• Mu - Les Mystérieuses tablettes

     

    Mu - Les Mystérieuses tablettes

    Avant les révélations sur Mu faites au colonel Churchward par le grand prêtre naacal, un autre chercheur, l'abbé Charles Etienne Brasseur de Bourbourg, éminent spécialiste de l'Amérique centrale, avait eu connaissance de l'existence de Mu et avait même été le premier qui ait repéré le nom. Après avoir découvert la relation du Yucatan de l’évêque espagnol Diego de Landa à la bibliothèque de l'Académie historique de Madrid, cet auteur s'était attaqué à la traduction d'un document maya appelé le Codex Troano , dans lequel se trouvait également évoqué le cataclysme qui avait englouti le continent de Mu, dont le nom apparaissait pour la première fois sans que l'on puisse affirmer si c'était bien celui que lui donnaient ses habitants.

    L'américaniste Le plongeon traduisit de nouveau ce texte et confirma les données apportées par Brasseur en précisant que 64 millions d'habitants avaient péri lors de la catastrophe.

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    De nouvelles découvertes permirent de compléter bientôt ces premières données, ainsi que nous l'explique Churchward : " Toutes mes affirmations sont fondées sur la traduction de deux séries de tablettes anciennes. Il y a les tablettes naacales, découvertes par moi il y a de nombreuses années aux Indes, et une importante collection de tablettes en pierre, plus de deux mille cinq cent, découvertes récemment au Mexique par William Niven. Ces deux séries de tablettes ont la même origine. Car chaque série est composée d'extraits des écritures inspirées et sacrées de Mu..."

    Churchward rencontra en effet Niven, qui avait découvert en 1924 cet ensemble impressionnant de tablettes, dont l'écriture rappelait celle des documents naacals consultés aux Indes. Il put traduire ces textes, très différents de tout ce qui avait été trouvé jusque là en Amérique centrale, et obtint ainsi de nouveaux renseignements relatifs à l'histoire et à la disparition de Mu.

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    Les affirmations de Churchward ont fait l'objet de très vives réserves, principalement dues au fait qu'il demeure très évasif quant à l'origine de ses sources. Nul ne sait de quel temple il a tiré les fameuses tablettes naacales et il reste très imprécis quand il évoque son voyage au Tibet occidental, au cours duquel des lamas lui auraient présenté une carte de l'ancien continent de Mu, dont il évalue l'âge à 20 000 ans...

    Ces critiques ne doivent pas remettre automatiquement en question l'ensemble de son travail : la découverte, en 1959, de rouleaux de papyrus remontant à près de 20 000 ans sur le site fouillé jadis par Niven vint confirmer 23 ans après la mort du pionnier, les intuitions qu'il avait eues à propos de Mu, baptisé Muror sur ces nouveaux documents : la traduction de ces rouleaux ne fut terminée  qu'en 1964. Due au professeur R. Hurdlop, cette découverte exceptionnelle peut être comparée, pour son importance, à celle des manuscrits de la mer Morte, dans la mesure où elle va permettre de jeter un regard complètement nouveau sur les origines de 'ancien Mexique et sur ses rapports avec
    les " Terres de l'Ouest ", dont il est très clairement question dans ces nouveaux documents.

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    L'étude des diverses sources auxquelles il avait pu avoir accès avait amené Churchward à un certain nombre de conclusions très précises quant à ce qu'avait été Mu. Ce continent s'étendait sur 5 000 Km du nord au sud, depuis les Hawaii, qui marquent encore aujourd'hui son extrémité septentrionale, jusqu'a une ligne joignant l'île de Pâques aux îles Fidji. D'est en ouest, il s'étendait sur 8 000 km : il était formé de trois terres séparées par d'étroits chenaux, selon la carte étudiée au Tibet, tout au moins.

    Ce vaste ensemble se présentait comme une immense plaine vallonnée au climat tropical et à la végétation luxuriante. Ce paradis originel était fertile et propice à toutes les cultures. Des villes importantes regroupaient une population nombreuse, évaluée à plus de 60 millions d'habitants au moment de la catastrophe. Mu était véritablement de centre de toute civilisation et autres foyers de culture n'étaient que ses colonies.

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    Les habitants étaient divisé en dix tribus et se consacraient à l'agriculture, à la navigation et au commerce. Tous adoraient le Soleil et croyaient à l'immortalité de l'âme. Le peuple dominant était de race blanche, avec des yeux sombres et des cheveux noirs. L'hégémonie qu'il exerçait sur les autres peuples noirs ou jaunes était des plus bienveillantes, sauvagerie et violence étant bien sûr absentes de cet éden enchanteur.

    C'es ce magnifique ensemble, porteur de la civilisation la plus ancienne qu'ait connue notre planète, qui fut rayé de la carte du monde par une série d'éruption volcaniques et de raz de marée gigantesques, lesquels firent de ce vaste continent la poussière d'archipels que l'on rencontre aujourd'hui au cœur de l'immensité du Pacifique.

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    Routes, cités et temples furent engloutis dans les profondeurs, et les rares rescapés, incapables de survivre dans un état de sauvagerie à peu près total, réduits au cannibalisme, disparurent rapidement, sans pouvoir s'adapter à de nouvelles conditions de vie, par trop différentes de celles que leur avait garanties pendant des millénaires une civilisation supérieure.

    Le souvenir du continent disparu se perdit ainsi progressivement, et seules quelques populations qui avaient été en contact avec lui purent transmettre, par l'intermédiaire de sectes d'initiés telles que celle des Naacals, les traditions et le langage de la civilisation.

