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    Les survivants de l'ère secondaire

    Hiver 1856, près de Saint-Dizier, un groupe d'ouvriers travaille à la prolongation de la nouvelle voie ferrée. Ils percent un tunnel en cassant de gros rochers et accèdent à une cavité qui en occupait le centre.
    Une forme monstrueuse émerge en pleine lumière. Au cœur de la couche calcaire jurassique, un animal gros comme une oie, avec une tête hideuse et des dents pointues, surgit devant les ouvriers affolés. Ses quatre pattes sont réunies par une membrane et se terminent par des griffes recourbées. La peau du monstre est noire et huileuse. L'animal fait quelques pas, tente de s'envoler et pousse un cri rauque avant d'expirer.
      
    Transporté à la ville voisine, un naturaliste identifie le cadavre. Il s'agit d'un....ptérodactyle, un reptile volant de l'ère secondaire et qui a disparu depuis des millions d'années. La nature de l'animal correspond d'ailleurs à l'âge des roches où il parait s'être abrité en y laissant une empreinte en creux caractéristique. Il ne reste malheureusement de cette histoire que quelques coupures de journaux de l'époque.
     
     Les survivants de l'ère secondaire
     
    La découverte de ce ptérodactyle n'est qu'un des nombreux cas de créatures vivantes retrouvées emprisonnées dans de la pierre, de la boue ou même du bois. Cette survie était-elle possible ? Les scientifiques ont longtemps polémiqué à ce sujet. Sans jamais trouver de réponse satisfaisante.
      
    Le premier témoignage direct que nous connaissons est celui d'Ambroise Paré en 1761 :
    "J'étais dans mon château, près de Meudon, et j'avais demandé à un cantonnier de me casser quelques pierres. Au milieu de l'une d'elles, il trouva un énorme crapaud plein de vie, et sans que la moindre ouverture capable de lui laisser le passage soit visible. L'ouvrier me dit que ce n'était pas la première fois qu'il découvrait un crapaud, ou de telles bestioles, à l'intérieur d'énormes blocs de pierre".
     
    Les " autres bestioles " étaient, pour le registre annuel, des grenouilles, des serpents, des crabes et des homards, animaux emmurés attestés par des écrits de Francis Bacon, de Gianbattista Fregoso ou d'Agricola.
    Le registre annuel cite également le cas d'ouvriers de Toulon qui, en cassant des pierres qui étaient destinées au pavage du port, auraient trouvé, à l'intérieur, des " coquillages d'un goût délicieux ".
     
     

    Les survivants de l'ère secondaire

      
    Dans sa Natural History of Straffordshire, publiée en 1686, le docteur Richard Plot évoque la découverte de crapauds dans des arbres.
    En 1719, dans les Mémoires de l'Académie française des sciences, on mentionne l'anecdote suivante :
     
     
    " Au pied d'un orme de la taille d'un homme, à un mètre des racines et exactement au milieu, on a trouvé un crapaud vivant, de taille moyenne, mais maigre et remplissant tout l'espace vide. "
     
    A l'époque, le rapport ne fait guère sensation et ne provoque pas de polémique.
     
    Quelques années plus tard, en 1731, dans les mêmes mémoires, on rapporte que " M. de Seigne a déposé, devant l'académie, un fait de même nature que celui que celui de 1719, sauf que, au lieu d'un orme, il s'agissait d'un chêne, et plus gros que l'orme, ce qui augmente encore le prodige ". A l'époque, l'explication usuelle est qu'un œuf de crapaud a pu, pour une raison indéterminée, se loger dans le tronc et que le crapaud a dû grandir à l'intérieur, alimenté par la sève.
      
      Pourtant, ce sont bien les cas de crapauds emprisonnés dans la pierre qui sont les plus nombreux. On peut tenir les récits de certains scientifiques pour irréfutables. En 1818, le géologue E.D. Clarck communique ainsi une nouvelle stupéfiante à ses collègues du Caïus Collège, à Cambridge.
     
    Il dirigeait des fouilles dans une strate calcaire, dans l'espoir de retrouver des fossiles, quand, à plus de 80 m de profondeur, ces ouvriers ont retrouvé un banc d'oursins et de tritons. Trois de ces tritons paraissaient dans un état de conservation parfait.
     
