• Robert Johnson

    Né le 8 mai 1911, Robert Johnson est un guitariste et chanteur américain de blues. Bien qu'il ait commencé à enregistrer des disque seulement deux ans avant sa mort, Robert Johnson est devenu une légende et une grande source d'inspiration pour des artistes comme Jimi Hendrix, Jimmy Page, Bob Dylan, Brian Jones, Keith Richards ou encore Eric Clapton. En 2003, le magazine Rolling  Stone l'a classé cinquième meilleur guitariste de tous les temps.

    Mais une grande partie de sa vie est enveloppée de mystère.
    Son House, un musicien contemporain de Johnson, a affirmé que ce dernier était devenu un joueur d'harmonica décent, mais un guitariste médiocre avant de disparaître quelques temps. A son retour, il était métamorphosé et était devenu un guitariste hors-pair !

    La légende veut que Johnson ait pris sa guitare et se soit rendu au carrefour des autoroutes 49 et 61, dans le Mississippi, où il aurait fait un pacte avec le diable.

    Lorsqu'il revint en ville, les musiciens qui s'étaient moqués de lui par le passé voulurent savoir comment il avait fait pour acquérir un tel talent.

    Et, toujours selon la légende, Johnson leur aurait répondu qu'il s'était rendu au carrefour juste avant minuit par une nuit de pleine lune. Un homme l'y attendait, et lui aurait proposé ce marché alléchant qu'il ne pouvait refuser.

    Prenant la guitare de Johnson, le diable l'aurait accordée puis joué quelques notes avant de lui rendre l'instrument.

    Après une carrière éclaire mais flamboyante, Robert Johnson meurt en août 1938 à l'âge de 27 ans. De fait il deviendra le 1er musicien de club des 27 à mourir prématurément.

     

     

     


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  • Le Proche-Orient ne se montrant pas le plus prodigue en richesse naturelle, le désir d'une terre meilleur que celle où l'on était condamné à vivre ramena vers le Nouveau Monde les Utopistes, les explorateurs et les aventuriers. Et l'on vit alors apparaître un autre mythe : celui d'un Eden laïc nommé Eldorado.

    Rappelons ici que les habitants de plusieurs Paradis terrestres étaient immortelles, où du moins vivaient très longtemps, et que de très nombreux récits mentionnent aussi une source d'éternelle jeunesse. Hérodote avait par exemple déjà parlé d'une source souterraine située en Ethiopie, mais les légendes ultérieures évoquaient une source censée jaillir dans le jardin d'Eden, qui non seulement guérissait les maladies, mais rajeunissait de surcroît ceux qui s'y baignaient. Dans le Roman d'Alexandre, il est question d'une Eau de la Vie, une fontaine mythique qu'on ne pouvait atteindre qu'après avoir dépassé les " Terres obscures " de l'Abkhazie.

    De nombreuses légendes chinoises mentionnent cette source miraculeuse ; dans un conte populaire coréen, deux pauvres paysans lé découvrent par hasard : en y buvant une gorgée d'eau, ils redeviennent aussitôt jeunes. Le mythe survécu tout au long du Moyen-Age, pour se déplacer ensuite en Amérique. Juan Ponce de Leon prétendit y devenir le missionnaire de la source de jeunesse éternelle. Il était en effet à bord des navires conduits par Colomb jusqu'à Hispaniola, l'actuelle Haïti, où les Indiens lui avaient déclaré qu'il existait, sur une île, une fontaine capable de rendre la jeunesse. Sa localisation demeurait toutefois approximative et allait de la côte septentrionale de l'Amérique du Sud à la Floride, en passant par les Caraïbes. Entre 1512 et 1513, Ponce de Leon navigua en vain entre toutes ces régions ; il reprit ensuite ses recherche jusqu'en 1521, date à laquelle il fut blessé, sur les côtes de la Floride, d'une flèche indienne qui provoqua une infection dont il mourut à Cuba.

    Mais le mythe de la source ne disparut pas avec lui : l'Anglais Walter Raleigh (1596) entreprit ainsi plusieurs explorations afin d'identifier cet Eldorado.

