• Les amours d'une extra-terrestre

    En 1957, un jeune fermier brésilien, originaire de Sâo Francisco de Sals, écrivit à Jäo Martins et au docteur Fontes pour leur faire part de son aventure. Trouvant le cas peu banal, ces derniers n'hésitèrent pas à lui faire parvenir l'argent du voyage pour pouvoir le rencontrer. L'enquête commença le 22 février 1958, dans le cabinet du docteur Fontes.

    Ce qu'ils apprirent était si étonnant que les deux enquêteurs décidèrent de ne rien révéler à la presse. Ce n'était pas la peine de déclencher une vague d'imitations. En revanche, un cas similaire viendrait peut-être corroborer le premier. Le récit de l'enlèvement du jeune fermier parvint néanmoins aux oreilles du docteur Walter Bulher, en 1961. Il mena sa propre enquête.

    Pourtant, il faudra dix ans pour que tous les détails de l'aventure vécue par Antonio Villas Boas, un jeune fermier de 23 ans, soient enfin révélés dans les revues spécialisées.

    Deux incidents inhabituels, dont les deux frères Boas furent témoins, précédèrent l'enlèvement. Le 5 octobre 1957, vers 11 heures du soir, alors qu'ils allaient se coucher, les deux frères aperçurent, par la fenêtre de leur chambre, une lumière dans la cour de la ferme. Elle se déplaça vers le toit de la maison et brilla pendant quelques minutes entre les lames des volets et les tuiles du toit.

    Le second incident eut lieu neuf jours plus tard, le 14 octobre, vers 9h30 du soir. Les deux frères étaient dans les champs, en train de labourer. Soudain, ils furent éblouis par une éclatante lumière " grosse et ronde ", à environ 100 m au-dessus du sol, à l'autre bout du champ. Antonio s'avança pour voir de quoi il s'agissait. A son approche, la lumière " s'enfuit " à l'autre bout de champ. Ce petit jeu se répéta chaque fois qu'il tenta de s'approcher. Puis le lumière disparut pour de bon.

    Le lendemain soir, 15 octobre, Antonio se trouvait au même endroit, seul cette fois, pour labourer son champ. Vers 1 heure, il vit une grande étoile rouge descendre du ciel. Quand elle fut plus près, il s'aperçut qu'il s'agissait en fait d'un objet lumineux en forme d'oeuf. L'ovni passa à 50 m au-dessus du tracteur, puis atterrit à environ 15 m de là.

    Une lueur intense illumina soudain les alentours. Il faisait aussi clair qu'en plein jour. L'objet était surmonté d'une coupole rotative entourée de lumières violettes. Trois sortes de forets, de " pieds " apparurent tout à coup et se mirent à inspecter le sol.

    Pris de panique, Villas Boas appuya désespérément sur l'accélérateur, mais après quelques toussotements, le tracteur, tomba en panne et refusa de redémarrer. Le jeune fermier sauta alors à terre et se mit à courir à travers champs. Malheureusement pour lui, la terre, fraîchement labourée, gênait considérablement sa progression... 

    Bientôt, " quelqu'un " l'attrapa par le bras. Son assaillant était étrangement vêtu et portait un casque. Il était de petite taille. Villas Boas se débattit et l'envoya à terre. Mais trois autres créatures survinrent et s'emparèrent de lui. Ils le prirent par les pieds et par les mains, malgré ses cris et ses protestations.

    Villas Boas déclara plus tard à ce sujet : 

    " Mes cris semblèrent les surprendre. Ils examinèrent même mon visage, comme s'ils cherchaient à comprendre d'où venaient mes cris. Cette curiosité me rassura un peu. Je n'en continuaient pas moins à me débattre et à appeler au secours. "

    Ils le transportèrent au pied de l'appareil et le hissèrent, par une échelle, avec grande difficulté. On le fit entrer dans une pièce carrée aux mur métalliques. De petites lampes très hautes donnaient une vive lumière. il était entouré de cinq extra-terrestres. Deux d'entre-eux le tenaient toujours fermement. Ils l'emmenèrent ensuite dans une pièce adjacente, plus grande que la première et de forme ovale. Une étrange colonne de métal se dressait du plancher au plafond. Il remarqua aussi une table et des chaises tournantes placées les unes à côté des autres, près d'un pupitre lumineux.