    Les survivants de l'ère secondaire
     
    Quelle n'a pas été la surprise du géologue quand il a vu ces trois tritons, placé au soleil sur une feuille de papier, s'ébrouer, frétiller et s'animer.
    Deux devaient mourir peu après. Le troisième, placé dans l'eau, devait sautiller avec tant de force qu'il ne tardait pas à s'échapper !
     
    Dernière surprise du docteur Clarke : en collectionnant toutes les espèces de tritons recensées dans la région, il allait s'apercevoir qu'aucune d'entre elles ne correspondait exactement à l'espèce des tritons découverts sous le calcaire... " Ils appartenaient, expliquait le docteur Clarke, à une des espèce totalement disparue et inconnue jusqu'à présent. "
     
    A l'époque, c'est lui qui fera la découverte la plus sensationnelle.
    Le 31 octobre 1862, en Angleterre, dans le Lincolnshire, des ouvriers creusent une cave quand ils mettent à jour un crapaud géant, haut de... 2 m. Selon un journaliste local, " aucun fait ne peut être établi avec plus de précision. Que les sceptiques en pensent ce qu'ils  voudront ! "
     
    Trois ans plus tard, en avril 1865, près d'une Leeds, toujours en Grande-Bretagne, une équipe de terrassiers trouve un crapaud à l'intérieur d'un bloc magnésien, loin de tout point d'eau et à 8 m de profondeur. Dans sa gangue minérale, l'animal est bien vivant. Ses yeux sont brillants et expressifs. Il respire normalement, mais il ne peut coasser facilement : sa bouche est complètement obturée...
     

    Les survivants de l'ère secondaire

     
    Selon les témoins, " ce crapaud était complètement décoloré et aussi pâle que la craie qui l'entourait. Cependant, il prit rapidement une teinte olivâtre ". D'après le géologue Robert Taylor, le bloc de calcaire qui renfermait l'amphibien datait d'au moins 200 millions d'années.
     
    Aux Etats-Unis, de nombreuses revues scientifiques ont rapporté des faits de ce genre. Le Scientific American a rendu compte de la découverte d'un mineur nommé Moses Gaines :
    " Le crapaud était à l'intérieur d'un bloc de minerai d'argent, exactement imbriqué dans la pierre. L'animal mesurait environ 8 cm. Il était gras et dodu, et ses yeux étaient beaucoup plus larges que ne le sont les yeux des crapauds de cette taille. "
     
    Le journal américain poursuit : " L'amphibien était vivant, mais plutôt léthargique. Les ouvriers essayèrent de le faire sauter en le chatouillant avec une baguette, mais il ne parut s'apercevoir de rien. "
    Après des millions d'années de solitude, ce crapaud américain avait probablement besoin d'un certain temps pour se réhabituer au monde...
     
     

    Les survivants de l'ère secondaire

      
    Bien entendu, ce phénomène des crapauds emprisonnés n'a pas été facilement admis par le monde scientifique.
    Bizarrement, les attaquent les plus virulentes ne viendront pas des scientifiques qui se contentent de se retrancher dans un silence révélateur mais d'un certain capitaine Buckland qui considérait ces crapauds multimillénaires comme une gigantesque imposture.
      
     Son père, ancien doyen de la Westminster avait tenté une expérience :
      
    Dans deux blocs de pierre, un de calcaire et un de grès, on avait creusé six alvéoles, dans lesquelles on avait déposé six crapauds vivants. On avait scellé chaque trou avec une plaque de verre, du mastic et une ardoise, avant d'enterrer le tout dans son jardin à 1 mètre de profondeur.
      
    Un an après, les six crapauds étaient.... morts ! Certains d’entre eux semblaient avoir survécu quelque temps et même grossi, mais il s'est avéré que ces crapauds avait pu se nourrir d'insectes parvenu jusqu'à eux par une fissure dans une plaque de verre..
     
     Les survivants de l'ère secondaire
      
    Cette expérience n'a pourtant pas convaincu tout le monde. Pour de nombreux naturalistes, si les crapauds  et les grenouilles peuvent s'enfouir dans la vase, au fond des mares, et y passer l'hiver, il n'y a pas de raison pour qu'ils ne puissent pas y rester un an voire un siècle ou un millénaire ! On peut simplement imaginer que, avec le temps, la boue pourrait devenir pierre.
      
