• Befana

     

    Bafana

    La fête de la Befana dériverait de vieux éléments folkolorique pré-christianique, reçu et adapté de la tradition chrétienne.
    Une hypothèse suggérée est celle qui relie la Bafana avec une fête romaine, qui se déroulait au début de l'année en l'honneur de Giano di Strenia et durant laquelle on s'échangeait des cadeaux.

    La Befana signifie à la fois fête de l’épiphanie et sa personnification.
    D'après une très ancienne tradition paysanne, cette antique ganache crochue-dentue, aurait été une sorcière encapuchonnée de noir avec des godillots percés ; un grand sac ou une hotte sur le dos, volant de toit en toit à califourchon sur son balais pour porter des cadeaux la nuit du 5 janvier. C'est tante Arie d'Italie. Devenue bienveillante avec l'âge, l'ogresse d'hivers d'hier dépose en passant par la cheminée, des jouets en récompense ou du charbon en punition dans les bas, les souliers  ou les chaussons des petits.

    Bafana

    Appelée " Stria " , elle était attendue avec anxiété par les enfants qui, en ce temps là, ne recevaient que quelques modestes cadeaux

    On réchauffait la pièce où la vieille sorcière devait venir, en passant par la cheminée. Afin qu'elle restât le plus longtemps possible, on mettait sur la table différents mets, des fruits et un peu de vin. On mettait aussi du foin sur le seuil de la maison pour son âne On pendait à la cheminée de vieille chaussettes : le récipient typique pour recueillir la générosité de
    la " Stria ".

    La sorcière offrait la couronne, espèce de chapelet dont les grains étaient fait de châtaignes cuites, de pommes et d'oranges. Tout  ces fruits étaient enfilés dans une ficelles : les châtaignes étaient  les " Ave Maria ", les pommes le, " Padre Nostro ", une orange finissait le rosaire.

    Bafana

    On raconte que Befana aurait jadis vécu la même épreuve que Babouchka.
    Alors qu'elle ramassait du bois dans la forêt, les Rois Mages seraient venus lui demander de les conduire à Bethléem adorer l'enfant Jésus.
    Mais, de peur qu'on ne la voie, elle aurait préférée d'abord terminer son travail et remiser ses fagots avant de les suivre.
    A son retour, il n'y avait plus personne, plus de traces laissées par les chameaux.

    Rongée par le remord, la Befana accomplirait chaque année cette corvée d’épiphanie afin d'expier sa faute.

                Extrait de " La petite Encyclopédie du Merveilleux " d' Edouard Brassey

      

      

      

      

      


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