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    La littérature fantastique nous a habitué à des rapports étranges entre les auteurs et leurs œuvres. Howard ne fait pas exception à la règle, puisque sa vie fut passionnée entre toute.

    Robert Erwin Howard nait le 22 janvier a Peaster. Il passera toute sa vie à Cross Plains, petite ville texan non loin d'Abilène. Il n'en sortira guère, à part quelques voyages en Louisiane et dans l'Oklahoma. Howard, dont le père est médecin, descend des premiers pionniers de cette région. Il fait ses études à Cross Plains et complète son éducation au collège. Enfant chétif, il réagit à cet état de fait, pratique intensivement la culture physique, la boxe et l'équitation. par la seule force de sa volonté, Howard devient un autre homme : l'enfant malingre se transforme en un colosse  de pès de 2 m qui ne pèse pas loin de 100 kg.

    Sur une photo, le feutre baissé sur les yeux, Howard ressemble même à Al Capone. Il est plus grand que nature, comme sesb personnages. Lecteur vorace, il dévore tous les livres qui lui tombent sous la main ; très tôt passionné d'histoire, il commence à écrire dès l'âge de quinze ans. Son premier récit est publié en 1925 dans la célèbre revue Weird tales. il n'arretera plus d'écrire jusqu'à sa mort. Howard, souffrant certainement de névrose, sujet à de trè fortes sautes d'humeur. Instable, se suicide le 11 juin 1936, à la nouvelle de la mort imminente de sa mère. 

    Trente ans de vie, quinze ans de création littéraire à jet continu. En une oeuvre immense, il aborde tous les genres, sport, policier, western, aventures orientales, histoires fantastiques et heroic fantasy, sans ounlier la poésie ! Ses écrits parurent dans divers magazines et revues de l'époque, mais ne furent rassemblés en un volume qu'après sa mort. Howard, écrivain professionnel, gagne à la fin de sa vie autant que l'habitant le plus riche de Cross Plains, le banquier ! Une réussite qui le différencie de Lovecraft qui n'a jamais pu subvenir normalement à ses besoins ! Les deux hommes, qui se connaissaient, correspondaient et étaient très amis, avaient énormément de points communs mais aussi des différences, tant dans leurs vies quee dans leurs oeuvres.

    Howard a créé une véritable galerie de personnages inoubliables : Conan le Cimmérien, Kull le roi barbare, Solomon Kane, personnage étonnant de puritain elisabéthain, fanatique, bras vengeur de Dieu, justicier poussé par le destin !

     


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    Dans Admiration, Jacques Bergier a rédigé la fiche signalétique de Merritt. Profession principale : journaliste. Profession secondaire : chimiste organicien spécialisé dans la recherche biologique ; inventeur, avec le professeur J. Weir Mitchell, des drogues psychédéliques ; archéologie ; romancier.

    Comme on le voit, Merritt semble avoir mené plusieurs vies parallèles... mais celle d'écrivain ne fut pas la moins importante.

    Issu d'une famille quaker, Abraham Merritt est né le 20 janvier 1884, à Beverley, New Jersey. Il suit des cours de droit, mais dès l'âge de 19 ans il doit travailler. Reporter au Philadelphia Inquier, il assiste alors à un événement très grave dont il emportera le secret dans la tombe. On l'envoie ensuite à l’étranger tous frais payés. Il se rend en Amérique centrale et au Mexique. Il explore la cité maya de Tulum, cherche des trésors (découverts par la suite) au Yuacatan, devient frère de sang d'une tribu indienne, après les rites d'initiation.

    Rentré aux Etats-Unis, il est nommé rédacteur de nuit pour les nouvelles locales : c'est un excellent journaliste. En 1937, il en devient le rédacteur en chef et le restera jusqu'à sa mort, survenue en août 1943, où il fut foudroyé par une crise cardiaque.