    Lorsque de telles recherches n’intéressaient désormais plus personne, le thème fut repris avec ironie par Voltaire dans Candide, pour servir de critique à notre monde.

    L'emplacement de la source donna naissance à de nombreuses lubies sur l'hortus conclusus (jardin enclos), aussi fermé que l'Eden après l'expulsion d'Adam, mais abondant encore en délices. Et l'on retrouve par exemple l'écho du mythe, transformé en fable païenne sensuelle et diabolique, dans La Jérusalem délivrée du Tasse, lorsque l'auteur décrit le jardin où la magicienne Armide retient Renaud prisonnier des liens de l'amour.  

     


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  • Saint Brandan, un moine irlandais, qui vécut vers le VIè siècle, leva l'ancre en direction de l'ouest à bord d'un frêle curragh ; selon la légende, le moine et ses compagnons seraient parvenus jusqu’en Amérique, ou bien auraient retrouvé l'Atlantide.

    Accompagné de ses marins mystiques, saint Brandan toucha de nombreuse îles : celle des oiseaux ; celle de l'Enfer ; celle réduite à l'état de rocher isolé en pleine mer, où est enchaîné Judas ; celle enfin qui avait déjà trompé Sinbad : un jour à peine après l'arrivée du saint, lorsque l'équipage y allume des feux, il s'aperçoit que l'île s'irrite, et qu'il s'agit en réalité d'un terrible monstre marin appelé Jasconius.

    Mais l'île qui excita le plus l'imagination de la postérité est celle des Bienheureux, lieu de toutes les délices et de toutes les suavités, que nos navigateurs abordèrent après sept ans de péripéties.

    Cette île des Bienheureux ne pouvait que provoquer un désir irrépressible, de sorte que tout au long du Moyen-Âge, et encore à la Renaissance, on crut fermement à son existence. Elle apparaît ainsi sur des cartes, par exemple celle que traça Paolo Toscanelli pour le roi du Portugal, ou encore sur la mappemonde d'Ebstorf. Elle se situe parfois à la latitude de l'Irlande, mais descend vers le sud sur les cartes plus modernes, à la hauteur des Canaries, ou îles Fortunées, et il s'établit souvent une confusion entre ces dernières et l'île dite de saint Brandan ; on l'identifie parfois à l'archipel de Madère et parfois à une autre île fantôme, telle la mythique Antilia. Sur le globe de Behain, qui date de 1492, elle est placée beaucoup plus à l'ouest et près de l'équateur. A cette époque, elle avait déjà pris le nom d'île Perdue, insula Perdita.

    Dans son De imagine Mundi, Honoré d'Autun la décrit comme la plus amène des îles : " Il existe, sur l'Océan, une île dite Perdue, la plus belle qui soit sur la Terre par son aménité et sa fertilité ; elle reste inconnue des humains. Et même lorsqu'on la découvre par hasard, on ne la retrouve plus par la suite ; voilà pourquoi on la qualifie de Perdue. " Au XIVé siècle, Pierre Bersuire parle dans les mêmes termes des îles Fortunées, nommées ainsi par certains " parce qu'on n'y a parfois accosté que sous l'effet du hasard et de la fortune, mais si l'on veut ensuite y retourner, on y parviens pas. "

    Beaucoup cherchèrent cette île Perdue et jamais retrouvée, surtout après que la découverte du cap de Bonne-Espérance et de l'Amérique eut enflammé les espits d'une fièvre d'explorations ; certains prétendirent avoir au moins déterminé sa position ; en conséquence, lorsque, le 4 juin 1519, par le traité d'Evora, Emmanuel de Portugal renonça, en faveur de l'Espagne, à tous ses droits sur les Canaries, l'île Perdue ou Cachée fut expressément comprise dans sa renonciation. En 1569, Gérard Mercator la faisait encore figurer sur sa carte.

