C'est loin d’être fini.Ce fut Patrick, le 3ème comte de Strathmore qui donna à Glamis cette réputation maudite qui se répandit à la fin du XVIIè siècle. Pour beaucoup, il en fut la véritable incarnation. Joueur et noceur réputé mais agissant avec philanthropie avec ses fermiers.
Détail important : Il était le père d'un enfant difforme qu'on gardait enfermé quelque part dans le château loin des regards indiscrets.
Ensuite, il joua son âme avec le Diable. Et il perdit.
Histoire curieuse : Patrick et son ami le comte de Crawford jouaient aux cartes ensemble un samedi soir. Un domestique vint leur rappeler que le sabbat approchait, et Patrick lui répondit qu'il continuerait à jouer, sabbat ou pas sabbat, et que le Diable lui-même pourrait se joindre à eux pour une partie, s'il le souhaitait. A minuit, accompagné par un roulement de tonnerre, le Diable apparut et annonça aux comtes qu'ils avaient perdu leur âmes et étaient condamnés à jouer aux cartes dans cette pièce jusqu'au Jugement dernier.
En 1957, une domestique du château se plaignit d'avoir entendu les comtes jouer, en pleine nuit, agitant les dés et jurant : " Souvent, tandis que je suis étendue dans mon lit, je grelotte d'effroi, disait-elle."
Elle abandonna sa place plutôt que de courir le risque d'entendre à nouveau les joueurs fantômes.
D'autres histoires plus macabres et horribles sont à suivre.

Une histoire évoque - avec une curieuse précision - un homme à la barbe grise, qu'on aurait enchaîné et laissé mourir de faim en 1486.Une autre plus récente, précédent le règne de Patrick, est on ne peut plus macabre : Un groupe de clan des Ogilvies, d'une région voisine, vint à Glamis implorer protection contre leur ennemis. Le comte Strathmore les conduisit dans une oubliette du château et les y laissa mourir de faim. Ils pouvaient, pour survivre, s'entre-tuer et se convertir au cannibalisme mais, raconte la légende, quelques-uns seulement se contentèrent de ronger la chair de leurs propres bras...
L'un ou l'autre de ses récits peut expliquer la présence d'un spectre squelettique et transparent, connu sous le nom de Jack le coureur.
Et aussi le fantôme d'un petit page nègre, qu'on voit également au château et qui semblerait dater du XVIIe ou du XVIIIè siècle, lorsque des jeunes esclaves arrivèrent des Indes occidentales.

Une "dame blanche" hante la tour de l'horloge du château, tandis que l'homme à la barbe grise de 1486 est apparu, tout au moins une fois, à deux invitées en même temps : l'une des deux était Mrs MacLagan, épouse de l'archevêque d'York, au début du XXè siècle. Elle raconte comment pendant son séjour au château, une des invitées descendit déjeuner et rapporta négligeaient qu'elle avait été éveillée par des coups de marteau du charpentier à 4 heure du matin il n'y avait aucun ouvrier au château.
Selon une autre anecdote, une jeune fille, suivante de la reine mère Elisabeth, dut deux fois sortir de la chambre bleue parce que son sommeil était troublé par des bruits de coups et de pas.
Tout aussi fascinantes que soient ces rondes de fantômes, c'est cependant l'horreur qui demeure le grand mystère de Glamis.
Les principales rumeurs tournent autour d'un enfant difforme né dans la famille et gardé dans une pièce secrète où il aurait vécu, selon les diverses versions du XIXè siècle, jusqu'à un âge étonnamment avancé. Un tel être apparaît dans une peinture suspendue au salon du château.
En dépit de la discrétion, au début du XIXè siècle les histoires circulaient encore. Le comte de l'époque, mort en 1904, semble avoir été positivement hanté par l'horreur, et c'est autour de lui que tournent la plupart des anecdotes de cette même période. C'est lui qui répondit à un ami curieux :
"Si vous pouviez deviner la nature de ce secret, vous tomberiez à genoux et vous remercierez Dieu que ce ne soit point le vôtre."
C'est lui aussi qui paya le voyage en Australie d'un ouvrier et de sa famille, après que ce dernier fut, par inadvertance, tombé par hasard sur une chambre secrète et en fut ressorti plein d'horreur.

Dans les années vingt, une bande de jeunes séjournant à Glamis décida de repérer la "chambre secrète" en pendant un morceau de toile à l'extérieur de chacune des fenêtres qu'ils purent trouver. Une fois terminé, ils virent qu'il y avait plusieurs fenêtres qu'ils n'avaient pas été capable de situer...
Quand le comte l'apprit il entra dans une rage folle mais décida de "lever l'embargo" sur le secret et le dévoila à son régisseur, Mr. Galvin Ralston qui, en réponse, refusa de rester au château encore une seule nuit.
Un des revenants connus est un tout jeune garçon, il était un serviteur de couleur noire, un jour alors qu'il avait commis une bêtise, on le mit dehors en lui ordonnant de rester assis sur une pierre jusqu'à ce qu'on vienne le chercher, or on l'oublia et l'enfant mourut de froid. Ceux qui ont vu son fantôme disent qu'il était toujours assis sur sa pierre. Enfin, le château abrite deux autres revenants, un vu sur le toit et l'autre entendu dans la chambre d'enfant.
Lorsque la belle-fille du 14è comte, demanda quel était le secret, il lui fut répondu :
" C'est une chance pour vous de ne pas le connaitre et de ne jamais pouvoir le connaitre, car vous ne pourriez plus jamais être une femme heureuse".
Cette réponse peut amener à penser que le terrible secret tourne autour de la progéniture difforme du vieux Patrick.
Mais d’où vienne ces spectres ? Ces âmes errantes ? La tradition dit qu'il s'agit d'êtres humains sans sépultures, victimes de crimes non vengées, d'âmes pour lesquelles personnes ne prie jamais. Ce commerce des vivants et des morts se termine presque toujours par la revanche des défunts. Hostilité, peur, effroi, terreur, épouvante à différent degré de toute la maison hantée, et la croyance populaire voudrait que ceux qui ont l'audace de pénétrer en de tels lieux interdit, maudits, soient déphasé à jamais.
Dans sa longue histoire, le château de Glami a eu son lot de crime et de mort violente. Ajoutons à cela le terrible secret de l'enfant difforme et la partie de carte avec le diable et nous avons tous les ingrédients pour que ce château soit le plus hanté d’Écosse.
Extrait de " Inexpliqué " 1981