    Merritt adorait écrire, et il écrivit en toute liberté, sans aucune préoccupation pécuniaire. En effet, bras droit de Goddard, il était très bien rémunéré. Pour preuve : il était le propriétaire d'une résidence secondaire dans l'île d'Indian Rock en Floride, d'une ferme expérimentale, où il cultivait des avocats, des mangues et des litchis, et d'une autre ferme expérimentale où il planta les premières oliveraies de Floride. Il possédait aussi une serre de plantes vénéneuses rares.

    Apparemment, Merritt était béni par les dieux. C'est ainsi que, pratiquement dès que sa première nouvelle, le succès lui est acquis les lettres des lecteurs affluent, exigeant une suite. La publication en feuilleton dans All-Story, en 1919, du Gouffre de la Lune est suivie avec ferveur, presque avec délire ! L'imagination des lecteurs est enflammée, Merritt devient célèbre du jour au lendemain, la lecture de ses livres décidera de la vocation de nombreux écrivains de science-fiction. Sa renommée ne cessera de grandir jusqu'à sa mort, et même au-delà !

    Abraham Merritt - Bio

    A mi-chemin entre le fantastique et la science-fiction l'oeuvre de Merritt oscille sans cesse de l'un à l'autre en tombant par instant dans le merveilleux. Merritt a découvert un autre monde, celui de l'imaginaire, dont il entreprend patiemment l'exploration en archéologue du merveilleux. Bien qu'il travaille six jours sur sept à l'American Weekly, il mène une carrière d'écrivain prestigieuse, entre autres activités.

    Comme Lovecraft, qui le salua en son temps, Merritt est passionné par les civilisations inconnues qui peuplèrent autrefois la Terre. Aussi, la plupart de ses romans sont bâtis sur le même schéma : le héros découvre en un lieu oublié les vestiges d'une civilisation très ancienne, ce qui donne lieu à de nombreuses aventures, avec, souvent, l'intervention de divinités antiques. Le Gouffre de la Lune révèle l'existence, sous le Pacifique, de cavernes gigantesques, survivances du continent Mu. Le héros rencontre l'Être de lumière et les prêtresses attachées à son culte.

    Le Monstre de métal décrit la rencontre d'une civilisation souterraine, mais cette fois il s'agit d'êtres métalliques. Plus proches du merveilleux, Le Visage dans l'abîme et Les Habitants du mirage rapportent la découvertes de deux sociétés mystérieuses, l'une dans les Andes, l'autre en Mongolie. Les lecteurs n'ont pas oublié le petit peuple doré, la belle et douce Evalie, et Leif, pour qui se battent deux femmes : Evalie et la sorcière brune Lur.

    Abraham Merritt - Bio

    Tous les romans de Merritt présentent un affrontement constant entre la lumière et les ténèbres, le lutte du Bien et du Mal. Ce qui n'exclut pas la fascination du Mal, la magie des ténèbres. Ainsi, dans Sept Pas vers Satan, l'explorateur James Kirkham affronte Satan lui-même, " qui collectionne les âmes et la beauté "..., sans jamais cacher son admiration pour celui qui se présente comme le maître du monde ! Le jeu des sept empreintes devient une formidable partie d'échecs, menée à l'échelle planétaire.

    Merritt aborda également l'érotisme dans La Nef d'Ishtar, roman où un archéologue est transporté, par des moyens magiques, 6 000 ans en arrière. Il se retrouve sur le pont de la nef d'Ishtar, face à Sharane, la grande prêtresse, à la beauté païenne ensorceleuse.

    Dans ses dernières œuvres, Merritt abandonna la science-fiction et l'heroic-fantasy pour écrire deux romans de fantastique pur. Il travailla un temps sur un roman : La Femme renard. Non satisfait du traitement, il le laissa inachevé. Ce livre fut terminé et publié par Hannes Bok.

     Brûle, sorcière, brûle ! traite de magie noire au cœur de New York en 1932 ! Mme Mandilip, sombre sorcière, anime des poupées diaboliques et leur ordonne de tuer ses victimes à l'aide de longues aiguilles. Comme pour Sept Pas vers Satan, Hollywood s'empara du roman pour en faire un film : Les Poupées du diable. 

