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    Le " mystère de la nativité " est indissociable de l'histoire de la Sainte Famille. Il est à la fois l'épicentre car c'est dans le foyer de Marie et Joseph, tout juste mariés, que Dieu, qui les a choisis selon le récit, fait naître Jésus à Bethléem. Le révélateur car c'est par cette naissance bien réelle du temps du roi Hérode que  l'histoire de la Sainte famille commence. La Nativité est donc pour  Marie et Joseph le plus intime et le plus publique des événements qui puissent leur arriver.

    Si cette naissance a été qualifiée par la suite de "mystère", c'est pour accentuer la portée extraordinaire tant au niveau religieux qu'au plan historique. Rappelons que le mot "mystère" vient d'une racine grecque qui signifie "être initié". Le mot revient à expliquer ce que nous ne pouvons voir avec les yeux et que nous n'aurons jamais fini de comprendre, mais qui éclaire d'une signification les choses importante de la vie et du monde.

    Pour comprendre en effet ce qui participe au mystère de cette naissance, il est nécessaire de replonger dans l'histoire du pays hébreu, conquis par l'Empire romain et de bien avoir à l'esprit ce qui avait été promis au peuple juif descendant d'Abraham et de Moïse. De longue date était annoncée la venue d'un libérateur qui serait appelé le "Messie", c'est-à-dire celui qui, envoyé par Dieu, viendrait apporté le salut à Israël et par Israël au reste du monde. Cette espérance messianique, le peuple juif très croyant l'avait puisée dans les Livres saints de l'Ancien Testament où se trouvaient consignés les promesse faites par Dieu à leurs prophètes inspirés.

    Les historiens du premier siècle, on peut s'en étonner, se sont faits discrets sur les circonstances de la naissance de Jésus, même s'ils n'ignoraient pas le personnage public qu'il était devenu. Subsistent les textes de l'historiographe judéen Flavius Joseph au 1er siècle, et du Latin Pline le Jeune (env. 61-115). L'historien romain Tacite (env. 58-120) et l'érudit romain Suétone (entre le 1er et 2ème siècle) l'évoquent également brièvement à l'occasion de la description de l'incendie de Rome. Mais les seuls documents qui narrent de façon plus précise la nativité de Jésus sont les évangiles dits de l'enfance, de Luc et Matthieu. 

    Matthieu introduit ainsi son récit : " Jacob engendra Marie, de laquelle a été engendré Jésus, celui qui est appelé le Christ. " L'évangéliste parle aussi des mages venus d'Orient, guidés par l'Etoile de Beethléem. Ils se mettent en chemin pour rendre visite à la Sainte Famille et adorer l'enfant. Au court du récit de Luc, la conception virginale de la Vierge Marie annoncée par l'ange Gabriel a été retenue comme un des premiers signes signifiants d'une naissance atypique. L'ange dit à Marie : " Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. " La réponse de Marie, qui acte son adhésion à ce projet insensé, est la suivante : "Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon sa parole. "

    Devant 

     

     

     

     


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  • La fête des sigillaires a parfois été confondue par les Saturnales. C'était alors l'occasion de décorer les maisons et de les parer de verdure, avec du houx, du gui et des guirlandes de lierre. Des figurines grotesques destinées à être brûlées étaient suspendues au seuil des maisons. L'initiative en serait revenue à Héraclès, qui aurait convaincu les descendant des Pélasges, un peuple qui avait précédé les Romains dans le Latium, de substituer ces statuettes aux sacrifices humains qui auraient été effectués jusqu'alors en vertu de pratiques primitives d'expiation.

    Des cadeaux étaient aussi offerts, qui recevaient les noms de saturnalia et sigillaricia (chandelle de cire, figurines de terre cuite, porte-bonheur, petits bijoux, gâteaux). Les enfants étaient particulièrement gâtés et recevaient de petits objets ainsi que de petites sommes d'argent (l'équivalent de nos étrennes). Un marché spécial était ouvert à cet effet. Les habitants se réunissaient aussi pour des repas au cours desquels ils partageaient une galette : celui qui trouvait la fève dissimulée dans le gâteau était désigné " roi du banquet " et pouvait alors distribuer des gages et des ordres à ses comparses moins chanceux.  

    La période de la fin d'année était donc, dans la Rome antique, pas si différents de ce que nous vivons aujourd'hui. De nombreux usages et traditions se sont perpétués bien que transformé sous couvert de christianisme. Mais le message reste pour l'essentiel le même : celui d'un passage de l'ombre à la lumière. 

