• Les Voyages de Gulliver - Jonathan Swift

     

    Après un naufrage, Gulliver s'éveille sur une terre inconnue, prisonnier des Lilliputiens, hommes minuscules. Devenant rapidement la mascotte du royaume, Gulliver rend les services que sa taille autorise. Il juche qui veut sur lui, fait visiter ses poches, laisse défiler l'armée entre ses pieds et finalement s'empare à lui seul de la flotte ennemie. Mais accusé de tiédeur encers ses ennemis, il doit s'enfuir.

    De nouveau en voyage, il accoste chez les géants qui s'amusent de sa taille, trouve protection auprès d'une fillette et vit dans une maison de poupée. Il y trouve aussi son pire ennemi, le plus petit des géants, le nain de la reine Brondingnag, et échappe à plusieurs de ses tours. Il est ensuite enlevé par un aigle qui, le laissant choir, le rend à ses semblables.

    Receuilli par les habitant de Laputa, une île flottant entre la terre et le ciel, Gulliver découvre des royaumes où les hommes, poursuivant sans cesse quelque chimérique invention, sont éternellement perdus dans leurs réflexions, inaptes à discuter et à se nourrir.

    Gulliver par de lui-même, et on le retrouve chez les Houyhnhnms, chevaux doués de raison, qui tiennent en esclavage les Yahoo, hommes frustre et sauvages. Gulliver pense alors avoir trouvé une terre d’accueil, mais il est renvoyé, car les chevaux redoutent que sa raison n'éveille malencontreusement celle de ses congénères.

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    Les Voyages de Gulliver font partie des œuvres universellement connues que tout le monde connait mais que peu ont lu. Il est loin d'être un roman de jeunesse ou pour enfant, mais un conte philosophique. L'une des caractéristique essentielle de ce roman est son imaginaire extravaguant. Et l'on peut constater l'admiration des lecteurs de l'époque devant cette oeuvres ingénieuse.

    Gulliver a le goût du voyage et de la découverte. Mais le voyage en lui-même n'est jamais qu'un moyen au demeurant très court : les périples en mer ne durent que quelques pages voire quelques paragraphes avant le naufrage ou le débarquement. Une fois rendu sur place, Gulliver ne voyage plus, il découvre et compare. D'un monde à l'autre, Gulliver compare toute chose à l'univers dont il est issu. L’émerveillement est toujours présent et Gulliver a bien du mal à retrouver la normalité de son univers.

    C'est surtout le peuple des Houyhnhnms, ces chevaux si supérieurs aux ignobles Yahoos à la forme humaine, qui permet à Swift de dire tout le mal qu'il pense de l'espèce humaine, toujours prompte à la chose-qui-n'est-pas, c'est-à-dire à mentir, à se jalouser et à se battre. Non seulement, ces voyages sont remplis d'inventions merveilleuses et de situations cocasses, mais en plus, ils sont un chef-d'oeuvre d'ironie, de remise en cause des codes sclérosés et misanthropie. 

    Les deux premiers voyages ont fondé la réputation de conteur de Swift. Il s'y montre inspiré par Rabelais ; ainsi lorsque chez les Lilliputiens, Gulliver éteint un incendie en urinant sur les flamme. L'humour et la satire président au récit. Le changement absolu d'échelle permet de souligner la relativité de toute opinion humaine. Tout puissant parmi les Lilliputiens, Gulliver n'est plus qu'un moucheron insignifiant parmi les géants. Par ailleurs, les mœurs et les normes du bon sens se trouvent constamment remises en question : Gulliver s’efforce toujours de décrire avantageusement son pays et ses institutions, mais, dans ces contrées inattendues, la raison humaine paraît souvent folle.

    Homme du monde et poète, il a inventé la plaisanterie atroce, le rire funèbre, la gaieté convulsive des contrastes amers. Philosophe contre toute philosophie, il a créé l'épopée réaliste, parodie grave, déduite comme une géométrie, absurde comme un rêve, croyable comme un conte, avilissant comme un torchon posé en guise de couronne sur la tête d'un dieu.

    Tout le désigne, en matière d'humour noir, comme un véritable initiateur.

    Dans son Voyage à Laputa, Swift indique l'existence de deux satellites de Mars, il donne leur période de rotation et leur distance par rapport à la planète. L'astronome Asaph découvre ces satellites en 1877. En Hommage à cette prédiction de Swift, l'un des cratère de Deimos a été nommé Swift 

    Swift écrivit avec une grande simplicité, pour être compris du peuple. Mais si la destinée voulut qu'il fit figure de conteur pour enfants devant la postérité, il fut aussi un profond politique et l'un des plus grands critique de mœurs. 


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