    Les exemples de crapauds ou de grenouilles  " envasées " sont abondants.
    Dans son Histoire du surnaturel, publiée en 1863, William Howitt a raconté que, en creusant un fossé, il avait trouvé un " véritable banc de grenouilles ", sous 30 cm d'une boue " aussi épaisse que du beurre ".
    Surprises dans leur sommeil hivernal, ces grenouilles n'en devaient pas moins s'enfuir, en bondissant dans toutes les directions.
      
    Une question se pose alors : comment ces grenouilles et ces crapauds "emmurés" auraient-ils pu résister aux énormes pressions subies par les couches sédimentaires, au cours des grands bouleversements géologiques de l'histoire ? Comment auraient-ils pu résister à la chaleur et à la pression nécessaires pour produire des couches de charbon épaisses de plus de 100 m ? Sans parler du manque total de nourriture et d'air...
     
    Une explication est avancée par ceux qui croient à ce phénomène : fragile mais souple, l'organisme des amphibiens pourrait se plier à de telles pressions, surtout si le corps de l'animal est parfaitement enveloppé de pierre, s'il n'y a pas le moindre espace vide. On l'a vu : dans de nombreux cas, cet effet de " moule " rocheux  est attesté.
     
    Un français, Alexandre Seguin, a tenté l'expérience en 1862 : il a emprisonné une vingtaine de crapauds dans du plâtre et les a enterrés après solidification. Douze ans plus tard, quatre d'entre eux restaient en vie.
     
     

    Les survivants de l'ère secondaire

     
    Seulement, les crapauds retrouvés vivants étaient dans du roc, pas du plâtre. Un naturaliste anglais, A. H. Worthen, pense pouvoir expliquer ce qui a pu se passer, dans certains cas uniquement. Certains bancs de calcaire sont recouverts d'une couche de carbonate de calcium.
    Imaginons qu'un crapaud se réfugie, pour hiverner, dans une crevasse de ce banc. Les eaux de ruissellement vont alors dissoudre le carbonate de calcium et en imbiber la crevasse ainsi que le crapaud qui s'y trouve. En séchant et en se solidifiant, ce carbonate emprisonnera définitivement le crapaud.
      
     Ce qui n'explique pas comment celui-ci survivrait pendant des millénaires ... Ni pourquoi on a retrouvé de tel crapauds dans du charbon. Authentifié par les scientifiques ces affaires de crapauds emprisonner sont une des plus formidables énigmes du monde vivant.

                                                                                   Extrait de " Inexpliqué " 1981
     
     

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    Les poissons tombés du ciel

    ‎1861, après un tremblement de terre à Singapour, le naturaliste François de Castelnau écrit dans le rapport à l'Académie des sciences : "A dix heures du matin, le soleil se leva et, de ma fenêtre je vis un grand nombre de Malais et de Chinois emplir leurs paniers de poissons, qu'ils ramassaient dans les flaques d'eau. Ils dirent que les poissons étaient tombés du ciel. Plus tard quand les flaques eurent séché, on y découvrit de nombreux poissons morts ". En 1947 le Dr Bajkov tombe sous une averse et remarque des poissons qui gisent sur le sol le long des rues. Il y avait des poissons-lunes, des vairons et même des perches longues de plus de 20 cm.

     Le 9 février 1859, au Pays de Galles, John Lewis travaille sur un chantier de bois de charpente. Soudain, à 11 h du matin il reçoit sur la tête une pluie de petits objets. L'un de ces objets lui tombe sur la nuque : " En passant la main le long de mon coup, a-t-il raconté, quelle ne fut ma surprise de découvrir qu'il s'agissait de petits poissons ! A ce moment-là, je réalisais que toute la surface du sol en était recouverte. J'enlevais mon chapeau : les bords en étaient pleins. Ils sautaient dans toutes les directions. Le hangar et les branches voisines en étaient couverts...."

    Le 4 avril 1975, à la frontière Indo-Birmane, Ron Spencer est pris sous une bourrasque de pluie due à la mousson : " Des choses commencèrent à me tomber dessus, a-t-il expliqué,  et, regardant autour de moi, je pus voir des myriades  de petites formes qui se tortillaient sur le sol et des milliers d'autres qui étaient chassés des toits par l'eau et qui se déversaient dans les canaux pour finalement parvenir dans les rizières. C'était des petits poissons de la taille d'une sardine. Je n'ai pas besoin de dire qu'il n'en est pas resté un seul après la fin de la tempête : les insectes nécrophages avaient fait leur travail en quelques instants".

