• Rêver ses découvertes

     

    Rêver ses découvertes

    Les rêves peuvent révéler non seulement l'avenir, mais aussi des vérités présentes et insoupçonnées. De nombreuses innovations scientifiques ont pris naissance dans des rêves. L'une des plus célèbres a eu un impact révolutionnaire sur la chimie.

    En 1863, August Kekule, un jeune et brillant savant allemand, rédige le second volume d'un traité sur la chimie : il est confronté au problème de la structure chimique des composants de substance aromatiques qui contiennent de l'hydrogène, du carbone et des dérivés de goudrons de charbon.

    Kekule avait déjà prouvé que les atomes de carbone formaient des chaines, véritables " épines dorsales " de molécules complexes.
    La structure d'une molécule pouvait alors être expliquée par la façon dont ses constituants, les atomes, s'attachaient. Mais il aurait fallut être un génie pour expliquer comment était formée une molécule constituée de six atomes de carbone et six atomes d'hydrogène.

    Et pourtant, on savait que tel était la composition du benzène, le plus simple des composés aromatiques...

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    Kekule eut l'intuition de la solution alors qu'il se trouvait entre la veille et le sommeil. Il vit la molécule de benzène, tel un serpent, se retourner sur elle-même comme si elle se mordait la queue. Kekule s'éveilla complètement et se rendit compte que le problème de la structure du benzène pouvait être résolu si les six atomes de carbones formaient un anneau, et si les atomes d'hydrogène se rattachaient à cet anneau.
    Un nouveau champs d'étude, celui de la chimie des composés cycliques, venait d'être ouvert. Il allait devenir la base de l'industrie allemand, de des colorants.

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    Autre percée scientifique dont l'origine remonte à un rêve : celle du physiologiste allemand Otto Loewi, en 1921.
    Ce dernier avait étudié chez les animaux, la transmission des signaux le long des voies nerveuses. Près de 20 ans avant, Loewi, à l'instar d'autres scientifique, avait émit certaines hypothèses sur les processus chimiques intimement liés au mécanisme de transmission des signaux nerveux. Mais peu de progrès avaient été enregistrés à partir de cette idée.

    L'inspiration vint à Loewi pendant don sommeil :
    " En 1921, un dimanche, je m'éveillai, allumai la lumière et jetai quelques notes sur un petit bout de papier. Puis je me rendormis. Lorsque je me levai, le lendemain à 6 heures, je pensai soudain que j'avais écrit quelques chose d'extrêmement important au cours de la nuit. Mais je fus incapable de déchiffrer mon écriture.

    " La nuit suivante, à 3 heures du matin, l'idée revint. Il s'agissait de la présentation d'une expérience en vue de déterminer si, oui ou non, l'hypothèse de la transmission chimique que j'avais émise 17 ans plus tôt était exacte. Je me levai immédiatement, me rendis dans mon laboratoire et réalisai une expérience simple sur un coeur de grenouille, d'après ce qui était " dicté " dans mon rêve... Les résultats devinrent la base même de la transmission chimique des impulsions nerveuses. "

    L'expérience de Loewi a éclairé d'un jour nouveau la façon dont les signaux électriques transportés par les nerfs causent des réactions dans les muscles. Loewi a déduit de ces expériences que, chez les grenouilles, des substances chimiques spécifiques sont libérées dans les terminaisons nerveuses. Elles modifient ensuite le fonctionnement du coeur.

    Ces inspirations venues en rêve ne sont pas des incidents isolés. De tels phénomènes sont fréquent chez les artistes et les savants. Tout se passe comme si l'état de sommeil permettait au subconscient de faire un saut, ce dont il serait incapable pendant les heures de veille.

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    Johann Wolfgang von Goethe, le grand poète, savant et philosophe allemand, a raconté comment il résolut en rêve de nombreux problèmes scientifiques et composa des poèmes.
    Le céramiste Bernard Palissy fit l'une de ses plus belles pièces d'après un dessin qu'il avait rêvé.
    L'écrivain français Charles Nodier a, dit-on, écrit Lydia pendant son sommeil.

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    Des inventions industrielles ont été faites en rêve, notamment celle qui a permis d'obtenir des sphères de plomb parfaites, en précipitant le métal fondu à partir de haute tours dans de l'eau.
    Cette méthode a été mise au point par James Watt, le génie de la machine à vapeur. Watt aurait eu cette idée alors qu'il rêvait de pluie en train de tomber.

    De telles expériences sont toujours expliquées comme étant des cas où l'esprit emploie ses facultés créatives de façon plus efficace qu'habituellement et fait passer les fruits de son activité dans ses rêves.
    Mais elles pourraient être considérées comme identiques à ces songes dans lesquels le rêveur semble acquérir une information qui ne lui est pas accessible par des moyens  normaux.

