• Buche de Noël

     

    Buche de Noël

    Dans la tradition chrétienne, l'usage de la bûche de Noël, qui brûlait dans l'âtre devait rappeler " que Jésus de Galilée était né dans une étable glacial et n'avait pour se réchauffer que le souffle d'un âne et d'un bœuf ".
    On trouve également la croyance que les anges venaient se réchauffer à ce feu ou même la Vierge, qui, pour les Bretons, veillait même sur les enfants laissés à la maison pendant la messe de minuit.

    Cette bûche, à l'origine de celle qui servie traditionnellement en dessert au repas de Noël, devait être de préférence grosse et de vieux bois provenant d'un être, d'un ormeau, d'un chêne ou d'un arbre fruitier.

    Parfois, avant de la faire brûler, le chef de famille y jetait du sel et de l'eau, ou même l'aspergeait d'eau bénite. En Touraine, on promenait la bûche dans le jardin pour éloigner les insectes.
    Il ne fallait pas s’asseoir dessus au risque de voir son arrière-train couvert de furoncles ou, en Lorraine, de contracter la gale.

    Buche de Noël

    En Provence, le galignaou, en général une grosse bûche d'olivier était d'abord déposé devant la porte de la maison, où le plus jeune de la famille, en compagnie du doyen, faisait trois libations avec du vin en disant :
    " Soyons joyeux, Dieu nous rend joyeux. Le feu caché vient..."
    Alors la bûche était placée dans l'âtre. On l'éteignait à la fin de la veillée pour la conserver jusqu'à l'année suivante. Le galignaou, même incandescent, avait la particularité de ne pas brûler le linge ; a Marseille, on pouvait placer ses charbons rouges sur une nappe sans aucun dommage.

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    En Franche-Comté, la bûche devait se consumer pendant toute la durée de la messe de minuit pour que la maison soit protégée du tonnerre.
    En Saône-et-Loire, on laissait un homme armé d'un fusil auprès d'elle pendant la messe de minuit car si un démon l'éteignait, la maison était menacée d'un grand malheur.
    Dans la Vienne et en Lorraine, elle devait durer trois jours.

    Une bûche de Noël qui brûlait bien avait reçu la bénédiction du ciel.
    Quand elle faisait de nombreuses étincelles, c'était le présage d'une bonne moisson. Autant d'étincelles, elle produisait quand on frappait dessus, autant de poules naîtraient dans la maison au cours de l'année.

    Buche de Noël

    Les charbons de la bûche de Noël guérissaient toutes les maladies durant l'année ; ses cendres placées dans un linge blanc mettaient à l'abri des accidents et, posées sur le toit, refoulaient les sorciers.
    Ses tisons protégeaient de l'orage et de la foudre - il suffisait d'en jeter au feu au premier coup de tonnerre - ou étaient mêlés aux graines destinées aux prochaines récoltes et même au breuvage des animaux malades.
    Certains répandaient aussi au pied des arbres fruitiers pour obtenir beaucoup de fruits ; d'autres les rangeaient dans les greniers pour en chasser rats et souris.
    Dans les îles anglo-normandes, les tisons de la bûche de Noël étaient placés sous le lit pour prévenir les engelures.

      


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