitements qui soignaient aussi bien les âmes et les esprits malades que le corps.
    Pour commencer une lecture de vie, sa femme lui disait, après qu'il se soit mis en transe : " Vous avez devant vous... (nom et date de naissance ). Vous nous expliquerez les relations de cette entité avec l'Univers et les forces universelles qui ont donné les conditions qui ont formé les personnalités, révélées ou latentes, dans cette vie présente sur le plan terrestre, en donnant la date, l'endroit et le nom, et ce qui dans chaque vie a perfectionné ou retardé le développement de l'entité. "

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    A la société ARE sont conservées plus de 2 500 lectures de vies. La plupart sont basées sur la doctrine de la réincarnation, attribuant les défaillances de ceux qui consultaient Cayce à des incapacités d'accomplir leurs destinées dans des existence antérieures et en leur apprenant comment ils pouvaient s'accomplir totalement ans le futur. Les tiroirs de l'ARE contiennent des centaines de lettres de patients reconnaissants qui, changeant d'orientation selon l'avis de Cayce s'était accomplis bien au-delà de leurs plus grand espoirs, et parfois dans des voies complètement inattendues.

     Cayce commença à croire que les êtres humains se réincarnaient en groupe, apparemment comme des équipe dans une usine, et ceux qui avaient été liés de leur vivant par la haine ou l'amour restaient réunis dans l'au-delà, bien que peut-être par des liens de nature différente.
    Il repéra, par exemple, des groupes depuis l'Atlantide et l'Egypte ancienne, jusqu'aux contemporains du Christ et à l'Amérique du XIXe siècle.

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    Cayce attribuait sa connaissance ésotérique à ses capacités de capter les messages " akashiques ". Il croyait que l' " esprit conscient, est sous la domination du subconscient, ou âme " et donc qu'il pouvait obtenir des renseignements d'autres subconscients ou d'esprits de l'au-delà. Mais les esprits humains sont faillibles, et ceci peut expliquer certaines des théories de Cayce, les plus extrêmes et les plus fantastiques. Car il serait vain de considérer Cayce comme infaillible  au vu de ses succès. Ses biographies, toutes perpétrées par des admirateurs, ont tendance à tomber dans ce travers, en formulant des excuses plus au moins spécieuses quand il s'est trompé, comme par exemple, dans le cas de Lindbergh. Il serait tout aussi déloyal de le juger d'après quelques-uns des livres à sensation qui furent écrits sur lui, et d'après quelques attaques comme celles du " sceptique professionnel " James Randi.
    Dans son article " Edgar Cayce, le prophète dormant ". Randi n'y va pas par quatre chemins pour dénoncer l'échec de Cayce dans l'affaire Lindbergh, mais en revanche, il passe sous silence ses nombreux succès dans le domaine de la clairvoyance.

    Les archives de l'Association pour la recherche et le dévoilement contiennent des milliers de " lectures de vies " faites par Cayce pour ses patients. Cayce en vint à croire à la réincarnation, et une part de sa technique de lecture des vies fut d'examiner les vies antérieures  de ses très nombreux malades et d'appliquer les leçons qu'il en tirait au présent.

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    Quand Grover Jansen demanda à Cayce en 1939 de lire sa vie, il était âgé de 19 ans. Etudiant, il devait choisir une carrière. La lecture de Cayce lui révéla ceci : dans une vie antérieure, à l'époque de la guerre civile, il avait travaillé comme agronome pour l'armée, et, " dans le présent... les montagnes et les ruisseaux, les animaux sauvages, le grand air, toutes les activités liées à l'effort physique avaient une influence innée, subtile sur l'Entité (Jansen) dans son choix de relations avec les autres ".

    Dans une autre vie, Jansen avait vécu dans l'Empire romain durant sa période de plus grande expansion. Le conseil de Cayce à Jansen fut simple : " Dans tous les domaines de la protection, que ce soit des poisons dans l'eau, des oiseaux d'une certaine taille, des besoins en nourriture, ou de la sauvegarde de certaines portions de terre ou de forêt, ou le meilleur amendement du sol pour certaines graines ou plantes, tout cela constitue les canaux qui conduiront l'Entité à trouver le contentement et l'harmonie. "

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    Plus pratiquement, Cayce avertit Jansen qu'il pourrait trouver un travail officiel dans la conservation des ressources naturelles. Ce qu'il fit, entrant dans une satisfaisante carrière d'agent pour l'aménagement de la chasse, responsable de l'amélioration de la pêche et de la chasse sur tout un Etat.

    Pour juger Cayce, deux faits doivent être pris en considération. Premièrement, aussi loin que l'on remonte, personne n'a jamais mis en cause sont honnêteté. S'il s'est trompé dans ses croyances, celles-ci furent sincères, et non pas machinées par un hypocrite. Les gains financiers n'ont jamais été un but pour Cayce, qui est resté pauvre pendant presque toute sa vie. Il ruina sa santé et mourut à force de donner trop de lectures aux malheureux pendant la Seconde Guerre mondiale.
    L'affection et le respect exprimés par tous ceux qui l'on connu et ont travaillé avec lui montrent quel homme exceptionnel il fut.

    La seconde considération est qu'il a laissé volontairement et délibérément tous les souvenirs de l'œuvre de sa vie à l'ARE, fondée en 1931. Ils sont ouverts aux chercheurs de tous les pays et prêts à l'emploi, si on le souhaite. Le bien qu'il a fait n'a pas été " enterré " avec lui, il est toujours accessible aux générations futures.

     


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