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    Quelques exemples de découvertes faites en rêve par des savants sont assez frappants.
    Louis Agassiz, paléontologiste suisse du XIXè siècle, était en train d'essayer de deviner la structure d'un poisson fossile à partir des trace faibles et confuses laissées à la surface d'un morceau de pierre. Il n'y arrivait pas. Dans un rêve, cependant, il vit le poisson complet, parfaitement restauré : rien n'y manquait. Mais lorsqu'il s'éveilla, le rêve s'évanouit avant qu'il ne puisse l'enregistrer. Il réexamina le fossile dans l'espoir qu'il lui ramènerait l'image de son rêve. Sans succès.

    La nuit suivante, Agassiz fit le même rêve. Mais à nouveau, celui-ci disparut rapidement lorsqu'il s'éveilla. Espérant qu'il rêverait du poisson complet la troisième nuit, le savant disposa un crayon et du papier à côté de son lit. Il en fut récompensé : cette fois, il put esquisser immédiatement le fossile bien qu'il fut à moitié endormi.

    Le lendemain, son dessin n'impressionna pas beaucoup agassiz. Il trouvait que la forme était plus qu'improbable. Mais il reprit sa pierre et commença à en ciseler la surface en se servant de son schéma comme d'un guide.
    A son étonnement, il put révéler les parties manquantes du fossile, qui s'avérèrent correspondre exactement à l'image de son rêve.

    Dans ce cas précis, un élément semble intéressant : l'esprit conscient d'Agassiz rejetait le dessin à cause du manque de probabilité de ce qu'il montrait. Son subconscient avait-il perçu des choses qui avaient échappé à ses observations ? Ou vit-il la forme du poisson par des moyens paranormaux ?

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    On peut se poser les mêmes questions à propos de l'expérience du professeur Hilprecht, un érudit qui essayait de déchiffrer des mots gravés sur deux petits morceaux d'agate de Babylone.

    Une publication de la Société de recherche psychiques anglaise de 1900 donne un compte rendu détaillé de la façon remarquable dont ce problème fut résolu : une nuit, le professeur Hilprecht s'endormit après avoir passé de nombreuses heures à essayer, vainement, de comprendre la signification de cette inscription. Il rêva qu'un grand prêtre de Nippur, une ville de Mésopotamie, le conduisait vers une chambre aux trésors, dans un temple. Ils pénétrèrent dans une petite pièce, basse de plafond et sans fenêtre, dans laquelle se trouvait un grand coffre en bois. Des petites tablettes d'agate et de lapis-lazuli jonchaient le sol.

    Le prêtre dit au professeur : " Le roi Kruigalzu envoya au temple de Bêl, parmi d'autres objets en agate, recouvert d'inscription. Alors, nous, prêtres, reçûmes l'ordre de faire, pour la statue du dieu Nidib, une paire de boucle d'oreilles en agate. Nous étions fort ennuyés, n'ayant pas d'agate à notre disposition. Afin de réaliser cette commande, il ne nous restait plus qu'une chose à faire : couper le cylindre en trois morceau, dont deux pour les boucles d'oreilles, chacune renfermant alors un morceau de l'inscription. Les deux fragments qui vous donnent tant de souci pour leur déchiffrement sont des morceau restant de ces boucles. Si vous les réunissez, vous aurez la confirmation de ce que je viens de vous dire. "

    La femme du professeur a raconté qu'elle vit son mari sauter hors du lit, se précipiter dans son bureau et examiner les deux morceaux d'agate avant de s'écrier : " C'est ça, c'est ça ! "

    De nombreux sceptiques préféreront donner une explication non psychique à ce " puzzle " : ils avancent ainsi que le subconscient du professeur aurait été le véritable responsable de cette opération, qui consistait à juxtaposer les deux morceaux d'agate. Le subconscient se serait exprimé sous forme de rêve, le professeur s'étant pour sa part simplement sur son problème pour se réveiller avec la réponse, glissée dans une histoire fantastique de prêtre babylonien.

    Mais le professeur Hilprecht n'aurait-il pas été réellement en communication avec l'âme du prêtre ? Ou bien est-il possible qu'il ait pu, sans le savoir consciemment " voir " l'objet ?

    Nombreux sont ceux qui, manifestant des dons paranormaux, prétendent qu'il leur suffit de tenir un objet pour en percevoir des images et des impressions concernant son passé... Peut-être la même chose est-elle arrivée au professeur et son rêve n'a t-il été que le moyen par lequel fut transmise l'image de son inconscient à son conscient !

                                                                                Extrait de " Inexpliqué " 1981

    A lire : Les Rêves prémonitoires

     


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