    Suivit alors une " conversation " que le témoin décrivit en ces termes : 

    " Je n'ai jamais entendu rien de pareil. On aurait dit des aboiements et des jappements lents, ni aigus ni rauques, certains plus long que d'autres. Leur voix émettait parfois plusieurs sons à la fois, puis, tout à coup, elle se brisait comme dans un frémissement... Mais ce n'étaient que des sons inarticulés, des aboiements d'animaux. Rien de comparable aux syllabes et aux mots d'une langue étrangère. Ils étaient tellement indistincts à mon oreille que je suis incapable de les reproduire... Ma voix n'est pas faite pour cela... La simple pensée de ces aboiements me donne des frissons. "

    Cette étrange " conversation " terminée, les cinq extra-terrestres entourèrent Villas Boas et le dévêtirent de force, mais sans lui faire mal. Il protesta énergiquement, mais en vain, ses ravisseurs le contemplant toujours d'un air inquisiteur chaque fois qu'il criait.

    On possède d'eux un portrait assez précis. Ils étaient vêtus de combinaison grises très ajustées et portaient des casques renforcés de bandes de métal à l'arrière et sur le devant. A travers une sorte de visière, on pouvait apercevoir leurs yeux clairs. Leurs casques étaient surmontés de trois tubes. Celui du centre descendait le long de la colonne vertébrale et pénétrait dans la combinaison au milieu du dos. Les deux autres tubes étaient aussi rattachés à la combinaison, mais sous les bras. Les manches se terminaient par des gants qui rendaient leurs mouvements maladroits.

    Les " chaussures " semblaient faire partie intégrante de la combinaison ; les semelles en étaient épaisses (environ 5 cm). Sur la poitrine, ils portaient tous une sorte de petite plaque, " de la taille d'une tranche d'ananas ", qui réfléchissait la lumière. Une bande de métal reliait cette plaque à une ceinture.  

    La pièce n'était pas chauffée et le pauvre fermier tremblait de froid et aussi d'inquiétude. Pourquoi l'avait-on dévêtu ? Que lui voulait-on ? Un des extra-terrestres s'approcha de lui et lui frotta le corps avec une sorte d'éponge imprégnée d'un produit " aussi clair que de l'eau, mais plus épais et sans odeur ". Ce n'était pas de l'huile non plus. "

    Puis on le fit sortir de la pièce et on l'emmena  dans une autre direction. En chemin, il remarqua une porte où était inscrit des symboles, peints en rouge. Ils arrivèrent dans une autre pièce. L'un des extra-terrestre s'approcha avec une coupe d'où pendaient deux tubes flexibles. On lui en fixa un au menton. L'autre servait à pomper. Horrifié, Villas Boas vit la coupe se remplir... de son propre
    sang ! Puis on le laissa seul. Ne sachant quoi faire, il prit place sur un confortable divan et passa en revue tout ce qui venait de lui arriver. 

    Soudain, une odeur désagréable le prit à la gorge. En levant la tête, il aperçut, près du plafond, des tubes métalliques d'où sortait une lumière grise. L'odeur lui souleva bientôt le cœur et il alla vomir dans un coin de la pièce. il se sentit un peu mieux après.

    Quelques instants plus tard, une femme apparut dans l’entrebâillement de la porte. Elle était nue ! Et très belle. Plus petite que Villas Boas, elle lui arrivait aux épaules. Ses chevaux étaient très blonds, presque blancs et soyeux. Ils bouclaient et les coiffait avec une raie au milieu. Elle avait de grands yeux en amande "bridés vers l'extérieur ". Le nez était petit et droit, et les pommettes saillantes. L'ensemble du visage était assez large, à l'exception du menton qui était très pointu. Les lèvres et la bouche étaient très fines. Les oreilles étaient normalement petites.

    La porte refermée, Villas Boas se retrouva seul avec cette femme au corps splendide. Sa poitrine était haute et ferme. Sa taille, très fine, était mise en valeur par des hanches et des cuisses larges. Elle avait de petits pieds et des mains longues et fines. 

    Elle s'approcha du jeune fermier et, dressée sur la pointe des pieds, elle posa doucement sa tête sur son épaule. Puis, frottant son corps contre le sien, elle lui fit clairement comprendre ce qu'elle voulait. L'acte qui suivit sembla le plus naturel du monde.