    Les poissons tombés du ciel

    Ci-dessus, une gravure de 1555 représentant une pluie de poissons

    A l'heure actuelle, il n'existe aucune étude complète sur ce phénomène de "pluie de poissons". D'après le docteur E.W. Gudger, on compte 78 relations fiables en 2 350 ans ! Dont 17 viennent des USA, 13 de l'Inde, 11 de l'Allemagne, 9 de l'Ecosse, 7 de l'Australie et 5 de l'Angleterre.

    L'une des plus anciennes relations connues de ces chutes date du IIè siècle de notre ère. Dans le Deipnosophistai, Athénée déclare : "Je sais qu'il a plu des poissons. Phoenias dans le livre II de so Erésian Magistrates, déclare aussi que, dans le Chersonèse " il a plu des poissons pendant trois jours consécutifs "; Phylarque, dans son quatrième livre déclare que les gens ont souvent vu pleuvoir de ces poissons."

     Il est généralement admis que l'on se trouve en présence de poissons arrachés à des plans d'eau par des tornades et des trombes d'eau élevés jusque dans les nuages orageux par des tourbillons de vent et qui finissent par tomber sur terre. Quoi qu'elle souffre de plusieurs contradictions, cette hypothèse reste néanmoins la meilleure explication parmi celles avancées.

    Les poissons tombés du ciel
    On sait que les trombes et les tornades éparpillent tout ce qu'elles ont aspiré sur leur passage. Dans le cas de la chute de poissons rapportés par John Lewis, la chute a été limitée à une surface de 70 m de long sur 10 m de large. 
     
    D'autres pluies de poissons paraissent confirmer cette extrême précision du phénomène. En 1839, au sud de Calcutta, un témoin affirme : " Ce qui m'a le plus surpris, c'est que le poisson est tombé sur une ligne droite, qui n'avait pas cinquante centimètres de large. "
    D'autre part, les tourbillons et les tornades ne restent jamais longtemps au même endroit. Le 24 août 1918, le biologiste A. Meek rapporte avoir vu une chute de 10 min sur une toute petite surface.  
     
    Mais comment expliquer l'état dans lequel ces mystérieux poissons arrivent sur le sol ? Dans de nombreux cas les poissons sont frais et vivants, d'autres fois, mort mais encore comestible. On a vu aussi des poissons morts et desséchés comme a Futterpoor ou à Allahabad en Inde, et aussi, comme en 1866, d'une carpe congelée dans un bloc de glace ? Comment expliquer que des poissons ait pu rester en l'air assez longtemps pour être desséchés ou être pris dans la glace ? Curieusement, la plupart des poissons ainsi tombés à terre ne paraissent pas, quand ils sont vivants, avoir souffert de leur chute ni d'un contact brutal avec le sol.
     
    La plupart du temps ces poissons sont de la même espèce. On trouve dans certaines pluies de poissons, des espèces qui ne se rassemblent pas en banc, des espèces de poissons solitaires ? Et comment expliquer dans l'hypothèse de la trombe d'eau qu'il n'y ait aucun débris avec ces poissons ?
    Charles Fort, le célèbre "collectionneur" de faits inexpliqués, a émis l'hypothèse selon laquelle ces chutes de poissons seraient dues à un phénomène de téléportation animale. Cela expliquerait leur fraîcheur après une pluie. Cette hypothèse ne peut être infirmée faute de pouvoir fournir à l'heure actuelle, une explication satisfaisante à ce phénomène d'une incontestable réalité. Devant un tel mystère de la nature, notre rationalisme scientifique se fait soudain très humble.
     
    Les poissons tombés du ciel
    Ci-dessus une pluie de poissons à Great Yarmouth, en Angleterre. Ce phénomène bizarre s'est produit en 2002.
      