    Abraham Merritt - Bio

    Les lecteurs virent leur attente récompensée, puisque Merritt écrivit la suite, avec Rampe ombre, rampe ! Le souvenir de Mme Mandilip imprègne les pages de cette nouvelle aventure, mais la véritable héroïne est la troublante Dahut, la Demoiselle d'Ys, reine des Ombres, et du mythes d'Ys, la cité du Mal. Une nouvelle fois, la lumière et les ténèbres s'affrontent, le passé et le présent s'entremêlent  : alan Caranac est opposé à Dahut et ses maléfices, autant dans la ville moderne de New York qu'à Ys et parmi les alignements de Carnac, où attend l'inquiétant " collecteur du Cairn ".

     Magie, envoûtement, sortilèges, érotisme... Dahut est bien la moderne prêtresse du Mal éternel qu'on toujours pratiqué et vénéré les peuples de la Terre.

    C'est la dernière oeuvre de Merritt, qui n'écrira plus rien durant les neuf années qui le séparent de la mort, se contentant de réviser ses anciens textes. . Comme on l'a écrit : il avait cessé de rêver. Depuis lors, ses livres ont continué d'être réimprimés, attirant un nombre sans cesse grandissant de lecteurs. Dans plusieurs référendums, il arriva en tête des écrivains préférés du public, alors qu'il n'avait plus rien publié depuis longtemps. Ses livres sont autant de chefs-d'oeuvre, et l'on a pu dire qu'il inventa la science-fiction et le fantastique sous leurs formes modernes. Son influence a été considérable, de Jack  Williamson et Lovecraft jusqu'à Ira Levin.

    " Archéologue du merveilleux " Merritt n'en a pas fini d'enflammer l'imagination de ses lecteurs, fascinés par cet autre monde où l'on retrouve les mythes collectifs de l'humanité. Merritt, ou l'exemple quasiment unique d'un auteur vénéré et respecté depuis le premier jour... Merritt, ou le " patron " du merveilleux.

     

     

     

     


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    Ce roman se situe à notre époque, vers 1930, à New York. Un médecin d'un hôpital est amené à soigner des malades étranges qui meurent tous dans des conditions surprenantes. Convaincu que cette mort n'est pas naturelle, mais due à des causes nouvelles, totalement inconnues, il se livre à une enquête. Il pénètre alors dans un univers fascinant et atroce...

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    Une histoire à faire froid dans le dos, un thriller policier des plus angoissant, Abraham Merritt nous distille une histoire riche en suspense comme il en a le secret. Un suspense qui ne vous fera pas décrocher du livre avant d'avoir tourné la dernière page.

     


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    Edgar Allan Poe - Bio

     

    Ses personnages sont grotesques ou tragiques. Grotesques, ils représentent les grands de ce monde, politiciens, affairistes, démocrates, arrivistes arrivés, ses collègues journalistes quelquefois, ses rivaux, et les écrivains américains qui ne savent pas sortir des modèles que l'Europe leur a léguer.

    Tragiques. il sont les héros des drames qu'ils ont voulus, désirés et choisis. le destin des protagonistes du Portrait ovale, du Chat noir, ou d'Eléonora est de périr des monstres qu'ils ont inventés pour peupler leurs âmes vides. En chacun de ces ténébreux personnage, l'âme du mythique docteur Faust se réincarne. Une connaissance est en jeu, que la puissance terrifiante des mots anime et protège. Ses personnages sont à l'image de sa vie.

    Edgar Alla Poe naît, en 1809, à Boston, sous le double signe du drame et de la fortune. Orphelin à deux ans, il est recueilli par un très riche négociant de Richmond, en Virginie, qui lui fait donner la meilleur éducation du monde, en Angleterre et aux Etats-Unis

    Edgar Allan Poe - Bio

    En 1826, il se fait renvoyer de la très libérale université de Virginie et ses dettes de jeu sont cause d'une brouille avec son père adoptif. Il s'engage dans l'armée. West Point l'expulse. En 1827, il publie des poèmes. Ils n'ont aucun succès. Des nouvelles soumises à un concours, intéressent le jury : elle ne sont pas primées. Ainsi va la vie d'Edgar Alla Poe. Il a tous les talents. Mais la malchance s'acharne sur lui.

