• La clé des horoscopes

     

    Au XXè siècle, après des millénaires d'empirisme, quelques esprits hardis ont entrepris de tester sur ordinateur les effets possibles de l'influence des planètes sur notre vie. Un des tout premiers a été l'américain John Nelson, qui s'est intéressé aux rapport entre la situation des différentes planètes et les " orages cosmiques "

    Est-ce pour autant une " preuve " scientifique en faveur de l'astrologie ?

    Il faut se demander d'abord, depuis que les travaux de Nelson ont établi une relation certaine entre la position des planètes par rapport au Soleil et l'apparition de taches solaires, s'il existe une relation analogue entre cette position des planètes et les traits de caractères particuliers des individus nés pendant la période concernée. Si une telle relation devait être démontrée, il faudrait ensuite déterminer si cette influence sur le développement de la personnalité est due à des forces gravitationnelles ou aux intensités différentes des relations cosmiques. 

    Peu après que Nelson eut installé son télescope sur le toit du building de la R.C.A. et bien avant qu'il ai publié ses premiers résultats, un jeune statisticiens français qui s’intéressait à l'astrologie entreprit de répondre à la première de ces questions, Michel Gauquelin et sa femme, Françoise, commencèrent leurs recherches en partant du principe qu'il n'y avait aucun rapport entre la date de la naissance et la personnalité et le développement du sujet considéré. Pourtant, ils enregistrèrent des résultats inattendus. 

    L'horoscope est une carte du cercle du zodiaque, avec la Terre en son centre, et les planètes telles qu'elles sont vues de la Terre. Certaines de ces planètes se déplacent assez rapidement comme la Lune, si bien que l'aspect de cette carte change de minute en minute.

    Le principe de l'horoscope n'a pratiquement pas changé depuis 5 000 ans. Les anciens Babyloniens pensaient que les étoiles étaient placées sur une sphère qui accomplissait chaque jour une révolution autour de la Terre, tout en se déplaçant légèrement chaque fois, si bien que l'orientation en était modifiée u bout d'une années. A l'intérieur de cette sphère, les planètes entouraient la Terre. 

    Toujours selon les Babyloniens, le Soleil tournait autour de la Terre en une journée et la Lune, plus rapidement, si bien qu'elle parcourait tout le zodiaque pendant que la Soleil parcourait une constellation. Les autres planètes se déplaçaient à différentes vitesses, tantôt rapidement dans une direction, puis lentement, revenant en arrière avant de reprendre leur trajectoire. Dans ses grandes lignes, cette représentation du ciel, vu de la Terre, est encore en usage de nos jours pour les calculs de navigation.

    Evidemment, nous ne pouvons pas voir les étoiles en plein jour, pas plus que nous ne pouvons voir celles qui se trouvent au-dessus de l'hémisphère opposé. Il n'est guère difficile toutefois de déduire leurs positions même quand nous n'avons pas la possibilité de les voir.

    Imaginons que nous nous tenions face au plein sud, par une nuit claire, aux environs de minuit. Choisissons, pour que cet exemple soit encore plus caractéristique, la période du solstice d'hivers, à la fin du mois de décembre. A ce moment, selon les conventions astrologiques, le Soleil passe du Sagittaire au Capricorne. A minuit, la constellation du Scorpion se trouvera donc exactement sous nos pieds, de l'autre côté de la Terre, et la constellation du Taureau sera bien visible au-dessus de notre tête, au sud. A l'est du Taureau, nous verrons les Gémeaux, le Cancer, puis le Lion ; vers l'ouest, le Bélier et les Poissons. 

    C'est donc ainsi que le ciel nocturne nous apparaît. Cependant, comme nous l'avons déjà expliqué plus haut, toutes les tables de mesures astronomiques destinées à la navigation postulent toujours que le Soleil est à ce moment à 0° du Bélier, comme c'était le cas 4 000 ans auparavant.
    Il nous faut alors imaginer un cercle du zodiaque complètement artificiel, dans lequel le Soleil viendra juste d'entrer dans le Capricorne ; le Cancer se trouvera plus haut dans le ciel, avec le Lion et la Vierge à l'est, la Balance apparaissant tout juste à l'horizon ; à l'ouest, on verrait les Gémeaux et le taureau, et le Bélier en train de disparaître.

    Dessinons maintenant l'horoscope. Traçons un cercle, divisé en douze parties égales qui correspondront plus au moins au douze mois de l'année. Le sommet de ce cercle présentera le point culminant de la trajectoire quotidienne du Soleil ; sur la gauche et sur la droite, nous avons les lignes d'horizon, est et ouest. A mesure que la Terre accomplit sa révolution, la Balance s'élève graduellement à l'est. A minuit, le jour du solstice d'hiver, c'est le signe ascendant. A l'aube, au moment du lever du Soleil, le signe ascendant sera le Capricorne ; à midi, ce sera le Bélier.

    Des corrections seront également apportées aux planètes indiscernable à l’œil nu  et qui n'ont été découvertes qu'au cours de ces 200 dernières années. Ainsi que du temps officiel communément admis, qui comporte encore une marge trop grande d'erreur. Il faudra également apporter des corrections au temps local. Lorsqu'il est minuit en Grande-Bretagne, ou à proximité du méridien de Greenwich, il est minuit dans le centre du pacifique. Fort heureusement, les calculs nécessaires pour convertir le temps local en temps universel et de là en temps sidéral sont fort simple. Il suffit de consulter les tableaux correspondants. Alors, après avoir regardé la position des planètes sur les éphémérides, vous pouvez tracer votre horoscope.

    Voici donc votre horoscope : une carte montrant les positions relatives des planètes et leur localisation dans le cercle du zodiaque. 
    La Terre est un point minuscule au centre de ce cercle. Sur n'importe quel point de l'hémisphère Nord situé sur le méridien de Greenwich, jusqu'à l'équateur, l'horoscope sera identique. Au-delà de l'équateur, là où le Soleil apparaît non plus au sud mais au nord, l'horoscope est simplement inversé.

    Il ne reste plus qu'à interpréter cet horoscope. Comment procéder ?

     


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