                                                                                 Extrait de " Inexpliqué " 1981
     
     

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    Ceci est le plus magnifique exemple de prémonition d'une catastrophe qui n'est en quelque sorte qu'une aventure littéraire de l'écrivain Morgan Robertson. En 1898, il publie un petit roman qui met en scène "le plus grand paquebot jamais construit par l'homme, c'est le Titan, 70 000 t
    2 500 passagers et à peine 24 bateaux de sauvetage, ce qui provoquera un drame puisque, dans ce roman, le géant des mers percute un iceberg en plein Atlantique et coule en emportant la plupart de ses passagers. Le Titan fait sa première traversée.

    Le 14 avril 1912, les 66 00 t du Titanic, le plus grand paquebot de l'époque, s'engloutissent au large de Terre-Neuve. Un iceberg vient éventrer la coque. Il n'y a qu'une vingtaine de chaloupes à bord :
    sur les 2 300 passagers, à peine 800 s'en tireront. Le Titanic effectuait sa première liaison transatlantique...

     Le journaliste W. T. Stead dit en parlant du livre : " C'est exactement ce qui pourrait se passer si les grandes compagnies de paquebot persiste à ne pas prévoir assez de chaloupes pour tout le monde " C'est exactement ce qui se passa pour le Titanic et ironie du sort, il faisait partie des passagers et péri lors du naufrage du Titanic en 1912.

    Morgan Robertson aurait fait d'autres prédiction troublante : en 1914 (dans un volume qui contenait aussi une nouvelle version de Futility), Robertson écrivit une nouvelle appelée Beyond the Spectrum, dans laquelle il racontait une future guerre entre les États-Unis et le Japon, un sujet populaire à l'époque. Comme son Futility or the Wreck of the Titan, Beyond the Spectrum présentait plusieurs ressemblances avec le conflit qui allait se déroulait 27 ans plus tard. Le Japon ne déclarait pas formellement la guerre mais lançait plusieurs attaques surprises contre des navires américains en route pour Hawaï et les Philippines.


    La prémonition

    David Booth, un employé de bureau de Cincinnati fait toujours le même cauchemars toutes les nuits et se réveille en tremblant; il n'ose plus se coucher. Dans son rêve il assiste impuissant à la même tragédie. Son rêve l'emporte dans un aéroport où il admire les avions qui décollent. En voici un gros, aux couleurs américaines. Ses trois réacteurs hurlent. On dirait qu'il a du mal à s'arracher de la piste. Dans son rêve, il entend le déchirement des moteurs poussés à fond. Il voit le gros porteur hésiter à prendre son envol, se cabrer et... retomber en s'écrasant sur le sol. Le feu prend aussitôt, il croit même sentir sur son visage la chaleur dégagée par l'incendie qu'alimente les réservoirs crevés. C'est à ce moment qu'il se réveille.

    Les premiers jours, David a gardé son cauchemar pour lui. Puis, il a consulté son psychiatre qui s'est montré très intéressé. Il à même téléphoner aux autorités aériennes de l'aéroport de Cincinnati ou son rêve a été suffisamment été pris au sérieux pour que aussitôt, une équipe tente de deviner d'après les détail fournis par la " vision " de quel aéroport il peut bien être question. La compagnie American Airlines renforce même ses mesures de sécurité. Que faire, sinon attendre ?

     Plus les jours passent et plus le cauchemar devient plus précis : " Ce n'était pas comme dans un rêve, a expliqué David Blooth. J'avais le sentiment d'être là, en train de regarder la scène comme si je regardais la télévision."

    Le 26 mai, la nouvelle tombe brutalement : un DC-10 de l'American Airlines viens de s'écraser au sol en décollant de l'aéroport international de Chicago. 213 personnes ont péri carbonisées dans ce qui devient le plus terrible désastre aérien de l'histoire américaine.

    En apprenant la nouvelle, les autorités de l'aéroport de Cincinnati ont du mal à admettre l'incroyable exactitude du rêve de David Booth. Le cauchemar a disparu le soir même.

    ....

     

    La prémonition

    En 1979  Helen Tillotson est tirée d'un profond sommeil par des coups frappés contre sa porte. C'est sa mère qui habite à un pâté de maisons de là et lui demande pourquoi elle a tenu à la réveiller, en venant frapper chez elle quelques minutes auparavant. Surprise mutuelle. La fille n'a pas bougé depuis la veille mais la mère affirme avoir parler à sa fille.