    En 1835, tout de même, ses premières nouvelles sont publiées. Il est alors journaliste. Le Southern Literary Messenger en a fait son critique littéraire et bientôt son rédacteur adjoint. La qualité de ses critiques vaut richesse et succès à la revue ; il ne tardera pas à la quitter.

    Les contes qu'il publie à cette époque sont achetés par tous les périodiques américains. Tous ne sont pas " Fantastiques ". Certains d'entre eux sont une parodie amusante des auteurs européens qu'il abhorre. Il rêve même de faire paraître un recueil de textes qu'il voudrait présenter comme s'ils avaient été écrit par
    le " club In-folio ", une association d'écrivains débile soumis béatement à l'inspiration européenne.  

    Edgar Allan Poe - Bio

    Une autre série de contes (Le Masque de la mort rouge, la Chute de la maison Usher) et ses
    poèmes (Le Corbeau) met aux prises des héros avec des passions d'autant plus redoutables qu'elles sont plus intellectualisées. Tous subissent le sort de Prométhée : leur orgueil les dévore. En ce sens, Edgar Alla Poe est le dernier des grands tragiques grecs : l'ubris, la démesure, perd ceux qui en sont frappés.

    A l'opposé, une troisième série de contes présente des hommes maître d'eux-même, presque surhumains. 
    Dupin, le héros du Double assassinat dans la rue Morgue et du Mystère de Marie Roquet en est le type même. Mettant de côté leur passions, qui ne sont que des leurres, ils doivent leur puissance à leur intelligence et à leur merveilleuse logique. 
    Contrairement au Sherlock Holmes de Conan Doyle, qui doit ses pouvoirs à ses nombreuses connaissances, Dupin ne raisonne pas à partir d'une succession d'indice, mais fonde ses résultats sur l'intelligence pure. Qu'il soit métaphysique, fantastique ou policier, le mystère peut être dominé. A ceux que les passions n'aveuglent pas, appartiennent la fortune et la vérité.

    En 1836, il avait épousé sa cousine Virginia Clemm, alors âgée de ... 14 ans, et ils auraient filé des jours heureux si l'alcool et la drogue ne leur avaient progressivement miné la santé.

    Edgar Allan Poe - Bio

    A la mort de sa femme, en 1847, il subit l'influence du voyant de Ploughkeespie et se consacre à l’occultisme et à la cosmogonie. Il veut mettre son extraordinaire capacité logique au service de l'humanité et c'est avec assurance qu'il déclare avec ses seules connaissances, faire une " démonstration neuve et irréfutable du plus vaste problème qui soit : la création du monde ".

    Il écrit alor Eureka, un vaste poème en prose qui est sans doute avec le Corbeau, son chef-d'oeuvre. Il y montre que " la cause secondaire de tous les êtres, ainsi que le germe de leur de leur inévitable destruction " sont contenus " dans l'Unité Originelle de l'Etre Premier ".

    A l'aube du 4 octobre 1849, on retrouvera le corps d'Edgar Allan Poe dans une rue de Baltimore. On veut que le delirium tremens l'ait emporté. Une maladie nerveuse ou le diabète, suppose-t-on aujourd'hui.

    Baudelaire, son traducteur, parlera d'un suicide intellectuel préparé depuis longtemps. ".
    Mais on sait que quelquefois aussi des larmes de fond du futur emportent les poètes et les noient, " loin de l'étoile où ils sont nés ".

     

     


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    Georges, tribun, né en Cappadoce, vint une fois à Silcha ville de la province de Libye

    À côté de cette cité était un étang grand comme une mer, dans lequel se cachait un dragon pernicieux, qui souvent avait fait reculer le peuple venu avec des armes pour le tuer il lui suffisait d'approcher des murailles de la ville pour détruire tout le monde de son souffle.