       


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  • Dans la culture judéo-chrétienne, c'est la Bible qui nous en parle, lorsque dans la Genèse, elle décrit le lieu de délices où avaient été placés Adam et Ève, et raconte la manière dont ils en furent chassés, après le péché originel : Dieu  " bannit l'homme et posta devant le jardin d'Eden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l'arbre de la vie ". Après cela, le Paradis terrestre devint un lieu de nostalgie, que chacun voudrait retrouver mais qui demeure l'objet d'une recherche infinie.

    Commun à de nombreuses religions, ce lieu rêvé où l'on vivait, à l'origine du monde, dans un état de béatitude et d’innocence ensuite perdu, représente souvent une sorte d'antichambre du Paradis céleste.

    Le jaïnisme, l'hindouisme et le bouddhisme mentionnent tous trois le mont Meru, dont jaillissent quatre fleuves et sur lequel se dressent la demeure des dieux et l'ancienne patrie de l'homme. Dans le poème du Mahâbhârata, le dieu Indra se bâtit la ville mobile d'Indraloka, qui présente de nombreux point communs avec l'Eden. Les légendes taoïstes racontent le rêve d'un lieux merveilleux où il n'exstait ni rois ni sujets, où tout se déroulait dans la spontanéité la plus naturelle. Ses habitants entraient dans l'eau sans se noyer, n'étaient pas blessés si on les flagellait et s'élevaient dans les airs comme s'ils avaient marché sur le sol.

    Les mythes égyptiens parlent d'un âge heureux, où s'étaient peut-être profilé pour la première fois le songe du jardin des Hespérides. Le paradis des Sumériens s'appelait Dilmun, et ni les maladies ni la mort n'y existaient. Aux yeux des taoïstes, les montagnes du Kunlun constituaient le site du paradis terrestre. Les mythologies chinoise et japonaise mentionnent toutes deux le mont Penglai, que les légendes localisent en des endroits différents : la douleur et l'hivers en sont absents ; de grande tasses de riz et de grand verres de vin ne s'y vide jamais ; des fruits magiques permettent d'y guérir de toutes les maladies et, bien entendu, on y jouit d'une éternelle jeunesse.

    Le Paradis terrestre

    Les grecs et les romains racontaient des fables sur l'Âge d'or et les règnes heureux de Kronos et de Saturne : selon Hésiode, les hommes vivaient alors libres de toute préoccupation, demeuraient jeunes pour l'éternité, se nourrissaient des fruits de la terre sans avoir à la travailler et mourraient comme en s'endormant.

    On voit déjà apparaître chez Pindare le thème des îles Fortunées où étaient censés vivre les justes déjà passés par trois réincarnation terrestres ; en outre, on trouve aussi bien chez Homère que chez Virgile la description des Champs Elysées, demeure des bienheureux. Horace y fait lui aussi allusion, en référence justement aux inquiétudes de la société romaine après les guerres civiles, comme échappatoire à une réalité déplaisante.

    Dans le Coran, les caractéristiques du Paradis céleste se révèlent très proches de celles des différents Paradis terrestre de la tradition occidentale : les bienheureux y habitent des jardins de délices, en compagnie de splendides jeunes filles et au milieu d'un abondance de fruits et de boissons. Cette image inspira la merveilleuse architecture islamique des jardins, lieux de fraîcheur où gargouillent des jets d'eau.

    En somme, il semble que dans chaque culture, le monde de la réalité quotidienne apparaissait souvent douloureux et invivable, on ait rêvé d'une terre heureuse où les hommes auraient autrefois résidé - et où ils pourraient peut-être retourner un jour. Comme l'a rappelé Arturo Graf dans une étude devenue classique sur le mythe du Paradis terrestre, certains chercheurs auraient même avancé l'hypothèse selon laquelle le mythe édénique refléterait
    " le souvenir brouillé d'une condition sociale primitive, antérieur à l'établissement de la propriété foncière ".

     


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  • En 1957, un jeune fermier brésilien, originaire de Sâo Francisco de Sals, écrivit à Jäo Martins et au docteur Fontes pour leur faire part de son aventure. Trouvant le cas peu banal, ces derniers n'hésitèrent pas à lui faire parvenir l'argent du voyage pour pouvoir le rencontrer. L'enquête commença le 22 février 1958, dans le cabinet du docteur Fontes.

