Par giova35

A la suite d'un conflit planétaire, les hommes ont aboli les nations et construit une administration mondiale chargée d'assurer le bonheur universel. Les notions de divinité, d'art, et de tradition ont disparu. Les sentiment doivent être absolument maîtrisés, sous peine d'exclusion. La famille, jadis unité sociale de base, est devenue un repoussoir obscène et les mots même de père et mère ont été abolis. La reproduction est assurée au moyen de procédés chimiques qui permettent d'obtenir des séries d'êtres humains identiques. Pourtant, dans cet univers stable ou le bonheur est obligatoire, quelques "anormaux" éprouvent des émotions. L'un d'eux, Bernard Marx, ramène d'un voyage au Nouveau-Mexique un sauvage, qui terrifie les hommes civilisés. IL croit en Dieu, lit Shakespeare et aime sa mère. Lenina Crowe s'éprend de lui, mais ne parvient pas à transgresser les règles d'une société bien trop forte pour admettre l'individualité....
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Le succès immense de ce livre s'explique par sa richesse. Loin du banal roman de science-fiction, Huxley oscille entre utopie visionnaire et satire sans concession d'un monde où la prise en charge par l'administration omnipotente est poussée à l’extrême. Au nom du bonheur, toute liberté est abolie.
Avec 1984 d’Orwell et Fahrenheit 451 de Bradbury, ce livre laisse des traces une fois la dernière page tournée.
A lire ces trois livres de toute urgence.

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