Certains précurseurs de talent pensaient que pour tenter de rendre compte du mystère des origines de la vie, il suffisait peut-être de faire appel au temps et d'imaginer le phénomène par rapport aux grands cycles cosmiques qui se déroule depuis la création de l'univers.
En 1924, le biologiste russe A.I Oparine publie une monographie, dans laquelle il explique que la vie devait logiquement avoir un ancêtre inorganique. Il précise que les composants essentiels de la vie ont dû être formés spontanément au sein de l'atmosphère d'une Terre primitive, soumise à l'influence des radiations solaires, des orages et d'importantes variations climatiques. Idée soutenue par le biochimiste J.B.S Haldane.
Une idée essentielle a cependant été acquise : l'atmosphère primitive ne contenait pas - ou presque pas - d'oxygène. Important car l'oxygène est un gaz corrosif, une sorte de poison dangereux pour tous les organismes vivants, qui s'en protègent par des processus extrêmement complexes.
Un des grands mérites d'Haldane et d'Oparine est d'avoir réalisé qu'il fallait une atmosphère réductrice.
Pas d'oxygène donc pas de couche d'ozone qui est constituées de trois atomes d'oxygène.
Les deux chercheurs pensaient ainsi que sans obstacle pour filtrer et amortir leurs puissances, les UV du Soleil étaient susceptibles de fournir assez d'énergie pour synthétiser quelques briques essentielles à la vie à partir des molécules d'eau, d'hydrogène, de gaz carbonique et de méthane.
Une fois constituée, ces briques accumulées au sein des océans, une véritable "soupe primitive" se serait formée qui aurait ensuite réagi pour engendrer les éléments indispensables au démarrage de la vie.
Extrait de " Inexpliqué " 1981