    Ce qu'ils apprirent était si étonnant que les deux enquêteurs décidèrent de ne rien révéler à la presse. Ce n'était pas la peine de déclencher une vague d'imitations. En revanche, un cas similaire viendrait peut-être corroborer le premier. Le récit de l'enlèvement du jeune fermier parvint néanmoins aux oreilles du docteur Walter Bulher, en 1961. Il mena sa propre enquête.

    Pourtant, il faudra dix ans pour que tous les détails de l'aventure vécue par Antonio Villas Boas, un jeune fermier de 23 ans, soient enfin révélés dans les revues spécialisées.

    Deux incidents inhabituels, dont les deux frères Boas furent témoins, précédèrent l'enlèvement. Le 5 octobre 1957, vers 11 heures du soir, alors qu'ils allaient se coucher, les deux frères aperçurent, par la fenêtre de leur chambre, une lumière dans la cour de la ferme. Elle se déplaça vers le toit de la maison et brilla pendant quelques minutes entre les lames des volets et les tuiles du toit.

    Le second incident eut lieu neuf jours plus tard, le 14 octobre, vers 9h30 du soir. Les deux frères étaient dans les champs, en train de labourer. Soudain, ils furent éblouis par une éclatante lumière " grosse et ronde ", à environ 100 m au-dessus du sol, à l'autre bout du champ. Antonio s'avança pour voir de quoi il s'agissait. A son approche, la lumière " s'enfuit " à l'autre bout de champ. Ce petit jeu se répéta chaque fois qu'il tenta de s'approcher. Puis le lumière disparut pour de bon.

    Le lendemain soir, 15 octobre, Antonio se trouvait au même endroit, seul cette fois, pour labourer son champ. Vers 1 heure, il vit une grande étoile rouge descendre du ciel. Quand elle fut plus près, il s'aperçut qu'il s'agissait en fait d'un objet lumineux en forme d'oeuf. L'ovni passa à 50 m au-dessus du tracteur, puis atterrit à environ 15 m de là.

    Une lueur intense illumina soudain les alentours. Il faisait aussi clair qu'en plein jour. L'objet était surmonté d'une coupole rotative entourée de lumières violettes. Trois sortes de forets, de " pieds " apparurent tout à coup et se mirent à inspecter le sol.

    Pris de panique, Villas Boas appuya désespérément sur l'accélérateur, mais après quelques toussotements, le tracteur, tomba en panne et refusa de redémarrer. Le jeune fermier sauta alors à terre et se mit à courir à travers champs. Malheureusement pour lui, la terre, fraîchement labourée, gênait considérablement sa progression... 

    Bientôt, " quelqu'un " l'attrapa par le bras. Son assaillant était étrangement vêtu et portait un casque. Il était de petite taille. Villas Boas se débattit et l'envoya à terre. Mais trois autres créatures survinrent et s'emparèrent de lui. Ils le prirent par les pieds et par les mains, malgré ses cris et ses protestations.

    Villas Boas déclara plus tard à ce sujet : 

    " Mes cris semblèrent les surprendre. Ils examinèrent même mon visage, comme s'ils cherchaient à comprendre d'où venaient mes cris. Cette curiosité me rassura un peu. Je n'en continuaient pas moins à me débattre et à appeler au secours. "

    Ils le transportèrent au pied de l'appareil et le hissèrent, par une échelle, avec grande difficulté. On le fit entrer dans une pièce carrée aux mur métalliques. De petites lampes très hautes donnaient une vive lumière. il était entouré de cinq extra-terrestres. Deux d'entre-eux le tenaient toujours fermement. Ils l'emmenèrent ensuite dans une pièce adjacente, plus grande que la première et de forme ovale. Une étrange colonne de métal se dressait du plancher au plafond. Il remarqua aussi une table et des chaises tournantes placées les unes à côté des autres, près d'un pupitre lumineux.