     

     

     


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    Le solstice d'hiver désigne le jour de l'année où la nuit est la plus longue. Ce n'est qu'après cette date du 21 décembre que les jours commencent à rallonger et que la lumière reprend de dessus sur l'obscurité. Chez les peuples préchrétiens, ce phénomène astronomique majeur était au centre de nombreuses croyances et coutumes religieuses. Celtes, Scandinaves, Gaulois, Germains, mais aussi Égyptiens et Romains, tous célébraient le retour de la lumière et la vitalité retrouvée du soleil. Chez certains de ces peuples, le solstice d'hivers était aussi le jour de naissance de la divinité solaire, ce qui n'est pas sans rappeler une certaine fête chrétienne de la Nativité célébrée dans la même période de l'année. Bien avant Noël et les festivités chrétiennes, le mois de décembre était donc au cœur des religions païennes et déjà animé par différents cultes ancestraux qui pourraient bien être aux origine de Noël.

    Chez les peuples primitifs pour lesquels l'agriculture et l'élevage étaient au centre du mode de subsistance, l'allongement des jours était primordial. La peur archaïque de voir faiblir le soleil jusqu'à sa totale extinction alimenta ainsi religions et traditions. De fait, le solstice d'hiver était source de nombreuses croyances et était animé par de nombreux rites visant à maîtriser ce phénomène et a aider le soleil à gagner son combat contre les ténèbres, notamment dans les régions septentrionales où le jour peut durer seulement quatre heures. Chaque communauté réagissait à sa manière mais au même moment : lors de la nuit la plus longue.

    Chez de nombreux peuples, tels que les Celtes, les Anglo-axons ou les Germains, le solstice d'hivers était l'occasion de faire de grands feux de joie devant durer plusieurs jours afin d'aider l'astre solaire à gagner en puissance et à triompher de l'hiver. Chez les Celtes, le houx, le gui et le bois tenaient une place prépondérante lors de ces rites druidiques célébrant la nouvelle année selon la conception préchrétienne.
    Chez les Vikings, le solstice d'hiver était célébré par un sacrifice humain et des libations, tandis qu'en Islande la coutume était de mettre le feu à un arbre devant servir d'offrande au soleil. 
    Partout en Europe, le feu était au centre des festivités. Les spécialistes de l'archéoastronomie ont également découvert de nombreux sites archéologiques européens conçus dans une perspective astronomique liée au solstice d'hiver, tel que celui de Newgrange, en Irlande. Ces rites religieux témoignent de l'importance de cette date dans les croyances primitives et du culte qui était rendu au soleil.
    Dans la Rome antique, le solstice d'hiver était animé par les saturnales, fête populaires pendant lesquelles les Romains s'offraient quelques présents et décoraient leur demeure de branchage. 

    Le solstice d'hiver

      

    Période de fête et de célébrations païennes depuis le néolithique, le solstice d'hiver était également lié à certaines divinités ou considéré comme le jour de naissance de celle-ci. Par exemple, chez les anciens Scandinaves, la fête de "Jul" célébrait la nuit durant laquelle Odin descendait sur terre, accompagné de son funèbre cortège de cavaliers pour récompenser les bienfaiteurs. Lors de la nuit la plus longue, les Celtes avaient coutume de présenter des offrandes au dieu Gragan qui venait lui aussi récompenser ses fidèles.
    Dans l'Empire romain, le solstice d'hiver correspondait à la naissance de Mithra, dieu perse de la vie et de la lumière. En Egypte, le solstice d'hiver était le jour de naissance d'Horus, fils d'Osiris tandis que les Grecs fêtaient quant à eux la naissance de Déméter. Ainsi il n'y a as seulement le Christ qui naquit autour du solstice d'hiver mais tout un panel de dieux païens.

     

     

     

     

      


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  • L'entrée dans l'hiver s'accomplit autour du 21 décembre, au solstice d'hiver. Ce jour, le plus court de l'année, le soleil semble s'arrêter à son extrémité la plus méridionale, pour repartir vers le nord. Noël avant même la tradition chrétienne, tire donc son importance de croyances et de pratiques ancestrales toutes liées à un événement astronomique majeur : le solstice d'hiver, le jour où la lumière solaire cesse de faiblir pour mieux renaître.

    Cet événement astronomique a marqué les sociétés primitives et alimenté de nombreuses croyances. Pour les hommes de la préhistoire, notamment ceux du néolithique qui vivaient de l'agriculture et de l'élevage, la vie devait s’arrêter momentanément avant de reprendre son cours naturel. Dans la Grèce antique, ce temps dit cyclique est le temps de l'éternel retour. Cette conception du temps n'appartient pas aux seuls Grecs : de nombreux peuples la partageaient également, car l'année formait un cycle autour des saisons qui rythmaient le travail des champs.

