• La dixième symphonie de Beethoven

     

    La dixième symphonie de Beethoven

     

    Oui, Ludwig Van Beethoven travaille toujours à sa dixième symphonie. Celle qui l'affirme est une Londonienne, Rosemary Brown qui fait fonction d'agent - presque d’imprésario - de Liszt, de Beethoven, de Brahms, de Debussy, de Chopin, de Schubert ou de Stravinski !

    C'est une femme entre deux âge, de condition presque modeste qui ne possède que des rudiments de culture musical. Elle est la première à reconnaître que les œuvres qui lui sont dictées dépassent largement son talent musical personnel.
    Rosemary Brown se considère avant tout comme la "main" et comme l'amie de ces compositeurs...
     

    La dixième symphonie de Beethoven


    Pour elle, la survie des musiciens des années et des siècles après leur mort ne fait aucun doute. Enfant, elle avait des visions d'un homme âgé, qui lui répétait que, plus tard, lui-même et d'autres grands compositeurs seraient ses amis et qu'ils lui apprendraient de merveilleux morceaux. Elle le croyait.

     Plus tard, veuve, elle aura un choc en percevant un portrait de Franz Liszt : c'était lui, son ami " spirituel ". Depuis les contacts n'ont pas cessé.
    En 1964, la vrai vie de Rosemary Brown commence : plusieurs musiciens célèbres la " contactent ". Elle transcrit l'essentiel de leurs symphonies inachevées et cherche à faire partager ses convictions sur la survie après la mort.
     
    La dixième symphonie de Beethoven

    Les morceau qui lui sont transmis ne sont pas de simple ébauches. Ce sont de vrai compositions, le plus souvent pour piano. Parfois, il s'agit d’œuvres plus vaste, prévues pour être interprétées par un orchestre au complet. Rosemary n'a aucun doute : la musique est déjà composée quand elle lui est dictée. Les musiciens veillent seulement sur sa transcription.

    Ce qui donne lieu à d'étonnant dialogues. Une chose surprend toujours les témoins de ces dictées : la vitesse à laquelle Rosemary Brown écrit cette musique. Une autre chose déroute les spécialistes : la qualité musicale des partitions enregistrées, qui dépasse infiniment ce que pourrait produire un musicien ordinaire. Et Rosemary Brown n'est pas musicienne.
     
    La dixième symphonie de Beethoven

    Elle discute donc avec ses invités invisibles d'une façon souvent touchante. Le crayon pointé sur le papier, elle explique à Franz Liszt qu'il va trop vite. Elle lui demande de répéter s'il y a une ou deux barres à telle ou à telle série de notes. Elle bavarde familièrement entre deux dictées. Une chose est certaines, c'est qu'elle va bien plus vite pour composer que la plupart des musiciens contemporains. Et l’œuvre se tient !
     
    Parfois la communication est coupée. Elle gronde alors Liszt, coupable de s'énerver et de se mettre à parler trop vite en français ou en allemand. Chopin lui-même a tendance à s'emballer et à parler en polonais.  
    Rosemary Brown ne se démonte pas pour autant et elle prend note en phonétiques le message, qu'elle retranscrit ensuite avec un ami polonais.
     
    La dixième symphonie de Beethoven
    Ces œuvres sont-elles vraiment celles de liszt, de Chopin, de Brhams ou de Beethoven ? Il est difficile, de toute façon, de prouver quoi que ce soit dans ce domaine.. Pourtant, la réaction des spécialistes est étonnante. Ainsi le pianiste Hephzibah Menuhin considère les manuscrits de Rosemary avec un " immense respect ", car " chaque morceau a le style distinct du compositeur ".

    Léonard Berstein, de son côté, a déjà été en contact avec Rosemary Brown. Lui aussi a été impressioné, à la fois par la sincérité du médium et par la qualité de la musique reçue de l'au-delà.

    Pour le compositeur britannique Richard Rodney Bennett, " beaucoup de personnes peuvent improviser, mais on ne saurait inventer une musique sans des années d'entrainement. Je ne pourrais pas imiter du Beethoven avec autant de fidélité. "

    Rosemary Brown n'est cependant pas spécialisée dans la musique. Depuis 1964, elle a été contactée par de nombreux artistes disparus, des écrivains, des poètes, des peintres voire des scientifiques ou des philosophes.

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    Vincent Van Gogh lui a ainsi communiqué quelques œuvres, d'abord au fusain, ensuite à l'huile. Une révélation : Claude Debussy, le grand musicien, a choisi de peindre plutôt que de composer. Il a affirmé au médium que ses goûts artistiques avaient changé depuis sa mort !
    On trouve aussi des philosophes comme Bertrand Russell, athée et sceptique invétéré de son vivant, qui clame aujourd'hui l’existence d'une survie après la mort.

    Albert Einstein, lui, explique patiemment, ses concepts à Rosemary Brown et cherche à prouver, de l'au-delà, qu'il existe d'autres formes de vie terrestre.
     
    Sir Donald Tovey a précisé l’enjeu réel de ces dictées : " En communiquant par la musique et par la parole, un groupe de musiciens, disparu de notre monde, tente de montrer à l'humanité que lma mort physique n'est qu'une transition d'un état... conscient vers un autre, dans lequel chacun conserve sa propre individualité. La musique qui est transmise à Rosemary ne l'est pas dans le simple but de donner du plaisir à celui qui l'écoutera : elle est faite pour stimuler les personnes sensibles et sensées, pour pousser à explorer les parties cachées et inconnues de l'homme et de son psychisme "

    Rosemary Brown n'est cependant pas la seule à recevoir de telles communications musicales.

    Haendel, le génial compositeur du "Messie" passe par l'intermédiaire de Clifford Enticknap pour signer de nouveau oratorio.
     

    La dixième symphonie de Beethoven


    Sous l'identité de Haendel, le musicien a ainsi transmis au médium un oratorio de 4h30, baptisé "Au-delà du voile", dont un peu plus d'une heure ont été joué et enregistré par l'Orchestre Symphonique de Londres et les chœurs de la fondation Haendel. La cassette existe. Certain la considèrent comme une preuve de la survie Haendel après sa mort.

    La question subsiste : si ces musiques ne sont pas le fait des grands compositeurs, d'où viennent-elles ? Certainement pas de l'esprit -conscient- des médiums, car Rosemary Brown est bien incapable d'écrire autant de partitions en aussi peu de temps et avec une telle sûreté !
    Certains chercheurs pensent que ces musiques pourraient faire partie d'une sorte de "connaissance universelle de l'humanité, dont quelques rares esprits auraient la clé, grâce à leur sensibilité autant que grâce à leur talents de médium.

    En fait, ces dictées d'outre-tombe soulèvent bien plus de questions qu'elles ne donnent de réponses. Et les musiciens ne sont pas les seuls concernés.
                                                                                   Extrait de ''Inexpliqué 1981"
     
     

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