• Des pierres venues de nulle part

    Des pierres venues de nulle part

    " Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que ne peut le concevoir toute ta philosophie ".

    Cette phrase prononcée par Hamlet dans la tragédie de Shakespeare témoigne assez du sentiment d'impuissance qui saisit l'homme confronté à des phénomènes qui, pour naturels qu'ils soient, n'en demeurent pas moins inexpliqués.

    La science officielle les boudent généralement parce que trop occasionnels, trop fugitifs et surtout trop rebelles à se laisser capter, mesurer et analyser en laboratoire.

    L'Eglise les tient pour des manifestations diaboliques et veille à maintenir dans chaque diocèse un prêtre exorciste. Seuls les parapsychologues s'y intéressent vraiment, mais accablés de tant de railleries et de tant de scepticisme, il leur faut une bonne dose de courage pour persévérer dans cette voie de garde-fou.

    Dans le monde étrange de ce que l'on nomme encore, faute de mieux, le paranormal, les manifestations les plus spectaculaires de l' " inconnu " sont sans conteste
    les " poltergeist " appelés aussi " esprits frappeurs ".
    Ils affectent en général une caractéristiques que l'imagination populaire prête à une " maison hantée ". Très vite, ils sont ressentis par les occupants des lieux comme une véritable nuisance, encore que ces agressions de l'invisible soient rarement dangereuses.

    Des coups sont perçus dans les murs ; des objets, voire des meubles pesants, se déplacent. Des incendies spontanés, des jets de pierres, d'épingles ont parfois été constatés, encore que les cas les plus sensationnels en apparence aient par la suite imputés à l'ingéniosité d'un fraudeur.

    Des pierres venues de nulle part

    Il semble actuellement prouvé que le déclenchement du phénomène est lié à la présence dans la maison d'un jeune enfant, ou plus souvent d'un adolescent ayant refoulé les aspects conflictuels des rapports avec l'entourage.
    Que ce " vecteur vivant " s'éloigne, et les faits mystérieux cessent comme par magie.

    La Belgique n'est pas épargnée par de telles manifestations que relate épisodiquement la presse écrite. Un bébé de 15 mois aurait été à l'origine de bruit suspect dans la maison familiale. Néanmoins, l'un des cas les plus troublants des annales parapsychologiques belges eut pour cadre une demeure bourgeoise de Marcinelle au début de ce siècle.

    Au 28 de la rue César De Paepe résidaient la famille de l'ingénieur Vanzanten et Louise Volont, une petite bonne de 16 ans. Le 29 janvier 1913, alors que cette dernière s'affairait dans la cuisine, une pierre brisa le carreau de la fenêtre de l'entresol.

    Alors que Louise se penchait sur le projectile, une grêle de pierrailles s'abattit sur elle. Le propriétaire crut à la malveillance de quelque voyou et fit remplacer la vitre cassée. Le lendemain, au même endroit que la veille, la jeune fille fut violemment frappée par une pierre, suivie de son cortège de cailloux. A peine s'était-elle remise du choc qu'une troisième pluie de pierres criblait toute la façade arrière de l'immeuble, mitraillant ses habitants.

    Des pierres venues de nulle part

    Les forces de l'ordre, appelées à la rescousse, subirent, impuissantes, les mêmes assauts. Les maisons les plus proches, situées à environ 150 mètres, furent systématiquement fouillées. En vain.

    Les jets de pierres continuaient, aussi violents, aussi nourris. Que faire, sinon quitter une maison que jonchaient plusieurs centaines de cailloux de toutes tailles ? Ce que firent Louise et ses maîtres. Un siècle plus tard, le mystère demeure entier.

    Des phénomènes de ce genre peuvent survenir n'importe quand et n'importe où, dans une très vieille maison comme le plus moderne des immeubles à appartements.

    Des pierres venues de nulle part

    Les pierres peuvent être lancées de très loin, mais elle peuvent aussi littéralement surgir à proximité d'un observateur, comme le spécialiste français Robert Tocquet en a fait l'expérience. Il s'est trouvé un jour dans une maison ou des phénomènes avaient lieu, et il a soudainement vu se matérialiser, au sortir d'un mur, une pierre ronde qui était brulante au toucher. Le mur en lui-même était parfaitement intact.

    Des recherches récentes ont démontré que les épisodes de poltergeist commençaient ( ou à un jour près ) d'un accroissement à la fois intense et soudain de l'activité géomagnétique du Globe.

    Les phénomènes répertoriés l'ont été dans le Monde entier et à toute sorte d'époques. Les résultats sont significatifs sur le plan statistique et peuvent faire croire que ces manifestations peuvent être la concrétisation d'un processus naturel lié à des facteurs de nature géophysique. On ne peut pas en dire beaucoup plus à l'heure actuelle.

     


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