    Les habitants se virent forcés de lui donner tous les jours deux brebis, afin d'apaiser sa fureur, autrement c'était comme s'il s'emparait des murs de la ville il infectait l'air, en sorte que beaucoup en mouraient.

    Or, les brebis étant venues à manquer et ne pouvant être fournies en quantité suffisante, on décida dans un conseil qu'on donnerait une brebis et qu'on y ajouterait un homme.

    Tous les garçons et les filles étaient désignés par le sort, et il n'y avait d'exception pour personne.

    Or, comme il n'en restait presque plus, le sort vint à tomber sur la fille unique du roi, qui fut par conséquent destinée au monstre. (...)

    Alors elle se jeta aux pieds de son père pour lui demander sa bénédiction, et le père l'ayant bénie avec larmes, elle se dirigea vers le lac.

    Or, saint Georges passait par hasard par là et, la voyant pleurer, il lui demanda ce qu'elle avait. " Bon jeune homme, lui répondit-elle, vite, monte sur ton cheval, fuis, Si tu ne veux mourir avec moi" - " N'aie pas peur, dit Georges, mois dis-moi, ma fille, que vas tu faire en présence de tout ce monde ?" - "Je vois, lui dit la fille, que tu es un bon jeune homme, ton coeur est généreux. Mais pourquoi veux-tu mourir avec moi ? Vite, fuis !" Georges lui dit: "je ne m'en irai pas avant que tu ne m'aies expliqué ce que tu as.  " Or, après qu'elle l'eut instruit totalement, Georges lui dit : " Ma fille, ne crains point, car ou nom de Jésus-Christ, je t'aiderai." Elle lui dit : " Bon soldat ! Mais hâte-toi de te sauver, ne péris pas avec moi ! C'est assez de mourir seule, car tu ne pourrais me délivrer et nous péririons ensemble. " Alors qu'ils parlaient ainsi, voici que le, dragon s'approcha en levant la tête au-dessus du lac. La jeune fille toute tremblante dit : "Fuis, mon seigneur, fuis vite." 

    Saint Georges et le dragon - La Légende dorée

    A l'instant Georges monta sur son cheval, et se fortifiant du signe de la croix, il attaque avec audace le dragon qui avançait sur lui : il brandit Sa lance avec vigueur, se recommande à Dieu, frappe le monstre avec force et l'abat par terre : "jette, dit Georges à la fille du roi, jette ta ceinture ou cou du dragon ne crains rien, mon enfant". Elle le fit et le dragon la suivait comme la chienne la plus douce.

    Or, comme elle le conduisait dans la ville, tout le peuple témoin de cela se mit à fuir par monts et par vaux en disant : " Malheur à nous, nous allons tous périr à l'instant !"

    Alors saint Georges leur fit signe en disant :

    " Ne craignez rien, le Seigneur m'a envoyé exprès vers vous afin que je vous délivre des malheurs que vous causait ce dragon : seulement, croyez en Jésus-Christ, et que chacun de vous reçoive le baptême, et je tuerai le monstre."

    Alors le roi avec tout le peuple reçut le baptême, et saint Georges, ayant dégainé son épée, tua le dragon et ordonna de le porter hors de la ville.

    Quatre paires de boeufs le traînèrent hors de la cité dans une vaste plaine.

    Or, ce jour-là vingt mille hommes furent baptisés, sans compter les enfants et les femmes.

    Quant au roi, il fit bâtir en l’honneur de la bienheureuse Marie et de saint Georges une église d'une grandeur admirable. Sous l’autel, coule une fontaine dont l’eau guérit tous les malades : et le roi offrit à saint Georges de l’argent en quantité infinie; mais le saint ne le voulut recevoir et le fit donner aux pauvres.

    Alors saint Georges adressa au roi quatre avis fort succincts. Ce fut d'avoir soin des églises de Dieu, d'honorer les prêtres, d'écouter avec soin l’office divin et de n'oublier jamais les pauvres. Puis après avoir embrassé le roi, il s'en alla.

     


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