    Suivit alors une " conversation " que le témoin décrivit en ces termes : 

    " Je n'ai jamais entendu rien de pareil. On aurait dit des aboiements et des jappements lents, ni aigus ni rauques, certains plus long que d'autres. Leur voix émettait parfois plusieurs sons à la fois, puis, tout à coup, elle se brisait comme dans un frémissement... Mais ce n'étaient que des sons inarticulés, des aboiements d'animaux. Rien de comparable aux syllabes et aux mots d'une langue étrangère. Ils étaient tellement indistincts à mon oreille que je suis incapable de les reproduire... Ma voix n'est pas faite pour cela... La simple pensée de ces aboiements me donne des frissons. "

    Cette étrange " conversation " terminée, les cinq extra-terrestres entourèrent Villas Boas et le dévêtirent de force, mais sans lui faire mal. Il protesta énergiquement, mais en vain, ses ravisseurs le contemplant toujours d'un air inquisiteur chaque fois qu'il criait.

    On possède d'eux un portrait assez précis. Ils étaient vêtus de combinaison grises très ajustées et portaient des casques renforcés de bandes de métal à l'arrière et sur le devant. A travers une sorte de visière, on pouvait apercevoir leurs yeux clairs. Leurs casques étaient surmontés de trois tubes. Celui du centre descendait le long de la colonne vertébrale et pénétrait dans la combinaison au milieu du dos. Les deux autres tubes étaient aussi rattachés à la combinaison, mais sous les bras. Les manches se terminaient par des gants qui rendaient leurs mouvements maladroits.

    Les " chaussures " semblaient faire partie intégrante de la combinaison ; les semelles en étaient épaisses (environ 5 cm). Sur la poitrine, ils portaient tous une sorte de petite plaque, " de la taille d'une tranche d'ananas ", qui réfléchissait la lumière. Une bande de métal reliait cette plaque à une ceinture.  

    La pièce n'était pas chauffée et le pauvre fermier tremblait de froid et aussi d'inquiétude. Pourquoi l'avait-on dévêtu ? Que lui voulait-on ? Un des extra-terrestres s'approcha de lui et lui frotta le corps avec une sorte d'éponge imprégnée d'un produit " aussi clair que de l'eau, mais plus épais et sans odeur ". Ce n'était pas de l'huile non plus. "

    Puis on le fit sortir de la pièce et on l'emmena  dans une autre direction. En chemin, il remarqua une porte où était inscrit des symboles, peints en rouge. Ils arrivèrent dans une autre pièce. L'un des extra-terrestre s'approcha avec une coupe d'où pendaient deux tubes flexibles. On lui en fixa un au menton. L'autre servait à pomper. Horrifié, Villas Boas vit la coupe se remplir... de son propre
    sang ! Puis on le laissa seul. Ne sachant quoi faire, il prit place sur un confortable divan et passa en revue tout ce qui venait de lui arriver. 

    Soudain, une odeur désagréable le prit à la gorge. En levant la tête, il aperçut, près du plafond, des tubes métalliques d'où sortait une lumière grise. L'odeur lui souleva bientôt le cœur et il alla vomir dans un coin de la pièce. il se sentit un peu mieux après.

    Quelques instants plus tard, une femme apparut dans l’entrebâillement de la porte. Elle était nue ! Et très belle. Plus petite que Villas Boas, elle lui arrivait aux épaules. Ses chevaux étaient très blonds, presque blancs et soyeux. Ils bouclaient et les coiffait avec une raie au milieu. Elle avait de grands yeux en amande "bridés vers l'extérieur ". Le nez était petit et droit, et les pommettes saillantes. L'ensemble du visage était assez large, à l'exception du menton qui était très pointu. Les lèvres et la bouche étaient très fines. Les oreilles étaient normalement petites.

    La porte refermée, Villas Boas se retrouva seul avec cette femme au corps splendide. Sa poitrine était haute et ferme. Sa taille, très fine, était mise en valeur par des hanches et des cuisses larges. Elle avait de petits pieds et des mains longues et fines. 

