• Le solstice d'hiver

     

    Le solstice d'hiver désigne le jour de l'année où la nuit est la plus longue. Ce n'est qu'après cette date du 21 décembre que les jours commencent à rallonger et que la lumière reprend de dessus sur l'obscurité. Chez les peuples préchrétiens, ce phénomène astronomique majeur était au centre de nombreuses croyances et coutumes religieuses. Celtes, Scandinaves, Gaulois, Germains, mais aussi Égyptiens et Romains, tous célébraient le retour de la lumière et la vitalité retrouvée du soleil. Chez certains de ces peuples, le solstice d'hivers était aussi le jour de naissance de la divinité solaire, ce qui n'est pas sans rappeler une certaine fête chrétienne de la Nativité célébrée dans la même période de l'année. Bien avant Noël et les festivités chrétiennes, le mois de décembre était donc au cœur des religions païennes et déjà animé par différents cultes ancestraux qui pourraient bien être aux origine de Noël.

    Chez les peuples primitifs pour lesquels l'agriculture et l'élevage étaient au centre du mode de subsistance, l'allongement des jours était primordial. La peur archaïque de voir faiblir le soleil jusqu'à sa totale extinction alimenta ainsi religions et traditions. De fait, le solstice d'hiver était source de nombreuses croyances et était animé par de nombreux rites visant à maîtriser ce phénomène et a aider le soleil à gagner son combat contre les ténèbres, notamment dans les régions septentrionales où le jour peut durer seulement quatre heures. Chaque communauté réagissait à sa manière mais au même moment : lors de la nuit la plus longue.

    Chez de nombreux peuples, tels que les Celtes, les Anglo-axons ou les Germains, le solstice d'hivers était l'occasion de faire de grands feux de joie devant durer plusieurs jours afin d'aider l'astre solaire à gagner en puissance et à triompher de l'hiver. Chez les Celtes, le houx, le gui et le bois tenaient une place prépondérante lors de ces rites druidiques célébrant la nouvelle année selon la conception préchrétienne.
    Chez les Vikings, le solstice d'hiver était célébré par un sacrifice humain et des libations, tandis qu'en Islande la coutume était de mettre le feu à un arbre devant servir d'offrande au soleil. 
    Partout en Europe, le feu était au centre des festivités. Les spécialistes de l'archéoastronomie ont également découvert de nombreux sites archéologiques européens conçus dans une perspective astronomique liée au solstice d'hiver, tel que celui de Newgrange, en Irlande. Ces rites religieux témoignent de l'importance de cette date dans les croyances primitives et du culte qui était rendu au soleil.
    Dans la Rome antique, le solstice d'hiver était animé par les saturnales, fête populaires pendant lesquelles les Romains s'offraient quelques présents et décoraient leur demeure de branchage. 

    Le solstice d'hiver

      

    Période de fête et de célébrations païennes depuis le néolithique, le solstice d'hiver était également lié à certaines divinités ou considéré comme le jour de naissance de celle-ci. Par exemple, chez les anciens Scandinaves, la fête de "Jul" célébrait la nuit durant laquelle Odin descendait sur terre, accompagné de son funèbre cortège de cavaliers pour récompenser les bienfaiteurs. Lors de la nuit la plus longue, les Celtes avaient coutume de présenter des offrandes au dieu Gragan qui venait lui aussi récompenser ses fidèles.
    Dans l'Empire romain, le solstice d'hiver correspondait à la naissance de Mithra, dieu perse de la vie et de la lumière. En Egypte, le solstice d'hiver était le jour de naissance d'Horus, fils d'Osiris tandis que les Grecs fêtaient quant à eux la naissance de Déméter. Ainsi il n'y a as seulement le Christ qui naquit autour du solstice d'hiver mais tout un panel de dieux païens.

     

     

     

     

      


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :