• Le savoir oublié dans les bibliothèques

     

    Le savoir oublié dans les bibliothèques

    Nous ne savons rien ou presque rien du passé. Un regard neuf sur les livres antiques changerai tout cela. On serait bouleversé par les richesses contenues.

    Descartes disait : " Celui qui cherche la vérité, doit autant qu'il est possible douter de tout. "
    Aristote disait : " Celui qui cherche à s'instruire doit premièrement savoir douter car le doute de l'esprit conduit à manifester la vérité. "

    On peut constater que Descartes a emprunté non seulement cette phrase capitale à Aristote, mais aussi la plupart des règles fameuses pour la direction de l'esprit ert qui sont à la base de la méthode expérimentale.
    Cela prouve en tout cas que Descartes avait lu Aristote.

    Les philosophes de l'antiquité étaient doués d'un génie supérieur dans le domaine de la connaissance, mais enfin, que savaient-ils de véritable sur le plan scientifique ?

    Voici quelques exemples d'un savoir oublié dans les bibliothèques :

    Les théories atomiques

    Le savoir oublié dans les bibliothèques

    Contrairement à ce que l'on peut lire dans les ouvrages actuels de vulgarisations, les théories atomiques n'ont pas été trouvées ni formulées d'abord par Démocrite, Leucippe et Epicure. En effet, Sextus Empiricus nous apprend que Démocrite lui-même les avait reçues par traditions et qu'il les tenait de Moschus le Phénicien, lequel semble avoir affirmé que l'atome était divisible.
    Remarquez-le bien, la théorie la plus ancienne est aussi plus exacte que celles de Démocrite et des Atomistes grecs concernant l'indivisibilité des atomes.
    Dans ce cas précis, il semble bien s'agir d'un obscurcissement de connaissances archaïques devenues imcomprises plutôt que de découvertes originales.

    Cosmologie

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    Comment ne pas s'étonner, compte tenu de l'absence de téléscopes de constater que souvent, plus les données astronomiques sont anciennes et plus elles sont justes ? Par exemple, en ce qui concerne la Voie Lactée, elle était constituée selon Thalès et Anaximène, par des étoiles dont chacune était un monde contenant un soleil et des planètes, et ces mondes étaient situés dans un espace immense.
    On peut constater chez Lucrèce la connaissance de l'uniformité de la chute des corps dans le vide et la conception d'un espace infini rempli d'une infinité de mondes. Pythagore avant Newton avait enseigné la loi inverse du carré des distances. Plutarque, après avoir entrepris d'expliquer la pesanteur, en cherche l'origine dans une attraction réciproque entre tout les corps terrestres de même que le Soleil et la Lune font graviter vers leur centre toutes les parties qui leur appartiennent et par une force d'attractive les retiennent dans leur sphère particulier.

    Galilée et Newton ont avoué expressément ce qu'ils devaient à la science antique. De même, Copernic, dans la préface de ses oeuvres adressées au
    Pape III, écrit textuellement qu'il a trouvé l'idée du mouvement de la Terre en lisant les Anciens. D'ailleurs, l'aveu de ces emprunts n'enlève rien à la gloire de Copernic, de Newton et de Galilée, lesquels appartenaient à cette race d'esprits supérieurs dont le désinterressement et la générosité ne tiennent aucun compte de l'amour-propes d'auteur et de l'originalité à tout prix, qui sont des préjugés modernes.

    Si, de prime abord, l'idée qui met sur la trace , le mot qui peut mener à résoudre le problème, le fait significatif ne sont point saisis au vol, voilà une invention perdue ou tout au moins ajournée pour plusieurs générations. Il faut pour qu'ellles reviennent triomphantes, le hasard d'une pensée nouvelles, ressuscitant la première de sont oubli, ou bien le plagiat heureux de quelque inventeur de seconde main.

    Le gaz d'éclairage

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    En 1618 parut un livre passé inaperçu et intitulé Histoire naturelle de la fontaine qui brûle près de Grenoble. Son auteur était un médecin de Tournon, Jean Tardin.
    Si l'on avait étudié ce document, le gaz d'éclairage aurait pu être utilisé dès le début du XVIIé siècle. En effet, Jean Tardin, non seulement étudia le gazomètre naturel de la fontaine, mais encore il reproduisit dans son laboratoire les phébomènes observés. Il enferma de la houille dans un vase clos, soumit le récipient à une haute température et obtint la production de flamme dont il cherchait l'origine.
    Il explique clairement que la matière de ce feu est le bitume et qu'il suffit de la réduire en gaz qui donne une " exhalation inflammable ".
    Or , le français Lebon fit breveter sa " thermo-lampe " seulement en 1799.
    Ainsi, durant près de deux siècles faute de relire les textes anciens, une découverte, dont les conséquences industrielles et commerciales auraient été considérables, avait été oubliée, donc pratiquement perdue.

    Le télégraphe

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    Une lettre de fénélon datée du 26 novembre 1695, adressée à Jean Sobieski, secrétaire du roi de Pologne, fait mention d'expérience récentes non seulement de télégraphie optique, mais de téléphonie par porte-voix.