    Au même moment, une violente explosion secoue la rue. Les deux femmes se précipitent à la fenêtre. A la place de l'immeuble ou habitait Me Tillotson : une façade béante ! L'appartement de Mme Tillotson  s'est volatilisé. " Si elle avait été dans son lit à ce moment-là, elle ne serait plus parmi nous ", constate un des pompiers.

    La question est double : la fille est-elle somnambule et a t-elle pressenti le danger qui menaçait sa mère ? Ou au contraire, la mère a t-elle "prévu" ce danger et s'est inconsciemment réfugiée chez sa fille ? Personne ne peut donner d'explication satisfaisantes. Devant les innombrables preuves de prémonition, la science officielle piétine encore de nos jours.

    ....

     

    La prémonition

     

    En 1979, cette fois en Espagne : un hôtelier fait un rêve pendant lequel une voix lui assure qu'il ne verra pas la naissance de l'enfant que sa femme attend dans quelques mois. Impressionné mais réaliste, Jaime Castel décide de contracter une assurance sur la vie, très chère, mais qui laissera de quoi vivre à sa famille en cas de malheur. Quelques semaines plus tard, une voiture lancée à toute allure percute le véhicule de l'hôtelier, de manière complètement fortuite. Il meurt sur le coup et l'assurance est obligée de payer la somme souscrite par Jaime Castel.

     Les agents de l'assureur  ont beau retourner le problème sous toutes ses faces, ils ne trouvent rien à redire. Ordinairement, une mort aussi rapide après souscription cache une manœuvre frauduleuse. Là, rien. Sinon la malchance. Et une terrible prémonition.

    ....

     

    La prémonition

     Autre prémonition subie par la victime : celle d'Erly Mai Jones, une petite galloise de 9 ans raconte son rêve bizarre a sa maman le 20 octobre 1966. En se réveillant, elle raconte à sa mère un rêve bizarre : elle était allée à l'école mais il n'y avait plus d'école ! La scène se passe à Aberfan, une petite ville minière de l'est britannique. Le lendemain, un demi million de tonnes de poussières de charbon dévalait sur la cité, engloutissant Erly, son école et 139 de ses petits camarades...

    ....

     

    La prémonition

     

    Après ce désastre, le docteur John Barker, un psychiatre londonien, est frappé par le nombre de personnes qui prétendent avoir eu une prémonition de la catastrophe. Après enquête, il retiendra le témoignage de 60 d'entre elles, et fondera le Bureau anglais des prémonitions, dont il faut bien dire qu'il n'a guère eu l'occasion, jusqu'à présent de prouver son utilité.

      Une bonne prémonition doit être explicite avant ce qu'elle annonce.
    En 1952, alors qu'elle priait à la cathédrale Saint Matthew de Washington, Jeanne Dixon est soudain victime d'une sorte d'hallucination. Devant ses yeux, une vue de la Maison Blanche et quatre chiffre 1-9-6-0. Elle " voit " un jeune homme aux yeux bleus.
    Une voix lui dit qu'il est démocrate, qu'il sera président en 1960 et qu'il mourra assassiné. C'était John F. Kennedy.

    ....

    La prémonition

    Nous avons tous connu à un moment de notre vie cette impression de "déjà-vu". Une impression d'avoir déjà vécu un événement bien déterminé, d'avoir reconnu un endroit où nous ne sommes jamais allés auparavant. Le terme de " déjà-vu " a été popularisé par Emile Boirac en 1876 dans son livre " L’avenir des sciences psychiques ". Est-ce un voyage dans le temps ? Un rêve prémonitoire ? ou une petite défaillance de notre cerveau ?

    N'oublions pas que la prémonition est une sorte de voyage dans le futur par la pensée. La science se borne à constater ces impossibles incursions hors des règles communément admises de l'espace-temps. Elle ne peut les expliquer.

    Pour ceux qui veulent voir la vidéo de cette page cliquez sur le lien ci-dessous

    "La Prémonition"

                                                                                    Extrait de " Inexpliqué " 1981

     


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  • Victime de son imagination

    Dans les années cinquante, un porte-conteneurs anglais, transportant des bouteilles de vin de Madère en provenance du Portugal, vient débarquer sa cargaison dans un port écossais. Un marin s'introduit dans la chambre froide pour vérifier que tout a été bien livré. Ignorant sa présence, un autre marin referme la porte de l'extérieur. Le prisonnier frappe de toutes ses forces contre les cloisons mais personne ne l'entend et le navire repart vers le Portugal.