    Aussi, quand les jours raccourcissent, quand l'activité agricole s'amoindrit, l'homme entre dans une période obscure, plus froide, presque morte, marquée par l'attente du renouveau, celle de la nuit la plus longue, quand le soleil s’apprête à renaître.

    Newgrange, culte néolithique du solstice d’hivers

    Des sites mégalithique en Irlande témoignent de cette préoccupation, comme celui de Newgrange, au nord de Dublin, en Irlande, lieu créé en relation étroite avec le solstice d'hiver. Il est l'un des plus célèbres sites mégalithiques d'Europe. Construit autour de 3200 av J.-C., soit près de six cents ans avant la grande pyramide de Gizeh en Egypte et près de mille ans avant Stonehenge en Angleterre, cet imposant tumulus de 85 mètres de diamètre possède une chambre funéraire à laquelle on accède par un couloir bien particulier. En effet, chaque année, le jour du solstice d'hiver, soit le 21 décembre, à 9h17, la lumière du Soleil pénètre directement dans le passage et éclaire la chambre centrale pendant un quart d'heure environ. La précision dans l’orientation de l'édifice, calculé par les hommes du néolithique, est spectaculaire. Naturellement, on oublia par la suite l'usage qui pouvait fait de ces mégalithes au solstice. Cependant, ils firent l'objet de nombreuse spéculation chez les villageois qui, à l'occasion de Noël, leur attribuaient des pouvoirs magiques dans des récits contés au coin du feu.     

       


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  • Le hasard peut-il expliquer l'évolution ?

     

    Le monde scientifique fait de l'évolution une certitude. Suffit-elle à expliquer la grande variété de tous les êtres vivants ? Fidèles aux concept néo-darwinien de l'évolution, les néo-darwinistes attribuent un rôle essentiel à la sélection naturelle. Cette notion traduit une réalité évidente. Elle constate que tous les organismes vivants varient et que ces variations semblent se transmettre aux descendants.
    Elle constate aussi qu'il naît trop d'individus, et que seuls les plus aptes survivent et se reproduisent. C'est donc par le biais de la sélection naturelle que se transmettent les mutations nuisibles se trouvant éliminées.

    Darwin lui-même admettait que si le hasard expliquait certains changements héréditaires, d'autres provenaient d'adaptations à des facteurs écologiques. Ainsi, les plantes qui naissent dans des endroits chauds et secs ont des feuilles plus épaisses que les plantes de la même espèce qui poussent dans des endroits humides et froids. De même, des animaux intelligents placés dans un nouvel environnement adoptent un comportement adapté aux circonstances.

    Selon Darwin, ces caractères étaient transmissibles. Il proposa une théorie explicative de ce phénomène de "pangénèse".
    Cette théorie reposait sur l'idée que chaque partie élémentaire indépendante de l'organisme peut produire un germe qui provoque la formation d'une partie analogue à celle dont il provient. Tous ces germes s'accumulent dans les ovules et les spermatozoïdes et reproduisent ainsi les habitudes et structures acquises. Des travaux ultérieurs ont malheureusement démontré que cette hypothèse n'était pas fondée.

    Comment expliquer alors que les chameaux, pour ne citer qu'un seul exemple, présentent des bourrelets de peau dure aux genoux ? A priori, la réponse semble simple : une couche protectrice s'est donc formée progressivement. La réalité est toutefois plus complexe, car les bébés chameaux naissent avec ces bourrelets aux genoux. 

    Le hasard peut-il expliquer l'évolution ?

    A l'époque de Darwin, les travaux de Gregor Mandel sur la génétique n'étaient pas encore connus.  Ils ne furent publiés qu'en 1900. Décédé en 1882 Darwin n'a donc pas pu les utiliser. Les néo-darwinistes en font en revanche un fondement essentiel de leur thèse. D'après Mandel, le patrimoine héréditaire d'un individu renferme un nombre important de gènes. Constitués d'A.D.N., ils sont répartis dans les chromosomes à l'intérieur du noyau des cellules. Les changement qui affectent les différentes parties du corps lors de la vie d'un individu ne s'inscrivent pas dans les gènes. 