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    De nombreux textes, surtout dans l'aire de la civilisation mexicaine précolombienne, semble confirmer ce scénario effrayant, et, Churchward ainsi que Louis-Claude Vincent, son continuateur actuel, les ont soigneusement recensés, mais il est toujours possible de donner une interprétation purement symbolique de telle ou telle description d'une catastrophe.

    Il va de soi que la découverte de vestiges archéologiques présente plus de crédibilité et peut conforter solidement les assertions des tenants de l'existence passée de Mu.

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    De nombreuses ruines viennent confirmer, à travers les îles du Pacifique, la floraison passée d'une haute civilisation. Les statues de l'île de Pâques constituent sans conteste les vestiges les plus connus et les plus spectaculaires : elles sont au nombre de 550, construction cyclopéennes dont l'origine demeure aujourd'hui inexpliquée malgré les tentatives faites en ce sens par les savants officiels depuis plusieurs décennies.

    Ces constructions colossales ne sont pas les seules qui aient été reconnues sur ce modeste îlot de 118 km² : un grand temple et des terrasses de pierre imposantes traduisent l'importance d'une activité que l'on ne peut sérieusement attribuer aux Pescuans, découverts par Roggeveen au XVIII siècle. Plusieurs tablettes qui ont été déchiffrées révèlent que " quand cette île a été créée et à été connue de nos ancêtres, la terre était traversée de belles routes paves de pierres plates.
    Ces pierres étaient si parfaitement jointes et posées qu'on ne voyait pas les bord... " et, par ailleurs, que " cette petite îles faisaient partie jadis d'un vaste continent traversé par des routes merveilleusement pavée de belles pierres plates. "

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    Dans l'archipel Cook, on trouve sur les îles Rarotonga et Mangaia des vestiges de routes, sur des terres où ne se trouve aucune carrière de pierre, ce qui implique que les matériaux utilisés sont venus d'ailleurs.
    Un autre vestige étonnant est le portique de pierre de Tongatabu, simple atoll corallien, où la pierre est naturellement absente et où nous trouvons un monument formé de trois monolithes imposants pesant respectivement 70 t pour les deux premiers et 25 t pour celui qui est posé dessus.

    Ces pierres ne peuvent venir que d'un point se trouvant à plus
    de 200 milles, et ce que nous savons des navigations polynésiennes exclut que l'on puisse imaginer un transport de ce type sur de pareilles distances...

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    Les îles Carolines sont particulièrement riches sur le plan archéologique et il est troublant que les tablettes naacals aient justement situé dans leurs parages les premiers approches du territoire muen. Le temple de Panape constitue l'ensemble le plus remarquable par ses dimensions et par l'importance des infrastructures telles que routes ou canaux, dont les vestiges sont visibles autour. Par leurs dimensions, les ruine de Panape apparaissent comme celles de l'une des sept capitales auxquelles font allusion les textes relatifs à Mu.

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    Les ruines de Kusai sont de dimensions comparables, et les traditions indigènes évoquent très clairement le passé du " peuple très puissant " qui vivait là jadis. Les ruines cyclopéennes de l'île de Lélé ne sont pas moins impressionnantes. De nombreuses pyramides de pierre dont l'usage demeure un mystère, ont été découvertes dans les îles Gilbert et Marchall.
    De hautes colonnes sont les monuments les plus fréquemment répandus dans les Mariannes, à Guam et Tinian notamment.

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    D'autres ruines sont visibles dans l'archipel des Hawaï et dans celui des Marquises, alors que diverses traditions orales montrent que le souvenir du continent perdus persistait également chez les Maori de Nouvel Zélande : de la même manière, Churchward pense que certaines peintures rupestres australiennes qui traduisent un degré d'évolution culturelle déjà élevé, ne peuvent être attribuées aux aborigène très primitifs qui peuplaient la grande île lors de l'arrivée des Européens.

    Tout ces éléments ont amené Churchward, mais aussi de nombreux ethnologues qui sont loin de le suivre dans toutes ses conclusions, à penser qu'il avait existé une civilisation océanienne unique dont tous ces vestiges témoignent encore aujourd'hui.

    Si l'on admet l'existence de l'ancien continent qui occupait le le centre de l'océan  Pacifique, il convient d'apporter une réponse à la question que pose sa brutale disparition.

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    L'un des spécialiste de l'Atlantide, le colonel A. Braghine, a formulé l'hypothèse selon laquelle un corps céleste vint frapper la Terre dans le Pacifique il y a environ douze mille ans, ce qui aurait entraîné des bouleversements considérables et déplacé l'axe de notre planète.

    On sait l'importance des chutes de météorites survenues à l'époque historique : le cratère de Coon Butte en Arizona, a 1 200 m de diamètre, la météorite qui s'est abattue en 1908 dans la taïga de la Toungouska a tout calciné dans un rayon de 20 km autour de son point d'impact et, dans la mesure où de nombreuses sources antiques, notamment égyptiennes et précolombiennes, évoquent un cataclysme de ce type, on peut imaginer qu'il a pu se produire et entraîner la disparition de M originelle de l'humanité.

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    La ceinture de feu qui entoure le Pacifique ne serait que la gigantesque cicatrice marquant les limites de la formidable collision remontant à douze mille ans.

    Le débat demeure ouvert quant à la réalité historique de Mu : si celle-ci est admise, on imagine le nombre de questions auxquelles il faudra alors répondre ! Les éléments disponibles sont moins nombreux que ceux qui militent en faveur de la réalité de l'Atlantide. Mais il reste sans doute beaucoup à découvrir dans les archipels des mers du Sud...

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