    L'homme découvre suffisamment de nourriture mais il sait qu'il ne pourra survivre très longtemps dans ce lieu frigorifique. Il trouve pourtant l'énergie de saisir un morceau de métal et de graver sur les parois, heure après heure, jour après jour, le récit de son calvaire.
    Avec une précision scientifique, il raconte son agonie. Comment le froid l'engourdit, gelant son nez, ses doigts et ses orteils. Il décrit comment la morsure de l'air se fait brûlure intolérable.

    Lorsque le bateau jette l'ancre à Lisbonne, la capitaine qui ouvre le conteneur découvre le marin mort. On lit son histoire gravée sur les murs. Le plus stupéfiant n'est pas là…
    Le capitaine relève la température à l'intérieur du conteneur. Le thermomètre indique 19°C. Puisque le lieu ne contenait plus de marchandise, le système de réfrigération n'avait pas été activé durant le trajet du retour.

    L'homme est mort uniquement parce qu'il "croyait" avoir froid. Il avait été victime de sa seule imagination.

    **********

     

    Victime de son imagination

     

    Alors qu'il était au Congo, en 1682, le missionnaire italien
    Jérôme Merolla de Sorrento entendit conter une curieuse
    histoire illustrant les conséquences parfois mortelles de la
    crainte superstitieuse. Au cours d'un voyage,un jeune Noir
    passa la nuit chez un ami qui, au matin, lui prépara une
    poule sauvage pour son déjeuner. Or, c'était là un mets
    qu'un tabou tribal inviolable interdisait aux jeunes gens,
    et le voyageur demanda à son ami s'il ne lui servait pas
    de la poule sauvage. L'autre lui affirma que non,et le jeune
    homme mangea de bon appétit.

    Quelques années plus tard, les deux hommes s'étant de
    nouveau rencontrés, l'ami demanda à son invité de naguère
    s'il serait capable de manger de la poule sauvage.
    Certainement pas, répondit l'autre, un sorcier le lui avait
    solennellement interdit. L'ami se mit à rire. Pourquoi non
    maintenant, alors qu'il s'en était si bien trouvé quand lui-
    même lui en avait servi ? En apprenant la vérité, le jeune
    homme se mit à trembler ; et il mourut dans les 24 heures.

                                     "American Anthropologist, avril-juin 1942."

     


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    L'Histoire de quadrupèdes et de serpents - Edward Topsell

    Edward Topsell (c. 1572-1625) était un prêtre anglais et auteur surtout connu pour son bestiaire.

    Topsell a publié  L'Histoire de quadrupèdes (1607) et L'Histoire des Serpents (1608) qui ont été réimprimés ensemble comme L'Histoire de quadrupèdes et de serpents en 1658.

     Un traité de onze cent pages sur la zoologie, le travail de Topsell se base sur d'anciennes légendes fantastiques ainsi que sur les animaux réels et leurs  rapports avec des animaux mythiques.

    Voici quelques animaux fantastiques :

    L'Histoire de quadrupèdes et de serpents - Edward Topsell

    La gorgone libyenne

    L'Histoire de quadrupèdes et de serpents - Edward Topsell

    Le manticore, créature légendaire similaire au sphinx égyptien.

    L'Histoire de quadrupèdes et de serpents - Edward Topsell

    La Lamia est une belle reine de Libye qui est devenue un démon mangeur d'enfant. Ayant eu une liaison avec Zeus, elle encouru la jalousie d'Héra qui tua ses enfants et égara son esprit en empêchant ses paupières de pouvoir se fermer, afin qu'elle n'ait plus de repos. Devenue folle, Lamia prit une apparence monstrueuse (buste de femme et corps de serpent) et se terra dans une caverne. Jalouse des autres mères, elle en sortait parfois pour dévorer un jeune enfant. Zeus, apitoyé, lui permit d'ôter ses yeux pour pouvoir dormir, et de les remettre à son réveil.

    L'Histoire de quadrupèdes et de serpents - Edward Topsell

    Le dragon

    L'Histoire de quadrupèdes et de serpents - Edward Topsell

    La Licorne

     

     


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