    Cette loi de la non-transmission génétique des caractères acquis est une clef de voûte de la thèse néo-darwinienne qui explique les différences héréditaires en terme de mutations génétiques, c'est-à-dire lorsque, par le simple fait du hasard, des erreurs se produisent pendant la division cellulaire. Les bourrelets aux genoux des chameau ne s'expliqueraient donc pas par transmission d'un caractère acquis, mais par une mutation génétique, arbitraire par définition, qui aurait curieusement produit des bourrelet au bon endroit. Les néo-darwinistes admettent toutefois que le mélange des gènes qui se produit dans le désordre au cours de la reproduction sexuelle peut constituer une autre source de variation héréditaire. 

    En résumé, selon les néo-darwinistes, la créativité de l'évolution est le fait d'un hasard aveugle combiné aux restrictions que la élection naturelle impose aux individus. Il n'y a ni projet ni direction d'ensemble. L'homme, ainsi que tous les autres êtres vivants, n'a aucune finalité que celle de survivre et de se reproduire. Ceux qui, de nos jours, osent remettre en question un fait scientifique aussi établi sont bien peu nombreux. Pourtant, ils n'ont peut-être pas tout à fait tort. Pour quatre raisons, que nous allons exposer.

    En premier lieu, bien que la sélection naturelle élimine les individus mal adaptés à leur environnement, ce qui, par voie de conséquence, amène le développement de race localement adaptées au sein même de l'espèce, rien ne prouve qu'un nouvel organisme provienne de la sélection progressive de petite variation. Prenons l'exemple de la structure complexe des yeux des vertébrés ou celle des plumes d'oiseaux. Les documents paléontologiques manquent pour établir leur origine avec certitude. Brusques mutations ou modifications progressives ? La question reste posée.

    Darwin et ses disciples modernes, voulant à tout prix éviter tout ce qui parait miraculeux, défendent l'hypothèse d'une évolution progressive. Mais d'un côté comme de l'autre, les preuves manquent...

    Le hasard peut-il expliquer l'évolution ?

    D'autre part, si les espèces n'étaient que le produit d'une sélection naturelle progressive, l'adaptation au milieu devrait être beaucoup plus parfaite. Or, dans le règne végétal, des espèces qui présentent des formes de feuilles et de fleurs différentes semblent survivre aussi bien dans un même environnement. Comment expliquer que la sélection naturelle ait produit une telle variété de formes ?

    Après avoir procédé à des recherches sur le Podostemacae, l'éminent botaniste J.C. Willis conclut que, malgré la grande diversité des formes qui existaient dans cette espèce "il était impossible d'affirmer que la sélection naturelle était à l'origine de la multiplicité des formes de ces plantes, car elles poussent toutes dans les même conditions ". Il ajoute plus loin : " Il semblerait, dans ce cas comme dans beaucoup d'autres, que l'évolution poursuive son chemin sans que l'adaptation ait jouer un rôle. "

    En troisième lieu, la génétique n'explique qu'incomplètement l'hérédité. Elle ignore délibérément les résultats de travaux qui tentent à montrer que des champs morphogénétiques peuvent transmettre des "influences" d'une génération à l'autre et qu'il existerait donc une "mémoire collective". En conséquence, les caractères acquis se transmettraient sans modification du matériel génétique. Les individus n'auraient qu'à "capter" l'expérience ancestrale de leur espèce pour en bénéficier. 

    En dernier lieu, le néo-darwinisme repose sur une conception mécaniste de la vie qui reste très subjective. Ne faut-il vraiment voir dans les êtres vivants que des machines complexes régies par les seules lois de la chimie et de la physique ? N'est-ce pas là une vue trop réductrice ? C'est à cause de cette interprétation trop mécaniste de la vie que la plupart des biologistes rejettent a priori tout les phénomènes dit paranormaux. Cette attitude de refus systématique n'est pas très scientifique. Est-ce parce que certains phénomènes restent inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances qu'il faut en nier l'existence ?

       Rien ne nous permet en effet d'affirmer que les lois de la matière n'ont plus pour nous un secret. Le fait que la recherche scientifique continue prouve bien le contraire. Si l'hypothèse des champs morphogénétiques était confirmée, cela entraînerait de nouvelles recherches sur les relations qu'entretiennent les organismes vivants avec l'espace et le temps. Relations étroites que beaucoup pressentent depuis longtemps, mais que la science s'est toujours refusé à prendre en considération. 

    L'interprétation mécaniste établit une totale analogie entre les organismes vivants et les machines. Entre l’œil et l'appareil photo, par exemple, ou entre le cerveaux et l'ordinateur. Les points communs sont indéniables, mais de là à affirmer que les êtres vivants ne sont que des machines, il y a un pas... qui ne devrait pas être franchi.