    Le savoir oublié dans les bibliothèques

    En 1626, un auteur inconnu, Schewenter, examine déjà dans ses délassements physico-mathématiques, le principe du télégraphe électrique et comment selon ses propres termes, " deux individus peuvent communiquer entre-eux " au moyen de l'aiguille aimantée. Or, les expériences d'Oersted sur les déviations de l'aiguillage aimanté datent de 1819. Là, encore, près de deux siècles d'oubli s'étaient écoulés.

    La cloche à plongeur et le scaphandre

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    La cloche à plongeur se retrouve dans un manuscrit de la Romance d'Alexandre du Cabinet Royal des Estampes de Berlin ; l'inscription porte la date de 1320.
    Le savoir oublié dans les bibliothèques
    Un manuscrit du poème allemand Salman und Morolf, écrit en 1190 montrait le dessin d'un bateau sous-marin ; l'inscription demeure, le submersible était en cuir et capable de résister aux tempêtes.
    Se trouvant un jour entouré par des galères, l'inventeur, sur le point d'être capturé, fit couler l'esquif et vécut 14 jours au fond de l'eau en respirant au moyen d'un tube flottant.
    Dans un ouvrage écrit par le chevalier Ludwig von Hartenstein vers 1510, on peut voir le dessin d'un costume de scaphandrier ; deux ouvertures sont ménagée à la hauteur des yeux et obturée par des lunettes de verre. Au sommet, un long tuyau terminé par un robinet permet l'accès de l'air extérieur. A droite et a gauche du dessin figurent les accessoires indispensables facilitant la descente et l'ascension, à savoir des semelles de plomb et une perche à échelons.
     

    La photographie

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    Un écrivain inconnu, né en 1729 à Montebourg publia un ouvrage intitulé Giphantie. On y décrit non seulement la photographie des images mais aussi celle des couleurs :

    " L'impression des images, écrit l'auteur, est l'affaire du premier instant où la toile les reçoit. On l'ôte sur-le-champ et on la place dans un endroit obscur. Une heure après, l'enduit est séché et vous avez un tableau d'autant plus précieux qu'aucun art ne peut en imiter la vérité." 

    L'auteur ajoute :

    " Il s'agit premièrement d'examiner la nature des corps gluant qui intercepte et garde les rayons, deuxièmement, les difficultés de la préparer et de l'employer, troisièmement, le jeu de la lumière et de ce corps désséché. "

    Or on sait que la découverte de Daguerre fut annoncée à l'Académie des sciences par Arago, un siècle plus tard, le 7 janvier 1839. D'ailleurs, signalons que les propriétés de certains corps métalliques capables de fixer les images ont été signalées dans un traité de Fabricus : De rebus metallicis, paru en 1566.

    La vaccination

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    La vaccination, décrite depuis un temps immémorial par l'un des Védas, le Sactaya Grantham. Ce texte a été cité par moreau de Jouet,
    le 16 octobre 1826, à l'Académie des Sciences dans son mémoire sur la variolide :
     " Recceuillez le fluide des pustules sur la pointe d'une lancette, introduisez-le dans le bras en mêlant le fluide avec le sang, la fièvre sera produite ; cette maladie sera alors très douce et elle ne pourra inspirer aucune crainte. "
    On trouve ensuite une desription exacte de tous les symptômes.

    Les anésthésiques

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    On aurait pu consulter à ce sujet un ouvrage de Denis Papin écrit en 1681 et intitulé : Le traité des opérations sans douleur, ou bien reprendre les antiques expériences des Chinois sur les extraits du chanvre indien ou encore utiliser le vin de mandragore très connu au Moyen Age complètement oublié au XVIIè siècle et dont un médecin de Toulouse, en 1823, le docteur Auriol, a étudié les effets.
    Personne n'a jamais songé à vérifier les résultats obtenus.

    La pénicilline

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    Dans ce cas, nous pouvons citer d'abord une connaissance empirique, à savoir les pansements au fromage de Roquefort utilisés au Moyen-Age, mais on peut constater à ce propos quelque chose de plus singulier encore.
    Ernest Duchesne, élève de l'Ecole de Santé Militaire de Lyon, présenta le 17 décembre 1897 une thèse intitulée : Contribution à l'étude de la concurrence vitale chez les micro-organismes - antagonisme entre les moisissures et les microbes. Dans cet ouvrage on trouve des expériences relatant l'action du penicillum glaucum sur les bactéries. Or, cette thèse est passée inaperçue. Faut insister sur cet oubli évident à une époque proche de la nôtre, en plein triomphe de la bactériologie.

    Notons au passage que les pénicillines furent officiellement découvertes, et en tout cas promues, par le britannique Sir Alexander Fleming le 3 septembre 1928. Elles n'ont été introduites pour des thérapies qu'à partir de 1941 ou 1943, treize ans après leur découverte.

     

     

     

     

     

     

     


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  • Commentaires

    1
    Ludo
    Jeudi 1er Septembre 2016 à 10:31
    Tout ça me fait penser au matin des magiciens .. ;)
    2
    Jeudi 1er Septembre 2016 à 11:01

    Effectivement, ceci est extrait de ce livre. Bien vu.

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