    Elle s'approcha du jeune fermier et, dressée sur la pointe des pieds, elle posa doucement sa tête sur son épaule. Puis, frottant son corps contre le sien, elle lui fit clairement comprendre ce qu'elle voulait. L'acte qui suivit sembla le plus naturel du monde.

    Ensuite, elle se fatigua et refusa d'autres avances. Elle ne l'embrassa jamais, mais le mordit gentiment une fois au menton. A plusieurs reprises, elle émit quelques petits grognements  " qui faillirent tout gâcher ", commenta Villas Boas, " car j'avais soudain, la désagréable impression d'être en compagnie d'un animal ".

    Lorsqu'un de ses compagnons vint la chercher, elle se tourna vers le jeune homme, pointa son doigt vers son ventre puis le leva vers le ciel. " Elle veut me dire par-là qu'ils reviendront me chercher ",  se dit-il terrifié. Quatre ans plus tard, lorsque le docteur Fontes le rencontra, cette peur ne l'avais pas quitté. Pour le rassurer, ce dernier lui suggéra que le geste de la jeune femme avait peut-être une autre signification.

    Peut-être voulait-elle lui dire : " Cet enfants, notre enfant, naîtra sur ma planète natale. " Villas Boas conclut alors qu'il n'avait fait que servir d' "étalon ".

    La jeune femme partie, ses ravisseurs lui demandèrent de se rhabiller, puis il lui firent visiter l'appareil. A un moment donné, il essaya de substituer un instrument, mais un de ses gardes s'en aperçut et lui arracha des mains. La visite terminée, on le reconduisit à l'échelle et on l'invita à redescendre.

    Puis l'échelle remonta. Les lumières s'allumèrent, la coupole se mit à tournoyer à toute vitesse et l'engin décolla. D'autres lumières clignotèrent et, après s'être incliné sur le côté, il partit comme une flèche.

    Il était alors 5h30 du matin. L'aventure avait duré quatre heures. Villas Boas rentra précipitamment chez lui, tenaillé par la faim et affaibli par ses vomissements. Il dormit jusqu'à 4h30 de l'après-midi. A ce premier réveil, il se sentit bien. Mais, lorsqu'il voulut se reposer à nouveau, il dormit mal, secoué de terribles cauchemars.

    Le lendemain, il fut prit de vomissements et souffrit de violents maux de tête . Puis ses yeux se mirent à le brûler et des plaies apparurent sur son corps. Elles séchèrent au bout de quelques jours, mais laissèrent des cicatrices rondes et violacées.

    Lorsque le docteur Fontes l'examina, il remarqua deux petites plaques de chaque côté du menton, selon lui " cicatrices laissées par une lésion superficielle combinée avec hémorragie sous-cutanée ". Le corps présentait d'autres cicatrices semblables.

    Dans une lettre qu'il adressa à la Revue des soucoupes volantes, le docteur Fontes propose un diagnostic : une trop longue exposition à des radiations, " Malheureusement, ajoute-t-il, quand j'ai examiné la victime, il était trop tard pour procéder à des analyses de sang qui auraient confirmé ce diagnostic "

    Le 10 octobre 1971, Jâo Martins fit enfin paraître en brésilien un compte rendu de cette affaire dans un journal de Rio de Janièro, le Domingo illustrado.

    Il écrit en conclusion : " Nous avons soumis Antonio Villas Boas à un interrogatoire serré. Il ne s'est jamais contredit. Il n'est tombé dans aucun des pièges que nous lui tendions pour savoir s'il ne cherchait pas la notoriété ou l'argent. Les examens médicaux prouvent qu'il jouit d'une bonne santé physique et mentale. Ses amis et voisins certifient que c'est un homme sérieux et travailleur. "

    Martin révéla aussi que l'interrogatoire avait parfois été très pénible à supporter, mais que, malgré la pression, Villas Boas n'avait jamais dévié de son premier récit. Le journaliste conclut que : " Si cette histoire est véridique, il y a peut-être quelques part, dans l'Univers, un enfant... qui se prépare à revenir parmi nous ! "  

     


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