    Le hasard peut-il expliquer l'évolution ?

     Organismes vivants et machines ont tous deux une finalité, avec, toutefois une différence fondamentale : c'est l'homme qui crée la machine. Le fonctionnement d'un ordinateur, par exemple, dépend de la façon dont il a été programmé. Il reste donc à répondre à la question essentielle : qui conçoit et programme les organismes vivants ? Rien, affirment les mécanistes, pour qui la vie n'est que le produit du hasard et de la sélection naturelle.

    Ce type de raisonnement nous fait entrer dans un véritable cercle vicieux : l'interprétation néo-darwinienne de l'évolution repose sur une conception matérialiste de la vie, mais la vision matérialiste ne se justifie elle-même que par rapport à l'interprétation néo-darwinienne. A l'appui de leur théories , les mécanistes avancent que, puisque les mêmes composants chimiques se retrouvent dans tous les êtres vivants et que ces derniers obéissent à des lois connues de la physique, il n'y a pas de loi fondamentale que la science n'ait encore découverte. La faille de ce raisonnement apparaît tout de suite à la lumière de l'interprétation mécaniste de l’origine de la vie.

    On admet communément que les premières cellules vivantes apparurent il y a 2 milliards et demi d'années dans une "soupe primitive" qui contenait des substances organiques, comme les acides aminés. C'est l'effet des éclairs sur les gaz de l'atmosphère qui aurait donné naissance à ces premiers constituants de la vie? Ce scénario originel est certes très plausible. Toutefois, il sera toujours impossible d'en vérifier l'exactitude. Et rien n'interdit d'envisager que la vie soit, par exemple, venue d'ailleurs, que la Terre ait été "ensemencée" d'organismes primitifs venus - ou envoyés - de l'extérieur.

    Tenons-nous en toutefois à la version officielle de la "soupe primitive". La vie serait née d'agrégats non vivants. Pour rendre compte de ce phénomène, les mécanistes affirment que tous les éléments de la vie sans exception sont déjà présent dans la matière non vivante. Et que, par conséquent, il sera un jour possible de créer artificiellement des organismes vivants dans une éprouvette, car tout se réduit en fait à des combinaisons chimiques d'une complexité croissante.

    Il suffit de penser au fonctionnement d'un poste de radio pour comprendre que ce raisonnement est faux. Un poste de radio se compose de différents éléments. Son fonctionnement dépend de la façon dont sont reliés ces différents constituant. Il est intéressant de noter que l'assemblage ne modifie pas les éléments. Leur composition chimique reste identique. Cela ne veut pas dire pour autant que les réactions chimiques des constituants suffisent à expliquer le fonctionnement de la radio.

    Il en est de même des organismes vivants. Ce n'est pas parce que l'on connait les substances chimiques qui les composent et qu'ils sont peut-être nés d'une matière inorganique qu'ils se réduisent à quelques formules chimiques. 

    Le hasard peut-il expliquer l'évolution ?

    Imaginons maintenant une personne refusant de se rendre à cette évidence. Pour faire admettre son point de vue, elle tentera sans doute de construire une réplique du poste de radio en fabriquant elle-même les pièces nécessaire. Si elle réussi, ce qui est plus que possible, elle considérera avoir démontré qu'un appareil de radio ,'est bien que la somme et la combinaison de ces différents éléments. Et pourtant, l'importance des ondes radio lui aura totalement échappé !

    Les savants arriverons peut-être un jour à synthétiser artificiellement des organismes vivants. Or, malgré les apparences, cela ne prouvera pas que la vie n'est qu'une combinaison chimique complexe. 

    Quelle réponse la thèse mécaniste apporte-t-elle aux problèmes fondamentaux de la biologie ? Aucune. Rien d'essentiel n'a été résolu. Après des années de recherche, nous ne savons toujours pas comment se transmettent les formes de génération en génération ; comment, par exemple, une cellule donne naissance à une orchidée, à un paon ou à un tigre.

    Plus curieux encore sont les phénomènes de régénération spontanée. Comment chaque section d'un ver de terre coupé en plusieurs morceaux peut-elle donner naissance à un ver entier ? L'instinct des animaux, le comportement de la fourmi, par exemple, défie toute interprétation mécaniste.

    Tout s'expliquera un jour, affirment les biologistes modernes. Ils restent convaincu que la physique et la chimie viendront à bout des phénomènes inexpliqués...

     

     

     

     

     

        


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