    Ensuite, elle se fatigua et refusa d'autres avances. Elle ne l'embrassa jamais, mais le mordit gentiment une fois au menton. A plusieurs reprises, elle émit quelques petits grognements  " qui faillirent tout gâcher ", commenta Villas Boas, " car j'avais soudain, la désagréable impression d'être en compagnie d'un animal ".

    Lorsqu'un de ses compagnons vint la chercher, elle se tourna vers le jeune homme, pointa son doigt vers son ventre puis le leva vers le ciel. " Elle veut me dire par-là qu'ils reviendront me chercher ",  se dit-il terrifié. Quatre ans plus tard, lorsque le docteur Fontes le rencontra, cette peur ne l'avais pas quitté. Pour le rassurer, ce dernier lui suggéra que le geste de la jeune femme avait peut-être une autre signification.

    Peut-être voulait-elle lui dire : " Cet enfants, notre enfant, naîtra sur ma planète natale. " Villas Boas conclut alors qu'il n'avait fait que servir d' "étalon ".

    La jeune femme partie, ses ravisseurs lui demandèrent de se rhabiller, puis il lui firent visiter l'appareil. A un moment donné, il essaya de substituer un instrument, mais un de ses gardes s'en aperçut et lui arracha des mains. La visite terminée, on le reconduisit à l'échelle et on l'invita à redescendre.

    Puis l'échelle remonta. Les lumières s'allumèrent, la coupole se mit à tournoyer à toute vitesse et l'engin décolla. D'autres lumières clignotèrent et, après s'être incliné sur le côté, il partit comme une flèche.

    Il était alors 5h30 du matin. L'aventure avait duré quatre heures. Villas Boas rentra précipitamment chez lui, tenaillé par la faim et affaibli par ses vomissements. Il dormit jusqu'à 4h30 de l'après-midi. A ce premier réveil, il se sentit bien. Mais, lorsqu'il voulut se reposer à nouveau, il dormit mal, secoué de terribles cauchemars.

    Le lendemain, il fut prit de vomissements et souffrit de violents maux de tête . Puis ses yeux se mirent à le brûler et des plaies apparurent sur son corps. Elles séchèrent au bout de quelques jours, mais laissèrent des cicatrices rondes et violacées.

    Lorsque le docteur Fontes l'examina, il remarqua deux petites plaques de chaque côté du menton, selon lui " cicatrices laissées par une lésion superficielle combinée avec hémorragie sous-cutanée ". Le corps présentait d'autres cicatrices semblables.

    Dans une lettre qu'il adressa à la Revue des soucoupes volantes, le docteur Fontes propose un diagnostic : une trop longue exposition à des radiations, " Malheureusement, ajoute-t-il, quand j'ai examiné la victime, il était trop tard pour procéder à des analyses de sang qui auraient confirmé ce diagnostic "

    Le 10 octobre 1971, Jâo Martins fit enfin paraître en brésilien un compte rendu de cette affaire dans un journal de Rio de Janièro, le Domingo illustrado.

    Il écrit en conclusion : " Nous avons soumis Antonio Villas Boas à un interrogatoire serré. Il ne s'est jamais contredit. Il n'est tombé dans aucun des pièges que nous lui tendions pour savoir s'il ne cherchait pas la notoriété ou l'argent. Les examens médicaux prouvent qu'il jouit d'une bonne santé physique et mentale. Ses amis et voisins certifient que c'est un homme sérieux et travailleur. "

    Martin révéla aussi que l'interrogatoire avait parfois été très pénible à supporter, mais que, malgré la pression, Villas Boas n'avait jamais dévié de son premier récit. Le journaliste conclut que : " Si cette histoire est véridique, il y a peut-être quelques part, dans l'Univers, un enfant... qui se prépare à revenir parmi nous ! "  

     


  • Commentaires

    1
    jorge47
    Lundi 30 Avril à 19:45

    et la suite ????

     

    2
    Lundi 30 Avril à 22:16

    Juste le temps de l'écrire. Voilà qui est fait.

    3
    jorge47
    Mardi 1er Mai à 08:22

    Merci à vous d'avoir terminé l'histoire car c'était vraiment coupé au moment le plus frustrant, comme un feuilleton à suspenses (lol !)

     

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